Test SSX - jeux vidéo Xbox One

XBOX ONE GAMER
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SSX



Développeur
EA Canada
Genre
Sport
Statut
Disponible
Date de sortie
  01.03.2012
  28.02.2012
Nombre de joueurs
1
Online
- Jeu en ligne
- Contenus
- Classements
Classification PEGI
Thème
Snowboard
Résolutions gérées
720p
Prix de lancement
59,00 €

Cela fait quelques temps que nous n’avons pas vu un bon jeu de snowboard sur nos consoles HD. La série phare des amateurs du genre, à savoir celle des SSX, est restée discrète ces dernières années. Cela ne pouvait durer plus longtemps. Suivant la mode, Electronic Arts a tenu à relancer sa licence avec un SSX Deadly Descents qui est finalement sorti sous le nom (sobre) de SSX, marquant ainsi l’intention d’en faire un véritable reboot. Reste alors à voir si les développeurs ont su rendre un jeu de qualité donnant autant de sensations que SSX 3 ou SSX Tricky pour ne citer qu’eux…

L’homme contre la montagne




La série des SSX a su attirer les joueurs avec son gameplay combinant tricks de folie, vitesse et sauts défiant les lois de la physique, le tout ayant été souvent accompagné de graphismes alléchants. Avec ce nouvel opus, les développeurs ont repris en quelque sorte ce qui faisait le succès de la licence. La prise en main est très rapide et on a la possibilité de choisir entre deux configurations pour sortir une tonne de tricks. On peut donc opter pour les boutons de façade ou pour l’utilisation des sticks, le tout devant être combiné avec les gâchettes de la manette. Dans le premier cas, on gagne en précision, tandis que dans le second on a plus l’impression de pouvoir manipuler de manière « naturelle » notre rider. Dans un cas comme dans l’autre, les commandes répondent bien et le choix se fera uniquement sur une question de goût. Toujours orienté arcade, le gameplay repose sur le mélange sauts/vitesse/tricks pour épater la galerie. Avec ce SSX, on sent d’ailleurs que les phases de glisse sont un peu en retrait, notamment avec cette légère sensation d’avoir un personnage qui flotte sur la poudreuse, comme si celle-ci n’accrochez presque plus. Cela dit, ce n’est pas gênant et le commun des mortels ne devrait même pas y prêter attention. Cet épisode est plus aérien et c’est bien là qu’il marque des points. Les sensations de vitesse sont bien là, les sauts s’avèrent parfois délirants et on peut enchaîner toutes sortes de tricks avec style.

Le système fonctionne parfaitement et les effets visuels qui accompagnent le tout ne laissent pas indifférents. Niveau spectacle, il n’y a rien à redire, surtout que l’on retrouve une jauge Tricky à deux niveaux permettant notamment de gagner en vitesse et de sortir des tricks spéciaux. Le seul véritable regret que l’on peut formuler, c’est l’assistance des réceptions. Ces dernières sont bien trop indulgentes et elles risquent de crisper la mâchoire des vieux de la vieille, tandis que les néophytes seront aux anges, tant il est facile d’assurer sa réception pour peu que l’on ne veuille pas être trop gourmand au niveau des enchaînements. Bien qu’il paraisse plus assisté que par le passé sur ce point, il faut admettre que le titre demande de l’entraînement et une certaine adresse pour être pleinement maîtrisé. Extrêmement facile à appréhender, il se montre plus technique dès lors que l’on s’attaque aux high scores, véritable moteur de rejouabilité du soft. Cela se ressent notamment dans la partie multijoueur qui offre des tonnes de défis à relever, et ce qu’ils soient préconfigurés ou créés par la communauté. Si le but paraît évident, il faut bien reconnaître que la tâche n’est pas aisée. Diverses conditions viennent mettre du piquant (nombre d’essais ou temps limité), sans compter qu’il faut une certaine dextérité pour atteindre les hauts des classements. La bonne idée, c’est que certains défis sont accessibles à tous, alors que d’autres demandent de payer un droit d’entrée (avec les Crédits virtuels du jeu) pour tenter sa chance, en sachant que les gains sont reversés selon les classements.

Seul petit hic pour les joueurs qui n’ont pas de Pass Online (code à usage unique fourni dans chaque version neuve), aucun gain ne peut être encaissé. Néanmoins, le multijoueur reste accessible. En revanche, on trouve dommage que l’éditeur ait voulu se faire de l’argent facile en permettant à certains d’acheter des Crédits virtuels avec des MSP… Cela dit, quelques ghosts nous accompagnent lors des défis pour nous aider à nous situer lorsqu’on les réalise, voire pour nous aider à nous améliorer. Le mode Online profite en prime d’une interface RiderNet qui n’est pas sans rappeler l’Autolog. Concrètement, il s’agit d’un système avec une orientation sociale qui permet de relancer ses amis avec des scores à battre, de leur lancer des défis, etc. C’est fichtrement bien fait et complet. Le système de Géotags apporte lui aussi sa petite pierre à l’édifice en permettant aux joueurs de placer/trouver lesdits marqueurs afin de remporter quelques récompenses supplémentaires. Le but est bien entendu de les placer dans des endroits peu accessibles… Petit détail qui a son importance, outre les défis utilisant des « duels » différés, il est possible de jouer en temps réel avec ses amis, sans pour autant accroître ses bourses. En revanche, on a du mal à comprendre pourquoi il n’y a pas de multijoueur en local (en écran splitté). Les joueurs solitaires ne sont pas en reste, puisqu’ils peuvent parcourir plus de 150 courses réparties entre 29 massifs à travers le monde.

Le fun avant tout !




Il y a donc de quoi voir du pays, sans compter que certains monts offrent des environnements plus boisés, d’autres plus rocailleux, etc. Dans tous les cas, les développeurs ont fait du très bon travail sur le level design en couplant les images satellitaires à leur imagination pour offrir divers embranchements et placer plusieurs pièges, parfois mortels. On s’attarde principalement sur le mode World Tour qui nous invite à incarner les riders de l’équipe SSX. Niveau enrobage, on a le droit à quelques cut-scenes dont des sortes de comics animés artistiquement appréciables mais non traduits, ce qui montre un certain manque de finition. Cela dit, ce mode WT offre un système de progression extrêmement bien pensé qui permet de débloquer les descentes au fur et à mesure et d’alterner entre trois types d’épreuves. En plus des traditionnelles courses et des concours de tricks, nous avons le droit à des Descentes de la Mort (d’où le nom premier du jeu) mettant en avant une spécificité du gameplay. En effet, le système de progression à base de crédits à gagner permet surtout d’acheter de l’équipement et de l’améliorer. Lors de ces fameuses courses, il faut impérativement se munir d’un équipement spécial, sans quoi les chances de survie sont extrêmement faibles. Que ce soit une wing suit pour éviter des chutes mortelles en planant, une armure pour limiter les blessures contre les rocs, une combinaison thermique à utiliser avec précaution pour ne pas finir en glaçon ou encore des piolets permettant de prendre des virages plus serrés, chaque élément apporte son petit plus au gameplay.

C’est d’autant plus vrai que ces descentes, bercées par la nuit, se révèlent être des plus dangereuses, à tel point que certains passages relèvent de la chance ou de la progression par l’échec. Offrant un aspect challenge (avec en prime une gestion sommaire de la vie ou encore de l’oxygène) non négligeable, elles ne feront pas pour autant l’unanimité. En sus, c’est notamment dans ces situations que l’on remarque le plus les incohérences et autres fantaisies du moteur physique, dont certains soucis de collisions. Pour certains, ces phases de survie relèveront plus du calvaire que d’autre chose. Ce qui est sûr, c’est qu’elles ont une part à jouer dans la durée de vie du mode World Tour, qui vacille entre six et huit heures, voire plus selon sa dextérité et ses objectifs. Dans tous les cas, le système de progression est vraiment bien pensé, il faut amasser un maximum de crédits, tenter de battre ses propres scores et faire certains choix au niveau de l’équipement (pas mal d’améliorations différentes) pour tenter de toujours faire mieux. Les développeurs ont aussi bien planché sur la difficulté, qui semble évoluer en même temps que le joueur pour toujours lui offrir une certaine résistance, sans pour autant aller jusqu’à le décourager.

Petit détail en passant, pour aider les néophytes et autres amateurs, EA Canada a intégré une fonction Rewind, qui permet de revenir quelques secondes en arrière pour éviter un loupé suite à un moment d’inattention. Fort heureusement, l’utilisation est limitée et elle n’est pas exempte de pénalités. Parmi les petits regrets que nous avons, il y a les phases avec des avalanches. Si l’idée est séduisante sur le papier, notamment avec cette vue de face permettant d’apprécier le spectacle, il faut bien avouer que manette en mains, nous avons été déçu. Ce n’est pas agréable à contrôler et c’est finalement très anecdotique. Au niveau de la bande sonore, les développeurs ont fait de bons choix, que ce soit pour les quelques voix appréciables ou encore pour la bande sonore, entraînante, qui remplit parfaitement son office. Visuellement parlant en revanche, le constat est un peu plus mitigé. D’un côté, il faut reconnaître que la réalisation globale est très honnête, avec une distance d’affichage honorable, une fluidité qui fait plaisir ou encore certains effets visuels agréables à l’œil. D’un autre côté, on pouvait s’attendre à bien mieux pour un SSX, certaines textures s’affichant avec un peu de retard, d’autres étant vraiment passables et toutes les modélisations n’étant pas parfaites. On perd aussi un peu en folie et en couleurs par rapport aux précédents opus, mais l’orientation artistique n’est reste pas moins convaincante.

Point complet
Ce reboot de la licence SSX est loin d’être parfait, mais les développeurs ont globalement fait du bon travail. Les amateurs de snowboard trouveront leur compte avec cet opus au contenu satisfaisant qui permet d’en prendre plein les mirettes. Plus aérien que par le passé, il permet tout de même de faire de sacrés enchaînements et de bénéficier de délicieuses sensations. Beaucoup prendront un plaisir certain à tenter de battre les high scores, à relever les défis et à bidouiller leur équipement afin d’en tirer le meilleur. Bien qu’elle soit plus assisté aux premiers abords, notamment avec une sacrée indulgence sur les réceptions, cette cuvée demande une certaine maîtrise avant de tutoyer les sommets (niveau scores bien entendu). Ce SSX devrait donc réussir à séduire la plupart des joueurs pour lesquels les défauts relevés, non négligeables pour autant, s’effaceront quelque peu par rapport aux qualités.

On a adoré :
+ Le multijoueur sans conteste !
+ Contenu satisfaisant
+ Le réseau RiderNet
+ L’aspect scoring
+ Level design bien travaillé
+ De bonnes sensations
+ Le côté spectacle
+ Bande sonore appréciable
+ Le système de progression…
+ Avec la gestion de l’équipement
+ 2 configurations pour les tricks
+ Prise en main aisée, plus dur à maîtriser
+ Les descentes de la mort pour certains
+ Visuellement honnête…
On n'a pas aimé :
- Sans forcément plus
- Les descentes de la mort pour d’autres
- Les phases avec les avalanches
- Aspect glisse un peu en retrait
- Les réceptions très assistées
- Code à usage unique
- Pas d’écran splitté
- Moteur physique non optimal
- Les traductions manquantes


Consulter les commentaires Article publié le 21/05/2012 par Vincent P.



 
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