Test Sherlock Holmes : The Devil's Daughter - jeux vidéo Xbox One

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Sherlock Holmes : The Devil's Daughter



Développeur
Frogwares
Statut
Disponible
Date de sortie
  10.06.2016
Nombre de joueurs
1
Classification PEGI
Thème
Enquête
Prix de lancement
59,00 €

Pour la quatrième fois, Sherlock Holmes et son acolyte, le docteur Watson, sont de retour sur nos consoles pour mener l'enquête. Jusqu'ici, les titres étaient plutôt agréables à parcourir, voyons donc si ce Sherlock Holmes : The Devil's Daughter a su tirer profit des opus précédents pour s'améliorer et proposer aux enquêteurs en herbe une aventure à la hauteur de leurs attentes, dans un genre peu représenté actuellement…

Un coup de jeune



La première surprise est de retrouver nos deux détectives nettement plus jeunes que dans le dernier épisode, surtout le docteur Watson, qui est "devenu" un fringant jeune homme en lieu et place du quinquagénaire légèrement bedonnant des épisodes précédents. Autre coup de théâtre, Sherlock a une fille, dont il n'avait jamais été fait mention jusqu'ici. Cette demoiselle est d'ailleurs le centre du jeu, sorte de fil rouge tout au long des quatre enquêtes proposées, jusqu'à l'épilogue, où elle prend la vedette. Si les personnages sont tous soignés et réalistes, tant dans leur apparence que dans leur psychologie, la fillette laisse une impression étrange dans sa réalisation et son animation. Les quatre enquêtes sont très variées et intéressantes, l'épilogue apportant en plus son lot de surprises. Dommage qu'il n'y ait pas un ou deux cas supplémentaires, car on reste un peu sur notre faim au bout de la grosse dizaine d'heures nécessaire pour boucler le titre. Techniquement, le travail est fait, les textures sont honnêtes, les visages bien animés et détaillés, mais quelques ralentissements se produisent occasionnellement, sans parler des temps de chargement vraiment interminables avant et pendant les enquêtes, lors des changements de lieu. Heureusement que les développeurs ont intégré la consultation des notes et du schéma des déductions pendant les trajets pour limiter la casse, mais cela ne suffit pas à meubler totalement ces temps morts.

Le tableau de déduction présente de nombreux embranchements et possibilités en fonction des indices recueillis. Elucider les affaires n'est pas évident, loin de là, il faut prêter attention au moindre détail et dialogue pour affiner sa perception du cas. Il est ainsi plus facile de résoudre une affaire d'une traite, pour se souvenir plus facilement de tous les détails. Les énigmes et casse-tête sont bien conçus, mais globalement très faciles pour les amateurs du genre, les moins portés sur la chose pourront choisir de passer les mini-jeux/casse-tête, dans l'éventualité où ils seraient bloqués, même si cela ôte une grande partie de l'intérêt du titre... Il y a bien la possibilité de choisir une difficulté supplémentaire, cependant, elle ne relève en fait que de la précision des phases d'action (QTE, passages chronométrés...) et ne diminue pas les indications très nombreuses sur le déroulement de l'enquête. La seule parade à cet assistanat est d'éviter comme la peste la page des objectifs, qui détaille pas à pas ce qu'il faut faire, en plus de la linéarité très présente. Le maître mot du jeu est la variété, car les problèmes soumis au détective vont de la mystérieuse statue maudite tueuse à la "simple" disparition de personne, et les lieux visités vont du bar clandestin à l'hôpital en passant par les cimetières, usines et rues du Londres du XIXème, dont l'ambiance est bien rendue avec quelques détails historiques sympathiques.

Le rationnel se heurte à la magie



Les mini-jeux s'enchaînent mais ne se ressemblent pas, à part quelques exceptions (dont on se serait d'ailleurs passé, comme les jeux d'équilibre : une fois suffisait...). Au programme, en plus des traditionnels tableaux d'énigmes pures et dures, on a des phases orientées action, comme des jeux d'équilibre, de l'infiltration, de l'escalade, du boulingrin (un jeu typiquement anglo-saxon s'approchant de la pétanque), du secourisme, saupoudrés d'une bonne dose de QTE relativement bien employés. Certaines phases demanderont de passer dans la peau de Wiggins, de Watson et du fidèle Tobby, toujours aussi énergique... Il est un peu déroutant de voir le célèbre détective, réputé pour son sang froid et son esprit rationnel, se laisser aller aux sentiments et émotions exacerbés dans sa relation avec sa fille, sortie de nulle part. L'épilogue offre une ambiance réussie assez oppressante, bien en accord avec les événements, parfois complètement tirés par les cheveux sans la moindre explication...

Repris de l'épisode précédent, les portraits des personnages rencontrés gardent le même principe, avec l'introduction d'une nouveauté : l'interprétation de certains détails : il faut ainsi déterminer si le teint pâle de quelqu'un est dû à la maladie ou à la peur, si un problème à un bras est dû à une malformation ou à une blessure, ce qui n'est pas toujours évident et demande de prêter attention au moindre détail de cet examen. Généralement, il y a deux faits à interpréter par portrait et, en cas d'erreur, le portrait est signalé comme incomplet, sans possibilité de revenir en arrière, ce qui est plutôt frustrant, mais donne un enjeu certain à l'épreuve et accentue le réalisme de cet examen qui n'était que pure formalité dans l'épisode précédent. En revanche, après avoir résolu une enquête, il est possible de revenir juste avant l'accusation pour changer ses déductions et explorer d'autres pistes, ce qui est vraiment intéressant, surtout si l'on s'est précipité pour arrêter le mauvais suspect avant d'avoir recueilli tous les indices... Avant de classer l'affaire, il est aussi possible de vérifier son accusation et de procéder au choix moral déjà présent dans le dernier opus : absoudre ou condamner le coupable. Techniquement, cela ne change rien au dénouement, mis à part quelques courriers, dialogues et allusions, mais cela reste intéressant moralement en raison du questionnement sur les mobiles d'un crime et la justice.

L’avis perso de Julie // Une enquête sans prise de tête ?!

Les passages "action" ne m'ont pas totalement convaincue, surtout l'infiltration, car je voulais jouer à un titre d'enquête/énigme. J'ai été un peu déçue par la simplification de la série, qui devient de plus en plus accessible au fil des titres : baisse du nombre d'énigmes au profit de situations plus actives, et baisse de leur difficulté. Restent l'ambiance agréable et les scénarios surprenants qui font mouche, tout comme la page des déductions aux nombreux choix. Il est louable de vouloir élargir le public visé, mais attention à ce que ça ne se fasse pas au détriment des habitués... Cependant, cet équilibre action/énigme reste très plaisant et convaincra probablement de nouveaux joueurs : c'est agréable de voir une licence qui se renouvelle.


Point complet
Sherlock Holmes : The Devil's Daughter reprend dans les grandes lignes les mécanismes de jeu de l'opus précédent, avec quelques améliorations, notamment dans les portraits à établir. Il apporte de la diversité, tant dans les enquêtes que dans les mini-jeux et casse-tête, et prend même une orientation action assez présente qui peut dérouter mais renouvelle la licence. Petit bémol, la difficulté est très réduite pour les habitués des énigmes, dommage. Ceci étant dit, le titre reste très agréable et les mécanismes efficaces offrent une expérience intéressante et variée, avec une ambiance plus sombre et mystérieuse que d'habitude, grâce à l'arrivée du paranormal dans le scénario. Les personnages fouillés et le côté psychologique soignés sont un vrai plus et rendent les choix parfois difficiles, amenant une réflexion plus profonde.

On a adoré :
Enquêtes intéressantes, variées
Un poil de paranormal
Les personnages fouillés
Ambiances visuelle et musicale soignées
Tableau de déductions très riche
L'enjeu des portraits
L'épilogue (gameplay, scénario)
Choix moral, on peut se tromper
Enigmes et mini-jeux variés
On n'a pas aimé :
Quelques ralentissements
Chargements interminables
Un peu court
Un peu trop facile pour les habitués


Consulter les commentaires Article publié le 27/06/2016 par Julie B.



 
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