Test The Surge - jeux vidéo Xbox One

XBOX ONE GAMER
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The Surge



Développeur
Deck13
Genre
Jeu de rôle (RPG)
Statut
Disponible
Date de sortie
  16.05.2017
  16.05.2017
Nombre de joueurs
1
Classification PEGI
Prix de lancement
59,99 €

Le studio allemand Deck 13 revient aujourd’hui avec son nouveau titre, The Surge, après un premier essai, nommé Lords of the Fallen, en demi-teinte. Comme son aîné, et le studio ne s’en cache pas, The Surge s’inspire grandement de Dark Souls, transposé dans un univers futuriste où les machines sont les reines de cet univers désolé. The Surge est-il une simple pâle copie des Souls ? Apporte-t-il de la fraîcheur et de la nouveauté ?

Un thème déjà bien exploité ; la robotique et l’humain



Le jeu s’appuie sur des thématiques d’actualité comme la robotique (voire le transhumanisme déjà évoqué dans des titres tels que Deux Ex), abordant ainsi son évolution et les dangers que celle-ci peut apporter. Deck 13 a imaginé un univers où l’humanité est au bord du péril, suite à sa propre décadence et l’évolution de la technologie, qui est allée jusqu’à remplacer les hommes par des machines jugées plus productives et efficaces, ne laissant que le sale boulot aux humains. Face à cette situation et pour combattre les différents désastres planétaires et écologiques, comme le réchauffement climatique (encore un thème d’actualité), la société CREO vise à rétablir un monde « vert » et viable en recrutant du personnel et en « l’augmentant » via un exosquelette pour mener à bien sa mission. Vous incarnez Warren, un homme en fauteuil roulant recruté par CREO, dont l’espoir est de pouvoir entre autres remarcher grâce à son futur exosquelette. Après une petite cinématique live, vous arrivez chez CREO et devez choisir, après deux minutes, le rôle que vous voulez tenir (choix qui ne déterminera au final que votre package d’armure de base, nous en parlerons plus bas). Une fois ce choix fait et une cinématique passée, un message d’alerte Core System apparaît. Vous vous réveillez bien amoché avec un robot qui essaie de vous dépouiller. Vos premiers ennemis seront d’ailleurs des personnes qui vous sont similaires, des personnes sur lesquelles un exosquelette a été greffé, à la différence que ces personnes sont mortes et simplement animées par cet exo qui en voudra à votre vie !

Votre terrain de jeu ? Une usine et c’est tout

A l’inverse des Souls où les environnements sont plutôt riches et variés, avec quelques plans grandioses, le tout accompagné d’un bestiaire tout aussi exploité, ici vous rencontrez moins de dix adversaires différents (sans compter les cinq ou six boss) et les niveaux visités restent tous sur le même thème : une seule et même usine avec ses différentes sections très similaires (sept ou huit niveaux au total). Elles sont tout de même plutôt vastes et elles donneront sûrement du fil à retordre aux explorateurs. L’architecture des niveaux par contre est bien foutue, le level design fait le job de ce côté-là. Par rapport à la concurrence, cela semble un peu léger au niveau du « contenu » mais le point fort du jeu, qui surclasse tout le reste, est ailleurs : le gameplay !

Souls qui peut, nous allons tous mourir, encore !

Le gros point fort de The Surge est son gameplay aux petits oignons. Nous avons les bases des Souls, avec les attaques de base (verticale et horizontale ici au lieu de légère et lourde), le blocage, l’esquive, etc. Au niveau de l’interface, du traditionnel aussi : une barre de vie et la fameuse barre d’endurance qui se consommera quand vous attaquez/courrez/esquivez et une troisième barre, l’énergie, qui vous servira pour activer des compétences ou drones. Les combats se montrent assez dynamiques et la mort vous guète au moindre recoin : chaque ennemi peut vous amener à cet instant tant redouté et vous renvoyer au point de repop le plus proche : le centre d’opération (point de sauvegarde ainsi que lieu où améliorer votre personnage). Vous aurez 2m30 pour retourner récupérer vos pièces détachées (quelques secondes de bonus pour chaque ennemi tué en route). Le dilemme sera toujours la prise de risque ou non : sécuriser les pièces détachées en allant souvent au centre d’op’ ou pousser le farm car plus vous accumulez de pièces détachées et plus le bonus de ramassage augmente (à certains seuils, vous aurez un multiplicateur activé, 1,1x – 1,2x, etc.). A noter que comme pour les Souls, retourner au centre d’opération est synonyme de réapparition de tous les ennemis aux alentours. La grande nouveauté que le jeu propose, et c’est son point majeur dans le gameplay, c’est le ciblage « amélioré » sur l’ennemi et la possibilité de littéralement le démembrer !

Lorsque vous aurez verrouillé un ennemi, vous aurez le choix de frapper précisément sur le torse, la tête, bras gauche ou droit, jambe gauche ou droite. Ces parties apparaitront de différentes couleurs selon si elles sont protégées par une armure (couleur jaune/orangée) ou non (bleue). Très vite, vous comprendrez qu’il va falloir privilégier une mort plus lente de l’ennemi en ciblant la partie de son corps dont l’armure vous intéresse car oui, arracher un bras protégé d’une armure vous donne une chance de gagner cette pièce d’armure, voire son arme ! Pour pouvoir découper votre adversaire, la barre d’énergie devra être suffisamment haute pour activer le finisher au bon moment (touche X) : s’en suit une animation où vous allez mettre cher à votre adversaire en espérant looter le bon objet qui vous permettra de vous équiper. A chaque run, les ennemis présents ne seront pas les mêmes, point de vue armure présente / pièce non protégée. La contre-attaque est également un outil puissant. En appuyant au bon moment sur le bouton de garde (juste avant la frappe ennemie), suivi de l’attaque standard, vous déclencherez une attaque puissante pouvant déstabiliser l’adversaire et vous donner un avantage non négligeable sur la finalité du combat. La mort fera indéniablement partie de votre aventure, mais pas au point de dégouter le joueur non plus. Au fil de votre avancée, vous sentirez la prise de niveau dans votre façon de jouer, le « skill » comme diraient certains.

Creo needs you, engage!



Très rapidement dans le jeu vous devez faire votre premier choix, la « classe » de votre personnage qui n’est en fait qu’un bundle d’équipement pour débuter (comme indiqué plus haut) : vous aurez le choix entre Lynx et Goliath. Le Lynx vise l’agilité et la rapidité au détriment de la force brute et de la défense. Le Goliath fera plus mal et a plus de défense, au détriment de la rapidité et de l’agilité. Plus tard, vous aurez également de l’équipement Sentinelle, véritable tank sur pattes ! Le choix se portera de lui-même selon votre façon de jouer. A première vue, peu d’importance à proprement parler mais le choix du Lynx se montre vite plus avantageux en début d’aventure. En plus des statistiques brutes (attaque, défense, etc.) chaque équipement a un coût en énergie de noyau (le noyau sera évoqué dans le point suivant). L’équipement Lynx a le coût le plus faible en termes d’énergie de noyau, sa « faiblesse » en défense sera compensée par un nombre de pièces équipées plus grand, et ce plus rapidement simultanément. Vous disposerez des bonus de set plus rapidement également, ce qui rendra votre personnage assez polyvalent, rapide et à la force plus que correcte dans les premières heures de jeu.

Noyau, craft et stuff, RGP mode On!

Le centre d’opération vous permettra de faire évoluer votre personnage en dépensant vos pièces détachées. Votre noyau est le point névralgique de votre évolution : plus celui-ci aura un niveau élevé, plus vous pourrez porter d’équipement, ainsi que l’accès des emplacements d’implants supplémentaires. Ces gains de niveaux passeront par la dépense de ces fameuses pièces détachées. A noter que le noyau servira également à déverrouiller des portes, qui ont besoin d’être surchargées après avoir acquis un certain niveau. Les implants, quant à eux, se ramassent par terre, cachés ou sur le corps des ennemis. Ils donnent des bonus passifs (augmentation de vos points de vie ou énergie de façon proportionnelle à votre niveau de noyau par exemple) ou des bonus à activer : soit avec un seuil d’énergie minimum (consommer de l’énergie pour récupérer des pv), soit via des charges (potions de point de vie).

Les équipements et crafts ont également leur part d’importance pour votre survie et là encore un dilemme se posera : vaut-il mieux augmenter son niveau de noyau pour pouvoir équiper plus d’items ou augmenter son équipement ? Il faudra trouver le bon équilibre. Le noyau doit être augmenté ne serait-ce que pour déverrouiller les accès dans les différentes zones où vous voyagerez et pour vous permettre de porter du meilleur équipement. Mais sans amélioration, ce même équipement pourra vite montrer ses limites. Personnellement, je conseille d’utiliser la zone « tutorial » pour farmer un max de pièces détachées du fait de la « facilité » à se balader dans la zone une fois qu’on est un minimum équipé et armé ! Vous débloquerez également dès le début de la deuxième zone un drone, qui s’activera via la barre d’énergie et qui pourra servir à attirer des ennemis via l’attaque distante par exemple. Il s’avérera un allié précieux dans quelques situations pour éviter un « pull » trop massif d’ennemis, qui finira forcément sur une énième mort rapide dans la douleur.

Après la robotique, la technique

Le jeu tourne en 30fps sur console, et se montre très stable. On pourra noter tout de même un peu d’aliasing ou clipping par ci par là par exemple. Hormis cela, on ne peut critiquer le titre de Deck 13 sur le rendu ou optimisation du titre. Sur PS4 pro, le jeu propose un mode 4k30fps ou 108060fps. A noter une version pc au top, que j’ai pu tester avec un gros 120fps+ de moyenne avec un I5-4590 couplé à une GTX1070 en FHD. Rien à redire de plus de ce côté-là. Si tous les studios pouvaient sortir leur jeu de la sorte avec une version console propre et une version pc opti, mais c’est clairement utopique.

L’avis d’Aeons // Un vrai coup de cœur…

Après un Lords of The Fallen prometteur mais me laissant sur ma faim, The Surge, à défaut de proposer une expérience longue, préfèrera vous en faire vivre une courte mais intense et surtout de qualité, ce qui en fait un coup de cœur inattendu. Prenant une base solide du monde des Souls et ne se contentant pas d’en faire une copie banale, Deck 13 a su insuffler un petit vent de fraicheur via un changement d’époque, tout en apportant un gameplay neuf et dynamique, le tout accompagné d’un jeu techniquement propre quel que soit le support ! Nous ne pouvons qu’encourager le studio allemand à poursuivre sur cette voie et j’attends avec impatience son prochain titre !


Point complet
Les thèmes abordés ne sont pas anodins et clairement dans le contexte du 21ème siècle : réchauffement climatique, la robotique et le thème des implants (il suffit de voir les projets sur la nano d’Elon Musk par exemple). Cela nous donne donc un univers qui pourrait être notre futur, certes noir et pas réjouissant, mais malheureusement possible. Le titre de Deck 13 propose une expérience efficace grâce à un système de combat et un gameplay au top, ainsi qu’un système d’évolution qui poussera le joueur à vouloir améliorer Warren. Bien que pouvant sembler manquer d’ambition à certains moments, comme sa durée de vie assez courte pour le genre (une vingtaine d’heures pour un joueur n’ayant pas joué à Souls, une douzaine/quinzaine pour un habitué) et un manque de variété (que cela soit au niveau du level design, du bestiaire ou des armes), le plaisir procuré par le jeu est là et on en redemande.

On a adoré :
Techniquement plus que correct
Gameplay frais et dynamique
Le démembrement !
Système de craft intéressant
Changement d’époque, ciao le médiéval/heroic fantasy
On n'a pas aimé :
Manque de diversité du bestiaire et des environnements
Peu d’armes différentes
Durée de vie un poil courte pour le genre


Consulter les commentaires Article publié le 09/06/2017 par Vincent P.


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