Test The Saboteur - jeux vidéo Xbox One

XBOX ONE GAMER
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The Saboteur



Développeur
Pandemic Studios
Genre
Action Infiltration
Statut
Disponible
Date de sortie
  03.12.2009
  08.12.2009
Nombre de joueurs
1
Classification PEGI
Thème
Historique
Mémoire
212 Ko
Résolutions gérées
720p, 1080i, 1080p
Prix de lancement
69,99 €

Déjà responsables de la série des Mercenaries, du Seigneur des Anneaux : l'Âge des conquêtes et de quelques autres titres, les développeurs de Pandemic Studios proposent un ultime soft avant la fermeture des portes de leur studio. Sorte de GTA-Like orienté infiltration et sabotage à l'époque de l'occupation nazie, The Saboteur offre de surcroît une gestion de la colorimétrie effective en fonction des secteurs libérés de la ville. Reste à voir si les cinq ans de développement ont été utilisés à bon escient...

Irish coffee




Zone occupée, 1939. Paris est déjà sous le joug nazi et la Résistance commence à organiser des actions de sabotage, dans le but de se débarrasser de l'oppression et de la terreur. Les Champs-Élysées, la Lorraine, le Havre ou encore la Picardie sont plongés dans le noir et tremblent au rythme de l'orage qui gronde inlassablement. A la manière de Sin City, certaines couleurs comme le jaune, le bleu et le rouge ressortent ponctuellement pour agrémenter l'ambiance si spéciale de ce titre. De surcroît, dans The Saboteur, il n'est nullement question de tuer des SS à tour de bras, mais de profiter d'un gameplay évolutif, afin de saboter les plans des nazis sans se faire repérer par ces derniers. Aussi, il est possible de se rendre dans un cabaret de Montmartre (le QG du héros) pour se cacher, prendre des missions ou rester pour écouter simplement des musiques issues des années 60 maladroitement implantées. Ceci dit, le fil rouge du jeu repose sur l'histoire du personnage principal : Sean Devlin. Au premier abord, ce mécanicien irlandais est loin d'apparaître comme l'homme qui va libérer la France de sa torpeur. Blouson d'époque, béret, fan de cabarets, Sean apparaît même comme le cliché par excellence. Ainsi, sans dévoiler l'événement déclencheur de l'action, notre saboteur finit par se lier à la résistance et à un autre organisme afin de satisfaire sa soif de vengeance contre l'oppresseur.

Si The Saboteur plonge le joueur dans la zone française occupée par les nazis, il faut spécifier que les développeurs ont pris de nombreuses libertés, tant sur le contexte historique, que géographique. De ce fait, il est possible de se rendre de Paris à n'importe quelle autre région reproduite dans le soft en cinq bonnes minutes à pieds. Dès lors, on découvre que les nombreux monuments (Tour Eiffel, Arc de Triomphe, Montmartre...) sont fidèlement reproduits, mais la construction (trop) compacte de la carte fait que ces bâtiments sont tous à proximité les uns des autres. Par conséquent, on a un jeu qui ne se prend pas au sérieux et qui joue la carte de l'originalité. Graphiquement, les développeurs rendent une copie agréable à regarder, sans pour autant être une claque graphique. De plus, le changement brutal de couleurs entre les zones occupées ou libres renforce une modélisation séduisante et bien travaillée, et ce même si certains bugs, principalement au niveau des collisions, de la caméra et de l'escalade, procurent un sentiment d'inachevé. Au final, le soft se veut être modeste, mais certaines cinématiques en images de synthèse augmentent le cachet. Enfin, outre un univers très original, le jeu offre un gameplay s'avérant être un mélange improbable de celui de plusieurs softs.

Un sentiment d'inachevé




Le but principal est de prendre des missions auprès d'un bon nombre de résistants et d'un organisme indépendant afin de rendre leurs couleurs aux décors. Leur quantité et leur diversité (assassinats, vols, destructions de convois, de bâtiments, accompagnements de personnages dans des lieux de rendez-vous...) balayent d'un revers de main le côté répétitif du genre, sans compter que de nombreuses missions annexes sont aussi de la partie avec des objectifs tels que voler des voitures, faire du tir aux canards, détruire des haut-parleurs de propagande... Aussi, l'arsenal mis à disposition est tout bonnement impressionnant (fusils, pistolets, bazooka, grenades, dynamites...) et évolue au fur et à mesure de l'avancée dans l'aventure. Mais ce n'est pas tout, puisque dans The Saboteur, tout est une question de distance. De ce fait, le jeu adopte un système de repérage classique : votre barre se remplit lorsque vous êtes vulnérable aux yeux des Allemands. Une fois la jauge complète, les nazis se jettent à votre poursuite et lancent une alerte. Dans ce cas, une solution s'offre à vous : fuir. Lorsque l'armée est à vos trousses, et en fonction du niveau d'alerte, vous devez sortir d'un cercle de recherche marqué sur la carte. Si vous réussissez, les ennemis cessent instantanément de vous chercher. Dans le cas où l'alerte est trop importante, des cachettes et des points d'embuscades alliés sont mis à votre disposition pour vous permettre de leur échapper.

Ceci dit, avant de se plonger dans des courses-poursuites effrénées, il faut savoir que Sean peut voler et revêtir le costume d'un nazi en l'exécutant discrètement. Avec une démarche plus lente et une distance minimale par rapport aux ennemis à respecter, on peut se faufiler en toute discrétion dans les rangs adverses. Si on vient à être démasqué, le déguisement disparaît comme par magie et on se remet à fuir. Malheureusement, l'I.A., trop capricieuse et "fofolle", jette un grand froid sur le côté infiltration puisqu'on finit tôt ou tard par être démasqué sans raison. Pire, le simple fait de marcher dans la rue peut être périlleux pour le héros, handicapant ce dernier lorsqu'il s'agit de remplir un objectif de mission. Avec une meilleure finition de l'intelligence artificielle, le soft aurait sans doute gagné en intérêt et logiquement en crédibilité… En sus, pour les amateurs du genre, il manque cruellement d'innovation, et ce même si la possibilité d'escalader tous les bâtiments pour vagabonder sur les toits rajoute une légère touche de « nouveauté ». L'occasion de préciser que la durée de vie du titre reste un peu faible pour un GTA-like mais honnête pour un jeu d’aventure. De ce fait, une quinzaine d'heures suffit pour venir à bout de l'aventure principale alors qu’il en faut trois fois plus pour découvrir toutes les subtilités et autres éléments éparpillés ci et là. Le genre est donc bien respecté et même si certains défauts (absence de dégâts pour les véhicules, conduite rigide, problèmes de caméra, une mécanique d'escalade raide, passants parlant l'anglais...) jonchent l'expérience de jeu, le côté caricatural, l'aspect de la colorimétrie et l'ambiance sonore du titre délivrent un véritable plaisir au joueur. C’est bien là l’essentiel !

Point complet
The Saboteur ne s'impose pas comme un incontournable, mais il peut se gratifier d'ambiances visuelle et sonore novatrices. Tantôt cliché, tantôt orné de bonnes idées, le dernier jeu de Pandemic Studios pèche par son IA peu soignée et son côté infiltration tout bonnement maladroit. Toutefois, la gestion de la colorimétrie apparaît comme le véritable point fort du jeu, avec de surcroît la possibilité de pratiquement tout faire exploser dans un Paris transformé pour l'occasion en poudrière. Le titre offre une durée de vie correcte pour les plus rapides et plutôt solide pour ceux qui fouilleront à droite et à gauche. Enfin, avec son gameplay évolutif, des missions diverses et variées et une quantité de missions annexes offrant une certaine rejouabilité à ce soft uniquement solo, The Saboteur a certains atouts non négligeables qui font son charme.

On a adoré :
+ Ambiance
+ Colorimétrie
+ Durée de vie correcte
+ Gameplay évolutif
+ De nombreuses armes
+ Enfin un GTA-like à Paris
On n'a pas aimé :
- Quelques bugs
- IA maladroite
- Problèmes de caméra
- Prise en main hasardeuse (dont la conduite)


Consulter les commentaires Article publié le 10/01/2010 par Kévin F.



 
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