Test Spec Ops : The Line - jeux vidéo Xbox One

XBOX ONE GAMER
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Spec Ops : The Line



Editeur
2K Games
Développeur
Yager Development
Genre
Action
Statut
Disponible
Date de sortie
  29.06.2012
  26.06.2012
Nombre de joueurs
1 à 8
Online
- Jeu en ligne
- Contenus
- Classements
Classification PEGI

Thème
Futuriste Guerre
Résolutions gérées
720p
Prix de lancement
49,00 €

En 2009, 2K Games a présenté la première vidéo de Spec Ops : The Line, un nouveau TPS plongeant le joueur en plein Dubaï pour lui montrer les ravages de la guerre. Après plusieurs reports et la crainte de voir le jeu être annulé, nous avons pu enfin l’insérer dans le lecteur de notre console. Reste alors à voir si Yager Development a réussi à proposer un soft qui arrive à se démarquer de la concurrence et si les petits gars de Darkside Game Studios, qui ont soulagé le studio principal en développant le multijoueur, ont bien rempli leur part du contrat…

Le solo incontournable




Dans la peau de Martin Walker, on plonge dans la campagne solo du jeu qui nous amène à Dubaï pour une mission bien précise : trouver et rapatrier les éventuels survivants du 33ème bataillon, dont les soldats sont surnommés les Damnés. Les tempêtes de sable font rage et des insurgés compliquent quelque peu la situation. Le pitch de départ est assez simpliste et les développeurs auraient pu se contenter de nous proposer un bête TPS demandant simplement d’avancer en butant tout le monde. Heureusement pour nous (et pour le jeu), ils ne sont pas tombés dans ce piège de la facilité. Ils ont en effet travaillé le scénario afin de nous offrir une véritable descente aux Enfers. Au fil de la progression, Walker et ses deux acolytes se retrouvent confrontés à toutes les horreurs que peut offrir la guerre, et ce que ce soit visuellement ou psychologiquement parlant. Sur cet aspect, ce Spec Ops : The Line est une véritable réussite. Malgré une ficelle principale un peu grosse pour les habitués d’ouvrages et autres films traitant du sujet, il faut bien reconnaître que l’aventure secoue. On perd la notion de bien et de mal et on se retrouve confronté à la conscience, à la raison et à la relativité des deux notions précédemment citées. On est rapidement captivé avec la seule envie d’aller jusqu’au bout de l’aventure. Les dialogues ont été soignés, M. Radio (personnage qui s’adresse à nos soldats via une radio) apporte un véritable plus à l’ambiance, la version française est des plus correctes et les musiques nous transportent dans cet univers mature, aussi macabre que beau.

Il ne faut pas oublier de souligner la direction artistique, impeccable, qui œuvre pour cette immersion. Afin d’impliquer encore plus le joueur, les développeurs ont pensé à ajouter des choix moraux, histoire de poser des cas de conscience. L’idée est bonne, plutôt bien amenée mais on regrette fortement de voir qu’ils n’ont aucune conséquence réelle. Seule la fin permet de véritablement découvrir plusieurs embranchements. En effet, nous avons compté trois fins différentes, toutes aussi travaillées les unes que les autres, deux d’entre elles menant en prime sur un petit épilogue. Nous n’en dirons pas plus… En tout cas, c’est réussi, tout comme la mise en scène, plutôt froide et loin d’être hollywoodienne, qui arrive à garder un bon rythme au jeu. Les cinématiques arrivent à point nommé, sans pour autant prendre le pas sur les phases typées action. En prime, elles permettent de camoufler les temps de chargement pour gagner en fluidité, sans quoi ces derniers se révèlent assez longs comme on peut le voir en rechargeant une partie au dernier checkpoint notamment. Si l’enrobage de ce mode solo nous laisse plutôt satisfaits, il faut admettre qu’il y a une énorme déception de taille : la durée de vie. En effet, le solo se parcourt en 3H30 à 4H00, toutes fins comprises (par le jeu des sauvegardes), sans forcer et dans le niveau de difficulté le plus élevé lors de la première partie. Certes, niveau rejouabilité, on peut se dire que le titre vaut le coup d’être parcouru une fois de plus, pour modifier les choix moraux faits ou pour profiter du mode de difficulté supplémentaire que l’on débloque après avoir fini le jeu une première fois…

Mais l’intérêt n’y est pas vraiment puisque, comme déjà dit, les choix n’ont aucune réelle influence et le niveau de difficulté ne change pas vraiment la donne. On aurait préféré qu’il soit directement débloqué puisque le mode difficile est bien trop simple. Seuls quelques rares passages demandent un peu plus d’habileté mais, en règle générale, en progressant sans se précipiter, on passe comme dans du beurre. On peut rejeter la faute sur l’I.A. ennemie, loin d’être convaincante, avec des scripts plutôt prévisibles, sans compter les errements de cette dernière. L’I.A. alliée n’est pas fichtrement mieux, et ce malgré le système d’ordres simpliste intégré. A part pour flasher les ennemis, on finit plus souvent par tuer soi-même la cible marquée tant les coéquipiers sont lents. Au niveau du gameplay, il n’y a pas grand-chose à dire. Spec Ops : The Line est un TPS moderne ultra classique et dirigiste au possible. On apprécie la gestion de la balistique et le tout est parfaitement accessible. En d’autres mots, c’est plutôt efficace. On précise tout de même qu’il y a quelques imprécisions qui peuvent gêner les plus exigeants, notamment au niveau du système de couverture ou encore avec l’utilisation du stick droit durant les courses du personnage.

Le multi dispensable




Pour le reste, on avance, on tire, on se met à couvert et on continue. Bien entendu, pour varier un peu les plaisirs, les développeurs ont ajouté quelques éléments explosifs et la possibilité de tirer sur certains endroits du décor pour libérer des kilos/tonnes de sable afin d’ensevelir les ennemis. L’idée est plutôt bonne et totalement raccord avec le contexte du jeu. Malheureusement, elle reste assez sous-exploitée, et ce malgré la présence de tempêtes de sable qui viennent modifier quelque peu la perception de nos soldats, la visibilité diminuant drastiquement et la visée perdant en précision. Le développement de ce titre a été assez long et cela se ressent visuellement parlant. Même si la direction artistique permet d’apporter un véritable cachet à l’univers, il faut bien avouer que le titre souffle le chaud et le froid. Bien qu’il ne soit pas désagréable à l’œil, loin de là, il souffre d’un aliasing fort présent, de textures baveuses, de retards d’affichage, d’effets cheap, de modélisations finies à la hache et d’animations charcutées. Cela contraste principalement avec les jeux de lumière, plutôt bien réussis, qui jouent en quelques sortes les cache-misère. Le constat s’aggrave en multijoueur, la différence visuelle étant flagrante. Afin de se concentrer au mieux sur le mode solo (pourtant archi court…), Yager Development a délégué la partir multi à Darkside Game Studios. Etait-ce la meilleure chose à faire ? On en doute. Totalement dispensable, ce mode de jeu en ligne cumule maladresses et bons points.

Basé sur le principe du matchmaking, il offre plusieurs modes de jeu somme toute classiques. Du deathmatch, du team deathmatch ou encore des modes de jeu avec des objectifs (défense de zone, attaque/défense de points), il n’y a rien de vraiment transcendant même si le mode Enfouissement se distingue un peu (objectifs à détruire/protéger pour révéler le véritable objectif, avec possibilité de réparer les dégâts). La véritable bonne idée, c’est d’avoir intégré la possibilité de rajouter des règles/variantes, comme le mode team deathmatch sans réapparition par exemple. En partie privée, on peut bien entendu paramétrer le tout et il est toujours possible d’inviter des amis. Niveau contenu, on n’a pas à se plaindre, l’arsenal est fourni, il y a plusieurs classes personnalisables, système d’XP, des skins, des titres, des compétences (favorisant le joueur et/ou son équipe), certains modes de jeu sont à débloquer et on a même des défis à relever une fois le niveau 10 atteint. Quant à ceux qui parviennent au niveau 45, il est possible de se réengager en profitant de quelques bonus. Dans les faits, c’est plutôt complet et il y a de quoi passer quelques bons moments. Malheureusement, les mauvais points ne sont pas négligeables. Le temps entre deux parties sur une même session de jeu est trop long, les votes durent trois plombes, il y a une certaine latence au début de la partie quand on doit choisir sa classe, et la stabilité des parties dépend à la fois de la connexion de l’hôte et de celle des joueurs.

Cela est assez fréquent, mais ça semble assez souligné ici, certaines parties se déroulant parfaitement bien et d’autres non. En prime, les quelques fois ou l’hôte a quitté la partie, nous avons eu le droit à un retour direct au menu du multi au lieu de transférer la session sur un nouvel hôte… Mais le pire du pire, c’est la structure même des parties… En effet, on peut jouer au maximum à 4 contre 4 ! C’est extrêmement faible et c’est d’autant plus problématique que la taille des cartes n’est pas adaptée. En effet, celles-ci sont plutôt grandes, jouant en prime sur la verticalité. Du coup, on se retrouve avec deux/trois points principaux où se déroulent majoritairement les affrontements, les campeurs s’en donnent à cœur joie et les quelques imprécisions du gameplay deviennent un peu plus gênantes. Pour être franc, on s’ennuie rapidement, et ce même lorsqu’on joue avec des amis. En plus, les développeurs n’ont intégré que 6 cartes, certes assez bien travaillées avec des tempêtes de sable et la possibilité de détruire certains éléments du décor pour ensevelir là encore ses ennemis. Imaginez donc qu’on en fait vite le tour. Entre les attentes, les chargements franchement longs et la structure inadaptée, ce multijoueur a de quoi en rebuter certains. Hélas, à l’heure actuelle, il n’y a que ça pour prolonger la très faible durée de vie du solo. Malgré tout, notons que les développeurs offriront prochainement un DLC pour profiter d’une sorte de mode Horde (affronter des vagues d’ennemis) qui sera jouable en coop et qui ajoutera ainsi quatre « missions ». On apprécie le geste.

Point complet
Il est bien difficile de critiquer ce Spec Ops : The Line puisque les petits gars de Yager Development ont fait un véritable effort sur l’univers du jeu. Le mode solo vaut clairement le coup d’œil et il serait bête de passer à côté tant il change de ce qu’on a l’habitude de voir dans les jeux de guerre. On ressent enfin toute l’horreur de la guerre et les nuances entre le bien et le mal sont confuses. Le scénario, bien que partant d’un pitch des plus simples, bouscule et nous transporte. Au niveau du gameplay, hormis quelques imprécisions, c’est tout aussi classique qu’efficace. Quelques bonnes idées, comme la détérioration de l’environnement pour tenter d’ensevelir les ennemis, sont même les bienvenues. On félicite vraiment les développeurs pour la direction artistique et pour le travail effectué sur l’enrobage de ce mode solo. Malheureusement, tout n’est pas parfait, très loin de là même. Le solo est archi court (3H30-4H00 en difficile sans forcer) et le multijoueur, bien que complet, se révèle être des plus dispensables, notamment avec sa structure mal pensée (peu de cartes, qui sont en plus trop grandes pour du 4vs4). Reste que certains arriveront à y trouver un peu de plaisir, mais on s’y ennuie assez vite. En revanche, l’effort concédé sur le prix (vendu entre 40 et 45€ contre les traditionnels 60-70€ pour un jeu neuf) a réussi à nous rendre un peu plus cléments. Il mérite sa chance, mais prenez-le avant tout pour le solo.

On a adoré :
+ Univers mature travaillé
+ Direction artistique impeccable
+ La verticalité du level design
+ Des fins réussies
+ Le geste avec le futur DLC (coop)
+ Ensevelir les ennemis
+ Prix réduit
+ Arsenal sympathique
+ Version française très correcte
+ Musiques très appréciables
+ Mode multi assez complet
+ TPS efficace…
On n'a pas aimé :
- Mais très classique…
- Avec certaines imprécisions
- Techniquement décevant
- Solo trop court et dirigiste
- Rejouabilité discutable
- L’I.A. dans son ensemble
- Choix moraux sous-exploités
- Seulement du 4vs4 et 6 maps (multi)
- Cartes à la taille inadaptée
- Stabilité du multi vacillante


Consulter les commentaires Article publié le 05/07/2012 par Vincent P.



 
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