Test Sniper Elite 3 - jeux vidéo Xbox One

XBOX ONE GAMER
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Sniper Elite 3



Développeur
Rebellion
Genre
Action
Statut
Disponible
Date de sortie
  27.06.2014
Nombre de joueurs
1 à 12
Classification PEGI
Thème
Guerre Historique

Et de trois ! Rebellion remet ça et Sniper Elite est de retour dans un épisode qui change de décor : finies les rues de Berlin, vous êtes désormais parachuté en Afrique. En plus du sable et des palmiers, ce nouvel opus nous propose cette fois-ci des cartes vastes et ouvertes, et des kill-cam encore plus sanglantes. Tous ces changements justifient-ils de repartir une nouvelle fois en guerre contre l'ennemi nazi ?

Des conditions idéales…




Basées en Afrique, les huit missions de

Sniper Elite V3

ont le mérite de poser un décor qui change des immeubles en ruine au coeur de Berlin. Sous un soleil de plomb, l'objectif reste le même : détruire l'armée nazie, son armement, ses Panzers et faire des américains des héros au grand coeur. On passera sur le scénario qui est archi pauvre et affublé de seulement quelques cut-scenes mal mises en scène. On n'a aucun scrupule à les zapper. De jour comme de nuit, il faut s'infiltrer, ramper et se faufiler derrière l'ennemi pour lui trancher la carotide. Grande nouveauté de cet épisode, les cartes sont désormais ouvertes et de grande taille. De nombreux objectifs sont disponibles et il faut environ une bonne heure pour compléter chaque mission (huit au total), voire un peu plus si l'on prend la peine d'effectuer les objectifs secondaires (éliminer un gradé, détruire un véhicule) ou de chercher les nids de sniper (points de position pour se caler et shooter des ennemis) ou autres objets cachés. Chaque objectif peut être appréhendé de plusieurs manières et par plusieurs itinéraires. La sensation de liberté est vraiment bien rendue et le joueur ne sait par moment plus par quoi enchaîner. Les ennemis sont là, nombreux, et effectuent leurs rondes à pied, en véhicule ou campent dans leur tour d'observation. A vous de choisir la bonne méthode, en éliminant chaque soldat un à un ou en les contournant pour éviter l'affrontement.

On passe rapidement sur le fait de pouvoir ramasser un corps pour le planquer, cette option étant particulièrement inutile, mais nous reviendrons là-dessus lorsque la question de l'I.A. sera abordée. Chaque exécution ou chaque finalisation d'objectif rapporte des points d'XP, permettant de débloquer armes (snipers, pistolets, mitrailleuses, lance-roquettes) ou objets (grenades, mines, pièges, trousses de secours, balles perforantes). L'arsenal est assez classique mais permet de placer des pièges meurtriers, dans lesquels on prend un plaisir sadique à envoyer les Nazis. Des pièces d'arme sont à déverrouiller, notamment en fouillant les cadavres encore chauds des ennemis. Le contenu est tout à fait correct et les exécutions peuvent être sympathiquement orchestrées. Pour les tirs de loin, en étant bien tranquillement posé dans un nid de sniper, vous êtes récompensé par une kill-cam toujours aussi jouissive. Les os se brisent, les crânes se fendent, les poumons se perforent et les coeurs explosent, le tout dans un ballet gore graphiquement excellent. Ajoutez à cela la possibilité d'effectuer des tirs sur les véhicules également, fonctionnalité largement mise en avant pendant la promotion du jeu. Ca ne sert pas à grand-chose, mais c'est bien foutu et très cinématographique. Des balles perforantes sont préférables contre les blindés, histoire de percer plus facilement leur défense. Le joueur peut également paramétrer la balistique : gérer le vent, la gravité et afficher ou non un viseur permettra de renforcer le réalisme.

Pour un tir approximatif




Tout semble rose dans le monde de Sniper Elite, seulement voilà : tout l'intérêt se trouve plombé par une I.A. hallucinante, complètement aléatoire et imprévisible, dans le mauvais sens du terme. Les développeurs ont mis en place un système basé sur le mouvement : concrètement, lorsqu'un tir est entendu par l'ennemi, il suffit que le joueur se déplace à une certaine distance de sa dernière position connue pour que les ennemis l'oublient complètement. Tout le contraire du réalisme donc, et voir des Nazis vous ayant totalement zappé marcher sur le cadavre d'un de leur pote sans broncher est complètement hallucinant. A l'inverse, certains vous détecteront de très loin de façon improbable. Dans le même délire, une fois l'alerte terminée, certains soldats retourneront à leur ronde (certains se posent carrément face à un mur, à mourir de rire), tandis que d'autres pèteront littéralement les plombs en continuant à ramper ou à se mettre accroupi, en tournant en rond, attendant d'être rebooté. C'est franchement pénible et leurs réactions sont tellement bizarres qu'elles vous surprendront souvent, ce qui est franchement paradoxal. Du coup, le joueur se sent rarement menacé, sachant qu'une simple fuite peut calmer la situation. Il arrivera tout de même que l'on y laisse sa peau face au nombre, mais la difficulté est plutôt basse. Les maps sont de plus séparées en "zones", faisant que des ennemis pas si éloignés de l'action ne broncheront même pas et continueront à vaquer à leurs occupations.

Le réalisme dont nous parlions précédemment en prend un sacré coup et plombe le jeu. De plus, certaines lourdeurs dans le gameplay n'aident pas : impossible par exemple de glisser le long d'une échelle pour la descendre plus vite, vraiment pénible et stressant lorsque les gars ne sont pas loin et qu'il faut rapidement descendre se planquer. A part ça, les commandes restent basiques, on court, on rampe et on passe facilement du silencieux à la grenade. Quelques éléments bénins du décor peuvent néanmoins vous causer des soucis et il arrive parfois que le personnage se stoppe net devant un pauvre caillou alors que vous venez d'escalader des ruines... Notez que les sauvegardes peuvent se faire manuellement : usez-en et abusez-en tant les checkpoints auto sont moisis, mal placés et ne se déclenchent parfois carrément pas. Bonne nouvelle, la campagne peut être jouée en coopération, un mode excellent puisqu'il permet de coordonner son approche avec celle de son partenaire, pour surprendre l'ennemi ou tendre des embuscades. Le bon côté dans la coop est qu'on peut se moquer de l'I.A. avec un ami et la faire tourner en bourrique avec un grand sadisme. Quelques défis "survie" sont également de la partie, avec principalement de l'élimination de vagues d'ennemis en arène.

Enfin, des modes multi pourront vous occuper quelques heures : match à mort seul ou en équipe, ou le mode roi de la distance, excellent (à également jouer en équipe ou seul), et où seule la distance des frags compte (la plus grande distance totale déclare le vainqueur). Le réseau est stable, les joueurs sont là et les parties s'enchaînent avec plaisir. Au moins, l'I.A. n'est pas là pour vous plomber. Graphiquement, le jeu est plutôt propre et ne souffre de quasiment pas d'aliasing. Si les niveaux de nuit proposent des éclairages réussis, les missions de jour sont parfois trop lumineuses et presque éblouissantes. On est en Afrique, certes, mais cela nuit à la lisibilité de l'action. Le jeu souffre par contre d'un fort tearing et le frame rate a tendance à souffrir sévèrement. On note également des textures qui apparaissent au dernier moment. Néanmoins, le titre dégage un certain cachet et les décors à perte de vue sont travaillés, malgré des arrière-plans un peu plus grossiers. Les animations des personnages sont fluides, mais les visages sont des plus simplistes. On sent, une nouvelle fois, que le développement est cross-gen. Côté sonore, c'est réussi : les voix sont respectées (allemand, italien), c’est bien doublé, et les bruits d'avions déchirant le ciel rompent le silence et couvrent vos tirs.

Point complet
Sniper Elite V3 avait tout pour plaire : des graphismes propres, des maps grandes, ouvertes et aux multiples objectifs, une kill-cam toujours aussi jouissive et un multi franchement sympa. Malheureusement, le jeu est plombé par une I.A. d'un autre monde, où les réactions farfelues et irréalistes des ennemis vous feront rire ou pleurer, c'est au choix. Le système mis en place par les développeurs est raté et les ennemis vous oublient beaucoup trop vite. Certaines lourdeurs de gameplay et autres bugs viennent également gâcher la fête. C'est vraiment dommage, car le changement de décor était bienvenu et quelques mois de travail supplémentaires auraient sans doute permis au jeu de faire partie des incontournables de ce début de gen. Ou comment une bonne série B vire au Z…

On a adoré :
+ Maps vastes fournies en objectifs
+ Kill-cam gore et jouissive
+ Une certaine rejouabilité
+ Bonne sensation de liberté
+ Ambiance sonore réussie
+ Multi sympathique et stable
+ Graphiquement propre…
On n'a pas aimé :
- Mais encore trop de bugs
- Luminosité parfois exagérée
- Ca rame souvent
- Un tearing de fou
- L'IA complètement débile…
- Rendant le jeu trop facile
- Checkpoints auto mal fichus


Consulter les commentaires Article publié le 10/10/2014 par Lionel B.



 
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