Test Portal 2 - jeux vidéo Xbox One

XBOX ONE GAMER
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Portal 2



Développeur
Valve Software
Genre
Action Réflexion
Statut
Disponible
Date de sortie
  22.04.2011
  20.04.2011
Nombre de joueurs
1
Classification PEGI

Lors de sa sortie sous forme digitale sur PC, puis sous forme d’une compilation nommée Orange Box sur consoles, Portal avait fait plutôt grand bruit. Il faut dire que le jeu de Valve Software apportait un véritable vent de fraîcheur sur la scène vidéoludique avec son concept unique et ses expériences qui mettaient à rude épreuve nos méninges. Avec Portal 2, le studio souhaitait offrir à la licence la possibilité de s’exprimer pleinement en devenant une série à part entière vendue au prix plein. Reste donc à voir si Valve s’est donné les moyens de réaliser ses objectifs et si cet opus est à la hauteur de nos attentes…

Quand suite rime avec simplicité




Lors de l’annonce du développement de Portal 2, beaucoup se sont réjouis d’apprendre que cet excellent jeu de réflexion à la première personne allait finalement avoir droit à une suite. Néanmoins, l’annonce a également soulevé plusieurs questions. Tout d’abord, Valve allait-il parvenir à renouveler le concept finalement assez limité du jeu ? Ensuite, il y avait bien entendu la question du format de vente du jeu. Vu que le premier était vendu pour une poignée d’euros en digital (15€ sur le Marketplace), il était difficile d’imaginer qu’une simple suite pourrait être vendue à 60 ou 70€ sans apporter de très grosses nouveautés ou encore un nouveau moteur graphique. Pourtant, c’est bel et bien le format qu’a décidé d’utiliser Valve puisque le jeu sort au prix plein au format boite tout en conservant le moteur graphique, qui ne s’est que très peu amélioré depuis. Premier constat donc : le jeu a du mal à tenir la comparaison avec les sorties récentes. Certes, ce n’est pas catastrophique, le moteur Source faisant encore quelques miracles, mais on sent tout de même que Portal 2 n’est pas de la dernière fraîcheur, tant au niveau des textures que des modélisations. Et puis, il faut dire que les décors très sobres du jeu rendent les choses plus faciles et permettent de limiter la casse. En attendant, on regrette tout de même que les améliorations techniques ne soient pas si nombreuses, et ce même si les lieux que l’on visite sont plus variés et plus travaillés que dans Portal premier du nom.

Passé ce premier constat, on se met donc à progresser dans l’aventure principale, qui est nettement plus longue que celle du premier volet et parfaitement dans la moyenne des FPS actuels. Comme dans Portal 1, il est question d’incarner un être humain qui va faire l’objet d’expériences au sein d’un complexe scientifique. On retrouve un nouveau compagnon qui se joint à nous tout au long de l’aventure et nous sort des vannes rigolotes, et le même ennemi que dans le premier épisode, encore plus fâché et prêt à nous soumettre à une longue série de tests. Ceux qui ont expédié le premier volet s’y retrouveront facilement tandis que les autres seront un peu perdus au début. Vu que les deux volets se tiennent, il est tout de même préférable d’avoir fini le premier avant de se lancer dans cette suite. Mais l’histoire demeurant assez basique et bien expliquée, n’importe qui devrait facilement prendre ses marques dans Portal 2. Ce qui nous déçoit en revanche, c’est que l’effet de surprise n’est bien entendu plus là. Ne vous attendez pas à de grosses surprises : Portal reste Portal même si Valve a fait du beau boulot, le jeu n’est pas vraiment une révolution. En fait, Portal 2 est supérieur en tous points à son aîné, mais n’apporte finalement pas tant de gros changements que cela. Le changement de format n’apporte pas de changement technique majeur, ni dans le concept, mais une multitude de features inédites et de petites améliorations. La différence, c’est que Portal 2 est vendu au prix plein, soit bien plus qu’une dizaine d’euros… La question est donc : parvient-il à les justifier ?

Un coup de gel et ça passe mieux




Oui et non ! Outre sa durée de vie, nettement plus longue, le jeu propose un mode solo tout de même plus recherché, avec des décors plus travaillés intégrant de la végétation, des passages plus originaux et des énigmes encore plus tordues. Certes, il n’y a pas de quoi se taper la tête contre le mur en étant secoué de convulsions orgasmiques, mais il y a tout de même largement de quoi nous faire sourire. Ainsi, outre le portal gun qui nous sert à créer des portails pour résoudre des énigmes ou nous déplacer, on retrouve divers outils qui nous permettent de progresser dans les énigmes. Il y a tout d’abord les objets qu’on assimile facilement, comme les cubes qui permettent de détourner un flux laser pour se créer un passage ou alimenter un autre slot. Ensuite, il y a des espèces de ressorts qui nous permettent de sauter plus loin et plus fort. Jusque-là, il n’y a rien de bien transcendant. En revanche, l’arrivée des gels apporte beaucoup de nouveautés. Ainsi, le gel bleu permet de faire rebondir tout ce qui le percute ou de transformer des objets en ballons lorsqu’il est appliqué dessus. Le gel blanc permet de changer le type de surface des murs alors que le gel orange accélère le déplacement. En faisant joujou avec ces différents gels, on parvient à réussir des tests de plus en plus compliqués qui poussent vos méninges à réfléchir nettement plus que dans Portal. Enfin, il y a les ponts de lumière et les tunnels, qui sont en fait eux même des passages à la manière de portails. En d’autres termes, il y a largement de quoi faire. Le problème, c’est que même si tous ces petits éléments sont très amusants à découvrir, on ne peut s’empêcher de penser que Valve s’est contenté du strict minimum en offrant aux fans un jeu scrupuleusement identique à son prédécesseur dans le fond comme dans la forme, avec les mêmes graphismes, le même humour, le même ennemi et quelques petites caractéristiques bonus histoire de. En pratique, heureusement, la sauce prend toujours aussi bien et on prend un malin plaisir à déjouer les tests de notre ennemi de toujours.

La grosse nouveauté de cette suite, c’est son mode coopératif qui nous donne la possibilité de nous entraider pour résoudre des énigmes toujours aussi compliquées. La différence, c’est que le mode a été spécialement conçu pour la coopération, ce qui signifie qu’on vit une aventure différente, forcément plus drôle à deux, que ce soit en split screen ou en ligne, et finalement assez réussie elle aussi. Dommage tout de même que l’aventure coopérative ne soit pas aussi intéressante du point de vue scénaristique, même si on prend une fois de plus son pied et que le tout s’avère pratiquement aussi long qu’en solo, c'est-à-dire un peu moins de 8 heures. Notez cependant que le concept change sensiblement puisque vous n’incarnez plus une frêle demoiselle mais deux robots particulièrement stupides qui apprécient la frime et s’amusent à faire des High Five. Véritable complément au mode principal, le mode coopératif devrait vous tenir scotché de nombreuses heures, pour peu que vous ayez accroché au mode solo et que vous soyez prêts à jouer en coopératif. Malgré tout, on ne peut s’empêcher de penser que le prix du jeu n’est pas totalement justifié de par sa réalisation datée et ce « on ne sait quoi » qui ferait la différence. Le jeu a beau être plus long, plus drôle, avoir plus d’options, un mode coopératif et deux chapitres plus originaux que d’habitude, on sent que Valve Software a profité de ses acquis pour sortir un titre visuellement quasi identique à son prédécesseur, sans aucun effet de surprise. Deux possibilités dès lors si vous avez essayé le premier volet : soit vous vous réjouissez de prolonger l’expérience, soit vous êtes déçus de constater que Portal 2, c’est finalement un peu l’effet 1.8. Quoi qu’il en soit, il faut admettre que Valve a heureusement fait du bon boulot et que l’humour tout comma la V.O. et la V.F. ont eu droit à un traitement de faveur. Impossible de vous en dire plus, car nous ne souhaitons pas vous spoiler, mais il y a largement de quoi vous réjouir dans le jeu !

Point complet
Portal 2, c’est un peu le syndrome du petit projet qui tente de se porter en titre AAA en ajoutant quelques features. Si le gameplay est toujours aussi excellent, que l’humour est toujours aussi maîtrisé, que la coopération ajoute un intérêt supplémentaire et que le soft est globalement meilleur que son aîné, on ne peut s’empêcher de penser que Valve Software n’aurait pas dû profiter de la sorte du phénomène qu’était le premier épisode. Au final, on se retrouve donc avec une suite sans grande surprise, à la réalisation datée, qui aurait très clairement dû être vendue à un plus petit prix ou apporter plus sur le plateau. Constat positif pour le jeu en lui-même donc, mais moins pour la stratégie de Valve Software. Reste tout de même que ce nouvel opus est tout bonnement excellent.

On a adoré :
+ Gameplay au poil
+ Des nouveautés sympathiques
+ L’humour
+ La coopération
+ Plus long que le un
+ Excellentes V.O. et V.F.
On n'a pas aimé :
- Réalisation datée
- Prix pas totalement justifié
- Plus d’effet surprise


Consulter les commentaires Article publié le 26/06/2011 par Etienne F.



 
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