Test Tom Clancy’s HAWX - jeux vidéo Xbox One

XBOX ONE GAMER
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Tom Clancy's HAWX



Editeur
Ubisoft
Développeur
Ubisoft Roumanie
Genre
Action
Statut
Disponible
Date de sortie
  05.03.2009
  05.03.2009
  23.04.2009
Nombre de joueurs
1 à 16
Online
- Jeu en ligne
Classification PEGI
Thème
Aviation
Prix de lancement
69,00 €

Les jeux d’avions ne sont pas très représentés sur les consoles de salon et seule une licence arrive vraiment à se démarquer du lot sur ce support, celle des Ace Combat, destinée en règle générale aux connaisseurs. Ubisoft a donc vu là une opportunité : celle de « concurrencer » Namco en proposant un titre capable de toucher un large public afin d’amadouer ou réconcilier les néophytes avec le genre, sans pour autant oublier les amateurs et autres habitués. Ainsi est né Tom Clancy’s HAWX dont le développement a été confié à l’équipe roumaine d’Ubisoft. Reste maintenant à voir si cette nouvelle franchise est capable de séduire les apprentis pilotes et les chevronnés. Attachez votre ceinture, le décollage est imminent.

Quelques turbulences mais pas de crash !




Profitant de l’univers Tom Clancy, HAWX conte la montée en puissance des sociétés militaires privées et met l’accent sur les avantages et les inconvénients du recours des nations à ces dernières. Un scénario futuriste mais pas trop qui prend place après celui de Ghost Recon Advance Warfighter 2 (les connaisseurs reconnaîtront d’ailleurs un clin d’œil fort appréciable à ce titre) et avant celui d’EndWar. S’il a bien le mérite d’exister et de servir de fil conducteur justifiant le « tour du monde » que l’on fait au cours des dix-neuf missions proposées, il faut bien reconnaître que celui-ci reste des plus basiques, se résumant en deux lignes. De plus, si l’interface futuriste multi-écrans des cinématiques plaira à certains, il faut reconnaître que leur qualité graphique déçoit, surtout lorsqu’on a visionné la cinématique d’introduction du jeu qui est de très bonne facture. Dernière petite déception au niveau de la campagne, il ne faut que cinq à six heures pour en faire une fois le tour. On conseille d’ailleurs à tous les joueurs qui ont déjà essayé un titre du genre de relever dès le début la difficulté afin d’adapter le challenge à leur niveau. Si celle-ci reste sympathique à jouer en solitaire, notamment avec ses missions variées (infiltration, escorte, défense, appui aérien, etc. - même si certains reprocheront de plus souvent défendre qu’attaquer -), c’est vraiment en coopération que l’on prend un réel plaisir à la parcourir.

Pour le coup les développeurs n’ont pas fait les choses à moitié puisqu’ils ont intégré un mode dit « jump-in, jump-out » permettant à tout moment de continuer sa campagne en ligne avec une, deux ou trois personnes pour un total de deux à quatre pilotes en herbe, la difficulté étant rééquilibrée selon le nombre de joueurs présents dans la partie. L’avantage, c’est que l’on peut faire une partie de la campagne en solitaire, la continuer à plusieurs et la terminer seul ou la parcourir entièrement à plusieurs ou en solitaire, ce qui évite de devoir y retourner plusieurs fois même s’il est possible de refaire chaque mission de manière unique juste pour le plaisir (et accessoirement engranger des points d’expérience). Avec de bons coéquipiers, on n’hésite pas à y revenir et il faut bien avouer qu’on y prend du plaisir. Pour compléter la carte, les développeurs ont aussi ajouté un mode multijoueur. Là par contre, l’enthousiasme reste modéré puisque celui-ci se résume à du team deathmatch jouable jusqu’à huit. Si la visibilité d’action est bien de la partie, on regrette que les dogfights manquent légèrement de punch. Du huit contre huit, comme annoncé au début du développement du titre mais finalement revu à quatre contre quatre pour des raisons techniques nous a-t-on dit, aurait été bien plus sympa. Pas mauvais mais pas transcendant, il est présent sur la galette pour ceux qui veulent livrer quelques combats aériens le temps d’une soirée et certains apprécieront, surtout qu’une fois de plus il est possible de gagner des points d’expérience qui s’accumulent à ceux récoltés lors de la campagne. Ceci permet de monter en niveau (le niveau 40 étant le maximum à atteindre) et donc en grade tout en débloquant des avions de tous types (une cinquantaine au total), des configurations d’armement et quelques bonus. Un système bien pensé agrémenté en plus de divers et nombreux objectifs à réaliser pour booster son niveau d’expérience.

Il déploie ses ailes




Le point crucial d’un jeu d’avions c’est bien entendu son gameplay bien souvent élitiste. Souvent difficile à appréhender pour beaucoup, il rebute une bonne majorité de joueurs préférant alors ignorer le genre que seuls les connaisseurs et autres habitués apprécient. Ubisoft a donc voulu « briser cette conception » en offrant un titre qui soit très accessible tout en laissant l’opportunité de complexifier le gameplay. Un pari osé et difficile qui dans l’ensemble a été bien relevé. En effet, afin de permettre aux néophytes de prendre le jeu en main rapidement, les développeurs ont intégré deux types de maniabilité (assistée et non assistée – à débloquer dans la campagne au niveau 5 -) ainsi que des aides. En mode assisté, le joueur peut choisir trois vues différentes (à l’avant avec une caméra interne, à l’arrière avec une caméra externe et cockpit) et peut réaliser toutes les manœuvres amples qu’il souhaite sans jamais décrocher. Il n’a donc plus qu’à se soucier des cibles et des missiles qui le prennent en chasse.

Mieux encore, pour appréhender certaines situations délicates (éviter un missile, passer derrière un adversaire pour le prendre en chasse ou se retrouver à la verticale en plongeon pour abattre un tank au milieu d’une ville sans dommages collatéraux…), il est possible de faire appel à l’E.R.S., un système d’aide avancé qui génère temporairement et dynamiquement un couloir de triangles virtuels montrant la voie à emprunter pour atteindre son objectif. Un système fort pratique que les débutants utiliseront volontiers et que les habitués délaisseront pour éviter de leur faciliter la tâche. Le mode non assisté, quant à lui, propose une vue extérieure éloignée de l’avion qui permet de faire des figures bien plus périlleuses avec en contre partie le risque de décrocher. Dans ce dernier cas, inutile de dire qu’il faut stabiliser l’avion et lui donner une bonne poussée afin de repartir de plus belle et éviter le crash.

La tête dans les nuages




Plus complexe, ce mode demande un petit temps d’adaptation puisque la majorité des aides disparaissent et qu’il est moins évident de cibler, verrouiller et surtout mitrailler les avions ennemis. Certains éviteront donc cette configuration et d’autres ne jureront que par elle. Dans tous les cas, il suffit d’appuyer rapidement deux fois sur une des gâchettes basses de la manette pour passer d’un mode à l’autre en quelques microsecondes. Dans tous les cas, le gameplay est fort bien pensé et même s’il reprend pas mal celui d’un Ace Combat, il faut bien avouer qu’il est nerveux, relativement intuitif et que le plaisir de jeu est bien là. Seuls petits regrets, les vues cockpit et internes ne sont pas disponibles en mode non assisté et les développeurs n’ont pas intégré de passages demandant d’atterrir et/ou de décoller. Une légère déception pour certains. Enfin, précisons tout de même que ce HAWX est un jeu d’avions arcade. Difficile donc de critiquer ce titre sur le manque de réalisme de bien des situations puisqu’il ne s’agit pas d’une simulation de vol.

Derniers détails et non des moindres, la compagnie de vol Ubisoft a aussi misé sur la réalisation technique du titre et cela se ressent bien. En effet, les cinquante avions modélisés pour l’occasion ont profité d’un soin tout particulier grâce à de nombreux partenariats avec Dassault, Eurofighter, etc., ce qui a permis d’intégrer dans le titre des avions (et leur cockpit) très réalistes. De même, les dix-huit environnements du jeu qui s’étendent sur 100 à 120 km² ont été modélisés à coups de photographies en Haute Définition fournies par GeoEye. Le rendu est vraiment bluffant dans les airs et ce même à basse altitude. Bien entendu, sous un certain seuil, environ 300-400 pieds, on remarque que les textures font aplaties, que les armes et autre bâtiments ne représentent que des objets simples, etc. Difficile de faire la fine bouche tout de même tant le rendu est largement supérieur aux autres productions du genre. On regrettera tout de même que la gestion des collisions ne prenne pas en compte deux avions qui se percutent (l’un passant à travers l’autre) alors qu’elle est réussie avec les éléments du décor. La bande sonore, quant à elle, est de bonne facture même si les voix françaises sont tout juste correctes. Néanmoins, en pleine mission, cela évite d’être distrait par des sous-titres, surtout que l’ambiance est accentuée par des dialogues. Notons pour terminer que le soft est compatible avec la commande vocale. Celle-ci plutôt discrète et pas forcément bien intégrée dans les options permet de donner quelques ordres simples assez rapidement tout en renforçant l’immersion. Pas aussi précise que celle implantée dans EndWar, elle reste un petit plus que les apprentis pilotes apprécieront.

Point complet
Tom Clancy’s HAWX est loin d’être parfait et bien des erreurs de jeunesse nous le rappellent. La campagne est courte et plutôt facile, le mode multijoueur reste sympa sans plus et plutôt limité (jusqu’à huit seulement), le mode non assisté divise les foules, le scénario est basique (beaucoup feront vite l’impasse dessus) et il y a quelques imperfections (gestion de la collision de deux avions par exemple). Pourtant, il faut bien le reconnaître, le soft d’Ubisoft Roumanie est un bon jeu d’avions arcade. Le gameplay est nerveux, les dogfights vraiment appréciables et la prise en main est rapide. L’accessibilité a primé sur le réalisme et les néophytes ne s’en plaindront pas. De plus, le titre propose une cinquantaine d’avions très bien modélisés pour l’occasion et dix-huit environnements réalistes fort agréables à l’œil. Les trois vues intégrées et les deux modes assisté et non assisté permettent de satisfaire un large public. Enfin, l’idée du système « jump-in, jump-out » pour jouer la campagne en coopération est excellente et permet de passer de très bons moments avec un, deux ou trois coéquipiers. HAWX pose donc de bonnes bases pour une éventuelle suite mais il y a encore du travail avant de vraiment satisfaire tout le monde, et ce sur tous les points.

On a adoré :
+ La campagne en coopération
+ Une cinquantaine d’avions bien modélisés
+ 18 environnements réalistes
+ Plutôt joli
+ Les trois vues, l’ERS et le système d’XP
+ Gameplay nerveux
+ Facile à prendre en main
+ Le mode non assisté pour certains…
On n'a pas aimé :
- Le mode non assisté pour d’autres
- Campagne courte
- Pas bien difficile pour un habitué
- Multijoueur finalement limité
- Scénario basique
- Quelques imperfections


Consulter les commentaires Article publié le 21-03-09 par Vincent P.



 
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