Test Sword Art Online : Fatal Bullet - jeux vidéo Xbox One

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Sword Art Online : Fatal Bullet



Editeur
Bandai Namco
Développeur
Dimps
Statut
Disponible
Date de sortie
  23.02.2018
Nombre de joueurs
1

Sword Art Online (SAO), c’est avant tout un anime phénomène à très grand succès. Pour les non-initiés, l’histoire originale prend place au cœur d’un VR-MMO fantastique, dans lequel les joueurs se retrouvent enfermés, sans possibilité de se déconnecter. On y suit Kirito et sa bande qui découvrent rapidement que la mort en jeu se répercute directement dans la vraie vie et que leur seule façon de s’en sortir indemne est de terminer le jeu. Ce cinquième opus SAO marque la première apparition de la licence sur notre plateforme. Avec Fatal Bullet, l’histoire se déroule pendant la saison 2 de l’anime, dans l’univers de Gun Gale Online, nouveau VR-MMO futuriste, centré sur l’utilisation d’armes à feu et sur les combats en PVP.

On crée et on se lance



Plutôt que de faire figurer à nouveau le héros Kirito comme protagoniste principal, Fatal Bullet vous invite à créer votre propre personnage et permet donc à tous ceux qui ne sont pas familiers avec la licence de facilement se mettre dans l’histoire. Après avoir librement customisé votre avatar, en choisissant parmi de nombreuses options (sexe, cheveux, visage, corpulence…), vous arrivez dans le monde de Gun Gale Online, où votre amie Kureha vous attend déjà pour vous initier aux bases du jeu. Vous apprendrez rapidement qu’un tournoi est sur le point de démarrer et qu’à la clef se trouve un objet extrêmement rare. Avec votre chance de débutant, vous parvenez à récupérer l’item en question, au nez et à la barbe de Kirito et de son équipe, que vous rencontrerez pour la première fois et avec qui vous vous lierez vite d’amitié. Vous venez de faire l’acquisition d’un ArFA-sys, une intelligence artificielle entièrement personnalisable qui vous accompagnera sur les combats et qui fera surtout la convoitise de tous les autres joueurs. Avec votre nouveau compagnon, vous pouvez désormais prétendre à l’exploration du SBC Flugel, une nouvelle zone de Gun Gale Online, fraichement apparue avec la dernière mise à jour.

Voilà pour une présentation très succincte de l’histoire et de votre première heure de jeu. Vous passerez ensuite de nombreuses heures à enchaîner les tutoriels et à regarder des cinématiques avant que les événements ne commencent à se mettre en place… Long, trop long. C’est au sein du SBC Glocken, le gigantesque vaisseau-ville servant de hub aux joueurs, que les amis de Kirito vous présenteront les différents aspects liés à la création d’équipements, à la modification ou l’amélioration des armes, mais aussi comment récupérer des quêtes, où faire vos achats, comment vous rendre sur le champ de bataille ou encore comment affronter d’autres joueurs en ligne. C’est donc depuis ce hub que vous planifierez vos actions et que vous customiserez votre personnage et votre escadron. Pour un si grand espace présentant de multiples zones, il est malheureusement bien vide. Vous utiliserez rapidement le voyage rapide pour tous vos déplacements, vous évitant ainsi d’incessants trajets entre les points d’intérêts mais au prix de longs temps de chargement.

Et ce n’est malheureusement pas la mise en scène ou les interactions avec les autres personnages qui viendront remonter la barre. Les dialogues sont franchement peu inspirés, voire parfois à la limite du risible, et débités par des personnages souvent alignés à l’écran devant un fond statique en mode dating sim... rien de mieux pour casser l’immersion. Les options de réponses offertes n’ont absolument aucune incidence sur le déroulé des conversations, n’offrant donc qu’un faux sentiment d’échanger avec les NPC. C’est en quittant le hub que l’on entre dans le vif du sujet, avec différentes zones d’actions qu’il vous faudra explorer pour réaliser les quêtes et nettoyer les donjons qui s’y trouvent. Encore une fois, celles-ci sont pauvres en détails, l’univers qui vous attends est plutôt terne, il manque de fantaisie. Ok, le jeu se déroule dans un univers post-apocalyptique mais cela n’excuse pas un level design plutôt feignant. Les donjons sont sur le même modèle, un enchaînement de salles quasi identiques et presque toujours complètement vides, à l’exception de quelques éléments de décor qui pourront servir de couverture pendant les gunfights.

Fatal Bullets… par chargeurs entiers

Par chance, le gameplay est plutôt réussi. SAO : Fatal Bullet vous laisse le choix de l’approche en fonction de l’armement que vous souhaitez utiliser : mitraillettes ou fusils d’assaut, fusils à pompe, pistolets, snipers, lance-roquettes, miniguns ou même épées à photons (un sabre laser quoi), il y en a vraiment pour tous les goûts. Les différentes armes sont bien équilibrées et il n’y a pas d’avantage clair à utiliser l’une ou l’autre, toutes sont viables en fonction de votre style. L’idéal reste quand même d’équiper deux armes de catégories différentes, pour pouvoir faire face en toutes circonstances. Il vous sera aussi possible d’améliorer votre armement et d’y ajouter des puces mémoires, qui ajouteront différents bonus à votre arme. Peu importe votre arsenal, les gunfights sont toujours nerveux, grâce à un système de mobilité très réussi. Esquives, roulades et sauts permettent d’être constamment en mouvement. Cet aspect est renforcé par un gadget appelé UFG, que vous récupérez dès le début du jeu. C’est une sorte de grappin-laser qui vous permettra de naviguer dans l’environnement de manière verticale, offrant des possibilités d’approches multipliées. Enfin, le système de visée a clairement été pensé pour faciliter cette mobilité permanente.

Le jeu propose en effet un mode de visée assistée plutôt réussi, qui permet de facilement cibler les ennemis et d’infliger une quantité de dégâts soutenue même en plein mouvement. A tout moment, vous pourrez passer du mode de visée assistée au mode libre, ce second vous permettant de concentrer vos tirs et donc d’atteindre les points critiques des adversaires. En plus de vos armes, vous aurez à votre disposition quatre capacités, différentes en fonction de l’arme équipée. Ces capacités sont variées, offrant des options de soutien comme des moyens d’infliger encore plus de dégâts. Vous pourrez ainsi choisir de pouvoir tirer une balle soignante sur un allié, d’effectuer une roulade tout en rechargeant, de concentrer votre visée, d’effectuer une charge pour porter un coup au corps à corps à l’ennemi… et bien d’autres. Enfin, vous pourrez équiper quatre objets qu’il sera possible d’utiliser pendant la bataille : grenades, kits de soins, etc. L’efficacité de vos armes et de vos compétences dépendent en grande partie de vos statistiques, qu’il faudra donc développer avec les points que vous débloquerez en progressant dans l’aventure et en montant de niveau. Il y en a six au total, chacune impactant un aspect différent de votre personnage : force, vitalité, agilité, dextérité, intelligence et chance. Vous pourrez librement réassigner vos points pendant l’aventure, ce qui vous permettra d’expérimenter et de trouver la répartition qui marche le mieux avec votre style de jeu.

Globalement, on retrouve bien l’esprit shooter à la troisième personne dans Fatal Bullet. Son gameplay rapide et l’ajout de la visée assistée en font presqu’un Run & Gun tant il est possible de bondir partout tout en mitraillant incessamment les ennemis. On pourra néanmoins lui reprocher l’absence d’un système de couverture. Oubliez donc le gameplay à la Gears of War, il est ici impossible de venir « coller » à une surface pour se mettre à couvert puis riposter, avant de bondir vers une autre planque. Vous pourrez utiliser l’environnement en vous cachant derrière un mur ou en vous mettant accroupi pour casser la ligne de vue des ennemis, mais cela reste très peu instinctif comparé aux standards actuels.

Une arme enrayée…

Malgré les qualités du gameplay de SAO : Fatal Bullet, de nombreux autres points manquent clairement de travail. Tout d’abord, de nombreux concepts ne sont pas clairement expliqués, malgré les nombreux tutoriels. A vous donc de fouiller pour comprendre le fonctionnement de certains mécanismes, quitte à parfois passer à côté. Pas l’idéal pour les fans de la série qui veulent simplement passer un bon moment dans leur univers favoris sans se creuser la tête pour comprendre ce que le jeu ne parvient pas à expliquer simplement, d’autant qu’ils auront déjà fort à faire simplement en naviguant dans les menus peu intuitifs du soft. Ensuite, l’IA n’est pas franchement à la hauteur. Vous serez souvent confronté à des alliés complètement désorientés, incapables de parcourir les quelques mètres qui vous séparent pour venir vous réanimer… Scénaristiquement parlant, les 25 heures nécessaires pour terminer l’histoire (40 en comptant les quêtes annexes) ne vous laisseront pas un souvenir mémorable tant il ne s’y passe au final pas grand-chose. L’idée de s’éloigner un peu du scénario initial était intéressante mais elle est sous exploitée et on a surtout l’impression d’enchaîner des quêtes sans rapport entre elles et surtout sans but final précis.

Certains points de l’histoire, qui auraient pu être de bons moments en jeu, sont parfois résumés en une micro cinématique de quelques secondes, ce qui casse complètement l’intérêt des scènes. Au final c’est le mode Kirito, dans lequel vous contrôlerez le héros et qui résume l’axe du Death Gun de l’anime, qui est peut-être le plus intéressant, bien que celui-ci s’apparente plus à une grosse quête annexe. Graphiquement ensuite, le jeu est aussi en dessous de ce qu’il est possible d’attendre. Malgré une présentation des personnages efficace via un cel-shading réussi et respectant parfaitement le style de l’anime, le reste des environnements manque de finesse. L’univers de Gun Gale Online est gris, sans grande saveur et manque de détails et de vie pour convaincre. Même les ennemis ne sont au final pas très variés, souvent de simple reskins des mêmes insectes ou robots. Enfin, pour un jeu censé prendre place dans un MMO, les interactions en multijoueurs ne sont pas franchement convaincantes. Le jeu est très majoritairement un jeu solo, vous ne pourrez donc pas vous attaquer à l’histoire avec un ami. Vous pourrez réaliser quelques raids en groupe contre des boss, ou vous affronter par équipe contre ces mêmes ennemis pour voir qui infligera le plus de dégâts… Rien qui ne vous donnera réellement le goût d’y revenir.
Article rédigé par Arnaud / Moshi


Point complet
Sword Art Online : Fatal Bullet n’est pas un mauvais jeu, mais il ne parviendra probablement pas à conserver votre intérêt bien longtemps. Bien que l’on prenne du plaisir avec son gameplay fait de gunfights fun et dynamiques, un environnement trop vide, des quêtes peu inspirées et une histoire sans grand intérêt viennent malheureusement le tirer vers le bas. Un titre à réserver en priorité aux fans de la licence, qui seront ravis de créer leur propre personnage et de venir le faire interagir avec leurs héros favoris.

On a adoré :
Créer son propre perso d’anime
Fidèle à la licence
Gameplay fun et nerveux
Nombreux styles de jeu en fonction de l’armement choisi
Bonne durée de vie
On n'a pas aimé :
Mise en place trop longue
Graphiquement peu inspiré
Level design vide et répétitif
Univers terne et sans vie
Scénario, dialogues et cinématiques sans grand intérêt
Mode multijoueur sous exploité


Consulter les commentaires Article publié le 10/04/2018 par Vincent P.


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