Test Sinner : Sacrifice for Redemption - jeux vidéo Xbox One

XBOX ONE GAMER
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Genre
Action-RPG
Date de sortie
  18.10.2018
Nombre de joueurs
1

Fondé par d’anciens membres de Blizzard, Konami ou encore Ubisoft, le studio chinois Dark Star propose aujourd’hui Sinner : Sacrifice for Redemption. Il s’agit d’un action-RPG inspiré de la célèbre licence Dark Souls. Proposé à un tarif attractif, sous la barre des vingt euros, le jeu trouvera-t-il son public ? Début de réponse dans les lignes qui suivent…

Les 7 péchés capitaux et le sens du sacrifice…



Nous incarnons Adam, un soldat déchu qui se réveille dans une sorte de limbe abyssale. A la recherche de rédemption, il doit affronter 8 boss (7 boss pour les 7 péchés capitaux et un boss de fin) pour retrouver ses souvenirs. Comme le nom du jeu l’indique, il faudra passer par la case sacrifice pour cette rédemption. A l’inverse des Souls dont il s’inspire pour son côté punitif et die and retry, le titre de Dark Star se présente sous la forme d’un boss rush. Exit les maps sinueuses et labyrinthiques à devoir retourner de fond en comble à la recherche de la sortie ou d’un farm d’expérience pour monter en niveau… Ici, il nous suffit d’ouvrir la « porte » pour accéder au boss afin de le poutrer. Pour cela, nous n’avons d’autre choix que de passer par la case sacrifice ! Vous avez bien lu, pour accéder aux boss, nous devons passer par un sacrifice ! Lequel ? Celui de nos statistiques ! Plus nous avançons dans le jeu, plus Adam s’affaiblit… Logique, nous sacrifions de plus en plus de statistiques pour absoudre ses péchés.

Cette perte n’est pas aléatoire, chaque affrontement fixant ses règles propres découvertes après lesdits sacrifices. Bien entendu, les effets peuvent être contrebalancés grâce à quelques items durement gagnés contre les fameux boss. Néanmoins, le titre n’en reste pas moins exigeant avec son gameplay typique du genre des Souls, à base d’esquives et de blocages qui ponctionnent l’endurance. Il en va de même lorsqu’on passe à l’attaque. Du coup, avec un personnage qui s’affaiblit au fil de l’aventure, vous comprenez mieux pour quoi la moindre erreur coûte cher. Chaque affrontement est un test pour nos nerfs, les combats étant décomposés en plusieurs phases distinctes. Le premier boss par exemple alterne entre une phase durant laquelle ses attaques au corps à corps sont lentes mais efficaces et une autre phase durant laquelle il tente de nous toucher à distance, grâce à diverses attaques plus ou moins rapides et des projectiles à tête chercheuse, le tout ponctué par des téléportations du boss. Pour chacun d’eux, il faut bien plus d’un essai pour assimiler les patterns et leurs différentes caractéristiques avant de pouvoir les battre. Petit plus, le jeu nous laisse la liberté de choisir l’ordre des affrontements et donc de moduler un peu la difficulté, l’ordre des combats revenant à choisir l’ordre des pertes de statistiques.

L’ombre de l’inspiration

Outre la série des Dark Souls, Dark Studio dit s’être également inspiré de Shadow of the Colossus (exclusivité PlayStation). Cela se ressent surtout sur le fait de n’avoir que des boss à affronter mais dans notre cas, au lieu d’avoir un enchaînement de combats avec un esprit un peu stratégique (dans le sens, réfléchir à quelle stratégie adopter), nous avons des combats qui misent uniquement sur la dextérité. Du coup, les abonnés n’auront pas de mal à essayer encore et encore, là où les néophytes risquent bien d’abandonner après plusieurs essais. Niveau visuel, le jeu ne brille pas mais reste tout à fait correct. Niveau sonore, le titre est en anglais ou en chinois mais les sous-titres sont bien en français. Par contre, il y a un gros défaut à souligner, c’est la gestion de la caméra. Celle-ci nous prend trop souvent à défaut, se fixant dans un angle bien moins avantageux pour le joueur. Le souci, c’est que les zones de dégâts sont mal localisées, de même pour les trajectoires des projectiles, ce qui nous fait perdre de précieux points de vie. Même s’il est possible de verrouiller le boss pour une esquive en restant face à lui, sans le verrouillage actif, la caméra a tendance à le suivre en permanence. C’est plutôt étrange comme choix…

L’avis perso d’Hervé // Une idée intéressante !

Sur le papier, on aurait tendance à se dire qu’on demande à voir, sans avoir de réelle attente : un Souls-like uniquement avec des boss ? L’idée d’un leveling vers le bas est originale et, combinée à la direction artistique pour représenter les 7 péchés capitaux, je trouve que le mariage d’idées est bon. Le personnage est plus faible niveau statistique brute et perd quelques compétences au passage. Le monde est sombre, le thème religieux abordé est clairement bien représenté. Le style graphique (qui rappelle encore une fois les Souls avec son aliasing bien présent et la gestion visuelle de l’armure par exemple) donne ici un Adam à l’allure assez drôle, avec sa tête quelque peu imposante. Le côté « mignon » s’arrête ici. Les combats sont assez hard, ils demandent un gros nombre d’essais pour certains et cela se joue des fois à un poil sur la fin. Le jeu étant uniquement un boss rush, sa durée de vie dépend clairement du joueur et de sa capacité à finir les huit combats. La maniabilité et le gameplay restent standards. C’est au joueur d’appréhender les stats et techniques des boss, mais surtout d’avoir un bon timing dans les esquives. Dommage que la caméra n’aide pas, surtout avec une gestion inexistante de celle-ci. Les affrontements proposés sont par contre assez variés et le look des boss est réussi. Du côté de l’histoire et du background du jeu, tout comme dans les Souls, on a une bribe au début et le tout reste dans le flou par la suite… Personnellement, j’aimais beaucoup ce côté exploration dans les Souls et c’est une chose qui m’a manqué dans ce jeu. Certes, je savais depuis le début qu’il s’agissait d’un boss rush mais il me manque ce petit aspect « ha ouais, quand même ?! » quand je découvrais une nouvelle salle/ambiance ou un boss dans les Souls. Pour résumer, le jeu plaira certainement aux fans des jeux hardcore, pour lesquels crever en masse n’est pas une gêne. Par contre, je pense que les autres joueurs passeront leur chemin. Sur le papier, les idées proposées pourraient tout de même en attirer quelques uns. A eux de passer outre la difficulté…


Point complet
En gros, Sinner : Sacrifice for Redemption, c’est un peu un Dark Souls à petit prix auquel on a enlevé la partie exploration pour se concentrer sur les combats de boss. Si vous aimez la difficulté, particulièrement relevée, les boss rush et que vous êtes séduit par l’idée d’un personnage qui s’affaiblit au fil de la progression, alors vous apprécierez l’expérience. Sinon, vous risquez de rager contre la caméra, des plus capricieuses, et de jeter la manette après avoir changé de jeu. A essayer mais à ne pas mettre entre toutes les mains, sous peine de connaître des pertes de cheveux rapides. En revanche, saluons la direction artistique, travaillée, et les combats, qui sont plutôt plaisants même si leur réussite tient plus de notre dextérité que de notre façon d’appréhender l’ennemi de manière stratégique.

On a adoré :
Le thème
Le système de Level Down
Le prix
Combats variés et travaillés
Le design des boss
Du challenge pour les habitués…
On n'a pas aimé :
Sûrement trop dur pour les autres
Caméra trop hasardeuse
Boss rush uniquement
Rendu global moyen


Consulter les commentaires Article publié le 16/10/2018 par Hervé D.


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