Test The Bradwell Conspiracy - jeux vidéo Xbox One

XBOX ONE GAMER
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Développeur
A Brave Plan
Genre
Aventure
Statut
Disponible
Date de sortie
  11.10.2019
Nombre de joueurs
1
Prix de lancement
19,99 €

Annoncé assez discrètement, ce n’est que la semaine dernière que nous avons réellement découvert le concept de The Bradwell Conspiracy, un jeu d’aventure narratif mâtiné de puzzles. Il s’agit du tout premier titre d’A Brave Plan, un studio qui est toutefois composé de vétérans du milieu. Ce dernier nous ayant permis de découvrir le titre en début de semaine, nous avons pu le terminer à temps pour vous proposer la critique en ce 11 octobre, jour de la sortie de la version Xbox One. Alors, avec ses airs de Portal et autres Q.U.B.E., The Bradwell Conspiracy arrive-t-il à séduire les amateurs du genre et à apporter sa propre touche ?

Hey, voici ton arme : un combo scanner / imprimante 3D portatif

Voulant révolutionner le monde, le Bradwell Stonehenge Museum voulait présenter la Clear Water Initiative. Toutefois, tout ne s’est pas passé comme prévu (logique, sinon il n’y aurait pas de jeu) et une explosion a piégé un visiteur anonyme. C’est ce dernier que nous incarnons au lendemain de l’événement. Inutile d’espérer entendre sa douce voix, les fumées de l’explosion lui ont brûlé la gorge. Si le bâtiment est totalement désert, il faut tout de même noter la présence d’Amber, une employée qui est bloquée à un autre endroit. Grâce à une paire de lunettes Bradwell AR Smart, les deux protagonistes vont pouvoir communiquer pour s’entraider. Ainsi, Amber peut parler à notre protagoniste et lui envoyer par moments des photos pour le guider dans le dédale que représente le bâtiment en ruine. De son côté, notre visiteur peut également prendre des photos des éléments pour demander des explications à Amber, voire pour lui suggérer d’effectuer une action, comme activer une porte par exemple. Pour progresser, après un tuto faussement camouflé qui se moque habilement des tutos habituels, notre inconnu trouve un ISM, une Imprimante à Substance Mobile. Concrètement, il s’agit d’une imprimante 3D portable qui permet de matérialiser n’importe quel objet pour peu qu’on l’ait scanné au préalable et qu’on ait suffisamment de matière (la Substance) pour lancer l’impression. Une clé, une statue de chat, une pièce de bois, une planche…, tout ce qui peut être scanné peut être imprimé.

Pour éviter que le joueur ne multiplie trop de modèles, les développeurs ont pensé à une petite astuce en vidant totalement les plans et substances de l’ISM lors d’un changement de niveau qui se traduit par la prise d’un ascenseur. Il faut bien l’avouer, c’est plutôt une bonne idée quand on voit que le gameplay n’est pas toujours ergonomique. Avec la modélisation du plan 3D devant nous pour visualiser quel modèle peut être matérialisé (on peut changer le plan parmi ceux enregistrés avec la croix directionnelle) et des bugs de collisions souvent engendrés lors de l’utilisation de l’ISM dans les endroits exigus, on peut dire que l’on perd parfois plus de temps à essayer de matérialiser un élément au bon endroit (avec possibilité de lui appliquer une rotation avec la gâchette basse gauche) qu’à résoudre le puzzle lui-même. C’est dommage parce que le concept est plutôt bon sur le papier. Il aurait mérité d’être plus soigné au niveau de l’ergonomie. Ceci étant, les développeurs ont quand même fait des efforts pour renouveler sans cesse les puzzles en utilisant parfois des objets insolites pour pousser le joueur à faire preuve d’un peu d’imagination. Puis, lorsque l’ISM ne suffit pas pour se sortir d’une situation, on peut toujours prendre quelques photos avec les lunettes de réalité augmentée pour les transmettre à Amber. Cette dernière fournit souvent des réponses très appréciables et se révèle être d’une aide précieuse, assurant pour ainsi dire une part coopérative dans ce jeu 100% solo.

En plus, après le premier tiers de l’aventure, elle commence à mieux expliquer certains éléments scénaristiques, à recouper avec des informations venant des PC à allumer et autres notes et mémo à lire. En revanche, ne perdez pas trop votre temps à ouvrir tous les tiroirs, quand ils ne sont pas verrouillés, ils sont majoritairement inutiles, à l’image d’une bonne partie des prospectus. Le scénario a un peu de mal à décoller mais il n’est pas inintéressant pour autant. A moins de rusher ou de garder la tête dans le guidon des énigmes, il est difficile de ne pas être interpelé par quelques petits rebondissements scénaristiques liés à cette exploration du complexe. Nous n’en dirons pas plus pour éviter de spoiler mais disons que nous nous sommes laissés prendre au jeu. Attention toutefois, l’aventure n’est pas bien longue. Comptez entre trois et quatre heures pour la boucler (selon le temps passé à fouiller et votre aptitude à résoudre les énigmes)… Ce qui paraît assez peu quand on voit que le titre est affiché à 19,99€ (17,99€ pour sa première semaine de lancement) et que la rejouabilité est inexistante. A moitié prix, la pilule serait bien mieux passée. Dans la veine des éléments que l’on peut critiquer, il faut rajouter le fait que si notre personnage peut courir (heureusement) et se baisser, il ne peut pas sauter. Un choix assez étrange, même s’il sert la mécanique visant à se servir de l’imprimante pour par exemple assurer un pont de fortune en modélisant trois planches.

Pour nous qui sommes habitués au genre, le titre nous a paru assez simple, et ce malgré quelques puzzles plus corsés et originaux qui demandent un peu de réflexion pour leur résolution. Dans l’ensemble, comme la progression est dirigiste, il est difficile de vraiment rester bloqué, à moins d’un bug quand le perso est dans les gravats. Visuellement, le titre n’est pas un canon de beauté mais il est loin d’être moche. Les décors sont assez variés malgré l’unité de lieu, il y a pas mal de détails à apprécier et les modélisations sont propres. Il y a bien un très léger aliasing sur certains éléments et quelques chutes de framerate de temps en temps mais c’est plus pour chipoter puisque ces deux éléments ne gênent en rien la progression. Côté sonore, nous donnons une mention spéciale à Rebecca LaChance qui double une Amber crédible qui a du répondant. La version originale est très agréable et les sous-titres français son appréciables. Les bruitages sont réussis et les musiques, à défaut de rester dans les mémoires, sont agréables. Quelques thèmes sortent un poil du lot mais on se retrouve tout de même avec des compositions un peu en retrait qui laissent vraiment la place aux interventions d’Amber et à la réflexion.

L’avis perso de Vincent // Petite surprise...

Je dois bien l’avouer, quand j’ai accepté de faire la critique du jeu, je ne m’attendais à rien. J’avais vu le trailer lors de l’annonce de la date de sortie mais ça ne m’avait pas interpelé plus que ça. Je dois avouer avec le recul que je suis content que le studio m’ait envoyé un code. J’ai découvert un jeu d’aventure qui n’est pas dénué de défauts (pas de saut, une ergonomie à revoir) mais qui a un certain charme. Entre la façon de communiquer avec Amber, les puzzles qui se renouvellent sans cesse, l’ISM qui est une très bonne idée originale sur le papier et l’histoire qui gagne en consistance au fil de la progression, je n’ai pas vraiment vu passer les trois heures et des poussières de jeu. Reste qu’il y a encore des éléments à peaufiner (comme un bug au moment de déplacer les cuves avec un bras mécanique... Amber ne répondait plus, j'ai dû relancer la partie) et que le prix est à mon sens trop élevé pour un titre aussi court qui n’offre aucune rejouabilité.


Point complet
Même si A Brave Plan se targue d’être composé de vétérans du milieu, The Bradwell Conspiracy reste la première production du studio. Du coup, pour un premier jet, c’est une bonne surprise. Il y a des défauts, dont l’utilisation de l’ISM dans des parties exiguës, l’impossibilité de sauter, etc., mais il a également un univers bien à lui, un scénario qui peut s’avérer prenant (à moins de rusher ou de se casser la tête sur les énigmes), de bonnes idées et des puzzles suffisamment renouvelés pour maintenir l’intérêt jusqu’au bout. Finalement, son plus gros défaut, c’est que l’aventure se boucle en trois à quatre heures et qu’il faut débourser un peu moins de vingt euros pour cela. A une dizaine/douzaine d’euros, la pilule serait bien mieux passée. Espérons qu’il fera un petit tour par le Xbox Game Pass un de ces jours parce qu’il mérite sa chance.

On a adoré :
Doublages VO agréables
Avec des sous-titres FR
Les photos pour communiquer
Puzzles qui se renouvellent
L’ISM, un super outil
Quelques énigmes plus corsées
Les novices se creuseront les méninges
Scénario qui gagne en consistance…
On n'a pas aimé :
Après un démarrage assez lent
Des soucis d’ergonomie avec l’ISM
Quelques bugs de collisions
Pas de saut !
Le ratio prix/durée de vie
Plutôt facile pour les habitués


Consulter les commentaires Article publié le 11/10/2019 par Vincent P.



 
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