Test Rogue Trooper Redux - jeux vidéo Xbox One

XBOX ONE GAMER
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Editeur
Rebellion
Développeur
Rebellion
Statut
Disponible
Date de sortie
  17.10.2017
Nombre de joueurs
1 à 4
Classification PEGI
Prix de lancement
24,99 €

Ah, Rogue Trooper… Rappelez-vous, 2006, ce third personnal shooter mettant en scène un crossfiter torse nu à la peau bleutée qui faisait des roulades… Vous ne vous en rappelez vraiment pas ? Possible, vous étiez sûrement trop occupé à faire d'autres genres de roulades sur Gears of War sorti la même année. Eh bien voilà que quelques 11 années après, Rogue Trooper revient sur le devant de la scène avec sa version Redux. Mais qu'est-ce que ça donne ?

C'est un schtroumpf qui tombe et qui s'fait un bleu



Laissez-nous vous conter l'histoire de Rogue et de ses trois acolytes, Gunnar la mitrailleuse, Helm le casque et Bagman le sac à dos. En effet, nos quatre héros sont des soldats génétiquement modifiés pour faire la guerre, et rien d'autre. Leur corps supporte toutes les toxines et leur permet de se déplacer sur la néo-terre sans avoir à utiliser de masque à gaz, ni même avoir besoin d'un T-shirt. Seulement voilà, très vite (trop vite ?) trois de ces soldats “d'élite” décèdent de manière plus que discutable. Mais la nanopuce implantée dans leur corps permet d'extraire leur personnalité et de la refourguer sur plus ou moins ce que l'on veut… à condition de le faire en moins de soixante secondes. C'est ainsi que notre cher ami Rogue récupère les trois nanopuces de ses trois camarades pour continuer coûte que coûte l'aventure avec eux. Du coup, le joueur aura constamment la garde des quatre personnages et devra écouter les discussions ô combien intéressantes de nos héros. Vous l'aurez compris, on a affaire à une équipe assez caricaturale, avec Gunnar, l'impulsif de la bande qui finit en fusil, le cerveau Helm qui termine en casque et Bagman (ça coule de source) le gars plutôt dégourdi qui termine en sac à dos. Puis Rogue, l'homme à tout faire, enfin le seul à ne pas crever.

L'histoire est tirée d'un vieux comics et, il faut se l'avouer, elle n'a rien d'exceptionnel. Des soldats, une trahison, une course-poursuite entrainant mort et chaos, la guerre quoi. Mais alors, qu'apporte de neuf ce nouveau Redux ? Eh bien, déjà un lissage graphique en utilisant un nouveau moteur. Car en 2006 déjà, le titre ne vendait pas du rêve avec son aspect. En 2017 ? Ce n'est pas moche mais ça n'a rien de spécial non plus. Rogue est bien modélisé et son bleu luisant lui sied au teint, seulement les décors n'ont toujours rien d'extravaguant, on se promène d'un milieu gris triste à un autre. La luminosité n'est pas le point fort du jeu. Un effort aurait pu être fait sur les animations, quelques retouches basiques, mais le strict minimum suffisait visiblement. On peut constater par exemple un objet qui traverse la main de la personne qui le tient lors d'une cinématique.

Cours, tire, cours, tire

Concernant le gameplay, comme l'ensemble du titre, il est d'un autre âge. Déjà à l'époque il faisait pâle figure face à un Gears of War, alors aujourd'hui, sans retouche, il fait clairement mal. Les possibilités ne manquent pas, comme le fait de pouvoir plonger dans tous les sens ou encore de se mettre à couvert. Quelques atouts permettent de “varier les plaisirs” en posant son arme dans un coin stratégique pour qu'elle s'active et tire à vue. On peut aussi créer un hologramme et jouer avec l'IA complètement à la ramasse en courant dans tous les sens. Ou encore se la jouer Sam Fisher en ajustant un silencieux au bout du museau de Gunnar. Mais franchement, le joueur se retrouve très vite à foncer dans le tas sans réfléchir en tirant sur tout ce qui bouge. On débloque différentes armes tout au long de l'aventure, mais 95% du jeu se fait aisément au fusil de combat principal sans se poser de questions. Et les sensations ne sont clairement pas au rendez-vous. C'est fluide certes, mais sans vie. Il faudra sur certains ennemis s'acharner sans raison spécifique, même si le viseur est pointé sur la tête, pour le voir tomber. Alors que d'autres décèdent à la moindre éraflure. Mouais.

La bande-son est tout ce qu'il y a de plus négligeable. Sans atout spécifique, ça ou autre chose, c'est pareil. On n’y fait clairement pas attention. On constate aussi qu'aucun effort n'a été fait sur les dialogues. Lors des phases d'infiltration, les sentinelles sortent des rapports micro toutes les trois secondes. “Rien à signaler”, “ Tout est sous contrôle”, “Aucun ennemi en vue”… De quoi faire très vite déjanter le joueur et l'inciter à foncer dans le tas, Gunnar à la main, pour faire taire tout ces perroquets. Et les échanges lors de cinématiques ou bien même en jeu entre les différents protagonistes étaient déjà ringards en 2006, alors aujourd'hui, la crédibilité du titre est mise à rude épreuve. Sauf si on prend ça sous l'aspect de la série B de base, alors on peut éventuellement apprécier. Après il est possible de recycler quelques matériaux trouvés dans des tas de ferrailles posés ci et là, ou en fouillant vulgairement les corps sans vie de ceux que vous aurez tués… ce qui permet de se créer les armes, de les améliorer ou encore d'augmenter la vie de Rogue. Mais la difficulté du jeu étant tellement minime, l'intérêt se perd très vite. Le jeu dispose d'un mode multijoueur, à savoir une coopération en ligne permettant de tuer des bots sur différentes cartes. Là aussi l'intérêt se perd très vite et les parties ne s'enchaînent pas sur un rythme effréné. En fait l'ennui arrive très vite et les serveurs ne sont pas visités toute la journée. Il faudra donc prendre son mal en patience pour trouver quelqu'un ou alors faire autre chose.

Point complet
En bref, on ne comprend pas la sortie remasterisée d'un titre qui déjà à l'époque était passé presque inaperçu aux yeux de tous. C'est vieux, ça n'a pas de panache et on s'ennuie très vite sur la durée (comptez 5 à 7 heures de jeu). Rien ne semble justifier que ce genre de titres soulève un quelconque intérêt auprès des joueurs en 2017 avec si peu de changements apportés alors qu'il était déjà moyen 11 ans plus tôt. Un nouveau Rogue Trooper, avec un nouveau gameplay, une nouvelle aventure, pourrait éventuellement relancer les débats mais là, c'est incompréhensible.

On a adoré :
Pour les nostalgiques pas exigeants
Le lissage graphique, éventuellement
On n'a pas aimé :
Gameplay claqué
IA, dialogues
Cours et tire
Passé d'âge dans son ensemble


Consulter les commentaires Article publié le 22/10/2017 par Manuel-Ange A.



 
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