Test Power Rangers : Battle for the Grid - jeux vidéo Xbox One

XBOX ONE GAMER
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Editeur
Lionsgate
Développeur
nWay
Genre
Combat
Statut
Disponible
Date de sortie
  26.03.2019
Nombre de joueurs
1
Prix de lancement
19,99 €

La critique de Power Rangers : Battle for the Grid est un peu spéciale puisque, maintenant que nous avons bouclé le titre, nous pouvons vous dire que l’avis Day One aurait très bien pu faire office de test. Pour éviter de nous paraphraser sans cesse, nous avons décidé de décomposer cette critique en deux parties, la première (1A et 1B) reprenant tous les points positifs et négatifs relevés dans l’avis Day One et la deuxième (2) précisant les quelques points manquants….

Partie 1A - C’est une version lite payante ?



Power Rangers : Battle for the Grid est un « petit » jeu de baston affiché à 19,99€ qui se paie déjà le luxe d’afficher un Season Pass à 14,99€ qui donnera accès à trois personnages supplémentaires et débloque le costume de l’armure du dragon rouge pour Jason Lee Scott. De base, on peut se dire que la pratique est un peu douteuse, même si celle-ci s’est généralisée à la majorité des jeux du genre (et même à la majorité des jeux, tout court). De même, le skin du Ranger Vert V2 était réservé aux précommandes. Cela est plutôt rageant quand on voit que les personnages du casting ne disposent que d’une seule version déclinée en deux couleurs. Avoir plus de costumes ou les débloquer en jouant aurait été un plus… C’est déjà là que le bât blesse, le contenu du jeu est rachitique. Une fois le Didacticiel passé, pour apprendre les coups de base, il ne reste plus qu’à s’orienter vers un mode Entraînement offrant quelques options (pour paramétrer l’adversaire – santé, posture, comportement –) que l’on oublie bien vite par la suite. Reste alors le mode Contre pour jouer contre un ami en local ou contre l’I.A., les deux modes en ligne (Classé – avec un système de divisions – et Normal – sans le stress du classement –). Le jeu en ligne se fait via un matchmaking plutôt efficace.

Côté Classé, les parties, hors les trois premières contre le CPU en pré-saison, étaient stables. Par contre nous avons souffert d’une déconnexion aux serveurs du jeu qui a eu pour conséquence de comptabiliser le match comme perdu. Rageant, d’autant plus qu’on menait ! Pour compléter le contenu, les développeurs proposent un mode Arcade qui se déroule en 7 chapitres, le dernier étant divisé en deux parties, un premier combat contre deux personnages à la barre de vie doublée et un deuxième contre Lord Drakkon (ou le Ranger Vert si on joue avec Lord Drakkon) à la barre de vie quadruplée. Le souci, c’est que le mode Arcade se plie en 20 à 30 minutes selon votre dextérité et qu’il n’y a que neuf personnages. Quand on dit que le contenu est faible, on ne rigole pas. Seulement cinq stages sont disponibles, à savoir l’insipide Training Room de Zordon (qui n’a aucun intérêt visuel ou artistique), Lord Drakkon’s Throne, Harwood County, Mystic Forest et Commande Center (le centre avec Zordon en fond mais aucune trace d’Alpha). Côté éléments à débloquer, il y a juste des bannières pour personnaliser un poil son profil.

Côté personnages, nous avons donc deux versions de Tommy Oliver, en Ranger Vert (version Mighty Morphin) et en Lord Drakkon (version Mighty Morphin), Jason Lee Scott (le Ranger rouge version Mighty Morphin), Gia Mora (Ranger jaune version Super Mega Force), Ranger Slayer (Ranger rose version Mighty Morphin après le passage de Lord Drakkon – le skin de la version originale est à débloquer), Kat Manx (Power Rangers Space Patrol Delta), Magna Defender (de Power Rangers Lost Galaxy), Mastadon Sentry (Mighty Morphin) et l’incontournable Goldar. Pas de Ranger Bleu, pas de Zedd, pas de Rita, pas de Roi Mondo, pas de Ooze, pas de Power Rangers version Ninja, pas de Alien Rangers, pas de skin Zeo, pas de skin Turbo, pas de skin Lightspeed Rescue, pas de skin Time Force, ni Wild Force, ni Ninja Storm, ni Dino Thunder, ni Mystic Force, ni Operation Overdrive, ni Jungle Fury, ni RPM, ni (Super) Samurai, ni Ninja Steel… Bref, pour un jeu de baston Power Rangers qui se vante de mettre en avant les 25 ans de la licence, c’est très light, surtout que concrètement quelques skins auraient déjà pu faire plaisir aux fans et, quitte à tout avoir, autant avoir des sets complets. Bref, ça démarre très mal pour lui… Mais, parce qu’il y a un mais, tout n’est pas à jeter, loin de là.

Partie 1B - Quand le cœur est préservé !

Le gameplay est assez simple. Il se base sur des attaques légères, moyennes et puissantes, auxquelles on ajoute les attaques spéciales, le Super et l’Ex Spéciale, l’Ultra (renfort du Mégazord, du Dragonzord ou de Mega Goldar selon le paramétrage choisi – effet nostalgique garanti même si on ne voit qu’une infime partie de la bête…) et la choppe (qui prend d’ailleurs un peu trop souvent la priorité sur les attaques normales). Toujours est-il que les coups sortent bien et qu’avec un peu de maîtrise, on se fait vraiment plaisir. C’est d’autant plus vrai dès lors que l’on sort des combos à 9 ou 10 hits, voire que l’on complète avec un Super bien placé (la barre se charge au fil des coups donnés et reçus) permettant de cumuler plus de 18 hits. La courbe de progression n’est pas très grosse, la faute à un manque flagrant de séquences possibles pour les personnages mais les combats sont dynamiques. Ils sont même vraiment fun et plutôt équilibrés. C’est même un vrai plaisir de voir le Ranger Vert se servir de sa dague pour commander un Super faisant intervenir son Dragonzord (différent de l’Ultra accessible à tous). Jason, Gia, Tommy (ses deux versions) et Kat Manx sont des personnages très rapides et dynamiques.

Magna Defender est quant à lui plus lent mais il profite d’une attaque au sol qui permet un bon enchaînement en se servant de la largeur de l’écran et d’une attaque aérienne dévastatrice, sans parler de son Super qui tape facilement les 12 à 14 hits. Goldar, quant à lui, est assez puissant même s’il reste moins agile que la plupart du casting. Quant à Mastadon Sentry, il est plus lent, moins aisé à prendre en main au début, surtout quand on passe derrière les autres (et ce même si concrètement chaque personnage se joue de la même façon, seule la manière dont les coups sortent et s’enchaînent changeant) mais il profite d’un Super en deux temps qui, lorsqu’il touche, enlève plus d’un tiers de la barre de vie. La subtilité, comme dans un Marvel vs Capcom par exemple, c’est que les affrontements se font généralement (pas toujours dans le mode Arcade) à trois contre trois. Cela veut dire qu’en plus de notre personnage principal, on en ajoute deux autres en renfort. Bien entendu, si un perso tombe, un autre prend le relais, jusqu’à ce que les trois soient K.O. On peut également assurer des remplacements pour permettre au combattant touché d’aller récupérer un peu de vie (avec un système de double barre, le bleu représentant la vie que le perso peut potentiellement récupérer). Quelques coups forçant le switch ajoutent une petite subtilité pour essayer de forcer le swap chez l’adversaire et ainsi finir son perso déjà bien entamé…

Bref, ce système qui n’a rien d’original est vraiment bien foutu et intégré. Il ajoute un dynamisme non négligeable et assure le spectacle dès lors qu’on maîtrise les switch/appels de renfort (limités par un petit cooldown quand même pour éviter les abus), voire l’appel des deux renforts en même temps. Bref, le gameplay est plutôt bon, sans égaler les ténors du genre, loin de là, et on prend du plaisir à y jouer. C’est du coup d’autant plus rageant de voir un casting si pauvre, multipliant souvent les combats qui se ressemblent puisqu’un tiers du casting est déjà utilisé pour former une équipe… Côté enrobage, la musique est répétitive et anecdotique, les personnages ne parlent pas et on a juste le droit à quelques phrases écrites de temps en temps. Côté visuels, les niveaux ne sont pas spécialement beaux, le titre ayant une bonne grosse génération de retard, si ce n’est deux. Par contre, les combats sont fluides et les animations plutôt correctes. Soulignons quand même qu’un certain soin a été apporté à la modélisation des personnages, ce qui est très agréable à voir. Les textures sont assez moyennes certes, mais les personnages sont reconnaissables au premier coup d’œil et fidèles aux modèles d’origine.

Partie 2 – Les précisions

Première petite précision que l’on remarque tout de suite mais que l’on a tendance à oublier, les chargements du jeu, un poil longuets, permettent de lire quelques anecdotes sur la licence, au sujet de certains acteurs, du développement de certains personnages (comme pour Tommy Oliver qui ne devait faire que quelques apparitions à la base), des séries, etc. Un bon point pour rafraîchir la mémoire des fans et essayer d’initier les néophytes. Deuxième précision, après le jour de la sortie, nous n’avons plus eu aucun souci de serveur. Le multi en ligne se révèle être stable et le matchmaking est efficace. Le souci, non imputable au jeu fondamentalement parlant, c’est que le multi s’est vite déserté en même pas une semaine. Comme le contenu solo est assez pauvre, cela limite encore plus les possibilités d’y jouer, ce qui fait qu’on ne le sort pratiquement plus que pour en profiter le temps d’une poignée de parties en local avec un ami. Le mode Classé n’était pas non plus inoubliable du fait que l’on progresse vite dans les divisions et que le système de montée de niveaux ne débloque rien, si ce n’est le prestige d’être niveau XXX. Concrètement, ce dernier est assez simple : à la fin d’un match en ligne, chacun des trois persos utilisés gagne de l’expérience. Quand la barre d’un perso est remplie, le joueur gagne un niveau. Si vous enchaînez les victoires, vous pouvez facilement gagner deux à trois niveaux par combat. Troisième précision, le mode Arcade se boucle bien en à peine plus de trois heures (avec les neuf personnages), ce qui est assez court, surtout qu’il n’y a pas de mode scénarisé, pas de mode défi et que le multi en ligne est déserté. Quatrième précision, avec beaucoup plus d’heures de jeu à notre actif, nous avons pu remarquer que le trio Gia Mora, Kat Manx et Mastadon Sentry sortait un peu du lot. Les combats restent majoritairement équilibrés, nous ne remettons pas en question le gameplay qui reste vraiment bon, mais nous avons pu constater que la polyvalence de Gia Mora et sa tendance à spammer deux attaques efficaces, alliée à la rapidité de Kat Manx et à son Super pouvant infliger 18 hits en un coup, le tout combiné à un Mastadon Sentry efficace à distance qui peut se protéger au corps à corps, tout en profitant d’un Super qui prend la priorité sur toutes les attaques (Super de l’adversaire compris), donnent un trio de choix, surtout en ligne… Cinquième et dernière précision, l’édition Collector, vendue comme « le jeu complet », n’était pas disponible à la sortie sur Xbox One, la faute à un souci technique. Celle-ci, affichée à 39,99€, comprend le jeu de base (19,99€ donc), le Season Pass (14,99€) et deux skins (Lord Drakkon V2 et Kimberly Hart en Ranger Rose), ce qui permet de déterminer que le studio nous fait payer 2,50€/skin. Par contre, comme l’annonce de la sortie a été faite à la dernière minute, le skin du Ranger Vert V2, réservé normalement aux précommandes, est offert à tous les joueurs achetant le jeu durant la première semaine.

L’avis perso de Vincent // Je t’aime, je te délaisse…

Je suis bien embêté avec ce Power Rangers : Battle for the Grid. J’ai envie de l’aimer et d’une certaine façon, je l’aime. Le gameplay est vraiment bon, le système de renfort est efficace, c’est très dynamique, c’est équilibré, bref c’est super fun. En plus, je suis content de la modélisation des personnages, reconnaissables au premier coup d’œil, des animations, plutôt correctes, et de la stabilité du mode en ligne. De même, s’il n’est pas très séduisant visuellement parlant, il faut bien avouer que la palette de couleurs utilisée est juste. Les petites anecdotes, les Ultra, ça entretient la nostalgie, ça me fait vibrer, surtout que je suis en train de rassembler tous mes produits dérivés de la licence entre chez mes parents et chez moi (et j’en ai un paquet). En plus, le prix n’est pas élevé, donc je veux l’aimer… Mais je le hais aussi parfois. Je le hais de se présenter à moi avec la promesse de visiter 25 ans de Power Rangers en ne proposant que neuf personnages et cinq arènes, dont une sans aucun intérêt. Les affrontements se déroulant à 3 vs 3, si on prend un perso différent pour chacun des protagonistes, alors en un seul combat on utilise 66% du casting. Je le hais de recycler une musique lambda sans profiter de la richesse des thèmes de la série, je le hais de ne pas proposer des skins des personnages pour au moins faire semblant de créer du nombre, je le hais de se cacher derrière un Season Pass à 15 balles qui ajoute l’équivalent d’un tiers du casting original, je le hais de se cacher également derrière une édition Collector à 40 boules qui contient le Season Pass et deux skins qu’on ne peut pas avoir autrement. Bien sûr, j’utilise des mots forts pour bien mettre en opposition cet aspect de fan pour lequel la frontière entre haine et amour est assez mince. J’aime ce jeu, mais la pratique commerciale, les visuels, le contenu rachitique, la bande-son, le manque de modes de jeu, le mode Arcade bien trop vite bouclé, tout cela fait que ça entache grandement sa qualité principale, à savoir être un bon jeu de combat dans le fond, même s’il n’égale pas les ténors du genre.


Point complet
A l’heure du bilan, le sentiment est mitigé. nWay a le mérite d’avoir réussi à créer une expérience agréable pour les fans de Power Rangers et de versus fighting grâce à des modélisations de personnages un minimum soignées et un gameplay vraiment bon. Ajoutez un multi stable, une I.A. qui se défend bien et un prix doux de 19,99€ et vous n’avez qu’une envie : craquer pour le jeu ! Le cœur est là et il est bien fait. Malheureusement, tout le reste ne va pas. Outre la bande-son et le mode Entraînement minimaliste, il y a un vrai problème de contenu, un problème suffisamment important pour que le prix bas n’arrive pas à le compenser comme il se doit. Le mode Arcade se boucle en à peine plus de trois heures, il n’y a pas de mode défis, pas de mode Histoire, cinq arènes seulement dont une sans intérêt et le mode en ligne, certes stable, est ultra minimaliste, sans jamais aucun bonus à débloquer pour donner l’envie d’y rester. Mais le plus gros souci, c’est le casting. Avec neuf personnages, on a bien du mal à voir comment le titre fait honneur aux 25 ans de la licence. Cela est d’autant plus flagrant que les parties se font à 3 vs 3, ce qui veut dire qu’on utilise déjà 2/3 du casting pour un seul match en ne prenant pas de doublon. Autant dire que même à court terme, les parties finissent par se ressembler un peu trop. Il aurait au moins été judicieux de créer l’illusion du nombre, à défaut de travailler plusieurs autres personnages (ce qui est clairement plus long et coûteux), en collant un maximum de skins issus des divers univers… Mais cela aurait nuit à la pratique commerciale qui consiste à ajouter 1/3 du casting original en DLC avec un Season Pass et à bloquer deux skins à la seule édition Collector qui coûte deux fois le prix du jeu de base (même si le Season Pass est inclus)… Parce que soyons clairs, à 40€, on ne finit qu’avec 12 personnages et 4 skins supplémentaires…

On a adoré :
Un gameplay dynamique
Système de renfort bien foutu
Combats fluides, animations correctes
Les Ultra pour la nostalgie
Un certain soin apporté aux modélisations des persos
Stable en ligne
Une I.A. qui se défend un minimum
Un prix doux (19,99€)
On n'a pas aimé :
Season Pass un peu cher (14,99€ pour 3 persos / 1 skin)…
5€ de plus pour 2 skins (Edition Collector)
Un contenu rachitique
Un casting bien pauvre
Multi déjà vidé…
Un mode Arcade vite bouclé
Un mode Entraînement minimaliste
La bande-son à revoir


Consulter les commentaires Article publié le 01/04/2019 par Vincent P.


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