Test Rogue Legacy - jeux vidéo Xbox One

XBOX ONE GAMER
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Rogue Legacy



Développeur
Cellar Door Games
Genre
Plateformes
Statut
Disponible
Date de sortie
  27.05.2015
Nombre de joueurs
1
Classification PEGI
Prix de lancement
14,99 €

Cette génération de consoles est particulièrement généreuse en jeux indépendants et Rogue Legacy fait partie de cette véritable vague de jeux typés old school. Il se démarque de la masse par le système d'héritage et de handicaps conçu par Cellar Door Games. Si vous aviez toujours rêvé de contrôler un barbare dyslexique souffrant de flatulences, c'est l'occasion ou jamais... Mais ce titre décrit comme un "Rogue-like" généalogique a-t-il les arguments pour réellement sortir du lot ?

Notre amie la mort...




Une choses est sûre, préparez-vous à mourir… Beaucoup et souvent ! C'est le principe de base de progression du jeu, qui est plutôt frustrant pendant les quelques parties où vous dépassez rarement les premières salles. Heureusement, cette frustration disparaît rapidement une fois quelques niveaux gagnés. Chaque personnage engrangera un peu d'expérience et d'argent, transmis à ses descendants, qui deviennent ainsi plus forts que leurs ancêtres et peuvent aller plus loin, et ainsi de suite. Outre le système de niveau, le joueur peut améliorer son personnage au manoir, qui s'agrandit au fur et à mesure des capacités débloquées, faisant office d'arbre des compétences plus que fourni. Il est ainsi possible de dépenser son or dans les classiques points de vie, d'armure, de magie... Mais également dans des compétences plus originales, comme le "même pas peur", qui offre une chance de ressusciter après une mort ou l'augmentation de l'or ramassé. Le manoir donne aussi accès, et c'est capital pour la progression et la variété du jeu, à de nouvelles classes et à leurs améliorations. Les classes sont un des principes de base du jeu extrêmement bien réalisé. Chaque héritier sera différent, grâce notamment à ces classes : mage, guerrier, Roi des Barbares, spéléologue... qui font varier les compétences, le hokage par exemple est très rapide, mais en contrepartie, ne porte pas de coups critiques. Le roi liche, quant à lui, gagne des points de vie en tuant des ennemis. D'autres personnages apportent des pouvoirs plus spécifiques, comme le dracène, qui vole, ou le spéléologue, qui démultiplie l'or retrouvé et localise les trésors. Le forgeron est là pour vous fabriquer les équipements dont vous aurez trouvé les plan, tandis que l'enchanteresse vous vend des runes (drain de vie/mana, double saut, plus d'or, variation de niveau des ennemis, lévitation...).

Outre les capacités débloquées, les combattants héritent de tares génétiques, ils peuvent être atteints de nanisme (très utile pour se faufiler dans les passages secrets) ou au contraire de gigantisme, avoir des problèmes de flatulences à chaque saut, avoir des déficiences visuelles (myope ou hypermétrope, couleurs altérées...) et quelques autres plus ou moins gênantes, la pire étant probablement celle inversant la gravité du héros, qui se retrouve à marcher au plafond, directions inversées, ce qui le rend quasiment injouable ! Toutes ces modifications changent donc de manière significative le gameplay. Il est impossible de jouer de la même façon avec un mage qu'avec un champion. Après chaque mort, il faut donc choisir avec soin son héritier parmi les trois proposés : privilégier le personnage de la classe que l'on préfère, même s'il souffre de tares handicapantes, ou favoriser une classe moins attractive, mais avec des défauts non pénalisants ? Il s'agit donc d'errer encore et encore dans le château, jusqu'à être suffisamment fort pour en affronter les boss. A première vue, cela semble répétitif, mais les développeurs ont conçu le titre de telle sorte qu'il n'en soit rien, bien au contraire : Rogue Legacy est terriblement addictif et on se retrouve à démarrer une dernière partie, sauf que, dix héritiers plus tard, la console tourne toujours... Le titre se renouvelle grâce au système de classes et de tares, qui modifie suffisamment le gameplay pour garder de l'intérêt, mais surtout par la génération aléatoire du château, le point fort du soft : il ne sera jamais identique. Les salles sont très variées et permettent de renouveler le plaisir de jeu, même si à la longue, on retrouve des salles connues. La seule constante est le positionnement global des quatre zones les unes par rapport aux autres. Quelques mini-boss, salles spéciales, bonus et téléporteurs viennent encore pimenter les choses.

On se prend vraiment au jeu et on arpente encore et encore les salles à la recherche des coffres et trésors disséminés, mais surtout en quête d'or, le nerf de la guerre pour améliorer son personnage et lui acheter des équipements dignes de ce nom. La prise en main est rapide : attaque physique, attaque magique, saut et action spéciale du personnage (du cri qui repousse les adversaires à la substitution...). La maniabilité est excellente, on regrette cependant une légère lourdeur pour les attaques basses à l'épée, nécessaires pour activer des plateformes temporaires, passages rendus de ce fait un peu délicats, de même pour les demi-tours du héros, qui encaisse souvent quelques attaques à cause de cette lourdeur. Mais attention, cela reste assez mineur et n'entache pas le plaisir de jouer encore et encore à travers le château, la forêt, la tour et les souterrains. Les ennemis sont relativement variés et sympathiques, tout comme leurs noms, souvent amusants. Pour terminer une première fois le jeu, nous avons mis une petite quinzaine d'heures en explorant à fond les salles, il nous manque toujours des runes et l'arbre de compétences est loin d'être complété. Car une fois le boss final vaincu, le New Game + se débloque, offrant un nouveau challenge (comme la version "neo" des boss de zone, plutôt coriace). À titre indicatif, les ennemis de la première zone correspondent à une version améliorée des ennemis rencontrés dans la dernière zone de la partie de base. C'est reparti pour quelques heures ! Il faut tout de même avouer qu'au bout d'une vingtaine d'heures, une certaine lassitude commence à se faire sentir, ce qui offre tout de même une durée plus que correcte… D'autant plus que l'on y reviendra volontiers et régulièrement, mais à une fréquence plus espacée, pour des sessions toujours aussi addictives et agréables !

Point complet
Même si au premier abord il ne paie pas de mine, Rogue Legacy se révèle être un jeu extrêmement addictif et au gameplay excellent. On prend un grand plaisir à explorer encore et encore les différentes zones de cet étrange château pour augmenter les caractéristiques de notre (nos) héros et enfin en percer le mystère. Le système d'héritage, de tares et de classes est très complet et donne un vrai intérêt au jeu, tout comme la génération aléatoire du donjon à chaque descendant. Bref, si vous aimez les jeux de plateforme/action, Rogue Legacy est un incontournable et vous offrira de très nombreuses heures de jeu et un challenge conséquent !

On a adoré :
+ Extrêmement addictif
+ Le système de classes
+ Le manoir et ses améliorations
+ Un bon challenge
+ Les tares des héros
+ Le château aléatoire
+ Durée de vie excellente
On n'a pas aimé :
- Trop addictif...
- Quelques mouvements un peu délicats (attaque basse et demi-tour)
- Un poil répétitif sur le très long terme malgré l'aléatoire


Consulter les commentaires Article publié le 29/02/2016 par Julie B.



 
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