Test Pro Evolution Soccer 6 - jeux vidéo Xbox One

XBOX ONE GAMER
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Pro Evolution Soccer 6



Editeur
Konami
Genre
Sport
Statut
Disponible
Date de sortie
  26.10.2006
Nombre de joueurs
1 à 4
Online
- Jeu en ligne
- Classements
Classification PEGI
Thème
Football
Résolutions gérées
720p, 1080i
Son
5.1
Prix de lancement
69,00 €

Après déjà 3 épisodes de FIFA, il était temps pour Konami de répondre à EA Sports avec un portage Next-Gen de sa série des Pro Evolution Soccer. C’est ainsi que PES 6 débarque peu de temps après son concurrent direct pour profiter à point nommé du rush de fin d’année. Et pour fêter l’événement, Microsoft a même lancé une édition spéciale de sa console vendue en bundle avec le jeu de Konami. Etait-ce le juste choix ?

Longue passe en profondeur et … buuuut !




La série des Pro Evolution Soccer a toujours su s’imposer grâce à sa jouabilité hors norme, pointilleuse et terriblement réaliste. Un concurrent de taille pour la série FIFA d’Electronic Arts qui s’est longtemps prétendue être la simulation ultime. Il est aujourd’hui temps d’accueillir le premier épisode Next-Gen des PES et c’est sur Xbox 360 que ça se passe !

Le premier constat n’est pas vraiment positif. Que ce soit au niveau des graphismes ou du gameplay, la série n’a que très peu évoluée. Pire, certains modes de jeu et de nombreuses possibilités ont littéralement disparues ! Malgré ces petits désagréments, PES reste la référence incontestée en matière de simulation footballistique. Plus rapide que sur PS2, le titre offre surtout un challenge moins poussé que sur la console de Sony. Le gameplay est donc un tantinet plus simple qu’auparavant, ce qui va sûrement de paire avec la mouvance actuelle « grand public ». Mais il faut voir au-delà de cette légère modification. En rendant son jeu plus rapide et plus fluide, Konami lui a donné un rythme plus soutenu, et surtout plus stressant. Finies les longues passes, finies les lentes courses d’un côté à l’autre du terrain… Place à de l’action pure et dure. On fonce sur la balle tel un passionné enragé, avide de goals et de sensations fortes.

Le charme de PES opère toujours, c’est un fait. L’ajout de nombreuses licences arrive même à donner une nouvelle jeunesse au jeu du géant japonais. Mais qui dit rachat de licence, dit perte de profit, et qui dit perte de profit dit abandon d’autres licences. Raison pour laquelle certaines équipes et stades disparaissent de cette sixième édition. Pour le reste, PES garde ses acquis. Un mode entraînement sympathique, de nombreuses compétitions (sur lesquelles nous reviendrons par la suite), des mouvements techniques, un gameplay réaliste, des conditions de jeu variées, une gestion des transferts, des blessures et de tout un tas de caractéristiques plus ou moins essentielles au titre. Niveau IA en revanche, pas de réelle évolution à souligner. L’intelligence évolue en fonction du niveau de difficulté, ce qui est loin d’être un mal. Restait donc à voir si les modes multijoueurs et la durée de vie solo du titre de Konami allaient nous tenir en haleine pour de nombreuses heures de plaisir…

N’est pas Live qui veut




Konami n’ayant pas été très présent sur Xbox, l’éditeur japonais n’a pas vraiment eu l’occasion de se rôder à l’expérience Xbox Live. Raison pour laquelle ce Pro Evolution Soccer 6 n’arrive pas vraiment à nous satisfaire. On sent un énorme potentiel, des tas de possibilités mais malheureusement, les réglages Live sont mal fichus… Déconnexions récurrentes, vitesse chancelante, lag, impossibilité de se connecter… Tout semble avoir été fait pour nous mettre des bâtons dans les roues. Néanmoins, si vous avez de la patience et que vous arrivez à vous connecter à une partie, vous aurez l’occasion de passer un agréable moment en tête à tête avec un parfait inconnu.

Pour ceux qui n’ont pas de temps à perdre, le mode multijoueurs à 4 sur un seul et même écran est toujours disponible… Autant parier sur une valeur sûre comme celle-là.

Niveau durée de vie, le mode solo est plutôt conséquent, avec de nombreux championnats (France, Angleterre, Irlande, Espagne, Allemagne,Italie,…), des coupes (d’Europe, Afrique, Asie, Amérique, du Monde) et des compétitions spéciales (Konami et Reebok). Il y a largement de quoi passer plus d’une trentaine d’heures de jeu… Mais encore faut-il choisir le bon niveau de difficulté ! Car la difficulté de PES 6 est malheureusement mal dosée. Le mode débutant est beaucoup trop simple (des 9-0 à la pelle), tandis que le mode Amateur, qui est censé être un petit cran au dessus, vous donnera déjà du fil à retordre… Inutile de dire que les modes de difficulté supérieurs seront tout simplement impossible à aborder pour les joueurs occasionnels…

Un ballon pas très Next-Gen




Contrairement à son concurrent direct, PES 6 n’a très clairement pas mis l’accent sur la frime graphique. Les stades sont vides, le public totalement irréaliste et le titre pourrait sans difficulté tourner sur une Xbox première du nom. Très peu d’évolutions donc. Néanmoins, les visages des différents joueurs ont bénéficié d’une attention particulière, au point qu’on en vient à se demander comment est-il possible qu’avec un moteur graphique aussi laid (pour une console Next-Gen, soulignons-le), le jeu arrive à afficher des personnages aussi détaillés. Il faut dire que la vue éloignée ne favorise pas vraiment l’esthétique du jeu. Pour peu, on aurait presque l’impression de se retrouver dans un Sensible Soccer…

Même constat pour ce qui est de l’ambiance sonore, littéralement désastreuse. Les musiques d’ambiance sont ultra-répétitives, au point que vous ne tarderez pas à couper le son. Sans parler des commentaires hilarants dignes de deux adolescents boutonneux. Citons par exemple la phrase choc, et pleine de sens d’ « Il y aura 4 minutes de temps supplémentaires, ce qui est largement suffisant pour faire la différence », alors que l’on mène 9-0… D’une crédibilité incroyable. Tout en haut du podium des expressions à deux balles, nous citerons cette courte phrase, qui résume en somme l’ambiance sonore du titre : « C’est la mi-temps, on change donc de côté »… Ha bon, je pensais qu’on restait du même côté… Non ? Bon…

Reste plus qu’à prier pour que PES 7 bénéficie d’une meilleure réalisation graphique et surtout, d’un meilleur doublage français. Car pour l’heure, si le gameplay est vraiment réussi et promet de très bonnes choses dans l’avenir, la réalisation globale ne donne sincèrement pas envie de goûter à l’expérience des consoles nouvelle génération… Un comble.

Point complet
Plus complet que FIFA 07, mais aussi plus riche, Pro Evolution Soccer 6 s’affiche comme étant la meilleure simulation de football sur Xbox 360. Malheureusement, Konami ne semble pas avoir fait d’effort sur l’aspect graphique du jeu qui n’a que très peu évolué. Et faute de temps, de nombreux modes de jeu et options ont disparus… Un constat en demi-teinte donc, pour un titre excellent sur le papier mais relativement décevant pad en main.

On a adoré :
+ Gameplay en béton
+ Bonne durée de vie
+ Des joueurs bien modélisés
On n'a pas aimé :
- Mode multijoueurs bâclé
- Trop facile en amateur
- IA parfois médiocre
- Commentaires hilarants
- Graphismes indignes d’une Xbox 360
- Difficulté mal gérée


Consulter les commentaires Article publié le 16-11-06 par Etienne F.



 
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