Test Resident Evil Revelations - jeux vidéo Xbox One

XBOX ONE GAMER
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Resident Evil Revelations



Editeur
Capcom
Genre
Action Aventure
Statut
Disponible
Date de sortie
  24.05.2013
  21.05.2013
  23.05.2013
Nombre de joueurs
1
Thème
Horreur Zombies

Après un Resident Evil : Operation Raccoon City mou du genou et sans grand intérêt, et un sixième opus faisant dans la surenchère totale au détriment du plaisir de jeu, la saga Resident Evil tente un retour aux sources, mélangeant terreur d'antan et phases d'action plus modernes, mais moins bourrines. D'abord développé pour la Nintendo 3DS, Resident Evil Revelations a été adapté sur nos consoles de salon, profitant d'un level up graphique, d'une nouvelle arme et d'un nouvel ennemi. Si l'opus portable a été bien reçu, son adaptation sur Xbox 360 est-elle digne d'intérêt ?

Duos, bateau et créatures




Dans ce Resident Evil Revelations, ce sont plusieurs binômes (à incarner) qui sont aux prises avec un nouveau virus, le T-Abyss, ayant déjà envahi une ville entière et faisant son retour sur un bateau en pleine mer. Chris Redfield est de retour, accompagné de la belle Jessica, tandis que Jill Valentine est également de la partie, suivie par Parker, et enfin le binôme censé apporter une touche d'humour : Keith et Quint. Voici donc les personnages que vous allez incarner à tour de rôle, les uns se mélangeant parfois aux autres, et tous jouant au chat et à la souris. Hormis les personnages que nous connaissons depuis pas mal d'années, il faut avouer que le character design n'est pas toujours de très bon goût, en témoigne le personnage secondaire aux cheveux rouge-orange nommé Raymond. C’est plutôt laid. A l'image de ses prédécesseurs, Revelations est un TPS, dont la jouabilité a été largement simplifiée par rapport à Resident Evil 6. Exit les combinaisons à trois boutons pour effectuer une simple roulade, on retrouve ici une prise en main simple, mais efficace. Il suffit de presser un bouton pour se soigner et ainsi éviter de passer par des menus redondants. Les esquives sont une question de timing et on peut les effectuer tout en rechargeant. La caméra quant à elle est moins proche des personnages. Globalement, le tout est plus intuitif et on ne meurt pas bêtement à cause d'un souci de jouabilité.

Malheureusement, malgré cette accessibilité retrouvée, le tout reste encore assez pataud. Les pas latéraux sont assez lents et la visée est plutôt lourde, malgré la possibilité de régler la sensibilité. Heureusement, les ennemis sont souvent assez lents, vous laissant le temps de les ajuster. Point de zombies ici, mais des créatures difformes, des monstres répugnants résultant de mutations diverses. Le jeu est assez difficile par moment, les munitions n'étant pas toujours abondantes et certains boss étant assez coriaces. Le mode de jeu "Enfer" (mode de difficulté le plus élevé) vous donnera pas mal de fil à retordre. Votre personnage disposera de trois armes à transporter, les autres pouvant être stockées dans des coffres. Ces armes peuvent être améliorées, en trouvant ça et là dans les niveaux des modules pour les upgrader, augmentant par exemples la puissance ou la fréquence de tir. Fusils sniper, magnum, lance-roquettes, mitrailleuse ou fusil à pompe sont de la partie, tout comme quelques variantes de grenades, allant de l'immobilisante à celle attirant les ennemis pour les exploser ensuite. Le coup de couteau est présent, d'une simple pression de la gâchette, tout comme les finishing moves lorsqu'un ennemi est étourdi. Il est possible de charger un coup pour qu'il gagne en puissance. Votre coéquipier, géré par l'I.A., est assez inutile, sa puissance de feu étant très faible. Ses interventions servent tout juste à déséquilibrer un ennemi pour que vous puissiez l'attaquer.

Petit retour aux sources




Pire encore, lorsqu'il vous précède et qu'il ouvre une porte, il est impossible de lui emboîter le pas... il faut impérativement attendre que la porte se ferme pour l'ouvrir ensuite. De quoi rager à de nombreuses reprises ! Autre idée un peu lourdingue : l'obligation de scanner l'environnement pour dénicher des objets, principalement des munitions. On bascule donc de son arme au scan, mais on abandonne cette possibilité au bout de quelques heures tant elle est peu intuitive et peu réaliste au passage. Par contre, il est possible de scanner les ennemis, de trouver des empreintes digitales, pour faire grimper une jauge de scan qui, une fois à 100%, permet de gagner un bonus de vie (plante verte). Après le côté très "Michael Bay" de Resident Evil 6, ce Revelations tente de redonner quelques émotions au joueur… Et il y parvient par moment. La tension est bien présente et des sursauts et frissons sont à prévoir, tout comme des boss bien stressants qui vont vous courser dans les allées étroites du navire. Des scènes d'action sont encore d'actualité (affrontements contre des hordes de hunters, parfois invisibles, mitraillage en sulfateuse à bord d'un bateau), mais le rythme est plus posé, plus agréable. La mise en scène opte pour un système d'épisodes : le jeu est découpé en 12 chapitres, à l'instar des séries TV ou d'Alan Wake dans l’univers du jeu vidéo.

Le système est sympathique, à base de "previously on", mais parfois pénible, les chapitres étant divisés en sous-chapitres, augmentant de ce fait la fréquence des temps de chargement. Le rythme s'en trouve parfois haché, dans le sens où une fin de chapitre peut intervenir juste avant le combat contre un boss. Alors que le joueur trépigne d'impatience afin de dézinguer la monstruosité qui l'attend, paf, une fin de chapitre, puis un chargement. Le tout est néanmoins bien maîtrisé, les résumés sont intéressants et bien montés, malgré un scénario relativement téléphoné aux clichés bien visibles. Aux phases d'action ou de tension s'ajoutent quelques phases aquatiques parfaitement jouables et intenses. Dommage par contre que les allers-retours soient trop fréquents, car malgré la diversité des décors (cales du bateau, couloirs ressemblant au manoir Spencer, montagnes enneigées), le fait de visiter plusieurs fois les mêmes endroits, avec des personnages différents, est un peu décevant. La durée de vie est tout à fait correcte, comptez environ 8H30 en mode normal pour le solo, auquel s'ajoute un mode commando, reprenant des portions du mode solo, jouable seul ou à deux sur le live. Pas d'écran partagé malheureusement pour ceux préférant jouer entre potes à la maison.

Ces missions rallongent grandement la durée de vie du jeu et permettent de débloquer des bonus, personnages ou encore costumes. Un mode New Game + est à débloquer à la fin de votre première aventure, reprenant toutes vos améliorations. Techniquement, on sent que le jeu est issu d'un portage... et son origine 3DS saute parfois aux yeux. Si le travail « d'HDisation » est visible, certaines textures restent très laides et floues, sans compter que des détails trahissent l'origine du développement, tels des visages parfois ratés, des modélisations taillées à la hache, ou des éléments graphiques hyper simplistes (un clavier de PC totalement plat, des ombres très pixélisées). Quelques effets cache-misère tentent de relever le niveau, mais le joueur ne sera pas dupe, le portage restant simpliste, bien que le tout soit assez propre, sans aliasing. Le jeu rame assez souvent, notamment lors des ouvertures de portes ou pendant les sauvegardes automatiques. Heureusement, les musiques sont d'une grande qualité, tout comme les doublages. Préférez les voix anglaises, disponibles et bien plus immersives. Certains dialogues sont malgré tout assez légers, les personnages tentant de vous faire sourire, mais le tout tombe régulièrement à plat. L'humour n'est clairement pas le point fort du soft.

Point complet
Après un Resident Evil 6 inutilement complexe et tombant dans le grand n'importe quoi, Resident Evil Revelations tente un retour aux sources, en mêlant un peu d'action à de la tension pure. Si le jeu ne fait pas peur, la tension est présente et l'immersion bien meilleure, grâce notamment à une jouabilité simplifiée, une difficulté bien réelle et des musiques de qualité. Les énigmes sont simplistes, les dialogues pas toujours pertinents, mais on s'intéresse à cette histoire de virus, de trahison, et le fait de jouer pas moins de six personnages à tour de rôle diversifie la chose. Dommage que le portage reste paresseux et les défauts techniques bien trop présents. Qu'on se le dise, malgré ses défauts, Resident Evil Revelations reste l’un des épisodes les plus agréables à parcourir, et ce depuis longtemps ! Il serait dommage, malgré des phases de jeu en dents de scie, de bouder son plaisir. Par contre, ceux qui l'ont déjà terminé sur 3DS n'y trouveront que très peu d'intérêt.

On a adoré :
+ Tension bien présente
+ Gameplay simplifié, accessible
+ Musiques excellentes
+ Boss stressants
+ Difficulté bien dosée
+ Découpage style série TV
+ Les phases aquatiques
+ Améliorer ses armes
+ Mode commando accrocheur
+ Des graphismes propres…
On n'a pas aimé :
- Avec des problèmes techniques
- On sent l'adaptation 3DS
- Parfois un peu pataud
- Character design moyen
- Pas de jeu en écran splitté
- Chargements trop fréquents
- Rythme pas toujours soutenu


Consulter les commentaires Article publié le 26/06/2013 par Lionel B.


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