Test Quantum Break - jeux vidéo Xbox One

XBOX GAMER
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Quantum Break



Genre
Action
Statut
Disponible
Date de sortie
  05.04.2016
  05.04.2016
Nombre de joueurs
1
Classification PEGI
Prix de lancement
59,00 €

Lorsqu'on est fan de Remedy, il faut savoir faire preuve de patience. A chaque nouveau projet, les développeurs finlandais prennent en effet leur temps afin de bien peaufiner leur bébé. Quantum Break n'a pas fait exception à la règle, d'autant plus que le titre est ambitieux, mélangeant jeu vidéo et série TV. Après toutes ces années d'attente et des vidéos de gameplay qui nous avaient laissés des sentiments mitigés, il est temps de se lancer dans cette aventure temporelle tant attendue…

Une pause et ça repart…




Il est toujours délicat de partir sur un sujet aussi sensible que le voyage dans le temps. Quantum Break vous met dans la peau de Jack Joyce (incarné par Shawn Ashmore), qui va être témoin d'une tentative de voyage temporel foirée par son grand ami Paul (incarné par Aidan Gillen), qui va engendrer une fracture temporelle et des fluctuations du temps de plus en plus fréquentes. Vous allez donc devoir tout mettre en oeuvre afin d'éviter "la fin du temps". Votre mission sera loin d'être facile, d'autant plus que la société Monarch, avec sa milice, vous mettra des bâtons dans les roues. Nous éviterons d'en dire plus sur le scénario, qui comporte quelques rebondissements intéressants. Les notions de libre arbitre et de fatalité y sont abordées (est-il possible de changer le passé ou celui-ci est-il déjà écrit ?) et il faut souligner que l'écriture est plutôt réussie. Impossible évidemment d'éviter les quelques incohérences liées aux voyages dans le temps ou autres trous scénaristiques, mais Remedy a globalement fait du bon boulot. Attention toutefois, si vous souhaitez comprendre au maximum l'histoire qui vous est racontée, il faudra passer par la lecture des nombreux mails ou mémos disséminés dans le jeu, qui sont parfois longs et pas toujours intéressants à lire, bien que certains soient bourrés d'humour et de références.

Il est malgré tout dommage que certains événements n'aient pas été racontés en voix-off pour nous soulager un peu de tous ces textes qui cassent un peu le rythme. Le jeu se compose de 5 actes, entre lesquels s'intercalent les fameux épisodes de la série tournée pour l'occasion. Avant chaque épisode, un choix plus important vous est demandé (en incarnant Paul), qui peut influer sur les événements qui suivront. Ces changements sont vraiment sympathiques (certains personnages vivent ou meurent suivant vos décisions) et motivent à faire le jeu une seconde fois, bien que la trame principale reste la même et qu'il n'y ait qu'une seule fin. Le rythme global est maîtrisé, même si ces interludes filmiques ont parfois tendance à couper le joueur bien chaud de la gâchette dans son élan. Bien fichue, la série se suit agréablement et met en scène des personnages secondaires que l'on voit peu dans le jeu, ajoutant une certaine consistance à l'oeuvre globale. On retrouve bien évidemment les acteurs interprétant les personnages principaux. Mais Quantum Break n'est pas qu'une expérience narrative, il reste avant tout un jeu d'action à la troisième personne, mélangeant quelques phases de plateforme et des gunfights bien stylés. Notre plus grande crainte concernait le système de couverture auto et l'intensité des fusillades, mais nous avons rapidement été convaincus.

Votre personnage se planque automatiquement en cas de présence ennemie, mais avec précision, et nous n'avons subi aucun décès à cause de cette automatisation, contrairement au dernier Tomb Raider par exemple. Le feeling des armes est vraiment bon et les animations des ennemis lorsqu'on les crible de balles sont très réalistes. Même si les armes sont peu nombreuses et classiques (fusil à pompe, fusil mitrailleur, divers pistolets), les affrontements sont vraiment jouissifs, les décors volant en éclats. Le jeu propose également des effets très nombreux (balles traçantes, impacts réalistes, explosions) qui immergent davantage. En plus de l'armement classique, Jack possède des pouvoirs (améliorables via des orbes à dénicher grâce à une vision spéciale) suite à son exposition à la machine temporelle. Il est possible d'arrêter le temps dans une zone limitée pour canarder un ennemi, de déployer un bouclier qui absorbe les balles, d'utiliser un dash pour percuter un ennemi et le plomber au ralenti, ou encore d'utiliser une course qui ralentit le temps et permet d'éclater un soldat au corps à corps. Ces pouvoirs sont vraiment intéressants et s'intègrent parfaitement au gameplay (dont seuls les sauts nous ont parfois embêtés), mais manquent d'originalité, donnant une sensation de déjà-vu par moment. De plus, ils facilitent quelque peu le jeu (ils se rechargent automatiquement après quelques secondes) et nous vous conseillons donc fortement de débuter directement en difficile.

Classique mais soigné ?!




Pour notre première partie en mode normal, nous avons mis très exactement 9h57 en prenant notre temps et en comptant bien sur les épisodes de la série. Le mode difficile est un poil plus ardu, quoique... Seul le boss de fin nous a cassé les pieds à cause d'un trop plein d'effets spéciaux rendant l'affrontement confus. En effet, les bugs temporels et les pouvoirs du héros donnent lieu à de nombreux effets graphiques, dont la plupart s'avèrent visuellement réussis, mais qui sont parfois handicapants au niveau de la lisibilité. Les effets de distorsion sont nombreux, les objets s'envolent, explosent puis se remettent en place, dans un dynamisme parfois déconcertant, mais souvent impressionnant, donnant lieu à des phases de plateforme où il faut éviter de se faire écraser par une voiture qui ne sait pas si elle doit exploser ou non. Certains ennemis sont également équipés pour ne pas être altérés par ces fluctuations temporelles, et peuvent se déplacer rapidement, voire se téléporter, ce qui donne lieu à des traînées lumineuses stylées. Les soldats ennemis sont peu diversifiés mais sont plus ou moins bien armés et protégés. On retrouve des soldats bien balèzes et planqués sous de grosses armures, résistants mais aussi stupides que ceux de The Division. Globalement l'I.A. est un peu juste et certains se contenteront d'avancer vers vous à découvert, tel un Arnold Schwarzenegger des grands jours.

Forcément un poil répétitifs à la longue, les gunfights n'en restent pas moins intenses et procurent d'excellentes sensations. On est un bon cran au dessus d'Alan Wake et sa lampe torche. Techniquement, Quantum Break veut en mettre plein la vue, avec ses effets de déformation des décors, les particules qui volent dans tous les coins et des effets de lumière sublimes. Bien que les décors traversés restent classiques (hangars, bureaux, quelques décors un peu plus ouverts en extérieur), le travail réalisé sur la DA est réussi. En plus, certains passages plus calmes sont l'occasion de contempler les divers effets. Seule ombre au tableau, cet effet de rémanence qui donne un effet de flou à l'ensemble et ternit quelques environnements. Du coup, l'aspect quasi photo réaliste de certains décors est un poil gâché. Concernant la fluidité, elle est au rendez-vous malgré de légères chutes durant les sauvegardes auto. Notez enfin que l'aliasing est quasi inexistant. Concernant les modélisations des personnages, celles-ci sont excellentes, acteurs principaux en tête. Les détails sont nombreux et les gros plans montrent des expressions faciales ultra réalistes. La VF est plutôt de bonne facture, même si la VO est préférable, notamment grâce à une synchro labiale parfaite.

Point complet
Quantum Break prend des risques, avec une histoire bâtie sur le voyage dans le temps, chose toujours délicate à mener à bon port. Malgré l'aspect un peu conventionnel de la chose (bien que des surprises soient à prévoir), la narration et la mise en scène (aussi bien du jeu que de la série) sont réussies et les choix à faire durant le jeu apportent une certaine rejouabilité. Du côté des gunfights, on reste dans du classique malgré l'apport des pouvoirs temporels qui donnent lieu à des effets de toute beauté. Ces fusillades n'en restent pas moins vives et parfois jouissives, les sensations armes en main étant bonnes et la couverture auto étant bien gérée. Très beau et blindé d'effets en tous genres (dont le trop plein peut parfois nuire à la lisibilité), Quantum Break possède son style bien à lui, légèrement terni par un effet de rémanence déroutant. On peut regretter une durée de vie un peu courte pour les joueurs ne souhaitant pas recommencer le titre pour découvrir tous les embranchements. De notre côté, afin de tout voir, nous avons mis quasiment 20h (soit en finissant deux fois le jeu pour voir toutes les répercussions), ce qui est tout à fait correct. Quantum Break est une réussite, le jeu est prenant, la série bien intégrée et les gunfights grisants, mais on ne peut pas s'empêcher de se dire qu'il manque un petit quelque chose pour en faire un grand jeu. Un léger arrière-goût difficile à digérer après toutes ces années…

On a adoré :
+ Narration et mise en scène réussies
+ Modélisations des persos excellentes
+ Gunfights vifs et grisants
+ Pouvoirs temporels bien intégrés
+ Des thèmes intéressants
+ Pas mal de contenu à dénicher
+ Direction artistique de qualité
+ Blindé d'effets spéciaux pétant le feu
+ VF plutôt correcte
+ Synchro labiale parfaite en VO
On n'a pas aimé :
- Trop de choses à lire
- Quelques baisses de rythme
- Une seule fin malgré tout
- I.A. limitée
- Manque de variété des décors
- Effet de rémanence perturbant
- Légers manques de lisibilité parfois


Consulter les commentaires Article publié le 15/04/2016 par Lionel B.



 
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