Test Syndicate - jeux vidéo Xbox One

XBOX ONE GAMER
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Syndicate



Développeur
Starbreeze
Genre
FPS
Statut
Disponible
Date de sortie
  24.02.2012
  21.02.2012
Nombre de joueurs
1 à 4
Online
- Jeu en ligne
Classification PEGI

Thème
Futuriste
Mémoire
10 Mo
Résolutions gérées
720p, 1080i, 1080p
Son
Dolby Digital
Prix de lancement
59,00 €

Les vieux de la vieille connaissent certainement le Syndicate de Bullfrog Productions sorti en 1993. Il s’agissait d’un jeu d’action et de stratégie en temps réel prenant ses bases dans un univers cyberpunk. Certainement influencé par le reboot réussi de la licence Deus Ex, Electronic Arts s’est mis en tête de relancer sa franchise. Il a donc annoncé un reboot sobrement nommé Syndicate. Toutefois, un changement de taille est à noter, puisque ce nouveau volet n’est autre qu’un FPS confié à Starbreeze AB. Malgré le changement d’orientation, le passif des développeurs avait de quoi rassurer un minimum les fans du genre et/ou de l’univers. Reste donc à voir si le résultat est à la hauteur des espérances…

Ils n’ont pas oublié quelque chose ?




Afin d’essayer de faire un lien avec le matériau d’origine, les petits gars de Starbreeze AB nous plongent dans un futur plus ou moins proche dans lequel des corporations, les Syndicats, s’affrontent pour imposer leurs armements et leurs technologies. C’est dans ce contexte que l’on est invité à incarner Miles Kilo, un employé d’Eurocop boosté à la puce Dart 6, qui va prendre part à tout cela. Grossièrement, ses facultés sont améliorées grâce à ladite puce qui lui confère quelques pouvoirs particuliers. Le contexte est très intéressant sur le papier mais les développeurs n’ont pas saisi l’opportunité de le développer. Concrètement, ils se sont contentés de nous fournir un scénario plus que minimaliste et prévisible, aux ficelles archi usées. Pire encore, les dialogues sont plats et rien ne vient donner l’envie au joueur de progresser dans cette campagne solo, dans laquelle il ne fait que subir les événements, en n’apprenant quasiment rien sur les enjeux, les groupes, etc. Tout juste peut-il ramasser des fichiers visant justement à donner des informations sur l’univers, mais l’envie de les lire est finalement très relative. Ces fichiers informatifs auraient dû être des compléments d’information pour approfondir l’univers et non des sortes de palliatifs à une histoire médiocre qui n’est jamais développée. Mais ce n’est pas tout puisque les développeurs accumulent les erreurs en proposant une mise en scène soporifique, une progression archi dirigiste ponctuée de phases typées plates-formes à mourir d’ennui.

Mécanismes à activer à distance, portes à ouvrir à coups de QTE inutiles et autres vieilleries sont de la partie pour casser le rythme. On avance donc dans des niveaux froids et relativement vides dans lesquels on élimine tous les ennemis en cherchant la prochaine ouverture pour continuer. Le gameplay est lui aussi archi classique, avec un système de couverture qui ne fera pas date, quelques exécutions au corps à corps pour la forme, du sprint, des glissades et bien entendu des phases de shoot. On retrouve des armes assez communes, allant du pistolet au sniper, en passant entre autres par le fusil à pompe, le fusil mitrailleur, etc. Certaines armes sont dotées d’un mode de tir secondaire et l’arsenal, à défaut d’impressionner, reste efficace, surtout que les bruitages sont assez percutants et que quelques fonctions (comme le verrouillage de cible) sont bienvenues. Vu le concept, les développeurs ont bien entendu mis en avant l’utilisation de la fameuse puce. Cela se traduit en jeu par la possibilité de ralentir le temps et d’identifier ses ennemis, même à travers des murs, ou encore par le développement du personnage via des compétences/améliorations à débloquer. On a un pseudo arbre pour nous aider dans cette tâche, mais ça reste assez sommaire pour véritablement convaincre, bien que cela soit assez utile. L’autre particularité de la puce, c’est qu’elle permet de pirater des terminaux, mais aussi et surtout d’autres puces.

Dans les faits, le joueur peut pirater la puce d’une arme pour déclencher un contre-feu blessant l’ennemi, ou encore pirater l’implant de l’adversaire pour le retourner contre ses alliés et/ou le faire se suicider. Il est aussi possible de désactiver certains boucliers afin d’éliminer l’opposant, comme certains drones. L’idée est bonne et elle se révèle même très plaisante durant les premières minutes du jeu. Malheureusement, le système étant limité à ces quelques choix, réutilisés sans fin, les situations finissent rapidement par se répéter, laissant à penser que l’utilisation de la puce est sous-exploitée. Dommage, surtout qu’elle apporte un petit plus tactique lors des gunfights, l’I.A. étant assez agressive. Il est parfois nécessaire de privilégier le piratage des puces des ennemis plutôt que de foncer tête baissée dans le tas. Le bon côté, c’est que vous ne risquez pas de prendre racine derrière une couverture, les ennemis allant parfois jouer les kamikazes ou envoyant des grenades pour vous déloger. On serait donc tenté de dire que l’I.A. est efficace, notamment dans le mode de difficulté le plus élevé, mais plusieurs scripts grossiers nous maintiennent un peu sur la réserve. En effet, il n’est pas rare de voir un adversaire passer devant nous, nous tourner le dos et continuer à courir jusqu’à prendre une balle ou jusqu’à trouver le point permettant le déclenchement de son script pour le faire passer dans un mode offensif. Bref, il y a encore du travail sur ce point. Reconnaissons au moins que certains ennemis demandent pas mal de balles pour être éliminés.

C’est tout ?




En revanche, on regrette que les développeurs aient tenté de rallonger artificiellement la durée de vie de la campagne en balançant des ennemis venus d’on ne sait trop où, rallongeant les gunfights, qui traînent parfois un peu en longueur. Heureusement, le gameplay est assez dynamique, grâce notamment à la caméra, pour faire passer la pilule, et les armes offrent un bon feeling. D’ailleurs, les néophytes pourront facilement prendre le jeu en main. C’est assez rapide et défoulant, même si le HUD est souvent surchargé. Dans tous les cas, le « bon » côté, c’est que l’aventure se boucle en cinq à six heures pour le commun des mortels (selon le niveau de difficulté), là où les plus rapides pourront en voir le bout en quatre heures et des poussières en mode normal. C’est court, surtout pour un titre qui ne propose pas de multijoueur compétitif. Néanmoins, il est possible de profiter d’un mode coopératif ! Même s’il est uniquement jouable en ligne, en passant par un menu qui semble être un brouillon de ce que l’on pouvait attendre, il faut bien reconnaître qu’il arrive à proposer quelque chose de plus sympathique que la piètre campagne solo. Par nature, la coopération a souvent du bon. Ici, elle est vraiment essentielle pour boucler les neuf missions ponctuées d’objectifs à accomplir.

En effet, les ennemis profitent d’un level design un peu plus aéré, tout en restant assez basique, pour nous prendre par surprise, nous contourner, etc. Leur nombre fait la force et on retrouve plusieurs niveaux de difficulté. La puce trouve en plus une nouvelle utilisation, offrant notamment la possibilité de soigner à distance l’un de ses trois alliés ou encore de le rebooter lorsque celui-ci a été éliminé. Vu le nombre des ennemis et leur vélocité, notamment en fin de niveau, il faut vraiment veiller les uns sur les autres pour triompher. Plusieurs améliorations sont là aussi de la partie. Les plus acharnés arriveront certainement à y passer plusieurs heures à s’amuser à refaire les missions avec d’autres joueurs, à alterner les classes, etc., mais il faut quand même reconnaître qu’on en fait vite le tour. En sus, tout est loin d’être parfait puisque durant plusieurs de nos parties, nous avons pu constater quelques soucis de lag, pas forcément trop gênants, mais suffisamment prononcés pour le noter, sans compter les quelques bugs pointés ci et là.

Ne crachons pas dans la soupe, ce mode coopératif est vraiment plus intéressant que le solo, au moins là on arrive à y trouver un peu de plaisir. Enfin, il est bon de parler un peu de l’enrobage du jeu. Artistiquement parlant, il ne plaira pas à tout le monde, mais les développeurs ont tout de même fait en sorte de proposer des environnements aseptisés, aux lumières agressives, qui peuvent s’inscrire dans l’univers. L’ambiance cyberpunk est à peu près présente, et il faut remercier les musiques, véritable point fort du soft. Quant aux doublages, on sent une certaine volonté de bien faire de la part des doubleurs français, mais le résultat est en dent de scie. Ceux qui opteront pour la version originale, en revanche, se régaleront. Au niveau purement technique, le soft est loin de briller, avec certaines modélisations réussies et d’autres loupées, des textures assez baveuses ci et là et un aliasing prononcé. Il faut rajouter à cela des chargements assez longuets et des animations variant entre le bon et le moins bon.

Point complet
Starbreeze AB, qui nous a pourtant habitués à des jeux de qualité, s’est planté avec ce reboot de Syndicate. En voulant changer l’orientation pour offrir un FPS (apparemment plus vendeur de nos jours), les développeurs ont tout simplement dénaturé une licence très appréciée. Ils en ont fait un vulgaire jeu de tir avec un gameplay plutôt dynamique et efficace, bien qu’archi classique, qui ne vaut vraiment que pour son mode coopératif en ligne (pas de local, ni de multi compétitif), et encore, à petit prix. Le mode solo est court, soporifique, redondant et archi balisé. Certes, l’univers cyberpunk n’est pas mal et l’ambiance est assez réussie, notamment grâce aux musiques de qualité et aux bruitages assez percutants des armes, mais les développeurs sont totalement passés à côté de leur sujet en réduisant le scénario (si on peut appeler cela comme ça) à un simple contexte inexploité. Là où ils auraient pu créer une aventure riche, en se basant sur un concept qui a un gros potentiel, ils n’ont fait qu’un bête FPS à l’action quasi non-stop. On avance, on dégomme une I.A. agressive pas très futée, on subit des QTE inutiles et c’est tout. Heureusement que la coopération sauve le titre du naufrage, mais elle ne suffit pas à en faire un must-have, très loin de là. On a parfois du lag, le menu n’a pas été travaillé et au final, on en fait quand même vite le tour.

On a adoré :
+ Musiques très appréciables
+ Action quasi non-stop
+ Une certaine ambiance
+ Prise en main rapide
+ Gameplay assez dynamique
+ I.A. agressive
+ La coop en ligne sympathique
+ L’utilisation de la puce…
On n'a pas aimé :
- Pas assez exploitée
- Code réseau non optimal
- Pas de coop en local
- Level design basique
- Chargements longuets
- Solo court et soporifique
- Les QTE inutiles
- Vite redondant
- ‘Scénario’ minimaliste loupé
- Techniquement à améliorer


Consulter les commentaires Article publié le 19/03/2012 par Vincent P.



 
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