Test Onimusha : Warlords - jeux vidéo Xbox One

XBOX ONE GAMER
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Editeur
Capcom
Genre
Beat them all
Statut
Disponible
Date de sortie
  15.01.2019
Nombre de joueurs
1
Prix de lancement
19,99 €

Prévu à la base sur la première PlayStation, Onimusha Warlords a finalement débarqué sur la PlayStation 2 en 2001. La trilogie a été menée jusqu’au bout, avec notamment un troisième opus qui mettait en scène notre Jean Reno national. Un quatrième volet, Dawn of Dreams, est également apparu sur PS2, en plus d’un spin-off Tactics sur GBA. A l’heure où les éditeurs tentent de nous refourguer des portages HD de plusieurs opus ou des remakes vraiment travaillés d’un volet en particulier, Capcom mise sur le portage du premier Onimusha. Pas de compilation donc avec les autres ou du moins avec le 2 qui reste un indispensable au niveau de l’intrigue… Du coup, reste à voir si les 19,99€ demandés pour ce portage sont justifiés…

Portage HD et nouveautés…



N’y allons pas par quatre chemins, si Capcom a beaucoup misé sur les remakes des deux premiers Resident Evil, il a été plus laxiste sur le portage de la compilation HD des trois premiers Devil May Cry. Sans grande surprise, il n’y a pas de tromperie sur la marchandise à ce niveau, la communication ayant été claire, le portage d’Onimusha Warlords reste un portage, ni plus, ni moins. Comprenez par là que niveau contenu, on retrouve très exactement celui de la version PlayStation 2. Les nouveautés ne se résument qu’à quelques éléments : l’intégration du mode Facile dès le début (histoire de parcourir le titre sans même une goutte de sueur), des raccourcis (pour switcher facilement entre les armes avec les gâchettes basses et pour accéder à la map en cliquant sur le stick gauche) et la prise en charge du stick pour se déplacer (la croix directionnelle reste utilisable également mais est une purge). Clairement, l’utilisation du stick pour les déplacements et les gâchettes pour switcher dynamisent le gameplay, évitant de repasser à chaque fois par les menus pour changer d’arme, surtout durant la dernière partie de l’aventure demandant d’alterner entre les trois lames, l’arc et l’arme à feu. En revanche, le placement du raccourci pour la map n’est pas judicieux puisqu’il arrive parfois, dans le feu de l’action, que l’on appuie dessus alors qu’on dirigeait juste le personnage pour esquiver une attaque.

Pour le reste, le costume de panda de Samanosuke se débloque en terminant le jeu, la difficulté ultime et l’arme ultime également, à condition d’avoir passé toutes les arènes du royaume des ombres dans ce dernier cas. De même, le costume alternatif de Kaede se débloque comme à l’époque, tout comme le monde des Oni qui demande d’enchaîner les arènes avec une difficulté croissante. Bref, on retrouve très exactement le contenu de la version PlayStation 2, sans ajout de galerie ou quoi que ce soit d’autre niveau bonus. En revanche, il y a un point qui a évolué, c’est celui de la bande-son. Suite aux affaires d’usurpation qui ont touché Mamoru Samarugochi, les musiques ont été réenregistrées. Elles sont parfois moins épiques que les originales mais ne sont pas déplaisantes pour autant. Le sound design étant plutôt bien géré, on arrive à les apprécier sans pour autant qu’elles restent en tête. Du coup, niveau contenu, on regrette vraiment que Capcom n’ait pas assuré le portage de Genma Onimusha, la version Xbox, portage de la version PS2 bénéficiant de quelques ajouts et ajustements. Enfin, reste le point essentiel, celui de la technique. Si le 60 fps est plus qu’appréciable, le frame rate étant parfaitement stable, il faut avouer que le travail sur le portage reste relativement paresseux.

NeoBards Entertainment a pris le soin de bien porter les cinématiques et les modèles 3D en HD, ce qui fait d’ailleurs que ces derniers contrastent d’autant plus avec un fond en 2D précalculée qui affiche des textures sommaires, voire parfois floues, mais le studio s’est contenté du minimum syndical. Visuellement, le jeu accuse ses 18 ans, les animations sont rigides, les ombres ridicules et bien des textures paraissent dégueulasses. C’est un jeu PS2 qui a été travaillé de façon à s’afficher proprement sur nos écrans Full HD/4K actuels, sans plus. Le résultat reste toutefois honorable, surtout que les modèles 3D ont profité d’un minimum de soin, la comparaison étant flagrante lorsqu’on relance la version PS2 sur le même écran.

Un vrai plaisir… de courte durée

Les notions liées au portage ayant été abordées, cette partie revient sur le jeu lui-même, histoire de le faire découvrir un peu plus aux néophytes. Le joueur incarne Samanosuke Akechi, un ninja modélisé à partir de l’acteur Takeshi Kaneshiro. Il part à la recherche de la princesse Yuki qui a été enlevée par des démons. Le tout est lié à Nobunaga, une version démoniaque qui serait en vie… Notre ninja est rapidement équipé d’un gantelet qui permet d’absorber des orbes de couleur différente selon l’effet (jaune pour la vie, rouge pour améliorer les orbes et les épées – niveau 3 max – et grise pour récupérer du pouvoir). Il peut également récupérer des pierres spéciales allongeant la barre de vie ou celle de mana de manière définitive. Il commence avec une épée liée à la foudre et obtient ensuite celle liée au feu et la double lame liée au vent (l’arme ultime se débloque à la fin du jeu, en ayant réussi au préalable tous les niveaux du royaume des ombres). Il obtient également un arc, extrêmement pénible à utiliser à notre époque, et une arme à feu. Les orbes permettent notamment d’interagir avec des sceaux pour ouvrir des portes. Les énigmes sont d’ailleurs composées de ces portes à ouvrir, de clés à trouver en prime, de leviers à baisser et de quelques casse-têtes plus ou moins difficiles. Celui de l’épreuve de l’eau est assurément le plus délicat à passer et le plus punitif.

Pour le reste, il suffit de trancher dans le vif les démons, à coups d’attaques normales et de spéciales, ces dernières utilisant justement l’espèce de mana pour créer une mini-tornade ou encore enflammer les ennemis touchés. La subtilité vient surtout du timing, primordial pour réussir à asséner des attaques mortelles lorsqu’elles sont déclenchées juste avant celle d’un ennemi. Facile à dire, plus difficile à maîtriser. Pour varier un peu les plaisirs, à certains moments, nous incarnons même la gracieuse Kaede. Plus rapide, elle est aussi moins intéressante dans le sens où elle n’a aucun pouvoir et ne permet finalement que d’explorer des passages inexplorés sinon, elle seule ayant un outil pour crocheter les serrures. Pour prolonger un peu les fouilles, il y a divers textes à trouver, ceux-ci venant compléter une narration aussi naïve qu’agréable à suivre (et servant aussi pour débloquer des coffres). Si Onimusha a su séduire les joueurs en son temps, c’est parce qu’il offrait un bel équilibre entre action et narration, le tout en reprenant la formule des Resident Evil.

Herbes et médicaments pour se soigner, allers-retours incessants, couloirs étriqués, portes à ouvrir, escaliers à monter sans transition, caméra fixe mettant souvent des ennemis hors champs (ce qui est surtout pénible avec les boss), ambiance de plus en plus malsaine, tout transpire la recette de RE transposée à l’époque du Japon féodal. Du coup, ici on se bat surtout au sabre, ce qui dynamise bien les affrontements, le gameplay restant encore efficace à l’heure actuelle, et ce malgré la raideur des animations. D’ailleurs, les bruitages restent encore agréables et la direction artistique est toujours aussi plaisante. Petit plus non négligeable, les voix japonaises sont en option pour les amateurs, en plus des doublages anglais, le tout étant accompagné des sous-titres en français. Le seul hic, c’est que le premier run, avec des souvenirs très sommaires, se boucle en 3H35, en ayant récupéré quasiment tous les documents. Cela fait court, très court, et permet de regretter d’autant plus de ne pas avoir la compilation des trois opus, les costumes à débloquer et le mode Ultime n’allant pas assurer la rejouabilité pour tous… Seuls les chasseurs de Succès monteront à une bonne dizaine d’heures, d’autant plus s’ils doivent terminer un run sans améliorer les armes, ni se servir d’herbes ou de médicaments. Pour les autres, la pilule passera difficilement.

L’avis perso de Vincent // Sentiment mitigé

J’avais terminé Onimusha Warlords à sa sortie et n’y avais pas retouché depuis. Autant dire que mes souvenirs de l’aventure étaient très vagues, ayant préféré relancer la version PS2 qu’après avoir terminé le portage Xbox One. La première fois que je me suis lancé dans le portage, ça a été le choc. Ca a vieilli sur bien des aspects. Le portage, minimaliste, n’aide pas à faire passer le fait que le titre vient d’un autre âge. Je lui trouve toujours un certain charme et il est clair que j’ai pris plaisir à le parcourir de nouveau. Il n’empêche que je regrette que Capcom se soit contenté d’un simple portage du premier opus plutôt que d’opter soit pour un portage de tous les volets dans une compilation à 30-40€, soit pour un véritable remake, à la façon des deux premiers Resident Evil. En l’état, nous sommes un peu le cul entre deux chaises, avec un portage soigné dans un sens, au niveau de « l’HDisation », mais extrêmement fainéant dans un autre (pas de bonus, un simple lissage et des ajouts juste minimes). Du coup, mon sentiment final est mitigé, entre le plaisir de redécouvrir cette œuvre qui a forcément marqué ma vie de joueur et la déception de voir que le poids des années se fait vraiment sentir.


Point complet
Si vous ne connaissez pas Onimusha, que vous n’avez pas de PS2 et que vous souhaitez le découvrir sur une télé actuelle, alors ce portage arrivera à vous satisfaire, d’autant plus si vous cherchez le 100% au niveau des Succès. Sinon, il y a de fortes chances pour que vous passiez votre chemin. Le portage a été fait à partir de la version PS2, et non de la version Xbox qui avait été retravaillée, il n’y a pas de bonus et on se retrouve à débourser 19,99€ pour un seul portage, là où les compilations de portages permettent en général d’avoir trois jeux pour une trentaine d’euros. Du coup, c’est un peu cher payé pour un portage soigné mais minimaliste, surtout pour un jeu qui se boucle en 3H30 à 4H sur un premier run. Il aurait été plus judicieux de le proposer avec les deux autres opus, surtout que le 2 en est la suite directe, ou alors d’opter pour un véritable remake, la direction artistique restant toujours aussi charmante. Malgré le poids des années et des défauts flagrants, Onimusha Warlords reste tout de même un bon jeu qu’on a plaisir à (re)découvrir et le processus de HDisation a quand même été soigné, notamment au niveau des menus. Le gameplay au stick et les voix japonaises restent des bonus appréciables également.

On a adoré :
Jouer avec le stick !
4/3 ou 16/9ème au choix
Les gâchettes pour switcher
Les voix japonaises
Il a toujours du charme
Bon équilibre action/narration
Bruitages de qualité
Mode Facile pour les néophytes
Refait en HD...
On n'a pas aimé :
Minimum syndical assuré
Pas de bonus
Portage de la V PS2 et non Xbox
Un peu cher pour 3-4H de jeu
L’arc
La caméra fixe
Allers-retours incessants
Le poids des années


Consulter les commentaires Article publié le 15/01/2019 par Vincent P.



 
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