Test Terminator : Resistance - jeux vidéo Xbox One

XBOX ONE GAMER
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Développeur
Teyon
Genre
Action
Statut
Disponible
Date de sortie
  15.11.2019
Nombre de joueurs
1
Prix de lancement
59,99 €

Après avoir pris le temps de finir ce Terminator : Resistance, reçu un peu tardivement pour rendre un avis le jour de la sortie, nous sommes en mesure de vous donner notre point de vue sur le titre. Sur le papier, le projet part plutôt mal avec un développeur polonais inconnu (ou presque) responsable de titres oubliables sur Xbox One, PS4, Switch ou encore 3DS, ce dernier ayant notamment massacré la licence Rambo. Alors, simple commande d’éditeur digne d’un studio tel que feu Davilex ou titre à licence soigné ? La réponse est peut-être entre les deux… et sans aucun doute dans les lignes qui vont suivre.

Terminator pas Dark Fate



Autant vous prévenir tout de suite, l’histoire inédite de Terminator : Resistance n’a rien à voir avec le film Terminator Dark Fate sorti fin octobre dans les salles. Passé ce postulat et cette première déception, même s’il pouvait être intéressant de voir des liens entre deux médias (ou juste des références au film, à Sarah Connor, ou aux nouveaux personnages introduits), il est assez simple de juger le titre en un coup d’œil. Techniquement parlant, nous sommes loin des capacités maximales d’une Xbox One mais l’ensemble reste finalement assez propre. Les animations étant par ailleurs inexistantes (ouvrir les portes, ramasser des objets, consommer ces derniers, etc.), il est difficile de s’immerger dans l’univers lorsque les armes sont récupérées automatiquement. Les temps de chargement sont parfois très (trop !) longs, mais fort heureusement, ils ne sont pas fréquents, sauf lors des changements de zone. Des chutes de framerate sont à noter lors des scènes d’action avec de nombreux ennemis, les explosions et les effets visuels sont tout juste corrects, tandis que les visages lors des cinématiques sont convenablement modélisés. Le titre propose des décors plutôt agréables (malgré des allers-retours dans des environnements déjà visités) qui sont malheureusement plutôt ternes. L’affichage plutôt tardif de certaines textures lors de quelques situations n’aide pas non plus vraiment à l’immersion.

Force est de constater qu’il ne faut jamais juger un titre à sa couverture. Terminator : Resistance sentait bon le « titre commande » expédié en 6 mois par une équipe de 10 personnes dans un sous-sol. L’erreur est humaine. Le titre regorge de bonnes idées piquées sur d’autres jeux, d’autres genres, et il le fait de manière plus que correcte. Dommage cependant que chaque fonctionnalité soit intégrée de manière très légère. Par exemple, vous aurez l’occasion de pouvoir crocheter des portes (avec plusieurs niveaux de difficulté liés aux compétences). Tout est beaucoup trop simple et surtout assez peu précis. Mais l’idée est là. Même constat concernant le « piratage » : le mini-jeu qui permet de pirater une tourelle (renfort agréable dans certains cas, surtout via les tourelles plasma), porte et autres éléments électroniques est sympathique mais finalement très léger, puisque rater le piratage n’est pas punitif et il est possible de recommencer plusieurs fois (seule conséquence, une petite décharge).

En bref, il y a pas mal de choses à faire, pas mal de fonctionnalités mais tout n’est présent qu’en surface tout au long de l’histoire. Et justement, celle-ci est très classique mais a le mérite de proposer des personnages tantôt attachants (Patrick, Erin, Ryan par exemple), tantôt charismatiques (Baron). Les missions proposées dans un univers semi-ouvert avec plusieurs objectifs (visibles via la map du menu) jouissent d’un level-design intéressant. On peut opter pour une approche bourrine ou pour une approche plus furtive, en évitant les ennemis et en tuant les Terminators en un coup (nous vous laissons découvrir comment). L’univers de la saga Terminator semble plutôt respecté et vous avez quelques clins d’œil sympathiques que nous vous laissons le soin de découvrir. On reste aussi un peu sur notre faim sur le système de dialogue proposé et sur le principe de « choix » (vos choix comptent…). L’ensemble est une nouvelle fois très « léger » et manque d’approfondissement, les choix étant finalement peu présents mais leur impact est somme toute modéré.

I’ll be back!



Si le joueur contrôle un personnage nommé Jacob Rivers, seul membre rescapé de la division du Pacifique de la Résistance face aux machines, contrôlée par Skynet (on reste en terrain connu), il n’est jamais réellement expliqué pourquoi ce personnage est si important, et surtout, il est dommage de voir que les ficelles du scénario sont très visibles. Il est aisé de comprendre qui est « l’étranger » et ce qui arrivera à la fin. Malgré tout, l’histoire reste plutôt prenante et on a hâte de savoir comment va se dérouler le combat contre Skynet tout au long des 28 chapitres que compte le titre. En ligne droite, ne comptez pas plus de 7h, ce qui reste plutôt court pour un titre vendu au prix fort, tandis que si vous prenez le temps de faire l’ensemble des quêtes annexes proposées (généralement situées à côté des objectifs principaux), il vous faudra entre 9 et 10h pour en venir à bout. Justement, ces dernières sont finalement peu intéressantes mais ajoutent quelques éléments au « lore » de ce Terminator Resistance et permettent d’en apprendre plus sur les personnages et leurs histoires (récupération de craies dans une maison pour Patrick, d’un radiocassette pour Ryan, sauvetage d’un PNJ, etc.). Les cinématiques et la mise en scènes sont plutôt correctes, dommage que la synchronisation labiale ne soit cependant pas au niveau.

Quelques séquences stressantes sont d’ailleurs de la partie, lorsque l’arsenal est encore limité et que les T-800 sont très puissants (il est alors nécessaire de se cacher et de les éviter). Dommage cependant que la destruction du premier Terminator soit si expédiée et finalement sans surprise. A l’inverse, l’arsenal est lui plutôt bien développé et le titre nous propose de nombreuses armes classiques (flingue, mitraillette, fusil d’assaut, lance-roquettes dernier cri) ; des armes de jets (grenades, explosifs)… et des armes moins conventionnelles (que nous vous laissons découvrir) malheureusement trop puissantes face aux Terminators qui ne font plus vraiment « peur » à partir d’un certain stade de l’aventure. Dans le registre des bons points, au même titre que l’arsenal, le bestiaire est plus que correct avec des ennemis robotiques et quelques surprises (vers la fin du jeu). Reste que malheureusement l’I.A. est tout bonnement inadmissible. Peu agressive, des réactions anormales, pas de prise d’initiative (contournement ou stratégie), les ennemis sont régulièrement inactifs et mettent du temps avant de réagir, tandis qu’il est facile de jouer avec la jauge de visibilité avec cette I.A. très imparfaite qui ne cherche pas après le joueur. En plus, Terminator : Resistance est plutôt facile, même en difficulté élevée. Les munitions sont nombreuses, les ressources aussi, le sentiment d’univers post-apocalyptique n’est jamais vraiment présent. Si vous cherchiez un challenge avec ce titre, passez votre chemin. La bande sonore est quant à elle clairement en retrait, malgré des musiques et thèmes si chers à la saga et des voix plutôt convaincantes.

Et quoi encore ?

En complément, le titre vous propose un système d’expérience avec des points de compétence à attribuer selon vos actions (mission principale réussie, mission secondaire, ennemis détruits, objectifs secondaires, etc.). Les points de compétence sont attribuables de manière très classique, sur la discrétion, la taille du sac à dos, l’importance des dégâts, l’amélioration des compétences de piratage, de crochetage ou encore de crafting, etc. Il est aussi possible d’améliorer ses armes à l’aide de « puces » qui se trouvent sur les ennemis robotiques tués et qui, associées à deux autres puces, permettent d’améliorer les dégâts. Aussi, comme indiqué précédemment, il est possible de crafter les objets via un établi (disséminés un peu partout sur la map), afin de fabriquer des trousses de soin, crochets, seringues ou éléments explosifs. Enfin, Jacob Rivers est doté de lunettes d’ultravision qui permettent de voir les ennemis et points d’intérêt à travers les murs mais qui freinent sa progression et son action lorsqu’elles sont portées (via le stick droit). Il est aussi possible de prendre des photos lorsqu’on utilise ce mode de vision.

L’avis perso de Patrick // Bonne surprise très imparfaite...

Comme vous avez pu le lire à travers ces lignes, j’ai été plutôt agréablement surpris par le jeu. Même si nous sommes loin d’un grand titre, je m’attendais vraiment à une horreur, la commande classique et habituelle de la Paramount ou de la 20th Century vers un combo éditeur/développeur jusque-là presque inconnu (et c’est toujours le cas). Eh bien, la réalité est toute autre et je reconnais avec un certain sadisme avoir apprécié cette partie. Je ne recommande bien entendu pas le titre aux hermétiques de la saga, mais pour un fan qui souhaite prolonger l’univers cinématographique et qui est prêt à passer outre de très gros défauts, le plaisir de jeu sera présent quelques heures durant.


Point complet
Il faut bien reconnaître que ce Terminator : Resistance a su nous surprendre. Alors que l’on pensait avoir affaire à une simple commande pour coïncider avec la sortie du film Dark Fate, le titre nous a fait passer de bons moments. Même si nous sommes plutôt loin d’un grand jeu, Terminator : Resistance est capable de sortir quelques moments agréables le temps d’une campagne, plutôt courte en ligne droite, dans un univers Terminator plutôt respecté. La partie technique laisse un peu à désirer, l’I.A. est tout bonnement inadmissible, le contenu global un peu léger, les animations sont inexistantes, le système de choix est un peu en retrait, mais si vous savez faire fi de tout ça, peut-être que ce titre saura vous séduire, le temps de quelques heures. A faire, mais à prix réduit !

On a adoré :
Terminators plutôt puissants
Bourrin ou légère furtivité
Contenu global correct
Mise en scène correcte
L’univers Terminator
Environnements agréables
Les clins d’œil à la saga
Le bestiaire
L’arsenal
Quelques séquences de "stress"
Dialogues plutôt bien sentis…
Avec quelques choix…
On n'a pas aimé :
Qui restent sous-exploités
Plutôt court en ligne droite
Animations inexistantes
Fonctionnalités justes effleurées
Technique laissant à désirer
Ficelles du scénario visibles
Pas de scène marquante
IA ridicule (on pèse nos mots)
Difficulté mal dosée
Finitions (bugs, clipping, textures tardives)
Certaines armes trop puissantes
Bande sonore en retrait


Consulter les commentaires Article publié le 08/12/2019 par Patrick C.



 
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