Test Thomas Was Alone - jeux vidéo Xbox One

XBOX ONE GAMER
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Thomas Was Alone



Genre
Plateformes Puzzle
Statut
Disponible
Date de sortie
  21.11.2014
Nombre de joueurs
1
Prix de lancement
8,99 €

A une époque où les jeux à énorme budget déçoivent, de nombreux joueurs reviennent à l'essence même du jeu vidéo : un concept accrocheur et de la simplicité. Etant moins fournie en jeux indépendants que sa rivale (la PS4), la Xbox One a néanmoins l'honneur d'accueillir à son tour Thomas Was Alone, un jeu au concept bien particulier. Oubliez les graphismes de folie et les explosions tous azimuts, et entrez dans le monde de Thomas, petite I.A. à la découverte de son environnement. Après être sorti sur PC et sur le PSN, voici donc venir ce titre atypique sur nos consoles, mais les joueurs accrocheront-ils ?

La simplicité au service de l’émotion




Vous incarnez Thomas, une intelligence artificielle rectangulaire rouge, qui semble perdue. A mesure de sa progression dans l'univers épuré qui se présente à vous, Thomas va rencontrer d'autres I.A., elles aussi affublées d'un prénom. Le but, pour le joueur, sera d'emmener tout ce petit monde à des emplacements prévus à cet effet, en fin de niveau. La jouabilité est au poil et extrêmement simple : il suffit de diriger son "personnage" avec le stick gauche, tandis que le stick droit sert à déplacer la caméra pour visualiser les niveaux, de plus en plus tarabiscotés. Ajoutez à cela une touche de saut et la possibilité de switcher entre les I.A., et c’est tout. Les énigmes se corsent au fur et à mesure des neuf chapitres qui composent le jeu (une dizaine de niveaux par chapitre), mais le tout reste très accessible et la difficulté ne se fait sentir qu'en fin de partie. Pour progresser, il faut utiliser les compétences de chaque I.A.. Vos compagnons de galère possèdent chacun leur propre caractéristique : John pourra par exemple sauter plus haut, Chris se faufiler du fait de sa petite taille (pour éviter des pics par exemple), tandis que Claire, de taille imposante, pourra faire grimper tout le monde sur son dos pour avancer sur l'eau. Certains niveaux, avec James, optent pour une gravité inversée. Rassurez-vous, des checkpoints sont présents en cas de mort inattendue. On se laisse aller à traverser les niveaux avec grand plaisir, les derniers réservant quelques surprises.

Mais ce qui emporte encore le plus le joueur dans Thomas Was Alone, c'est la faculté du jeu à transmettre des émotions, malgré la simplicité générale du titre. Lors de votre progression, un narrateur décrit les états d'âme et les relations des I.A. entre elles, créant des amitiés ou des rivalités. On nous explique par exemple qu'une I.A. en vient à détester une autre et à ne pas vouloir l'aider, tandis que d'autres verront naître des sentiments de protection envers les plus faibles, voire même des histoires d'amour. La voix du narrateur (en anglais sous-titrée français) est posée et calme, comme si le jeu nous était conté, la narration étant très travaillée. De plus, la musique est vraiment superbe, mélange de passages mélancoliques et de sonorités très old school semblant sorties d'un vieux jeu rétro. Tout ceci contribue à créer un univers, à donner une identité à des formes simples, au point que l'on en arriverait presque à imaginer de vrais personnages. Les décors, quant à eux, sont dans la même veine, à savoir ultra basiques, tandis que les effets graphiques, comme la pluie, sont dans le même esprit de simplicité. Si Thomas Was Alone arrive avec brio, avec son minimalisme visuel et son ambiance sonore réussie, à emporter le joueur, l'expérience reste malheureusement un peu courte. En effet, avec un peu moins de 4h de jeu et une rejouabilité quasi nulle, le titre laissera une partie des joueurs sur leur faim, le challenge étant quelque peu décevant. C'est dommage, car on aurait aimé un peu plus de niveaux et de quoi cogiter un peu plus.

Point complet
Avec son côté minimaliste, que ce soit au niveau des graphismes ou de la jouabilité, Thomas Was Alone peut faire fuir une partie des joueurs habitués aux lance-roquettes ou autre joyeusetés du genre. Mais ne vous fiez pas aux apparences, car sous ses airs de jeu datant d'une époque que beaucoup n'ont pas connue, le titre sait créer un attachement du joueur pour ses petites I.A. On progresse avec fluidité dans les niveaux, un peu trop facilement certes, mais avec l'envie de découvrir en même temps l'univers qui nous est présenté. Grâce à une narration maîtrisée et une bande sonore superbe, le titre fait naître des émotions et de la compassion pour nos petites formes géométriques, que l'on voudra sauver à tout prix. Dommage que le titre ne propose aucune rejouabilité et qu'il soit finalement un peu court. Thomas Was Alone reste en tout cas une expérience différente, attachante, qu'il serait dommage de ne pas essayer.

On a adoré :
+ Un gameplay au poil
+ Chaque I.A. a sa propre faculté
+ Système de jeu simple et efficace
+ Narration maîtrisée
+ Bande-son superbe (musiques et voix-off)
+ De vraies émotions en ressortent
On n'a pas aimé :
- Le minimalisme visuel peut gêner
- Un peu court
- Rejouabilité quasi nulle
- Manque de challenge


Consulter les commentaires Article publié le 20/12/2014 par Lionel B.



 
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