Test Stuntman : Ignition - jeux vidéo Xbox One

XBOX ONE GAMER
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Stuntman : Ignition



Editeur
THQ
Genre
Course
Statut
Disponible
Date de sortie
  31.08.2007
  28.08.2007
Nombre de joueurs
1 à 8
Online
- Contenus
- Jeu en ligne
Classification PEGI
Mémoire
8 Mo minimum
Résolutions gérées
720p, 1080i, 1080p
Son
Dolby Digital

Septembre 2002, Atari sort en magasin un jeu d’un nouveau genre dans lequel vous interprétez le rôle d’un cascadeur de cinéma. Nommé simplement Stuntman, le soft est à l’époque annoncé comme « révolutionnaire » mais aussi comme « le hit de la rentrée ». Malheureusement, le titre ne séduit pas les foules faute à des graphismes décevants et une maniabilité souffrant de grosses lacunes. Cinq ans plus tard, le jeu change son équipe de développeurs mais aussi son éditeur. C’est donc Paradigm Entertainment qui tente cette année de redorer le blason du titre qui, au départ, ne manquait pas d’originalité. Ce nouvel opus arrivera-t-il à s’attirer les faveurs des joueurs ? Réponse avec notre test complet.

Cascadeur ou casse-cou ?




Dès le démarrage de Stuntman :Ignition, le menu d’accueil donne le ton avec une vidéo montrant des cascades plus spectaculaires les unes que les autres qui défilent sur un fond musical des plus Rock, après quoi c’est à vous d’entrer en scène. Plusieurs choix s’offrent alors à vous comme par exemple le mode Multiclash, le mode Créateur ou encore le Défi Cascade. Mais le plus intéressant et le plus passionnant est le mode Carrière. Il constitue en effet le cœur du jeu. Ce dernier vous permet de participer à six tournages plus originaux les uns que les autres afin de réaliser six scènes sur chacun de ces films. L’enregistrement de ces scènes se fait sur des plateaux divers et variés pour ainsi jouer dans des environnements neigeux, désertiques, campagnards mais aussi urbains. Un vrai délice.

Le début de l’aventure commence sur le tournage du film Aftershock. Le scénario tourne autour d’une soudaine irruption volcanique qui ravage un village. La première scène est assez simple et très courte, mais si vous voulez débloquer le maximum de bonus et remporter les cinq étoiles de réussite, vous devrez faire preuve de dextérité. En effet, la plupart des scènes des trois premiers films (Aftershock, Whoopin And A Hollerin' II et Strike Force Omega) sont assez simples d’accès, mais leur réussite totale rend le jeu beaucoup plus difficile et vous demandera alors, beaucoup de courage et de patience. Le meilleur allié de vos exploits devient donc la touche « recommencer ». D’ailleurs la durée de vie s’allonge si vous désirez gagner les cinq précieuses étoiles de chaque tournage. Les diverses cascades imposées au joueur varient sans arrêt et rendent le travail de plus en plus difficile. Celles-ci vous obligeront par exemple à foncer comme un fou avec de la nitro, sauter au dessus d’hélicoptères, défoncer les divers véhicules et décors proches ou encore slalomer sur des routes saturées. Mais pour avancer simplement dans le jeu, vous n’aurez qu’à finir les scènes sans jamais dépasser les cinq cascades ratées. Pas très difficile donc.

Vous l’aurez compris, la difficulté de Stuntman : Ignition varie suivant vos motivations, ce qui rend le jeu très accessible au grand public. Cette difficulté est tout de même bien dosée et évolue suivant les films dans lesquels vous jouez. Vous vous rendrez vite compte que les trois derniers films (Overdrive, Never Kill Me Again et Night Avenger) se révèlent bien plus coriaces et ardus que ceux de vos premiers pas. Il ne sera pas rare de devoir recommencer plusieurs fois les parcours pour connaître parfaitement le trajet et ainsi réussir parfaitement une scène. Notons d’ailleurs que le réalisateur et votre superviseur sont là pour vous aider. Ils vous indiquent précisément les chemins à prendre et les actions à réaliser. Ils vous félicitent également lors de vos exploits ou à l’inverse, critiquent vos façons d’appréhender leurs films. Les traductions françaises sont d’ailleurs plutôt bonnes et renforcent l’ambiance globale du titre de Paradigm Entertainment. On notera tout de même qu’il arrive au réalisateur de dire n’importe quoi comme par exemple de sauter au dessus d’un hélicoptère alors qu’il s’agit en fait d’un trou ou encore de se frotter à un camion alors qu’il faut en fait passer tout près de ce dernier mais sans jamais le toucher. Cela devient vite énervant quand il s’agit des dernières cascades du parcours et que cela vous oblige à tout recommencer.

Et à part le mode Carrière ?




Stuntman : Ignition dispose d’un mode carrière prenant et jouissif mais les développeurs ont également inclus d’autres modes de jeu pour varier légèrement les plaisirs et surtout influencer et augmenter la durée de vie globale du titre. On découvre alors le mode Multiclash qui permet au joueur de participer à des combats acharnés dans lesquels le gagnant est celui qui prendra le plus de risques et remportera ainsi le plus de points. Ce mode se joue en écran splitté (jusqu’à quatre joueurs), en liaison multi-console mais aussi et surtout en ligne via le service Xbox Live (ces deux modes permettent d’affronter jusqu’à sept autres joueurs). Petit bémol, les joueurs se font rares sur le Live. Les cartes et véhicules disponibles sont gagnés durant le mode carrière et sont inspirés de films déjà finis. Mais ce n'est pas tout, car à ces deux modes viennent s'ajouter le Défi Cascade (Freestyle et Imposé) et un Créateur de Cascade (Stade Freestyle et Défi Construction). Il s’agit simplement dans ce dernier de laisser libre court à son imagination en créant des parcours dans l’un des trois stades disponibles (Stade de terre, Circuit de stade et Stade de glace). Pour la création, la plupart des divers objets, rampes ou tous autres éléments sont également à remporter dans le mode carrière, ce qui donne envie de le réussir et de le finir à 100%. Vous pouvez aussi modifier certains parcours tirés des films du mode Carrière. Après c’est à votre guise, le temps peut être limité en mode Imposé ou totalement libre en Freestyle. Quant au mode Défi Cascade, il vous offre la possibilité de circuler librement, ou pas, sur plusieurs parcours prédéfinis et afin de réaliser vos propres cascades.

Cascade au pays des merveilles




Les modes de jeu proposés dans Stuntman :Ignition sont assez nombreux et variés. De ce côté-là, les développeurs de chez Paradigm Entertainment ont entièrement rempli leur contrat. Parlons maintenant un peu du gameplay du jeu. Celui-ci est radicalement arcade et permet ainsi une accessibilité sans faille à n’importe quel type de joueur. Stuntman : Ignition se veut donc accessible mais cela peut néanmoins gâcher le plaisir des joueurs à la recherche de simulation. En effet, malgré les légères variantes de prise en main des différents véhicules, le tout reste sommaire et très simple. Ne vous attendez donc pas à conduire des bolides avec précision mais plutôt à quelque chose de relativement facile.

En ce qui concerne le gros défaut du premier opus, à savoir les graphismes, il est déjà nécessaire de se rassurer. En effet, le jeu fourmille de détails et c’est un réel plaisir de, par exemple, foncer dans un tas de caisses et d’observer l’explosion de celles-ci. Les différents plateaux de tournage sont extrêmement détaillés et remplis d’objets en tous genres qui permettent ainsi de s’éclater à tout exploser sur son passage. Les flammes, l’eau, les effets de lumière ou encore la fumée du jeu sont très bien rendus et c’est une joie de parcourir ces jolis décors. On est loin de l’ambiance triste et grise de Stuntman premier du nom. Changement de génération oblige, les particules telles que les brindilles de feu ou encore les dégâts sur les environnements mais aussi sur les véhicules, affluent par centaines et prouvent que les développeurs ont bien compris sur quel support ils travaillaient. On notera tout de même l’apparition de quelques bugs d’affichages mais aussi de légers ralentissements ainsi que de gros pixels dus à des caméras mal placées. Ces détails viennent jouer les trouble-fête, mais cela reste quand même assez rare. Rien de bien méchant donc.

Autre point à noter, les longs temps de chargements entre les essais ont pratiquement disparu, ce qui permet au joueur d’attaquer directement les cascades sans avoir à attendre trop longtemps les directives dans son oreillette. Un bon point qu’il faut surtout attribuer au changement de support.



Point complet
Après un premier volet plutôt décevant, on dirait que le changement de développeurs et d’éditeur a porté ses fruits. Stuntman : Ignition se révèle être une des bonnes surprises de cette fin d’année. Ce deuxième volet de la saga réussit tout de même l’exploit de redorer le blason de la série en offrant un jeu accessible, rapide à prendre en main et assez jouissif. Rajoutez en plus des effets de lumière et de particules plutôt bons, une durée de vie adaptée au joueur et une ambiance peu comparable et vous obtenez un titre enchanteur pour quiconque arrivera à accrocher au gameplay. Reste tout de même un jeu qui est bon, voire très bon, mais loin d’être parfait. En effet, quelques bugs graphiques, des textures peu agréables et quelques pertes de lucidité du réalisateur risquent bien d’en interpeller certains. Les aficionados du jeu en ligne seront d’ailleurs déçus de remarquer que celui-ci s’avère plutôt désert. Au final, ce deuxième opus est une réussite qui prouve qu’avec un peu de volonté on peut finalement faire un bon jeu avec un bon concept.

On a adoré :
+ Un genre unique inventé par la série
+ Ambiance globale du jeu
+ Gameplay accessible et jouissif
+ Durée de vie adaptée au joueur
+ Jolis effets graphiques
On n'a pas aimé :
- … mais avec quand même avec quelques ratées
- Le réalisateur qui perd parfois la tête
- Les cinq étoiles très difficiles d’accès
- Pas grand monde sur le Xbox Live


Consulter les commentaires Article publié le 26-09-07 par Damien L.



 
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