Test Teslapunk - jeux vidéo Xbox One

XBOX GAMER
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Teslapunk



Editeur
klutzGames
Développeur
klutzGames
Genre
Shoot Them'Up
Statut
Disponible
Date de sortie
  07.10.2015
Nombre de joueurs
1
Classification PEGI
Prix de lancement
9,99 €

Avis aux nostalgiques des années 80/90, Teslapunk vous tend les bras. Prenez le contrôle de votre vaisseau (en fait c’est celui de l’inventeur Nikola Tesla) et allez décimer les Martiens qui ont eu la mauvaise idée d’envahir la Terre. Trouvez et anéantissez l’empereur Zangórax (un DJ Martien renommé) et rétablissez la paix sur notre belle petite planète. Avec un scénario pareil, on se demande ce que les gens du studio Allemand klutzGames prennent comme p’tit déj. Mais la concurrence est rude dans le monde des shoot them up, il faut donc faire preuve d’originalité. Teslapunk fait-il le poids ?

C’est dans la boîte !




Attaquons directement avec le mode histoire qui propose au final de traverser six niveaux en scrolling vertical. Une fois de plus, l’aire de jeu ne remplit qu’un tiers de la TV, probablement pour un jeu plus rapide. Le vaisseau dispose dès le début de toutes ses attaques, il faut donc se débrouiller avec un tir simple (inutile), un tir continu (rapide mais faible) et un tir concentré en laissant appuyé A (puissant mais qui ralentit considérablement la vitesse du vaisseau). Chaque ennemi descendu laisse derrière lui un cube bleu Voltage Burst qu’il faut récolter pour charger un coup surpuissant, le Voltage Boost. Ce dernier, une fois activé, fait disparaître toutes les balles ennemies en les transformant en multiplicateur de score et octroie au vaisseau une invulnérabilité temporaire ainsi qu’une puissance de feu accrue. Tout le défi est donc de trouver l’équilibre entre la récolte des boîtes bleues et l’utilisation du Voltage Boost, qu’il ne faudra employer qu’en cas d’urgence ou contre les ennemis plus résistants. Les fans de gros scores attendront d’avoir un maximum de balles à l’écran pour lancer le V.Boost tandis que les plus « prudents » réserveront cette attaque aux gros vaisseaux ou aux boss. Les niveaux sont assez courts mais intenses, les moins habitués du genre devront s’y reprendre à plusieurs fois avant de réussir les niveaux, même avec la difficulté la plus faible. Les boss de fin de niveau sont également très difficiles et demandent une mémorisation des attaques pour ne pas gaspiller l’une des quelques vies à notre disposition. On regrette juste le design des boss, qui manquent de charme et de personnalité.

Le jeu dispose d’un « fil rouge », une arme ultime (le Death Ray) à débloquer en complétant des missions. Le plus souvent, finir un niveau avec un certain coef multiplicateur ou atteindre tel score... Si les premières missions ne sont qu’une formalité, les deux tiers obligent le joueur à batailler dans les difficultés supérieures. Au nombre de quatre, débutant, avancé et expert, la quatrième étant une difficulté adaptative qui augmente ou réduit la puissance des ennemis selon le coef multiplicateur du joueur. Il faut beaucoup s’entraîner pour espérer débloquer le fameux rayon de la mort, le fun s’effaçant pour laisser place à des parties qui ressemblent plus à des gammes qu’à du jeu vidéo. Le joueur traversera les niveaux en lâchant son V.Boost machinalement aux meilleurs moments comme s’il exécutait une partition. A réserver aux acharnés du pad… Côté son, soit on est allergique à la musique électronique et on va passer un sale moment, soit on risque de s’éclater avec les morceaux du soft. La musique du troisième niveau est particulièrement bien trouvée puisqu’elle se cale sur la vitesse du niveau, qui s’accélère avant de faire une pause psyché devant le boss. Un régal ! Graphiquement, c’est un peu « vieillot » mais ça reste efficace. La palette de couleurs utilisée est un peu terne, on aurait apprécié quelques effets spéciaux mais bon on n’a pas trop le temps de regarder donc ça passe. Difficile de donner un avis sur la durée de vie du mode histoire, une fois qu’on connaît les placements et les attaques des boss il ne faut que 45 minutes pour traverser l’intégralité dudit mode.

Cependant, il faut réussir à franchir les niveaux sans encombre donc tout dépend du niveau du joueur. Certains y arriveront sans peine tandis que d’autres ne verront probablement jamais la fin. Teslapunk n’est absolument pas un jeu destiné à tous. Le mode survie est beaucoup plus accessible, il propose de traverser un couloir obturé par des rangées de cinq vaisseaux ennemis. Ne pouvant aller qu’à gauche ou à droite, il faut viser juste pour détruire les vaisseaux et aller le plus loin possible. Aucune stratégie concernant le choix du tir n’est nécessaire dans ce mode puisqu’il se fait automatiquement. Les vaisseaux détruits laissent tomber des pièces d’or ou des power-up qui aident grandement le joueur. Les pièces permettent d’acheter à la boutique du mode survie des améliorations pour la puissance du laser, divers objets à utiliser en cours de partie ou encore deux autres vaisseaux aux particularités spéciales. Le premier dispose d’un bouclier qui accordera de se faire toucher une fois sans déclencher la fin de partie tandis que le second, équipé d’un aimant, attirera les pièces et les power-up. Ces derniers décupleront la puissance de tir pendant une courte période, équiperont le vaisseau d’un aimant ou le propulseront beaucoup plus loin dans le couloir en le faisant littéralement traverser les ennemis. Même si les premières parties sont plutôt sympathiques, ce mode est beaucoup trop répétitif et nécessite un temps de jeu trop long pour récolter de l’or. Chaque amélioration est plus chère de 100 pièces que la précédente. On passe du temps à ne pas faire grand-chose et on préfèrera donc y jouer à petites doses.

Point complet
Dans l’ensemble, Teslapunk est un bon petit jeu, difficile et exigeant. Son côté rétro séduira les nostalgiques et les amateurs de défis corsés. Si on met de côté les délires scénaristique et esthétique des développeurs, on peut y voir une bonne expérience qui ne conviendra certainement pas à un public de joueurs occasionnels. Voilà… vous êtes au courant.

On a adoré :
+ Un vrai challenge
+ Les musiques
+ Jeu dynamique
On n'a pas aimé :
- Le design du soft
- Répétitivité sans nom


Consulter les commentaires Article publié le 22/02/2016 par Bruce S.



 
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