Test Prey - jeux vidéo Xbox One

XBOX ONE GAMER
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Prey



Développeur
Arkane Studios
Genre
FPS
Statut
En développement
Date de sortie
  2017
  2017
  2017
Nombre de joueurs
1
Thème
Fantastique

Sorti en juillet 2006 sur Xbox 360, Prey avait séduit les joueurs et la critique. Jeu de tir à la première personne se déroulant au sein d’un immense vaisseau extraterrestre, il mettait en scène Tommy, mécanicien indien enlevé par des créatures venues d’un autre monde. L’objectif du joueur consistait alors à fuir, tout en retrouvant sa petite amie, également capturée. L’un des points forts du titre des développeurs américains de Human Head Studios résidait notamment dans la possibilité d’inverser la gravité d’une salle et d’utiliser de nombreux pouvoirs spirituels. Le jeu innovait et avait, à juste tire, trouvé son public au point qu’une suite était logiquement envisagée. Le même studio de développement avait dès lors commencé à travailler sur un second opus mais le transfert des droits de la licence Prey chez l’éditeur Bethesda Softworks, en septembre 2009, avait inévitablement remis le projet en cause. En mars 2011, l’idée d’un Prey 2 refaisait toutefois surface avec une sortie prévue en 2012.

De nouveau mis en suspens, le titre revenait sur le devant de la scène en mai 2013 où les premières informations faisaient état d’un reboot complet de la licence confié à Arkane Studios, studio auteur de l’excellent Dishonored paru en octobre 2012. Le Prey 2 de Human Head Studios était alors officiellement annulé en octobre 2014. Quant au reboot, il fut présenté pour la première fois à l’E3 2016, après plus de trois années de développement dans les locaux d’Austin Arkane, au Texas, et vit enfin le jour le 5 mai 2017, onze ans après la sortie de l’opus original. Dans une année marquée par un nombre conséquent de FPS sortis et à venir, Prey parvient-il à tirer son épingle du jeu ? Est-il le digne successeur de System Shock et BioShock, ses principales sources d’inspiration ? Embarquement immédiat pour la station spatiale Talos 1 afin de vérifier tout cela.

Prey des étoiles



Qui dit reboot dit réappropriation totale de l’univers de la licence. Ce Prey version 2017 n’a, par conséquent, aucun point commun avec son aîné paru en 2006. Adeptes d’univers dystopiques, les développeurs situent l’action de ce nouvel opus en 2032, dans un monde où le président américain John Fitzgerald Kennedy n’a jamais été assassiné. Prey place le joueur dans la peau de Morgan Yu, un être humain se retrouvant confiné dans une station spatiale baptisée Talos 1, où il devra survivre et essayer de comprendre ce qu’il se trame. Il s’y passe en effet d’étranges événements et les interrogations à ce sujet demeurent nombreuses. Pourquoi les humains résidant dans la station sont-ils décédés ? Comment les Typhons, immondes créatures rôdant dans les couloirs, sont-elles parvenues à s’échapper ? Quel est le rôle joué par Alex, le frère de Morgan, dans cette sombre histoire ? Autant d’énigmes que le joueur tentera d’élucider au fil des nombreuses heures passées à arpenter les moindres recoins de Talos 1. Le scénario ne se révèle malheureusement pas aussi intéressant qu’il pouvait paraître de prime abord.

Si la narration s’avère plutôt correcte, le titre est très loin de satisfaire les attentes placées en lui. La multitude de quêtes annexes fait ainsi passer l’histoire principale au second plan, d’autant plus qu’il est navrant que les choix moraux s’offrant au joueur à certains moments donnés n’aient pas de conséquences marquantes sur la suite de l’aventure. Prey laisse d’ailleurs la possibilité au joueur d’incarner un homme ou une femme, malheureusement sans incidence sur le gameplay, ce qui s’avère relativement dommage au vu du très bon travail d’Arkane sur Dishonored 2 et des multiples possibilités d’approches qu’il proposait en fonction du personnage choisi, Corvo ou Emily. S’il s’avère plaisant de découvrir la station et fouiller chaque pièce à la recherche des très nombreux objets à collecter, documents et autres notes disséminés dans l’immensité de Talos 1, la lassitude gagnera vite certains joueurs. À la différence du premier opus de BioShock, dont il s’inspire énormément, il manque à Prey cette dose d’ingéniosité, de créativité que possède le titre d’Irrational Games. La vingtaine d’heures nécessaires pour terminer Prey s’avère assez plaisante mais loin d’être inoubliable. Une durée de vie qui se situe dans la moyenne des jeux dont il s’inspire et qui offre, par ailleurs, une véritable rejouabilité. Le titre d’Arkane propose ainsi plusieurs fins et il est également possible d’en voir le bout sans utiliser de pouvoirs Typhons ou humains. À l’instar de la très grande majorité des FPS dits narratifs, Prey ne comporte logiquement aucun mode multijoueur.

Un potentiel gâché



Graphiquement, le jeu souffre de nombreux problèmes. Avec un développement aussi long et les moyens dont dispose Arkane, le joueur est en droit de s’attendre à beaucoup mieux en 2017. Les textures sont fades, les visages des différents personnages mal modélisés et leurs expressions faciales presque inexistantes. Le titre compense heureusement ses tares graphiques par un level design de qualité. Le travail effectué sur l’architecture et l’agencement des différentes salles traversées est remarquable. Les rares passages dans l’espace offrent également quelques effets de lumière plutôt réussis. Dommage cependant qu’il n’en soit pas de même à l’intérieur de Talos 1. Pour ne rien arranger, le jeu souffre de nombreux bugs, notamment sonores. Il n’est pas rare que des dialogues se déclenchent sans que le joueur ne se trouve à proximité des protagonistes concernés et il arrive régulièrement que certaines cassettes audio ne se lancent pas. En outre, les temps de chargement s’avèrent excessivement longs et la difficulté très mal calibrée, Prey contenant des pics de difficulté assez étranges qui contrastent avec la relative facilité du reste de l’aventure. Tout au long de cette dernière, le joueur est accompagné par des musiques collant parfaitement à l’action. La bande-son a été confiée au compositeur australien Mick Gordon, bien connu dans le monde du jeu vidéo pour avoir travaillé sur différents opus de la licence Need for Speed ou récemment sur plusieurs FPS édités par Bethesda, dont Wolfenstein : The New Order et Doom.

Encore une fois, Gordon montre tout son savoir-faire et livre de superbes prestations. Quant au gameplay, s’il ne révolutionne rien, il s’avère classique et efficace. L’aspect RPG du titre impose, comme dans System Shock, de maîtriser ses compétences et gérer son inventaire, avec un aspect crafting très présent. Les nombreux matériaux récoltés peuvent ainsi être déposés dans des machines permettant de les assembler en un seul de qualité supérieure. S’inspirant de nouveau de BioShock dans lequel le personnage principal s’injectait des plasmides, seringues introduites dans l’avant-bras qui conféraient des pouvoirs surnaturels, Prey propose également au joueur d’obtenir des capacités hors du commun. Baptisés Neuromods, ils s’appliquent directement dans l’œil du protagoniste et permettent, en plus d’améliorer l’endurance ou la robustesse de Morgan Yu, d’avoir accès à tout un éventail de pouvoirs Typhons. De bonnes idées, le jeu en contient donc plusieurs mais elles ne s’avèrent malheureusement pas assez nombreuses et bien exploitées pour rivaliser avec ses sources d’inspiration. Au vu de ce relatif échec, plusieurs questions peuvent se poser. Prey était-il trop attendu ? Sûrement. Les attentes placées en lui étaient-elles trop élevées ? Sans doute. Il faut dire que le titre d’Arkane promettait beaucoup. Il ne fait, au final, qu’effleurer un immense potentiel qui ne demandait qu’à être exploité.

L’avis de Number One // Pas tout à fait Prey !

Grand amateur de FPS narratifs, j’étais sceptique concernant ce Prey. J’avais beau l’attendre avec impatience, je ne pouvais cependant pas m’empêcher d’éprouver une certaine inquiétude le concernant. Ayant joué et apprécié les différents opus de BioShock et, dans un temps plus lointain, System Shock, je craignais de me retrouver face à un titre inférieur à ses glorieux aînés. C’est malheureusement le cas à mes yeux. S’il s’inspire largement de ces deux séries, Prey souffre inévitablement de cette comparaison, ne leur arrivant jamais à la cheville. En plus d’un aspect graphique daté et d’un scénario mal exploité, le titre d’Arkane Austin contient de nombreux bugs, principalement sonores, une difficulté mal dosée et des temps de chargement extrêmement longs qui nuisent grandement à l’immersion. Je conseillerai donc aux joueurs qui veulent se lancer dans ce genre de jeux sur Xbox One d’acquérir la trilogie remasterisée des BioShock que l’on peut aujourd’hui trouver à petit prix ou de se lancer dans Dishonored premier du nom, qui est disponible avec l’ensemble de ses contenus téléchargeables pour une bouchée de pain. Pour ceux qui voudraient absolument s’essayer à Prey, je les invite à télécharger la démo qui permet de découvrir le début du jeu et s’immiscer dans l’univers pendant une à deux heures avant d’éventuellement passer à l’achat. Sachez d’ailleurs qu’il est d’ores et déjà affiché à moins de 50 € dans certaines enseignes.

Critique rédigée par Number One // Membre XG+


Point complet
Sur le papier, Prey laissait présager du meilleur. Un FPS narratif s’inspirant des excellentes licences BioShock et System Shock, saupoudré de quelques références à Dishonored, Deus Ex et Half Life, voilà qui avait de quoi susciter l’intérêt des joueurs. En réalité, la donne est malheureusement bien différente. Malgré un level design de grande qualité, le jeu accuse un retard graphique de plusieurs années, propose un scénario aussi bancal que convenu et souffre de trop nombreux bugs sonores auquel il faut ajouter des temps de chargement excessivement longs et des pics de difficulté exagérés. En outre, l’ambiance qui se dégage du jeu n’a pas la même saveur que BioShock premier du nom, dont Prey s’inspire à bien des égards. Le jeu d’Irrational Games parvenait à accrocher le joueur, si bien que ce dernier avait du mal à poser la manette tant l’ambiance et l’atmosphère qui se dégageaient de la cité sous-marine de Rapture étaient incroyables. L’univers de la base spatiale de Talos1, bien que travaillé, ne procure pas les mêmes sensations. Avec de grandes ambitions, Prey voulait s’imposer comme la nouvelle référence des FPS narratifs. La barre était trop haute, restant finalement un bon divertissement qui ravira tout de même les moins exigeants.

On a adoré :
Level design remarquable
Bande-son de grande qualité
Forte rejouabilité
Pas mal de bonnes idées
Gameplay efficace
Aspect RPG intéressant
On n'a pas aimé :
Graphismes datés
Scénario mal exploité
Temps de chargement très longs
Difficulté mal dosée
Bugs sonores nombreux
Trop pompé sur BioShock...
La créativité en moins


Consulter les commentaires Article publié le 07/06/2017 par Vincent P.



 
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