Test Sunset Overdrive - jeux vidéo Xbox One

XBOX ONE GAMER
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Sunset Overdrive



Développeur
Insomniac Games
Genre
Action
Statut
Disponible
Date de sortie
  28.10.2014
Nombre de joueurs
1 à 8
Classification PEGI

Après avoir sévi sur les consoles de Sony (les sagas Ratchet and Clank et Résistance) et fourni un Fuse tout à fait oubliable sur plusieurs supports, les petits gars d'Insomniac Games reviennent avec une exclusivité destinée à la Xbox One. Sunset Overdrive, c'est son nom, est un improbable mélange entre Jet Set Radio et Dead Rising. Promettant un univers déjanté et des phases d'action explosives, le titre est enfin arrivé entre nos mains. Après une bonne semaine à arpenter les rues de Sunset City, voyons voir ce que le jeu a dans le ventre.

Copié/collé mixé et réussi…




Oreilles chastes, abstenez-vous ! Si Sunset Overdrive joue la carte de l'humour, celui-ci est nettement plus irrévérencieux que celui de Ratchet and Clank. Les blagounettes bon enfant laissent ici leur place à un humour bien plus trash, à base de gros mots bien envoyés et de blagues pipi/caca, le tout en français s'il vous plaît (le doublage étant plutôt bon). L'ambiance du jeu est loufoque, tout comme le pitch de départ (une boisson transforme les habitants en infectés), et cela se retrouve dans votre personnage et ses fringues (homme ou femme, personnalisable) et les PNJ que vous allez rencontrer. Véritables clichés ambulants, ceux-ci sont regroupés à divers endroits de la ville. A vous donc d'effectuer des missions pour les Las Catrinas (des infirmières chicanos), des adeptes du Moyen-Age (et leurs chansons hilarantes) ou les geeks de service. Bien entendu, les infectés, nombreux et de tailles variées (de gros molosses sont de la partie), vous mettront des bâtons dans les roues dans votre tentative de quitter la ville. Pour cela, un arsenal est mis à votre disposition, et le marchand du coin veillera à vous fournir nouveautés et munitions. Des armes loufoques et puissantes donc, qui montent de niveau au fur et à mesure de leur utilisation, comme dans Ratchet and Clank. Avec des noms comme Dirty Harry, Lebowskill ou Bazourska, vous vous doutez bien que la puissance de feu et l'originalité sont au rendez-vous. Balancer des boules de bowling, de la glace, des oursons explosifs ou des feux d'artifice est bien utile face aux vagues d'infectés à défoncer.

Autre élément au coeur du jeu : le grind. Avec son level design génial et bien étudié, la ville de Sunset City regorge d'endroits sur lesquels votre personnage peut glisser ou s'accrocher, au raz du sol (sur les voies ferrées, les voitures), à mi-hauteur (sur les lignes téléphoniques ou les balcons) ou en hauteur (sur les toits des immeubles), avec la possibilité d'accélérer en même temps. Le jeu est d'ailleurs assez permissif et encourage les prises de risque… jusqu’au point de glisser sur l'eau si l'envie vous en prend. Les rebonds ont également une place très importe pour enchaîner les figures. Ceux-ci sont bien évidemment exagérés et, si vous êtes au départ surpris de rebondir sur une voiture comme sur un trampoline, vous allez vite utiliser cette possibilité pour vous envoler et atteindre le haut des immeubles de la ville. Très agile, le personnage grimpe partout et se laisse très facilement apprivoiser. Le gameplay est impeccable et, à part une caméra qu'il faut souvent recadrer manuellement, les sauts sont très précis et faciles à gérer, tout comme les passages orientés action. Le joueur peut donc grinder à volonté pendant de nombreuses minutes sans même toucher le sol et en shootant les infectés ou humains, ce qui est vivement recommandé. En effet, au sol, vous êtes nettement plus lent et à la merci des ennemis, qui pourront vous tuer en quelques secondes. Veillez donc à les shooter d'un peu plus haut. Le jeu n'est pas très difficile, mais certains pics de difficulté sont tout de même à signaler.

Toutes ces actions (sauts, grinds, combinaisons d'attaques) remplissent votre jauge de style, qui compte plusieurs niveaux. Au maximum, vous pourrez faire péter la baraque, mais pour cela, il va falloir avoir la classe et enchaîner les figures de style sans se laisser aller à ne rien faire, sous peine de voir votre jauge se vider. Certaines missions du jeu vous demandent, à l'image d'un tower defense, de protéger des cuves face à des vagues d'ennemis, dans un temps donné. Ces missions permettent de débloquer des rushs. Associés à votre personnage, ils permettent notamment de lancer des boules de feu en frappant au corps à corps ou d'envoyer valser les ennemis en faisant une roulade quand votre jauge de style atteint un certain palier. En plus de cela, des badges sont à récupérer au fur et à mesure de vos actions (badge corps à corps, badge de grind) avant d'êtres dépensés pour acquérir des overdrives, améliorables eux aussi, et ajoutant des caractéristiques à votre personnage. Par exemple, on peut augmenter le nombre de ses munitions, infliger plus de dégâts aux ennemis robotisés ou encore avoir une meilleure résistance face à certains types d'ennemis. Toutes ces améliorations sont nombreuses, mais se perdent dans des descriptions pas toujours claires et sont peut-être finalement trop complexes à gérer. La plupart des joueurs seront vite lassés et ne s'en soucieront guère, le jeu pouvant parfaitement être terminé sans. En plus du mode histoire, qui peut se terminer en à peine 9h en ligne droite, le jeu propose pas mal de missions secondaires à effectuer dans diverses factions de la ville.

Avec un gros aspect déjanté




Toutes différentes, elles permettent de débloquer des fringues ou encore des pièges à utiliser pour vos défenses de zone. La map est relativement grande et regorge d'objets à collectionner (chaussures sales, rouleaux de PQ) ou à détruire (caméras de surveillance). Le joueur désirant donc terminer le jeu à 100% en aura pour son argent et pourra y passer une bonne vingtaine d'heures, voire plus. Malheureusement, une certaine répétitivité peut se faire sentir, car l'agencement des structures des missions reste souvent le même. On se rend d'un point A à un point B en défonçant tout le monde sur son passage. Le jeu tente quelques missions plus originales, mais celles-ci ne s'avèrent pas très palpitantes. On se contente donc souvent de faire des bonds dans tous les sens en explosant tout le monde. Finalement, et c'est peut être un peu paradoxal, le jeu manque un peu de folie et ne semble pas aller jusqu'au bout de sont délire. Par contre, Sunset Overdrive est gore, les têtes tombent et les monstres explosent littéralement dans des effets très réussis, le tout arborant un aspect "film d'animation" en y ajoutant bon nombre d'onomatopées. Voir l'explosion d'un infecté écrire POP à l'écran avec son sang est vraiment excellent. Graphiquement, le jeu est très coloré et éblouit même parfois. Ne poussez pas trop la luminosité dans les options sous peine de vous faire saigner les yeux. En tout cas, la direction artistique est excellente et le tout se permet de parfaitement tenir la route au niveau de la fluidité, malgré le nombre important d'éléments et d'effets à l'écran.

Les effets d'explosion, de lumière et de fumée sont très jolis. La distance d'affichage est également très bonne et le joueur peut profiter d'une superbe vue de la ville s'il grimpe assez haut. On déplore par contre un aliasing trop visible, qui gâche le tableau final, ainsi que pas mal de bugs de collisions ou pendant les cut-scenes (ennemi qui vient s'y incruster et traverse les personnages). Comme nous le disions plus haut, les voix françaises sont vraiment drôles, sans compter que les références (jeux vidéo, cinéma) ont été adaptées à notre pays. Seules certaines musiques vous saouleront à cause de leur répétitivité. Si le frame rate ne bronche pas en solo, il en est de même en multi. Jouable jusqu'à huit et accessible via des bornes dispatchées dans la ville, le multi est vraiment fendard et jouissif. Il s'agit d'effectuer des missions en coopération, basées principalement sur la défense de zone ou la destruction. On profite de toutes nos améliorations gagnées en solo, dont les pièges à utiliser pour congeler, découper ou envoyer valser les ennemis. Déjà blindé d'effets visuels en solo, nous vous laissons imaginer le joyeux bordel à huit joueurs en même temps, même si de légers problèmes de visibilité se font ainsi sentir, le tout est suffisamment fendard pour vous accrocher quelques heures. Dommage, à l'image du solo, que les missions tournent rapidement en rond.

Point complet
Sunset Overdrive est loin de l'ambiance gentillette de Ratchet and Clank et propose un univers drôle et déjanté bien à lui. Ici, les gros mots sont de sortie, accompagnés de bonnes gerbes de sang et de matières gluantes. Le jeu propose une prise en main intuitive, à base de grinds survoltés et de scènes d'action explosives. Bien que le bestiaire manque quelque peu de variété, il est vraiment jouissif d'exploser les infectés par paquets de douze, d'autant plus que le frame rate tient parfaitement la route, malgré bon nombre d'effets graphiques réussis. Seul un aliasing un peu trop voyant vient gâcher la fête, tout comme une certaine répétitivité dans les missions et un boss de fin vraiment trop facile… Mais avec son multi fendard jusqu'à huit joueurs et son humour excellent, Sunset Overdrive vous fera passer un bon moment, explosif et coloré.

On a adoré :
+ Level design excellent
+ Direction artistique originale
+ Arsenal varié et explosif
+ Gameplay au poil
+ Déluge d'effets spéciaux
+ L'humour, excellent
+ Multijoueur appréciable
+ C'est gore et décomplexé
+ Personnages hauts en couleur
+ Doublages français réussis
+ La durée de vie globale…
On n'a pas aimé :
- Mais mode histoire court (ligne droite)
- Des missions qui se ressemblent trop
- Trop d'améliorations, ça tue l'amélioration
- L'aliasing pique pas mal
- Boss de fin trop facile
- Musiques qui tournent en boucle


Consulter les commentaires Article publié le 26/11/2014 par Lionel B.



 
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