Test Outlast 2 - jeux vidéo Xbox One

XBOX ONE GAMER
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Outlast 2



Editeur
Red Barrels
Développeur
Red Barrels
Genre
Survival Horror
Statut
Disponible
Date de sortie
  25.04.2017
  2017
Nombre de joueurs
1
Classification PEGI
Thème
Horreur
Prix de lancement
29,99 €

Popularisés par des séries comme Alone in the Dark, Resident Evil ou Silent Hill, les survival horror sont toujours parvenus à séduire de très nombreux joueurs. La grande majorité d’entre eux consistait jusqu’à présent en des titres jouables à la troisième personne dans lesquels le joueur devait exterminer ses ennemis à grands renforts d’armes à feu. Pour se différencier de la multitude de jeux sortis au cours des deux dernières décennies, les développeurs canadiens de Red Barrels, s’inspirant du titre Amnesia : The Dark Decent paru en 2010, décidèrent alors de créer un jeu d’horreur en vue à la première personne dans lequel le joueur ne disposait d’aucune arme pour se défendre. Son nom : Outlast. Sorti en septembre 2013 sur PC puis en mai 2014 sur Xbox One, il marqua les esprits en raison de sa difficulté très élevée, tout en imposant au joueur de fuir s’il voulait survivre à l’enfer de l’hôpital psychiatrique de Mount Massive, théâtre de l’effroi.

Salué par la critique et les joueurs, Outlast s’était ainsi vendu à plus de 4 millions d’exemplaires seulement trois années après sa commercialisation. Le studio de développement n’avait cependant pas attendu ces chiffres pour envisager une suite à ce premier opus très réussi. En octobre 2014, Red Barrels commençait en effet à travailler sur Outlast 2, qui vit finalement le jour en avril 2017, trois mois après la sortie d’un certain Resident Evil 7. Alors que le jeu de Capcom s’est réinventé en optant, lui aussi, pour une vue à la première personne, ce second épisode d’Outlast, vendu moins de 30€, apporte-t-il un nombre suffisant de nouveautés ? Parvient-il à instaurer une atmosphère aussi angoissante que son prédécesseur ? Plongée en plein cœur du désert d’Arizona pour une nouvelle expérience horrifique.

J’suis pas venu ici pour souffrir, OK !



Blake Langermann, caméraman, accompagne son épouse Lynn, reporter, au sein de l’Etat d’Arizona. Spécialisés dans les reportages horrifiques, ils enquêtent cette fois-ci sur la mystérieuse mort d’une jeune femme enceinte. Le corps sans vie de Jane Doe, nom utilisé pour qualifier une personne non identifiée, a en effet été retrouvé au beau milieu du désert d’Arizona. Si les autorités locales affirment qu’il s’agit d’un suicide par auto-strangulation, il n’en est pas de même pour le couple de journalistes, persuadé que la victime a été assassinée. Ils décident ainsi de se rendre sur place afin d’éclaircir cette affaire. Malheureusement, rien ne se déroule comme prévu. Tandis qu’ils effectuent des repérages de nuit, leur hélicoptère se crashe soudain pour une raison inconnue. Le couple survit mais Blake ne parvient pas à retrouver sa femme. Alors qu’il aperçoit le corps du pilote éventré et attaché à un arbre, le caméraman comprend que le crash n’était pas accidentel et qu’un ou plusieurs individus en veulent à leurs vies. Le joueur doit dès lors tenter de retrouver sa femme et, par la même occasion, lever le voile sur l’étrange décès de la jeune femme, maquillé en suicide.

Tel est le point de départ du scénario d’Outlast 2 qui, malgré son nom, n’est pas une suite directe du premier opus. Il est à noter que, contrairement à ce dernier où l’histoire était inventée, elle s’avère ici inspirée d’un fait réel, en l’occurrence le massacre de Jonestown en novembre 1978. Alors capitale de la Guyane, la ville abrite la communauté religieuse le Temple du Peuple qui terrorise et torture ses membres. Après l’ouverture d’une enquête et pour éviter que la vérité n’éclate au grand jour, 908 personnes, dont plus de 300 enfants, meurent dans un « suicide collectif ». L’histoire étant longue et complexe, les intéressés sont invités à aller consulter l’historique détaillé des événements qui font froid dans le dos. Si le scénario d’Outlast 2 diffère par certains points, dont le choix du lieu, les développeurs ont pris ces faits tragiques comme source d’inspiration, en travaillant notamment à propos de l’emprise de la secte chrétienne sur les habitants du village de Temple’s Gate, lieu de l’action de ce nouveau volet. L’histoire est d’ailleurs relativement plaisante à suivre et observer les délires des fanatiques religieux ainsi que leur influence sur le reste des citoyens s’avère très intéressant.

De plus, le jeu parvient à instaurer une véritable ambiance et une atmosphère pesante grâce, entre autres, à une bande-son de grande qualité. Tous les « classiques » de l’horreur sont présents : porte qui se ferme soudainement, néon qui saute, bruits de pas dans l’obscurité, cri terrifiant à seulement quelques mètres du joueur… la partie sonore du titre est un sans-faute. Une perfection qu’il aurait été appréciable de retrouver dans les graphismes. En effet, si Outlast 2 brille par son ambiance sonore, il accuse cependant plusieurs années de retard d’un point de vue graphique. Les textures ne sont pas suffisamment travaillées et se révèlent très fades tandis que l’aliasing est omniprésent. Ces carences se retrouvent néanmoins atténuées par le fait que le jeu se déroule uniquement de nuit. Il est d’ailleurs dommage que les développeurs aient opté pour cette approche. À la différence de son aîné qui confinait le joueur à l’intérieur de l’hôpital psychiatrique de Mount Massive, Outlast 2 propose de nombreuses séquences se déroulant à l’extérieur. Des scènes de jour auraient ainsi été judicieuses et permis au titre de se démarquer un peu de son prédécesseur. En outre, elles se révèlent malheureusement beaucoup trop linéaires, les itinéraires étant déjà tout tracés.

La fuite ou la mort



Si cette linéarité peut être justifiée par le fait qu’il s’agisse d’un survival horror et afin d’éviter que le joueur ne se disperse pas sur la carte, il aurait néanmoins été intéressant de pouvoir disposer d’une plus grande liberté d’action pour, par exemple, pouvoir explorer à sa guise les champs de maïs et entrepôts alentours. Cela aurait également eu pour avantage de rallonger un peu le plaisir, bien que la durée de vie soit déjà relativement bonne pour un survival horror. Légèrement plus long que le précédent épisode, le joueur connaîtra ici le fin mot de l’histoire après sept ou heures de jeu, qui peuvent être prolongées par la collecte des très nombreux documents disséminés un peu partout. Si aucun mode multijoueur compétitif ou coopératif n’est présent, cette suite propose, comme son prédécesseur, de refaire l’aventure en mode « Psychose », où la moindre mort est synonyme de « game over » et de retour au menu principal. Les amateurs de challenge, auxquels il faudra beaucoup de courage et d’abnégation, pourront ainsi se lancer le défi de terminer le jeu d’un trait sans mourir une seule fois. Une sacrée performance, surtout que le gameplay s’avère très imprécis.

Il s’agit en effet du gros point noir de ce Outlast 2. Les trajectoires des sauts étant très imprécises, les nombreuses phases d’escalade sont ainsi très souvent synonymes d’échec. Le personnage est lourd, se déplace péniblement et une certaine latence se fait ressentir entre le moment où le joueur appuie sur le bouton de sa manette et l’action que réalise Blake Langermann. Les phases de course-poursuite se retrouvent directement impactées par ces imprécisions de gameplay, ce qui nuit grandement à l’immersion et gâche, en partie, le travail considérable effectué sur l’ambiance. Les morts sont nombreuses, ce qui occasionne donc un retour à la sauvegarde précédente en ayant droit à des temps de chargement extrêmement longs. Outlast 2 ne fait malheureusement pas figure d’exception mais il reste navrant qu’en 2017 les développeurs ne parviennent pas à réduire cette durée qui, elle aussi, nuit à l’immersion. Néanmoins, tout ce qui faisait la force du premier opus est ici repris à l’identique, voire amélioré comme la caméra devant être régulièrement alimentée en piles. L’appareil, indispensable dans Outlast, se dote ici d’une nouveauté de taille, le microphone. Il est désormais possible d’écouter les dialogues des ennemis et surtout de les entendre approcher. À noter cependant que les piles s’usent beaucoup plus rapidement que dans le précédent épisode et qu’elles sont donc à utiliser avec parcimonie, notamment dans les modes de difficulté élevés. Le jeu est d’ailleurs particulièrement ardu et fait bien trop souvent office de « die and retry » dû, entre autres, aux très nombreux problèmes de gameplay évoqués précédemment.

Hormis le précieux microphone, l’autre ajout de cet épisode consiste en la possibilité de soigner ses blessures en confectionnant ses propres bandages à récupérer tout au long du périple et qui sont souvent très bien cachés. Contrairement au microphone de la caméra qui se révèle être une aide plus qu’appréciable, celui-ci est purement anecdotique. En effet, lorsque le joueur se fait attraper par un ennemi, un seul coup suffit, dans la plupart des cas, pour le mettre hors d’état de nuire. Même sentence pour les sauts ponctués d’une mort immédiate si le joueur se rate. En outre, lors des phases de course-poursuite, le joueur pensera d’abord à fuir et se mettre en lieu sûr plutôt que de se soigner. Autant dire que cet ajout est totalement dénué d’intérêt. Malgré cela et en dépit de véritables nouveautés, Outlast 2 remplit sa mission. Pas avec brio, certes, mais il assure l’essentiel. S’il est navrant de constater que les défauts déjà présents dans le premier opus ne sont toujours pas corrigés dans celui-ci, le titre dispose de nombreux points forts à même de combler ces carences. Offrant un véritable challenge qui séduira les joueurs en manque de sensations fortes, le jeu de Red Barrels est un bon survival horror qui aurait cependant mérité davantage de finition et de renouveau.

L’avis de Number One // Une bonne suite mais…

Appréciant les survival horror et ayant tout particulièrement aimé le premier Outlast en 2014, j’attendais cette suite avec impatience. Globalement réussie grâce à une ambiance oppressante et un scénario captivant, elle manque cependant de nouveautés pour se différencier de son aîné. Le jeu se déroulant régulièrement à l’extérieur, je suis déçu qu’il n’abandonne pas ses traditionnels et incessants couloirs pour une approche semi-ouverte qui aurait, sans aucun doute, été très intéressante. Dommage également que les défauts du premier, à savoir des graphismes datés et des temps de chargement très longs, soient toujours d’actualité dans ce second opus. Au final, Outlast 2 souffle le chaud et le froid et me laisse un sentiment mitigé, malgré d’indéniables qualités. Pour 30€, je le conseille quand même aux amateurs du genre qui y trouveront un véritable challenge à relever et prendront néanmoins plaisir à découvrir le village de Temple’s Gate. Je les invite bien évidemment à y jouer dans une pièce sombre, casque sur les oreilles, pour être pleinement immergés dans l’univers. Quant à ceux qui n’ont pas encore eu le temps (ou le courage) de s’attaquer au premier épisode, l’édition Trinity, disponible en dématérialisé et en boîte pour 40€, comprend les deux opus ainsi que le très bon DLC du premier volet, elle peut être un excellent moyen de découvrir la série.

Critique rédigée par Number One // Membre XG+


Point complet
Après un premier épisode réussi, Red Barrels était attendu au tournant. Les développeurs canadiens étaient-ils capables de réaliser une suite à la hauteur du premier ? S’il parvient à instaurer une atmosphère oppressante et tout aussi bien retranscrite, ce second opus comporte de trop nombreux défauts et pâtit d’un manque cruel de nouveautés pour espérer s’imposer comme la nouvelle référence du survival horror. S’il reste un bon jeu, Outlast 2 souffre indubitablement de la concurrence de Resident Evil 7, sorti en janvier et qui a également opté pour une vue à la première personne. Heureusement pour ce second volet d’Outlast, il est vendu environ deux fois moins cher que le titre de Capcom. Disponible au prix de 30€ sur le Windows/Xbox Store, il reste un bon investissement pour le joueur friand du genre. Les développeurs de Red Barrels vont néanmoins devoir faire preuve d’ingéniosité et d’audace pour un éventuel troisième épisode qui, d’après les premières rumeurs, serait déjà à l’étude.

On a adoré :
Bande-son de grande qualité
Ambiance réussie
Scénario captivant
Bonne durée de vie
L’ajout du microphone
Un prix honnête (30 €)
On n'a pas aimé :
Gameplay imprécis
Trop linéaire
Graphismes datés
Uniquement de nuit
Difficulté exacerbée
Temps de chargement très longs


Consulter les commentaires Article publié le 30/06/2017 par Vincent P.


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