Test Rise of the Tomb Raider - jeux vidéo Xbox One

XBOX ONE GAMER
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Rise of The Tomb Raider



Editeur
Square Enix
Développeur
Crystal Dynamics
Genre
Action Aventure
Statut
Disponible
Date de sortie
  10.11.2015
  10.11.2015
Nombre de joueurs
1
Classification PEGI
Prix de lancement
69,99 €

Comme beaucoup de stars, Lara Croft a connu des hauts et des bas. En pleine bourre fin des années 90, l'accumulation de suites sans saveur a eu raison de la popularité de la saga Tomb Raider. Puis Lara fit son retour, suite à un changement de studio de développement, avec les épisodes Legend, Anniversary ou encore Underworld. Mais c'est en 2013 qu'elle fit le plus parler d'elle, avec un reboot explosif, délaissant les énigmes pour l'action. Suite au succès du titre, Square Enix lança rapidement une suite, en exclusivité (temporaire) sur Xbox. Il est donc temps de s'équiper de son arc, de ses armes et de se lancer dans cette nouvelle aventure arrivée sur notre Xbox One.

On prend les mêmes…




Le reboot "unchartedisé" de 2013 avait divisé les joueurs. Nettement plus orienté action et délaissant les longues énigmes à base de leviers à actionner pour progresser, le jeu de Crystal Dynamics possédait néanmoins ses qualités. Qu'on se le dise : cette suite reste sur les mêmes bases, pour le meilleur et pour le pire. On retrouve donc Lara en Sibérie, partie à la recherche du secret de l'immortalité. Comme d'habitude, des méchants en hélicoptère sont de la partie et une ancienne civilisation (et ses soldats surpuissants) s'invite à la fête. Déjà-vu direz-vous ? C'est normal, c'était la même chose dans le précédent jeu. Rise of the Tomb Raider nous ressert le cocktail qui avait plu il y a deux ans en tentant de l'approfondir quelque peu. Alternant zones ouvertes et séquences davantage scriptées dans des grottes ou des intérieurs, le soft propose, en plus de sa quête principale, quelques quêtes secondaires données par des PNJ auxquels il faut prêter main forte. Les quêtes secondaires sont souvent basiques (récupération de matériaux, destruction de radios), mais elles permettent de récupérer des récompenses très utiles, comme un crochet permettant d'ouvrir certains types de coffre. Globalement, il y a pas mal de choses à faire dans Rise of the Tomb Raider, entre quêtes principales et secondaires, défis, cartes et journaux audio à dénicher, et bien sûr les fameux tombeaux. Soyons francs, les tombeaux cachés, même s'ils sont intéressants à trouver et à accomplir, ne nous auront posé aucune résistance. Une petite dizaine de minutes pour analyser les éléments et clôturer l'énigme, il n’en faut pas plus.

Evitez évidemment d'utiliser l'instinct de Lara, qui spoile allégrement tous les éléments importants et les objectifs secondaires. On est, encore une fois, loin de la richesse des énigmes d'un Tomb Raider Anniversary, mais ces tombeaux rajoutent quelques heures à la durée de vie. Pour être précis, nous avons terminé la quête principale, une partie des secondaires et quelques tombeaux en 11h, pour un achèvement de 63%. Comptez donc entre 15 et 20h pour tout faire. De (trop) nombreux éléments sont à looter durant l'aventure : bois, tissu, caisses de matériaux et autres améliorations. Le système de craft est d'ailleurs bien foutu et s'inspire de The Last of Us, permettant de fabriquer munitions, flèches (enflammées, explosives, empoisonnées) ou de se soigner, en pleine action, en passant par les gâchettes de la manette. Vous pourrez également fabriquer des cocktails Molotov ou des grenades à partir de bouteilles et de boites de conserve. En plus, vous pouvez améliorer votre équipement (sac à dos, carquois) en récupérant la peau des animaux se promenant paisiblement dans les alentours. Tout ça bien évidemment vous servira dans les nombreux gunfights du jeu. Toujours équipée de son arc, de son piolet, d'un pistolet, puis de diverses armes à débloquer et à améliorer (via un menu pas toujours très clair), Lara envoie du lourd et tranche des gorges à la chaîne. La petite n'a pas froid aux yeux et il est bien loin le temps où elle pleurnichait après avoir tué une petite biche. Ici, l'action est très présente et les petits lapins en prendront pour leur grade, pour peu que vous soyez un poil sadique.

Aucune prise de risque ?!




Mais les vrais ennemis sont tout d'abord humains et il faut enchaîner les headshots pour espérer survivre. Notez que le mode difficile est conseillé pour un minimum de challenge. Quand l'action éclate, ça pète dans tous les sens, les ennemis ayant d'ailleurs la fâcheuse tendance à papoter autour d'un bidon explosif (depuis le temps, personne ne les a prévenus ?). On peut blesser un ennemi pour l'achever au corps à corps ou esquiver et attaquer de dos. Dynamiques, ces séquences sont malheureusement souvent pénibles à jouer, la faute à une latence dans les mouvements de Lara et à une "automatisation" des mouvements imprécise. Concrètement, et à titre d'exemple, Lara peut se mettre à couvert et cela se fait de façon automatique lorsqu'un élément du décor le permet. Seulement voilà, à de nombreuses reprises, Lara a eu du mal à se mettre à couvert, nous mettant face aux tirs ennemis. Les roulades sont également imprécises et la visée ainsi que la caméra un peu lourdes n'aident pas non plus. Bizarrement, nous avions trouvé les scènes d'action du jeu précédent mieux maîtrisées. Heureusement pour vous, l'I.A. ennemie est aux abonnés absents (ironie inside). Les adversaires courent parfois n'importe où, laissent dépasser leur tête de leur cachette ou ne voient même pas qu'un de leur pote vient de se faire dessouder sous leurs yeux. L'infiltration, quant à elle, permet de faire le ménage en silence, en se planquant dans des buissons, en grimpant dans les arbres (avec assassinat en tombant sur l'ennemi) ou en étant planqué sous l'eau (quelques phases sous marines sont de la partie).

On peut également distraire un ennemi pour l'attirer dans un coin et lui faire sa fête. Dommage, une nouvelle fois, que l'I.A. soit si limitée. Bien qu'elle commence l'aventure avec pas mal de matos, Lara va s'équiper au fur et à mesure du jeu. Evolutif, son arsenal lui permettra d'atteindre plus tard dans le jeu des zones inaccessibles (via un grappin, un arc spécifique) dans un premier temps. N'hésitez donc pas à revenir sur vos pas pour dégager un chemin aperçu quelques heures auparavant. Cet aspect "Metroidien" est bienvenu et il faut être bien attentif à son environnement. Le level design est très réussi et Lara peut escalader, fouiner et utiliser des tyroliennes pour se déplacer plus rapidement. Concernant l'XP, celle-ci permettra également d'acheter des améliorations pour Lara via les feux de camp (qui permettent également de se téléporter), augmentant sa résistance, ses capacités de survie ou encore ses possibilités d'attaque. Le rythme du jeu, alternant phases de recherche et action, est plutôt bien géré, et le joueur ne s'ennuie pas, même si le titre manque de scènes "marquantes", ne se démarquant pas assez de son prédécesseur. On retrouve néanmoins ces fameuses scènes où tout s'écroule autour de la belle et où il faut cavaler et sauter dans tous les sens jusqu'à l'objectif. Quelques petites montées d'adrénaline bienvenues, mais également déjà vues précédemment. Notez qu'au niveau des modes de jeu, le multijoueur a disparu. Vous aurez par contre accès au mode expédition, permettant de rejouer des niveaux en mode chronométré : intéressant pour les speed runners... Quant aux autres...

Graphiquement, Rise of the Tomb Raider montre un résultat mitigé. En intérieur, le jeu est vraiment très joli et propose des effets de toute beauté (glaces, flammes, reflets, flaques d'eau, effets de lumière), tout en étant parfaitement fluide. D'ailleurs, certains des endroits les plus beaux ne seront paradoxalement pas vus par les joueurs les plus pressés : il s'agit en effet des temples cachés, vraiment superbes, dont un se déroulant dans une mine aperçue dans un trailer du jeu. La belle Lara est parfaitement modélisée, ses cheveux sont de toute beauté et elle montre une certaine élégance dans ses mouvements, exceptées quelques animations un poil rigides. En extérieur, le constat est moins glorieux : l'aliasing s'incruste et le frame rate est loin de rester stable. Un mouvement un peu brusque de caméra fera tomber le jeu sous les 30 images par seconde. Douloureux, d'autant plus que les textures, en extérieur toujours, sont nettement moins fines et moins jolies. Nous avons également noté que les cinématiques sont légèrement floues et sont de ce fait moins propres que le jeu lui-même. Concernant la bande sonore, on se retrouve face à une VF tout à fait correcte mais pas toujours bien localisée. Sachez tout de même que la VO est accessible via le menu principal du jeu. Concernant les musiques, elles font le boulot et vont au rythme de l'action.

Point complet
La phrase qui suit va vous sembler fort bête et logique, mais elle est pourtant la plus rationnelle qui soit pour définir ce nouveau Tomb Raider : si vous aviez aimé le précédent, vous aimerez celui-ci, dans le cas contraire, passez votre chemin. Si les développeurs ont tenté de varier le contenu de l'aventure de Lara, avec plus de temples cachés, des quêtes secondaires et quelques éléments de gameplay, le tout reste très proche du précédent titre. Et c'est bien là le défaut principal de ce nouveau Tomb Raider : il se repose bien trop sur ses acquis et ne propose finalement que peu de nouveautés. On peut comprendre la frilosité des développeurs, qui se calquent sur un modèle qui a rapporté, mais ils le font au risque de décevoir les joueurs qui en attendent davantage. Rise of the Tomb Raider n'est pas un mauvais jeu, loin de là, il propose un rythme soutenu, pas mal de secrets à dénicher, de l'action, du dépaysement, mais les défauts d'il y a deux ans sont toujours là, à commencer par une I.A. défaillante, plombant l'infiltration et une rigidité dans les gunfights (pire que dans l'opus précédent) compliquant inutilement la tâche du joueur. Si nous avons terminé le jeu sans déplaisir, nous sommes au final restés sur notre faim…

On a adoré :
+ Aventure rythmée, dépaysante
+ Une Lara plus mûre, avec plus d'assurance
+ Pas mal de secrets à découvrir
+ Le système de craft, réussi
+ Temples cachés très chouettes
+ Très joli en intérieur
+ De beaux effets graphiques
+ Belle distance d'affichage
+ Bonne durée de vie pour tout parcourir…
On n'a pas aimé :
- Mais un peu court en ligne droite (8h30)
- Jouabilité trop rigide lors des gunfights
- I.A. à la rue
- Techniquement en deçà en zone ouverte (aliasing, frame rate)
- Sentiment de "déjà joué" qui revient souvent
- Le méchant de l'histoire, raté
- La dernière heure de jeu, identique à l'opus précédent


Consulter les commentaires Article publié le 15/12/2015 par Lionel B.



 
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