Test Rotastic - jeux vidéo Xbox One

XBOX ONE GAMER
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Rotastic



Développeur
Dancing Dots
Distributeur
Xbox Live Arcade
Genre
Réflexion
Statut
Disponible
Date de sortie
  21.09.2011
  21.09.2011
Nombre de joueurs
1 à 4
Online
- Classements
Classification PEGI
Prix de lancement
800 MS Points

Parmi le flot de jeux disponibles sur le Marketplace, quelques uns sortent du lot grâce à leur concept. Dans Rotastic, le but est d’évoluer autour de points d’accroche à l’aide d’un grappin, tout en récoltant des joyaux et surtout en essayant de se maintenir en vie malgré les nombreux pièges rencontrés. Nous avions d’ailleurs eu l’occasion de le tester au Festival du Jeu Vidéo de l’année dernière. Nous en avions gardé une bonne impression. Mais, un an après, la version finale de ce jeu de réflexion/adresse développé par les français de Dancing Dots convainc-t-elle toujours autant ?

Tout ne tient qu’à un fil...




Sous un premier abord extrêmement simple (attraper des joyaux en s’accrochant aux axes de rotation) se cache en fait un jeu très technique, demandant réflexes et précision. La moindre erreur est fatale. Ici, point de sol, il est donc indispensable de rester en rotation autour des accroches ou en vol, en tenant compte de la vitesse et de la gravité, plutôt bien gérées. Si les premiers niveaux sont faciles, les choses se compliquent rapidement avec l’apparition de nombreux pièges tous plus vicieux les uns que les autres : béliers, poussins, chauve-souris, murs, canons, lames en tout genre, etc., qui donnent du fil à retordre au joueur pour traverser le tableau, et ce malgré les cinq vies à disposition pour chaque essai. La prise en main est rapide, avec un bouton pour s’accrocher (à relâcher pour sauter) et la gâchette pour changer de sens de rotation. A cela s’ajoutent quelques subtilités comme la jauge d’énergie, qui permet de toucher un piège sans trépasser, mais qui en contrepartie se vide à chaque changement de sens. En sus, si elle n’est pas suffisamment remplie, elle empêche le joueur de s’accrocher, ce qui peut tout changer, en particulier lors des passages les plus délicats. Dernière précision, les niveaux sont à la taille de l'écran, aucun scrolling, on les contemple toujours en intégralité, ce qui d'un point de vue stratégique est bien pratique. L’univers est d’inspiration médiévale/fantastique, avec un petit côté gore humoristique : par exemple, les scies circulaires sont mues par des soldats courant après un gigot accroché, à la façon d’un hamster dans sa roue.

Du côté graphique, l’arrière-plan se contente d’une image fixe dont le thème change en fonction du niveau, et les obstacles y apparaissent en 2D dans un style coloré très cartoon. Tout cela reste plutôt minimaliste, mais la sauce prend bien, appuyée par une petite musique entraînante. On regrette juste que les différents personnages n’apportent aucun changement au gameplay, se contentant d’être de simples skins. Que l’on incarne Fraghar le viking redoutable, Gamman le sanglier armé de sa saucisse, Legalos l’elfe narcissique ou encore la Mort elle-même, rien ne change ; alors qu’ils se seraient prêtés à merveille à des changements de vitesse ou de puissance pour enrichir le gameplay. Au lieu de cela, le joueur peut juste choisir entre ces quatre énergumènes et les quatre couleurs disponibles, toutes ces variantes devant être débloquées en atteignant certains scores ou certain niveaux. Le titre se compose de 7 mondes thématiques (forêt, campagne, donjon, cimetière...) comprenant chacun 10 tableaux, ce qui ne fait pas moins de 70 niveaux à traverser. De quoi occuper les joueurs un bon moment, surtout qu’au fur et à mesure de la progression, il faut faire preuve de plus en plus de persévérance pour passer certains tableaux plutôt vicelards. Heureusement, en cas de gros blocage, le joueur peut sauter le niveau. Cependant, pour accéder aux différents mondes, il faut récolter un certain nombre de casques, chaque performance étant récompensée par zéro à quatre casques (bronze, argent, or et le casque ultime qui s’obtient avec une prestation quasi parfaite). Avec un peu d’habileté, ces derniers s’obtiennent facilement dans les premiers niveaux mais, par la suite, il faut s’accrocher juste pour finir un tableau en vie.

Ce côté scoring est très présent puisque le titre compare immédiatement notre performance à celles des amis, en plus du classement mondial, ce qui est suffisant pour pousser les acharnés à s'améliorer. Le score gonfle en récoltant les joyaux (avec un bonus pour les séries de couleur), mais également en fonction du temps établi, avec des bonus importants pour toutes les figures réalisées. Il est en effet possible de se prendre pour un as de la voltige en accomplissant certains tricks (le huit, le carré, le poirier "crâneur", le O...), dont certains sont ardus à cause du timing très précis. Le jeu demande vraiment une grande précision pour déplacer son personnage avec exactitude, pouvant causer une certaine frustration chez quelques joueurs. Les développeurs ont su se renouveler au fil de cette campagne bien fournie, en variant les objectifs de mission, demandant tour à tour de récolter des joyaux, survivre aux pièges géants, casser toutes les briques à l’écran, exterminer cigognes et poussin, etc., sans compter les innombrables pièges, interrupteurs, portails de téléportation et variations de gravité ! On a aussi le droit à un mode multijoueur permettant à quatre voltigeurs de se mesurer, le but étant de couper la corde de ses adversaires (en passant dessus) pour les précipiter dans le gouffre, ou encore d’être le premier à amasser un certain nombre de joyaux. C’est plutôt fun à quatre, mais ça perd de son intérêt à deux lorsque l’I.A. s’en mêle, son comportement n’étant pas toujours judicieux. Dommage qu’il n’y ait pas de multijoueur en ligne. Ce manque se fait cruellement sentir dans un soft de ce type.

Point complet
Avec son concept de jeu pour smartphone et sa prise en main des plus simples, Rotastic ne paie pas de mine, mais il se révèle être diaboliquement addictif avec son côté scoring très appuyé et ses pièges variés et drôles. Pour venir à bout des 70 niveaux, il faut s’accrocher et persévérer, surtout si l’on souhaite obtenir les casques ultimes ! Le jeu sait se renouveler et varier ses tableaux, toujours plus vicieux. On regrette seulement l’absence de multijoueur en ligne, qui lui fait cruellement défaut. Offrant un sacré challenge, il pourrait venir à bout de certains joueurs avec son côté exigeant. A conseiller aux adeptes du genre et à ceux qui ne craignent pas de s’arracher les cheveux et de lancer leur manette, du moins à 400 MSP max, le tarif de base étant un peu trop élevé !

On a adoré :
+ L’univers du jeu
+ Addictif et fun
+ Le scoring omniprésent
+ La difficulté progressive
+ Un bon challenge
+ Les nombreuses figures
+ Le jeu à quatre
+ Prise en main aisée
+ Grande précision...
On n'a pas aimé :
- Mais trop exigeant pour certains
- Seuls les skins des persos changent
- Un peu cher (800 MSP)…
- Proche d’un jeu pour smartphone
- Multi local uniquement


Consulter les commentaires Article publié le 07/11/2011 par Julie B.



 
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