Test Ride 4 - jeux vidéo Xbox One

XBOX ONE GAMER
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Editeur
Milestone
Développeur
Milestone
Genre
Course
Statut
Disponible
Date de sortie
  08.10.2020
Nombre de joueurs
1

Quatrième opus pour Ride, la licence de courses de moto des italiens de Milestone ! Un nouveau titre qui sort deux ans après le très bon Ride 3, qui était sorti sous l’adage « Collect, Customize, Race », et qui nous avait séduits grâce à une identité forte et une grosse dose de contenu. Faire mieux s’annonce clairement comme un véritable challenge et Milestone mise sur un degré de réalisme amélioré pour ce nouveau volet. Malheureusement, il peine à s’élever au niveau de son aîné… Explications…

En piste, et à fond !

Voilà déjà une petite semaine que j’enchaine les tours sur Ride 4, l’ambitieuse licence qui se voudrait être le Forza des deux roues ! Cette année, Milestone revient sous l’adage « It’s 4 Real » (C’est pour de vrai) avec un mode carrière retravaillé qui vous fera évoluer depuis une petite ligue régionale vers les ligues mondiales, pour finir au sommet des plus grandes courses de superbike ou d’endurance. Vous commencez donc en bas de l’échelle, dans la région de votre choix (Asie, Europe ou Amérique). Avant de pouvoir courir dans une série spécifique, il vous faudra d’abord valider une licence régionale composée de plusieurs épreuves à défis : Contre-la-montre sur une section de circuit, challenge de dépassements ou encore essai circuit avec passage de portes radar. Un concept intéressant qui vous permet de repérer les principaux circuits de la ligue et de tester différentes motos. Dans ces licences, la difficulté est fixe et offre un bon challenge, quand elle ne mettra pas vos nerfs à rude épreuve si vous voulez obtenir l’or dans toutes les épreuves. On y découvre notamment un nouveau choix de gameplay qui vise à faire des courses de contre-la-montre des épreuves à essai unique, durant lesquelles la moindre sortie de piste se solde par un échec. Un choix qui n’a clairement pas été testé bien longtemps tellement il est frustrant. Impossible d’enchainer plusieurs tours pour se mettre dans le rythme et grappiller des centièmes, et il y a obligation de tout recommencer si votre pneu déborde d’un centimètre hors de la piste (et ce même sur les circuits urbains sans marquage au sol évident !). Une aberration totale de mon point de vue, qui me fait simplement détester le contre-la-montre dans Ride 4, alors que c’est un mode que j’affectionne particulièrement en général.

Enfin bref, une fois la licence en poche, les séries de courses s’ouvrent à vous ! Chacune dédiée à une catégorie de moto spécifique, ces séries comprennent plusieurs courses uniques, contre-la-montre ou même championnat, le tout dans des conditions climatiques variables grâce à la météo dynamique ! Chaque podium vous rapporte des crédits à dépenser dans de nouvelles montures, améliorations de performances ou équipements de pilote, ainsi que des points qui permettent de débloquer de nouvelles séries de courses. Gagnez suffisamment de points pour prendre part aux épreuves de courses Superbike, avec des motos modifiées pour la course, ou encore au tout nouveau format d’épreuves d’endurance, avec des motos spécifiques ici aussi. Le mode endurance marque aussi l’ajout pour la première fois des arrêts aux stands et du côté stratégique qui les accompagnent. Il faudra donc surveiller l’état de vos pneumatiques et de votre niveau d’essence en course et décider de s’arrêter au bon moment ! Ride 4 mise donc principalement sur l’aspect compétition, en faisant la part belle aux motos de courses et aux situations réalistes. Un parti-pris différent de l’opus précédent qui misait sur davantage sur la variété.

Vous retrouverez aussi de nombreuses épreuves sur invitation, débloquées sous conditions (parcourir x km avec tel type de moto ou sur tel circuit par exemple), des épreuves d’exhibition disputées avec des motos spécifiques, et des épreuves d’activités pilote, disponibles en fonction de votre progression selon l’affinité avec une marque. Ce mode carrière est donc plutôt vaste mais on regrette l’absence totale de scénarisation de celui-ci. Sa présentation est aussi très basique, on est très loin des chaleureux menus de Ride 3, de son parti-pris graphique et de toutes les informations que le jeu nous donnait sur les motos que nous pilotions. Vraiment dommage. En dehors du mode carrière, vous retrouverez l’ensemble des circuits et des motos en course libre avec au programme des courses uniques, courses d’endurance et un vrai mode contre-la-montre, exempt des horribles règles présentes dans le mode carrière !

On avait dit « Intelligence » artificielle !

Parlons un peu de l’IA… Milestone nous vendait du rêve avec son système A.N.N.A, une IA neuronale « révolutionnaire » basée sur le machine learning. Beaucoup de promesses et de grands mots pour finir en jeu avec une IA des plus médiocres. Il semblerait en effet que pour le moment, elle oublie un peu de prendre en considération votre moto, tant elle vient vous percuter dans littéralement tous les virages. Dans l’état actuel des choses, elle semble tout simplement incapable de freiner et de retravailler sa trajectoire pour vous éviter et préfère tout bonnement vous emmener au tapis avec elle. N’espérez pas prendre un premier virage propre, attendez-vous à observer le gravier de trop près à chaque début de course… Un problème qui sera très certainement réglé après quelques mises à jour, mais qui n’en demeure pas moins extrêmement frustrant.

C’est l’occasion aussi de parler de l’accessibilité du titre. Ride 4 reste un titre plutôt arcade, bien qu’il cherche à se rapprocher davantage d’un modèle « simulation » avec ses choix en termes séries de courses ou bien l’ajout des arrêts au stand. Il reste néanmoins un jeu ouvert au plus grand nombre grâce à de nombreuses options d’aides au pilotage ou de paramètres de courses. Vous pourrez tout d’abord choisir le niveau de simulation de la physique, en fonction de vos compétences de pilote. Si le niveau le plus simplifié permettra à tous de s’en sortir sans trop de difficultés sur la piste, le mode Avancé ou même carrément Réaliste sera très nettement plus exigeant et ne pardonnera aucune erreur. Les options désormais classiques de freinage automatique, transmission automatique, abs et autres aides au hors-piste sont toujours présentes, ainsi que l’option rembobinage, très utile face à cette IA suicidaire. La difficulté de cette dernière peut aussi être réglée librement et vous permettra d’ajouter une bonne dose de challenge au jeu si vous décidez de la régler aux niveaux les plus difficiles.

Concessionnaire fermé ?

Le panel de motos à la sortie est en nette diminution par rapport à celui de l’opus précédent… « Seulement » 176 motos pour Ride 4 à la sortie alors qu’il y en avait 230 dans le titre précédent. De plus, le jeu perd au passage 10 constructeurs… Une variété clairement réduite, d’autant que le jeu présente en grosse majorité des motos sportives : seulement 35 motos Naked (motos « urbaines » de type roadsters sans carénage) ou leurs variantes modifiées pour la course (80 dans Ride 3), 4 supermotards (8 dans Ride 3), et enfin 137 sportives et motos de course et d’endurance (130 dans Ride 3). Les catégories Maxi enduro ou encore Super Custom disparaissent elles tout simplement… Un aspect particulièrement décevant, qui nous fait clairement regretter la variété présente dans Ride 3. La customisation sur les motos en prend elle aussi un sacré coup. De nombreux éléments qu’il était possible de peindre voire de remplacer (poignées, rétroviseurs) dans Ride 3 ne sont aujourd’hui plus du tout personnalisables. Par chance l’éditeur de livrées lui s’étoffe, avec d’avantage de formes préfabriquées à appliquer ainsi qu’un nouvel éditeur de stickers, et l’arrivée de l’éditeur de casques et de combinaisons. Toutes vos créations sont bien entendu partageables en ligne et vous pourrez télécharger les plus belles livrées de la communauté en retour. La customisation du pilote est toujours large, avec plusieurs équipements à assembler librement et des centaines de choix différents, le tout aux couleurs des grandes marques d’équipement moto. L’habillage du pilote au domicile, présent dans Ride 3 a disparu, votre pilote n’étant plus visible dans le menu…

C’est finalement au niveau des circuits que Ride 4 pourrait tirer son épingle du jeu. 30 circuits différents à la sortie et un total de 59 variantes contre seulement 27 circuits et 50 variantes de tracés dans Ride 3. On déplore l’absence de plusieurs circuits de l’opus précédent, notamment quelques bons circuits routiers et aussi la disparition des circuits dédiés aux courses de supermotards, ce qui rend ces séries parfaitement triviales. Certains nouveaux circuits sont de bons ajouts, c’est le cas par exemple du circuit urbain de Kanto, librement inspiré de la petite ville japonaise de Nikko. Pour y avoir passé un peu de temps, je peux vous dire qu’on s’y croirait ! Globalement, on constate aussi dans le choix des pistes la volonté de se rapprocher d’une simulation de courses sportives plutôt que de miser sur la variété des machines et des pistes… Vous trouverez la formule à votre goût ou non en fonction de vos attentes !

Graphiquement, on note une certaine évolution dans Ride 4. Animations et transferts de masse sur la moto sont particulièrement convaincants. Les motos sont toujours aussi bien modélisées, même si on déplore parfois quelques problèmes avec des textures un peu pauvres lors de l’exposition dans le menu général. La modélisation des circuits en course semble aussi faire un léger bond en avant, avec une image plus fine, avec beaucoup moins d’aliasing que sur le titre précédent et des lumières plus réussies. Ne vous amusez néanmoins pas trop à observer les circuits à basse vitesse, la simple preview d’un morceau de circuit dans le menu d’avant course montre vite la pauvreté des textures qui entourent l’asphalte… Il semble aussi que le coronavirus soit arrivé dans l’univers digital, les abords des circuits étant terriblement vides et sans vie. Mais bon, vue la qualité des spectateurs dans les jeux de courses, c’est sûrement pour le meilleur ! En termes de performances, sur Xbox One X, le jeu s’en tire particulièrement bien en mode priorisant une fréquence d’images élevée, mais un peu moins bien en mode priorisant la résolution, victime de très évidentes chutes de framerate…

Enfin, il est à noter que bien que le jeu ne propose toujours pas de multijoueur en écran partagé, le mode multijoueur en ligne se dote de serveurs dédiés que vous pourrez librement paramétrer en fonction de vos attentes. Certaines options sont particulièrement bienvenues, comme la possibilité de désactiver les collisions avec les autres joueurs. Malgré plusieurs essais, nous n’avons malheureusement pas eu l’occasion de tester de courses en ligne par manque de joueurs en cette période d’avant sortie. On note aussi la perte du sympathique mode Défis Hebdomadaires de Ride 3 dans lequel il était possible de se mesurer en contre-la-montre à l’ensemble de la communauté… Encore un peu de contenu en moins !

Pour terminer en parlant de contenu, notons que le studio italien prévoit de sortir 12 DLC gratuits ajoutant chacun une moto et de cinq événements, ainsi que deux DLC gratuits supplémentaires ajoutant chacun une nouvelle piste et cinq événements supplémentaires. Les contenus seront diffusés sur 11 mois et, bien entendu, il faudra également compter sur des DLC Premium, aka des DLC payants. Il y en aura 15, regroupés dans un Season Pass à 39,99 euros. 13 d’entre eux ajouteront chacun cinq motos, dix événements et trois succès, les deux derniers allant ajouter chacun un circuit additionnel, dix événements et trois succès.

Point complet
Pour conclure, Ride 4 est malheureusement une déception. Plusieurs pas en avant mais beaucoup en arrière, voilà ce qui résume ce nouveau titre. Impossible de ne pas le comparer à son prédécesseur qui avait tellement plus à offrir à la sortie. Ride 4 c’est 60 motos de moins à la sortie, des catégories supprimées ou dégradées, de nombreux éléments de personnalisation supprimés, des menus classiques et sans identité et quelques choix de gameplay extrêmement frustrants. Il n’en reste pas moins un jeu globalement agréable à parcourir, avec des graphismes améliorés et quelques bons ajouts comme le nouvel éditeur de casques et de combinaisons, la météo dynamique ou encore le mode endurance, mais ce n’est clairement pas suffisant pour effacer tout ce qui lui manque face à son prédécesseur. En voulant pousser le réalisme et en cherchant à se rapprocher du monde de la compétition, Ride 4 en a oublié ce qui faisait de Ride 3 un excellent jeu : un véritable amour de la moto au sens large !

On a adoré :
Superbe modélisation des motos
Circuits variés, visuellement plus fins
La météo dynamique
Nouvelles options d’éditions (motos, casques, combinaisons)
Accessibles à tous…
Grâce à de nombreux réglages
Gameplay plus réaliste
Le mode endurance et ses arrêts au stand
On n'a pas aimé :
On perd le charme de Ride 3
De trop nombreux aspects disparaissent
Moins de customisation sur les motos
Les règles frustrantes (contre-la-montre en Carrière)
Quelques soucis de performance en mode « Résolution »
IA suicidaire vous ignorant
Des circuits vides et sans vie


Consulter les commentaires Article publié le 05/10/2020 par Arnaud D.



 
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