Test Sniper : Ghost Warrior - jeux vidéo Xbox One

XBOX ONE GAMER
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Sniper : Ghost Warrior



Distributeur
Micro Application
Genre
Action
Statut
Disponible
Date de sortie
  25.06.2010
  29.06.2010
Nombre de joueurs
1 à 12
Online
- Jeu en ligne
- Classements
Classification PEGI

Thème
Guerre
Mémoire
4 Mo par sauvegarde
Résolutions gérées
720p, 1080i, 1080p
Prix de lancement
39,00 €

Si les FPS sont monnaie courante, les jeux dédiés au sniper sont déjà beaucoup plus rares, encore plus sur consoles que sur PC. Il n’en fallait pas plus pour que CITY Interactive attire l’œil (ou le viseur) des fans en annonçant l’arrivée sur Xbox 360 (et PC) de Sniper : Ghost Warrior. Sur le papier, celui-ci pourrait combler les amateurs du genre, sévissant sur consoles, qui n’ont pas pu goûter à des softs dédiés depuis 2005 avec le Sniper Elite de Rebellion, et ce même si l’arme répond présente dans l’arsenal de quasiment tous les FPS actuels. Toutefois, les développeurs sont aussi les auteurs de Sniper : Art of Victory, qui est loin d’avoir fait l’unanimité auprès des joueurs PC, sans compter que c’est la première fois qu’ils développent sur 360. Enfin, le titre étant un jeu low budget vendu à prix réduit, cela ne laissait pas forcément présager du meilleur. Reste donc à voir si le studio a réussi à toucher sa cible…

Permis de port d’arme récupéré dans une lessive




Dans un univers console où les jeux dédiés au sniper manquent cruellement, les fans du genre peuvent enfin goûter à un soft pensé pour eux. Avec une production low budget, il ne fallait pas s’attendre à un blockbuster. Logique ! Toutefois, certains pouvaient espérer découvrir une bonne surprise. Et cela partait plutôt bien parti puisque, si on excepte un scénario basique et minimaliste posé lors de chargement longuets, on se retrouve en présence d’un jeu offrant de bonnes sensations. Le gameplay n’est pas sans rappeler les FPS les plus classiques à l’heure actuelle mais il reste extrêmement efficace. Bien entendu, pour profiter pleinement du bébé de CITY Interactive, il est conseillé de jouer en mode difficile afin que tous les paramètres soient pris en compte. Vitesse et direction du vent, gravité, distance, changements climatiques (pluie notamment), stress, positions de tir, voilà autant d’éléments qui offrent un ressenti des plus agréables. En sus, le point d’impact de la balle et les halos lumineux entourant les ennemis disparaissent dans ce mode de difficulté élevé afin de proposer un rendu qui soit à la fois réaliste et immersif. Pour varier les plaisirs, les joueurs peuvent même utiliser des couteaux pour faire dans la discrétion ou encore un pistolet avec silencieux pour éliminer un ennemi proche rapidement en toute furtivité.

D’autres passages, à la mise en scène qui laisse à désirer, apportent un peu de variété grâce à l’utilisation de fusils mitrailleurs. Plus linéaires et dirigistes, ils sont aussi beaucoup plus mous. Fort heureusement, ceux-ci sont relativement peu nombreux et le fusil sniper est bien la star du titre. Même si le soft n’est pas bluffant, on se surprend à apprécier les premières minutes de jeu et à vouloir continuer sa progression, ce qui est un plus indéniable. Malheureusement, on découvre bien trop rapidement le générique de fin qui survient après un peu moins de cinq heures de jeu pour celui qui prend son temps en difficile, voire après environ trois heures pour celui qui va à l’essentiel en normal ou en facile (certaines aides étant alors activées). Toutefois, certains mettront bien plus de temps à le finir. Cela peut paraître surprenant et pourtant les développeurs ont réussi à gâcher une bonne partie de l’expérience en incorporant une intelligence artificielle totalement déséquilibrée. Du coup, c’est un peu au petit bonheur la chance. En effet, on tombe aussi bien sur des ennemis totalement sourds et aveugles qui ne nous voient pas courir à cinq mètres devant eux, que sur des opposants plus forts que Superman qui arrivent à nous détecter sans raison apparente à quatre ou cinq cents mètres. Il n’y a rien de plus frustrant que de voir un soldat ennemi qui arrive à nous coller une balle dans la tête avec une AK-47 à 500 mètres alors que l’on est couché sur le sol dans un buisson entouré d’arbres et de rochers, le tout en sachant qu’il vise à l’opposé.

Des sensations mais pas de finitions




Dans la même optique, les soldats doivent avoir un sixième sens, puisqu’ils arrivent à sentir notre présence dès lors qu’on les vise, un petit script les montrant sur leur garde s’activant alors. Il en va de même lorsqu’on descend, avec un silencieux, un ennemi totalement isolé et que l’on se retrouve avec toutes les forces en présence aux trousses quelques secondes plus tard, ce qui limite fortement l’infiltration, aspect pourtant vital pour un sniper… A ceci, il faut rajouter des bugs qui se comptent par centaines puisqu’il n’est pas rare de voir un personnage traverser un mur, un soldat ennemi se bloquer dans l’encadrement d’une porte, des balles traverser des arbres alors que ces mêmes balles sont incapables de passer au travers d’une frêle porte en bois ou d’un grillage, de riper sur un mur invisible, etc., sans compter que la végétation n’est jamais prise en compte lors des déplacements. Ainsi, on a parfois une grosse feuille qui obstrue la visée, on se retrouve au beau milieu d’une plante, etc., etc. Les exemples sont nombreux ! Outre ces deux gros défauts que sont les bugs et l’I.A., on en retrouve d’autres comme l’utilisation du grappin totalement ratée, les voix françaises oscillant entre le ridicule et le passable, voire le correct mais sans plus, une certaine répétitivité ou encore des textures assez pauvres ci et là et des modélisations terminées à la hache.

Mais tout ceci est plutôt moindre pour un titre low budget qui est proposé à une quarantaine d’euros. Ce n’est pas vraiment gênant, surtout que graphiquement il tient la route. Si on ne s’attarde pas sur les détails, un frame rate vacillant et un certain aliasing, il faut bien avouer que ce Sniper : Ghost Warrior offre un rendu très correct, surtout pour un titre au budget de développement faible. En plus, il est vraiment appréciable de pouvoir se glisser dans la peau de l’un de ces guerriers fantômes et de coller une balle dans la tête d’un garde qui se trouve à plusieurs centaines de mètres. Comme pour tout titre respectable du genre, un ralenti montrant la trajectoire de la balle vient gratifier le joueur. Le bon côté, c’est qu’il est possible de désactiver celui-ci, les ralentis devenant irritants après une centaine de headshots. L’autre bon point, c’est que les missions ont beau être un tantinet linéaires et dirigistes, il est régulièrement possible de se déplacer dans des zones de jeu un peu plus grandes que de vulgaires couloirs, ce qui donne au joueur l’opportunité d’appréhender l’ennemi de plusieurs façons différentes. On peut donc changer de point de visée, avancer dans la végétation, contourner quelque peu l’ennemi, passer par des positions en hauteur, etc.

Enfin, pour prolonger l’expérience, les développeurs ont pensé à intégrer un mode multijoueur jouable jusqu’à douze. Les avis seront certainement partagés au sujet de celui-ci puisqu’il reste extrêmement classique avec ses trois modes de jeu (deathmatch, team deathmatch et VIP) et sa poignée de cartes. Si on fait bien le tri dans les pings des hôtes de partie, on arrive à en trouver sans lag malgré les petits soucis de frame rate imputables au solo. Que l’on aime ou non passer des dizaines de minutes sans bouger en espérant simplement que l’ennemi fera le premier pas en passant devant son viseur, il faut reconnaître que certains points laissent à désirer, comme la multiplication des bugs liés aux murs invisibles ou encore ce radar approximatif qui enlève toute once de furtivité en indiquant les positions de tous en permanence. Du coup, il devient difficile d’être discret et on se fait parfois tirer comme un lapin sans trop savoir d’où cela vient. Ceci vaut d’ailleurs dans les deux sens, le tireur n’ayant simplement qu’à surveiller une zone et à tirer au moindre pixel qui bouge, du moins quand il ne confond pas un ennemi avec une feuille. Que l’on soit patient ou non, une chose est sûre, ce mode multijoueur permet de passer quelques dizaines de minutes assez agréables lorsqu’il y a de neuf à douze joueurs dans la partie alors que cette dernière est vite pénible pour peu qu’il y ait moins de neuf joueurs. Cela est en partie dû à leur côté mollasson qui peut en rebuter beaucoup.

Point complet
Sniper : Ghost Warrior est un jeu low budget vendu à une quarantaine d’euros, ce qui permet de compenser plusieurs petits défauts détaillés dans le corps de la critique ou encore la durée de vie bien faiblarde. Cependant, deux gros points noirs entachent le tableau : l’intelligence artificielle totalement aberrante et les bugs qui se comptent par centaines. Or, ces derniers peuvent rebuter une bonne partie des joueurs tant il est frustrant de mourir dans des conditions complètement illogiques et irréalistes. Malgré tout, le titre de CITY Interactive a un certain charme qui séduira les amateurs du genre. Agréable à parcourir, offrant de bonnes sensations et prenant bien en compte les divers paramètres qui agissent sur la visée et la trajectoire des balles, le soft procure un certain plaisir non négligeable, notamment lorsque les headshots s’enchaînent dès lors que l’on a bien saisi la mécanique du jeu. Pour faire court, sans compter le multijoueur qui divisera les foules, ce jeu de sniper vaut assurément le coup d’œil pour les amateurs du genre conscients des défauts relevés. En revanche, la pilule passera beaucoup mieux si son achat n’excède pas les vingt euros… Quant aux autres joueurs, autant qu’ils passent leur chemin avant de se décider à flinguer le jeu.

On a adoré :
+ Les headshots
+ Des passages très agréables
+ Plusieurs paramètres pris en compte
+ Mode difficile immersif
+ Bonnes sensations
+ Graphismes pas mal
+ Vendu à 40 euros
+ Multijoueur pour les fans absolus…
On n'a pas aimé :
- Pas pour les amateurs et autres
- De nombreux bugs
- I.A. totalement déséquilibrée
- Manque flagrant de finitions
- Scénario minimaliste
- Chargements longuets
- Phases avec un fusil mitrailleur
- Solo vraiment très court


Consulter les commentaires Article publié le 11/07/2010 par Vincent P.



 
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