Test Street Power Football - jeux vidéo Xbox One

XBOX ONE GAMER
connect�, 41 455 membres  |  Se connecter  -  S'inscrire 
 
 



Développeur
Gamajun Games
Genre
Sport
Statut
Disponible
Date de sortie
  25.08.2020
Nombre de joueurs
1
Prix de lancement
49,99 €

Il y a quelques années, notamment entre les années 90 et le début 2000, les jeux de foot ne se résumaient pas seulement à FIFA et à PES. On trouvait de tout, avec des jeux plus ou moins arcades comme les Adidas Power Soccer, Ronaldo V-Football, Sega Soccer Slam, Pro Beach Soccer ou encore Red Card Soccer pour ne citer qu’eux. FIFA avait même réussi à créer une franchise, FIFA Street, qui mettait à l’honneur le foot de rue, une discipline bien souvent négligée qui a été rattachée à FIFA 20 en devenant le mode Volta (un mode bien plus sérieux que par le passé). C’est donc dans ce contexte, alors que plus personne ne cherche à s’attaquer à FIFA (le Pure Football d’Ubisoft sorti en 2010 ne compte même pas), voire à un PES qui a pourtant beaucoup perdu de son aura (malgré la qualité des derniers volets), que SFL Interactive et Gamajun Games ont voulu proposer une alternative : Street Power Football. Pour le meilleur ?

Le mérite de la tentative



Même si on se doute que les développeurs n’ont pas le budget du géant EA, et ce malgré l’aide de l’éditeur Maximum Games, le fait de voir le titre affiché à 49,99€ laisse supposer qu’ils ont utilisé un minimum de moyens pour bien faire les choses. Et il faut bien l’avouer, avec près d’une quarantaine de personnages, dont les meilleurs joueurs de foot freestyle comme Séan Garnier, Andrew Henderson, Liv Cooke, JaviFreestyle ou encore Melody Donchet, on part plutôt rassuré. La bande-son est dans le ton, sans pour autant totalement convaincre, et pour bien accentuer le côté arcade, tout en évitant les écueils de modélisations 3D précises, les développeurs ont opté pour un style qui tire vers le cartoon. La direction artistique divisera certainement, d’autant que les animations sont franchement désuètes, mais les décors ont le mérite d’offrir pas mal de détails et de varier les ambiances. En plus, il y a quatorze niveaux différents, ce qui permet d’offrir un peu de variété, d’autant qu’on peut jouer à Berlin, Londres, Sarcelles, Rio, Rome, Cancun, Copacabana ou encore Brooklyn pour ne citer que ces destinations. Pour mettre en valeur les différentes disciplines de la street, les développeurs ont simplement opté pour quatre modes de jeu différents.

Street Power demande simplement de faire des matchs à 1 vs 1, 2 vs 2 ou 3 vs 3. Le but est simple, le premier à marquer cinq buts remporte la partie. Pour pimenter un peu le tout, des consommables apparaissent aléatoirement sur le terrain pour octroyer des effets temporaires comme bloquer le but, obtenir un boost de vitesse pour le joueur ou pour l’équipe, se parer d’un bouclier pour ne pas se faire chiper le ballon, une augmentation de la puissance de frappe ou encore celle de l’endurance, sans parler de la possibilité d’envoyer un boulet de canon ou d’annuler tous les effets. Il y a douze consommables différents. A cela, il faut ajouter un super pouvoir associé à chaque joueur, en sachant qu’il y en a huit différents, dont le ballon missile, le ballon électrifié, le bouclier d’énergie, le ballon fantôme (passe à travers les joueurs), etc. Pour le reste, on utilise A pour les passes, B pour les tirs et X pour les tricks (ou les tacles debout en défense), en sachant que la gâchette basse gauche permet d’ajouter un effet lobé aux passes/tirs et que RT permet de sprinter. Sur le papier, c’est super sympa.

Dans la pratique, on s’amuse bien pour une poignée de parties mais le gameplay montre vite ses limites, la faute à des sprints mal foutus, à des contacts aux issues aléatoires et à diverses imprécisions dans les trajectoires de balle qui peuvent être rageantes. Et on ne parle pas de l’I.A., qui peut être clairement stupide, jusqu’à rester sans tirer devant les cages vides à même pas un centimètre de l’en-but, ou qui peut être redoutable avec un but en deux touches de balle seulement (dans le niveau de difficulté le plus élevé). Du coup, pour apprécier les parties, il faut vraiment ouvrir les espaces, espérer voir ses coéquipiers, quand on en a, se démarquer et espérer que le ballon, aux trajectoires parfois bien molles, atterrisse dans les bons pieds. Dommage, parce qu’avec les consommables et les super pouvoirs, ça reste un mode plutôt sympa pour jouer à plusieurs en local ou en ligne (même si les serveurs sont plutôt désertés). A défaut d’égaler un FIFA Street de la bonne époque, ça permet de passer un bon moment de détente.

Après le petit pont, où est le ballon ?

Le mode Panna, quant à lui, s’avère être un 1 vs 1 sur un tout petit terrain. Au-delà de gagner le match, il faut surtout humilier son adversaire en lui faisant notamment un petit pont. En jeu, cela se traduit bêtement par un QTE de trois ou quatre combinaisons flèche/bouton… L’I.A. ne nous a jamais battus tant les fenêtres d’exécution sont amples. Bref, on en fait rapidement le tour. Reste alors deux modes plus originaux. Le Freestyle nous place sur une scène. Pour impressionner le public, il faut réaliser des figures. En jeu, cela se traduit par un jeu de rythme qui alterne les moments durant lesquels il faut placer un trick et ceux durant lesquels il faut juste garder le tempo en appuyant sur n’importe quel bouton au bon moment. L’idée est sympa, cela fait travailler la mémoire, d’autant qu’il n’y a hélas que trois tricks que l’on peut afficher comme pense-bête sur la liste à côté de l’écran. La place ne manque pas pour en mettre d’autres mais les développeurs en ont décidé ainsi. Dommage, parce qu’à force d’y jouer on débloque pas mal de nouveaux tricks et on se retrouve finalement à ne faire que la dizaine habituelle qui fonctionne suffisamment pour relever les défis proposés…

Quant à Trickshot, c’est clairement le mode de jeu le plus intéressant sur le papier. Il demande de dégommer des objets placés dans le décor en ajustant la trajectoire du tir et la puissance. On peut même donner de l’effet en courbant le tir. Certains objets sont un peu dissimulés pour corser les choses (Y permet de les mettre en surbrillance) et il faut parfois faire preuve de plus de précisions en glissant le ballon dans un tonneau ou équivalent. Les compétiteurs tenteront d’assurer les meilleurs scores en profitant des bonus de points (rebonds, courbe, temps) et en diminuant au maximum le nombre de tirs nécessaires pour boucler un niveau. Hélas, la précision manque là aussi cruellement, la faute à une caméra mal placée. Et ce ne sont pas les gâchettes pour la déplacer sur le côté qui aident forcément. Du coup, on y va beaucoup à l’instinct, même lorsqu’on a bien compris qu’il faut se fier à la flèche blanche au sol pour avoir la direction la plus précise, la flèche colorée dans les airs indiquant surtout la verticalité du tir et la courbe de celui-ci.

Bien entendu, pour apporter du liant et donner envie aux joueurs solitaires de découvrir tous les modes et tous les environnements, les développeurs ont tout regroupé dans un mode Become King. Mieux, Séan Garnier lui-même assure le coaching pour nous inciter à relever les défis. En vrai, on enchaîne juste les destinations en remplissant des défis (comme un certain nombre de passes, faire en sorte que l’adversaire marque moins de X buts, faire au moins X points ou avoir une note de X en freestyle…) dans l’un des quatre modes de base. En revanche, il faut bien avouer que la difficulté monte d’un certain cran dès que l’on atteint la phase finale au Brésil. Enfin, en remplissant les défis, les joueurs récoltent des couronnes, la monnaie du jeu. Celle-ci permet ensuite de débloquer des tatouages, des ballons, des modèles de chaussures, chaussettes, bas, hauts, casquettes, accessoires et co dans la Boutique. C’est également là qu’on peut voir toutes les joueuses et tous les joueurs présents au casting, en apprendre un peu plus sur eux et même découvrir qui a quel super pouvoir. Attention toutefois, le jeu n’est pas foncièrement généreux en couronnes et certains éléments paraissent relativement onéreux, ce qui va demander des heures de jeu pour ceux qui désirent tout débloquer.

Point complet
Street Power Football est typiquement le petit jeu à petit budget qui arrive avec beaucoup de bonnes idées et de la bonne volonté. Mais cela ne suffit pas hélas à combler les carences, à commencer par des imprécisions dans le gameplay qui finissent par gâcher des modes qui sont pourtant agréables, à part le mode Panna que l’on veut oublier après environ trois parties. C’est vraiment dommage parce que le jeu se positionne sur un créneau délaissé et qu’il met en avant la culture du foot de rue, dont celle du freestyle. On arrive même à prendre du plaisir lors de certaines rencontres, à apprécier les pouvoirs octroyés par les consommables ou le super pouvoir à déclencher. Le mode Freestyle, très sympa au début, aurait pu être aussi bien plus intéressant sur la longueur si les développeurs ne s’étaient pas contentés d’en faire un simple jeu de rythme basé sur la mémoire (pour retenir tous les tricks débloqués). Bref, Street Power Football est un petit jeu qui peut animer une soirée ou deux, apportant un petit côté rafraichissant au genre… Mais mieux vaut attendre de le trouver à une vingtaine d’euros. A 49,99€, Maximum Games et SFL Interactive ont eu les yeux plus gros que le ventre, sans pour autant se donner les moyens d’un faire un jeu plus ambitieux.

On a adoré :
Le foot de rue à l’honneur
Les stars de la discipline
Fun en multi
Les consommables/pouvoirs
Des tricks sympathiques
De l’arcade assumée
Environnements agréables
Des éléments à débloquer
Sympa à découvrir
De bonnes idées sur le papier…
On n'a pas aimé :
Mal exploitées en jeu
Trop d’imprécisions
La caméra (Trickshot/Street Power)
Animations datées
Un style visuel qui divisera
On en fait vite le tour
L’I.A.
Panna vite oubliable
Freestyle trop vite redondant


Consulter les commentaires Article publié le 08/09/2020 par Vincent P.



 
Xbox Gamer est un magazine online de jeux vidéo informant sur la console Xbox One et la Xbox 360 de Microsoft. Copyright XGN © 2002-2020