Test Tom Clancy’s EndWar - jeux vidéo Xbox One

XBOX ONE GAMER
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Tom Clancy's EndWar



Editeur
Ubisoft
Développeur
Ubisoft Shanghaï
Genre
Stratégie Temps réel
Statut
Disponible
Date de sortie
  06.11.2008
  04.11.2008
Nombre de joueurs
1
Online
- Jeu en ligne
- Classements
Classification PEGI
Thème
Futuriste Guerre
Prix de lancement
69,00 €

De nos jours, l’industrie vidéoludique fait son possible pour varier l’offre et proposer des jeux en tout genre sur nos consoles de salon chéries. Néanmoins, certains sont beaucoup moins porteurs que d’autres sur ce support. On pense notamment aux MMORPG ou encore aux STR qui sont plutôt destinés aux possesseurs de PC qui peuvent profiter de la pleine puissance du combo clavier/souris. Dans le cas des jeux de stratégie, quelques éditeurs ont essayé d’adapter certains de leurs titres en essayant de rendre le tout plus agréable à la manette mais, soit les titres n’ont pas eu le succès escompté, soit les joueurs, rebutés par le genre leur ont tourné le dos. C’est donc fort de ce constat qu’Ubisoft a décidé de proposer un jeu qui s’inscrit sensiblement dans le genre en offrant un gameplay unique et simplifié pour attirer principalement néophytes et amateurs. Ainsi est né EndWar, un soft qui profite de la franchise Tom Clancy pour proposer un univers de Troisième Guerre mondiale. Reste alors à voir ce que vaut vraiment ce dernier…

La fin de la Paix




Profitant de l’univers Tom Clancy, EndWar nous propose de découvrir ce à quoi nous pourrions nous attendre dans le futur : une Troisième Guerre mondiale. Un avenir peu radieux mais pas forcément dénué de toute crédibilité. Entre 2015 et 2020, trois super-puissances tirent leur épingle du jeu et persistent à la surface du globe : l’américaine, l’européenne et la russe. Suite aux denrées, telles que l’or noir (le pétrole), qui se raréfient et aux événements antérieurs, un climat de tension règne mais des accords sont trouvés et la paix, bien que fragile, semble persister. Jusqu’au jour où un incident survient et tout dérape… Dit comme cela, le scénario peut paraître très classique, voire même banal, mais force est de constater que celui-ci est plutôt bien mis en scène et que le début reste sympathique. D’ailleurs, le mode campagne se scinde en deux grandes parties : le prélude à la WWIII et la guerre. La première partie qui demande un peu moins de trois heures propose un fil conducteur que l’on suit en se laissant porter, ce qui permet d’avoir un background scénaristique quelque peu intéressant. Néanmoins, ce passage n’est rien de plus qu’un gros tutorial familiarisant le joueur avec les commandes et les divers objectifs possibles en le mettant dans des situations bien particulières. Certains se sentiront relativement assistés et ne prendront pas vraiment du plaisir en y jouant, le trouvant plutôt long, surtout si ce ne sont pas de vrais néophytes en la matière.

Le plus intéressant, manette en mains, c’est donc la deuxième partie qui demande de choisir une faction parmi les trois proposées pour mener à bien la guerre et bien entendu triompher. L’ennui, c’est que le scénario semble totalement s’effacer au profit de l’enchaînement de missions un peu partout sur le globe, représenté d’ailleurs comme une carte offrant les différents objectifs auxquels on peut accéder. Ainsi, on parcourt le monde pour défendre des points de contrôle, en capturer, annihiler l’ennemi ou détruire ses bases principales. Quant aux gourmands qui en veulent toujours plus, ils peuvent toujours profiter du mode escarmouche pour quelques parties rapides, seuls ou à plusieurs, et du Théâtre de la Guerre qui n’est autre que le mode de jeu en ligne. Celui-ci reprend le principe de la campagne mais les lignes de front sont mises à jour selon les résultats de chaque camp, ce qui fait que les parties peuvent s’étaler sur une semaine comme sur quinze jours, voire un mois. Inutile de dire que tout au long de la bataille pour la victoire il faut s’en tenir au camp choisi préalablement, nul question ici de trahison.

Chef, oui chef !




Si les modes de jeu ne sont pas vraiment inoubliables, il faut bien avouer qu’EndWar dispose d’un atout de poids pour séduire à peu près tout le monde : la possibilité de parcourir tout le jeu en n’utilisant qu’un bouton et sa voix. En effet, après avoir branché son micro et avoir passé deux à trois minutes dans l’interface de calibrage, on est prêt à donner des ordres avec sa voix tout en maintenant une gâchette enfoncée. Avouons que les développeurs ont fort bien travaillé puisque la reconnaissance vocale est quasiment parfaite et, à force d’émettre ses commandements, on les mémorise et les ressort plus rapidement. Ainsi, au lieu de lire petit à petit les possibilités affichées par le menu contextuel qui s’ouvre pour l’occasion, on énonce (parfois crie) d’une traite la phrase complète qui est immédiatement reconnue par le jeu. On prend donc rapidement ses marques et on se transforme en commandant dirigiste qui mène ses troupes avec une voix de maître. Du coup, lorsqu’on a vite compris le schéma des idées à énoncer (qui, quoi, où pour résumer grossièrement) et les quelques subtilités de gameplay qui ont été intégrées (la formation de groupe de plusieurs unités par le mot « plus », etc.), on dompte le titre et on prend un réel plaisir à s’y essayer. En revanche, si les néophytes seront aux anges pendant bien des heures, les habitués de STR grinceront vite des dents.

Si EndWar est assimilé à un jeu de stratégie, il faut bien avouer qu’il n’a que peu d’aspects du genre. On doit bel et bien réfléchir à la manière dont on va aborder l’ennemi mais le titre, dynamique, ne propose que des successions d’affrontements. Ici, il n’y a pas de gestion de ressources ou autres, ce qui fait que les fans du genre le trouveront très rapidement redondant et limité. Tel est le prix de l’accessibilité… Ainsi, les parties se déroulent de la manière la plus simple qui soit. Quand on défend un point de contrôle, on fait en sorte de gagner du temps en attendant les renforts et en laissant venir l’ennemi à soi. Quand on doit prendre le contrôle de ces points principaux, on envoie ses unités (une unité correspondant à un groupe soudé et indivisible) sur les lieux avec au moins une troupe de soldats à pied pour sécuriser la base et en prendre le contrôle. Le but de cette configuration « conquête » étant d’avoir au moins une base de plus que l’ennemi pour déclencher le mode Defcon. Ce dernier donne donc cinq minutes à celui qui est en difficulté pour remettre les compteurs à égalité, voire même reprendre l’avantage. Pour cela, il a le droit à des armes de destruction massive. Si une fois le temps écoulé il n’a pas réussi à renverser la situation, il a perdu.

« Unité 1 plus unité 2 allez vers Bravo ! »




C’est plutôt simple dans le principe et cela force bien entendu à faire de bons choix surtout que les affrontements entre unités sont régis par la règle du pierre/papier/ciseau qui ressort bien trop, sans compter que les factions ont des troupes trop similaires et que les seules différences se font lors de l’évolution de celles-ci en remportant des batailles et donc des crédits. Pour en terminer avec le gameplay, notons que nous avons à disposition une caméra dynamique qui se déplace fort bien entre les unités (toujours par commande vocale) pour être au cœur de l’action et pleinement profiter du spectacle. Quant à ceux qui ne la trouveront pas pratique, il reste toujours la possibilité de tout surveiller et commander à partir d’une carte stratégique classique mais pratique pour peu que l’on ait en sa possession un drone de surveillance.

Les déplacements des différentes troupes laissant parfois entrevoir des problèmes de pathfinding (celles-ci ne prenant pas forcément le chemin le plus adéquat pour se rendre directement à une base), il est toujours possible de se servir de l’un des joysticks de la manette pour indiquer au sol quel est l’endroit exact que les unités doivent atteindre (le milieu d’un pont, un endroit sur une route, etc.). Autre bonne idée, les cartes offrant souvent de nombreux bâtiments et autres tours, on peut ordonner à ses soldats à pied d’investir les lieux pour se mettre à couvert. De la même manière, on peut se servir de ses véhicules pour les transporter plus rapidement, ce qui est fort pratique quand la cavalerie met du temps à arriver, surtout que sans ces militaires-là il est impossible de sécuriser des bâtiments. Dernier point et non des moindres, le joueur ne commande, au maximum, que douze unités à la fois avec la possibilité d’appeler des renforts dès que l’une d’elles tombe. Pour certains cela peut paraître peu mais il faut bien avouer qu’en plein jeu, cela est bien suffisant, les conflits éclatant rapidement un peu partout, on ne sait plus toujours où donner de la tête.

EndWar nous plaçant toujours au cœur de l’action, celui-ci se devait de proposer un aspect visuel qui soit au moins agréable. Les avis seront certainement partagés quant à la qualité graphique du titre mais reconnaissons que si les textures sont plutôt ternes et pas forcément très belles, dans l’ensemble le titre est loin d’être moche, surtout qu’il y a des interactions plutôt sympathiques avec l’environnement. De plus, les cartes (une quarantaine au total) offrent des décors divers et variés avec entre autres Moscou ou encore Paris. En ce qui concerne la bande sonore, celle-ci est de bonne facture et la version française est tout à fait correcte. Rien de bien transcendant mais cela permet de vraiment rentrer dans l’univers et de s’immerger totalement dès lors que l’on a revêtu notre casquette de commandant. Signalons au passage que si les ordres sont bel et bien préenregistrés, ils restent suffisamment variés pour profiter pleinement du « tout commande vocale ». Une franche réussite de ce point de vue là même si avec l’habitude on manie quelque peu la manette pour deux ou trois broutilles, notamment placer ses unités là où l’on souhaite où tourner la caméra autour de la troupe que l’on suit.

Point complet
Tom Clancy’s EndWar n’est pas vraiment un jeu de stratégie en temps réel puisque finalement, pour favoriser l’accessibilité, les développeurs ont opté pour des affrontements à la chaîne, en supprimant tous les aspects des STR tels que la gestion de ressources et en limitant le nombre d’unités à commander en même temps à douze. Si le titre ne brille pas par son scénario qui, sympathique durant le long tutorial (un peu moins de trois heures), est décevant lorsqu’on prend part à la Troisième Guerre mondiale, il s’illustre par son gameplay basé sur le « tout commande vocale ». Celle-ci, après une calibration rapide, est quasiment parfaite et les ordres sont suffisamment divers pour permettre de ne jouer qu’en usant de sa voix et d’un doigt pour maintenir une gâchette enfoncée. Les habitués du genre apprécieront certainement de faire quelques parties sans forcément plus et les néophytes et autres amateurs se régaleront pleinement, et ce malgré quelques erreurs de jeunesse. Avec un pathfinding sensiblement meilleur, des textures moins ternes, des factions plus différentes et un système de jeu moins axé sur le simple « pierre/papier/ciseau », nul doute que le titre d’Ubisoft aurait créé l’événement. Toutefois, en l’état, il reste un très bon jeu à la fois accessible, divertissant et immersif. On se prend pour un vrai commandant, on contrôle tout ou presque avec sa voix et on peut profiter des conflits off et online. Une bonne surprise qui permettra peut-être de donner à certains le goût des jeux orientés stratégies même si EndWar ne représente qu’une « entrée en matière » au genre.

On a adoré :
+ La commande vocale
+ Très accessible
+ Caméra et/ou carte stratégique
+ L’évolution des unités
+ Les phases Defcon, stressantes
+ Mettre ses soldats à pied à couvert
+ Bande sonore de bonne facture
+ Une quarantaine de cartes
On n'a pas aimé :
- Peu de différences entre les factions
- Quelques soucis de pathfinding
- Aspect stratégique peu prononcé
- Textures ternes
- Le système pierre/papier/ciseau trop prononcé
- Scénario, passé le long tutorial


Consulter les commentaires Article publié le 05-01-09 par Vincent P.


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