Test The Lapins Crétins Partent en Live - jeux vidéo Xbox One

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The Lapins Crétins Partent en Live



Editeur
Ubisoft
Développeur
Ubisoft France
Genre
Mini-jeux (Party Game)
Statut
Disponible
Date de sortie
  03.11.2011
  08.11.2011
Nombre de joueurs
1 à 4
Classification PEGI

Les Lapins Crétins d’Ubisoft sont nés dans le cadre de la licence Rayman. L’éclipsant pendant un temps de la scène vidéoludique, les créatures ont réussi à gagner leur indépendance. Preuves en sont les party-games sortis sur Nintendo Wii mettant ces derniers à l’honneur, sans compter les divers produits dérivés à leur effigie, les nombreuses vidéos jouant sur un humour totalement crétin ou encore la série animée qui est en projet. Il y a un an, la Xbox 360 a tenté d’élargir son public avec l’arrivée de Kinect. Aujourd’hui, la firme profite de l’implantation de l’accessoire pour concevoir un jeu répondant au doux nom de The Lapins Crétins Partent en Live. Mais ce party-game exploite-t-il correctement la caméra ?

Pour le meilleur et pour le pire




Les petits gars d’Ubisoft ne se sont pas embarrassés d’un scénario pour introduire le titre. Une petite cinématique appréciable (malgré l’aliasing) pour montrer une expérience qui a mal tourné, et voilà des Lapins Crétins qui viennent envahir le monde. Le prétexte est donné, le menu arrive, il est temps de passer aux mini-jeux. Les joueurs solitaires ou n’ayant qu’un ami sous la main n’auront pas d’autre choix que d’opter pour une partie rapide, la catégorie « modes de jeu » étant réservée pour les parties de 3 à 16 joueurs (quatre max simultanément devant la caméra). Dans le cadre d’une partie rapide, on peut soit décider de regarder la liste des mini-jeux et de sélectionner celui que l’on souhaite faire, en fonction du nombre de joueurs (seul, un contre un, deux en coop, jusqu’à quatre), soit laisser le hasard décider en définissant le nombre de joueurs. Dans ce dernier cas, on peut au moins sélectionner « jeu suivant » une fois un mini-jeu terminé, alors qu’il faut repasser par la liste dans l’autre cas, entraînant temps de chargement et autres attentes. C’est extrêmement simpliste et on ne peut que regretter qu’il n’y ait pas un minimum d’enrobage pour nous inviter à découvrir les jeux, à les enchaîner, etc. Les deux seuls objectifs fixés étant de faire le meilleur score possible pour gagner des PQ Dollars, monnaie du jeu pour acheter quelques éléments, et de débloquer les difficultés supérieures de certains mini-jeux. Autant dire que l’intérêt est proche du néant pour un joueur solitaire et qu’il est extrêmement variable à plusieurs, selon le profil de chacun.

En fait, l’intérêt du titre réside principalement dans ses modes de jeu invitant jusqu’à seize participants. Chacun peut créer son profil, avec sa photo et en enregistrant sa voix, avant de se lancer dans une succession de mini-jeux. Quelques règles s’ajoutent au tout pour varier les plaisirs, comme l’ajout de gages pour celui qui perd, la perte d’une cagnotte durement gagnée ou encore l’absorption d’un jus de carotte. Dans ce dernier cas, il faut faire tourner une roue définissant l’activité, mais quelques subtilités surviennent comme le fait de faire boire un autre joueur. Rien n’empêche d’ailleurs les participants d’imiter leur double virtuel en buvant un doux breuvage, à base d’éthanol par exemple… L’esprit crétin est là, il se retrouve dans tous les jeux, faisant parfois sourire, indignant d’autres fois. Quelques courtes animations se chargent de nous rappeler que nous sommes justement dans cet univers, pour le meilleur comme pour le pire. Heureusement que le ridicule ne tue pas ! Malheureusement, que ce soit pour les jeux en solo ou à plusieurs, la qualité est extrêmement variable. Précisons déjà qu’ils sont à classer en trois catégories : ceux avec un univers 3D, ceux en 2D et ceux qui bénéficient du support de la réalité augmentée. Ceux en 2D profitent de visuels fort plaisants, mais ils se limitent à réaliser une action rapide, chacun d’eux se bouclant en 1 à 10 secondes. C’est extrêmement court et on finit par passer plus de temps à charger le jeu qu’à y jouer, sans compter que les quelques indications sur l’action à effectuer sont trop sommaires.

Faites de la place !




Certains bambins vont devoir attendre qu’un adulte leur explique ce qu’il faut faire ou le comprendre sur le tas. Reste que la reconnaissance des mouvements y est efficace. Ceux bénéficiant du support de la réalité augmentée sont très plaisants, du moins lorsqu’on a un bon éclairage pour bien faire ressortir notre ‘chez-nous’ et les joueurs. On apprécie notamment le lancer de lapin avec un filet de morve (en faisant un bruit après l’avoir fait tourner en remuant la tête), l’épreuve musicale à la guitare ou encore l’activité demandant de sauter sur les lapins qui creusent le sol. Malheureusement, la reconnaissance perd ici en précision et on sent une légère latence, qui s’accentue lorsqu’on fait des mouvements rapides. Ce n’est pas forcément gênant lors des épreuves, sauf lorsqu’on loupe un solo de guitare parce que nos deux mains se sont trop rapprochées et que le jeu n’a pas pu déterminer quelle note on jouait. Enfin, avec une bonne posture, on arrive tout de même à limiter ce genre de soucis. Quant aux jeux à l’univers en 3D, ils proposent des activités plus ou moins inspirées, allant de tout ce qui est posture à prendre et baffes à donner jusqu’à la remontée d’un cours d’eau à la nage, en passant par un petit jeu de réflexion façon lemmings ou encore un lapin aveuglé par un seau à attirer dans divers pièges en faisant du bruit. Là encore, hormis deux ou trois bonnes idées, les développeurs n’ont pas vraiment rivalisé d’originalité, à croire que l’inspiration les a quelque peu quittés.

Ce qu’il faut retenir, c’est que malgré une quarantaine de mini-jeux, certes assez variés, non seulement on fait rapidement le tour du soft (moins de deux heures en faisant des pauses) mais en plus on se retrouve avec une bonne moitié d’activités à oublier illico presto. Soulignons aussi un fait important : il faut beaucoup d’espace libre pour profiter pleinement du titre, sans quoi la reconnaissance pourrait en prendre un sévère coup (prévoyez 6 à 12m² selon le nombre de joueurs). Ce The Lapins Crétins Partent en Live est clairement à réserver aux parties rapides en soirée avec des amis. Et ce n’est pas l’ajout d’un mode Mon Lapin Crétin, basé sur la réalité augmentée permettant de s’amuser avec par le biais d’objets à lui attribuer et de torgnoles à lui distribuer, que les développeurs vont réussir à nous scotcher à l’écran. Dans le même ordre d’idées, la bande sonore est très vite oubliable et les quelques bruitages, plutôt sympathiques, finissent par agacer à la longue. Visuellement, la qualité est vacillante, avec les épreuves 2D agréables, une partie 3D aux graphismes et animations simplistes agrémentés d’un certain aliasing, et un aspect réalité augmentée qui dépend principalement de votre intérieur et de vos conditions d’éclairage. En revanche, on apprécie toutes les photos qui sont prises en cours de jeu, surtout que l’on peut les trier et les partager avec ses amis. De même, il est agréable de débloquer des récompenses d’Avatar et quelques points supplémentaires Uplay pour récupérer du contenu (un élément pour son lapin, un thème, un pack de gages en sus ou encore une variante de l’une des épreuves). Enfin, terminons en signalant que le menu reste assez intuitif même s’il connaît quelques ratés dès que l’utilisateur est un peu distrait.

Point complet
Les joueurs les moins exigeants qui ont plusieurs amis sous la main passeront assurément une très bonne soirée en compagnie de ce The Lapins Crétins Partent en Live, à condition du moins qu’ils prévoient un large espace de jeu bien dégagé pour jouer dans les meilleures conditions. Il y a une quarantaine d’activités variées (une trentaine de vraiment différentes), la reconnaissance fonctionne plutôt bien malgré une légère latence et le ridicule des situations et des quelques cinématiques permet de décrocher des sourires, quand ce n’est pas de l’indignation. Malgré tout, le travail effectué sur cet opus est archi minimaliste. La qualité des mini-jeux est très variable, comme celle des visuels, certains étant des plus appréciables, d’autres sympathiques sans plus et d’autres encore des plus dispensables (une bonne moitié). Dans tous les cas, le titre manque cruellement d’enrobage et d’intérêt pour les joueurs solitaires, voire même pour ceux qui ne sont que deux. Disons que le jeu remplit son office pour une partie rapide de détente sur quelques minutes, mais qu’il est clairement à oublier pour des sessions plus longues ou sans ses amis, les développeurs s’étant contentés du strict minimum syndical sur à peu près tous les plans.

On a adoré :
+ Cinématique d’intro sympa
+ La réalité augmentée…
+ Pas mal exploitée
+ L’univers crétin
+ Menu assez intuitif
+ Reconnaissance audio au point
+ Visuels des mini-jeux en 2D
+ Certaines activités bien marrantes
+ Les modes de jeu à plusieurs
+ Idéal pour une partie rapide
+ La compatibilité Uplay
+ Bonne reconnaissance…
On n'a pas aimé :
- Quand on a assez de place…
- Malgré une légère latence
- Intérêt en solo proche du néant
- Manque cruel d’enrobage
- Visuellement inégal
- Bande sonore oubliable
- Consignes très sommaires
- On en fait vite le tour
- Plusieurs mini-jeux très dispensables


Consulter les commentaires Article publié le 06/11/2011 par Vincent P.



 
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