Test Need for Speed Most Wanted - jeux vidéo Xbox One

XBOX ONE GAMER
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Need For Speed : Most Wanted



Développeur
Criterion Games
Genre
Course
Statut
Disponible
Date de sortie
  31.10.2012
  30.10.2012
Nombre de joueurs
1
Classification PEGI
Thème
Automobile
Prix de lancement
69,00 €

Il y a sept ans, les fans de la série Need for Speed avaient pu découvrir un certain Need For Speed : Most Wanted, et ce que ce soit sur Xbox ou Xbox 360 (d’autres supports étaient concernés). Faute d’imagination ou simple volonté de faire plaisir à ceux qui ont apprécié la franchise, c’est en cette année 2012 qu’Electronic Arts nous propose un reboot (un de plus) qui a cette fois-ci était confié à Criterion Games, le studio à l’origine de la saga Burnout qui a aussi planché sur le reboot de la franchise NFS Hot Pursuit. Reste alors à voir si les développeurs ont rempli leur contrat en relançant la franchise Most Wanted tout en conservant son essence…

Pas de scénario, pas de chocolat !




A la différence de certains jeux de course récemment sortis ou d’autres titres de la licence Need For Speed (on pense notamment à The Run), cette nouvelle mouture nous met directement dans le bain. Cela sera un regret pour certains, une bonne chose pour d’autres, le fait est qu’il n’y a pas de scénario. On a directement accès à l’intégralité de la map, plutôt petite il faut l’avouer, même si elle reste suffisante pour s’amuser et découvrir différents environnements (bitume, terre, autoroute, etc.). Le concept est assez similaire au premier Most Wanted sorti en 2005 avec un monde ouvert. Dans cet opus, la première chose qui frappe, c’est donc cet aspect « on vous laisse faire ce que vous voulez ». Et cela fonctionne plutôt bien. Hormis une simple vidéo servant à nous expliquer quel est l’objectif du jeu (ndlr : être LE Most Wanted en battant les 10 actuels), on démarre immédiatement avec le véhicule de base. Première innovation, et non des moindres, le Easy Drive. Il s’agit d’avoir accès aussi rapidement que possible à l’ensemble des fonctionnalités du mode solo en un clin d’œil : les courses disponibles avec ce véhicule, les améliorations, on peut aussi choisir le bolide, voir les recommandations Autolog, accéder au multijoueur ou encore au menu Most Wanted (permettant de voir quelle expérience il faut et quels ont été les véhicules obtenus). Cet Easy Drive s’utilise intuitivement via la croix directionnelle. En un clin d’œil, on accède aux premières courses de niveau facile grâce à l’indicateur GPS puis, au fur et à mesure, on réussit à finir premier pour des courses de plus en plus dures.

Comme indiqué précédemment, chaque véhicule dispose de 5 épreuves, de difficultés et de types différents : courses classiques avec 4 à 10 concurrents (faut arriver premier), Sprint Race (course d’un point A à un point B avec une distance prédéfinie), Speed Run (faut garder une vitesse moyenne supérieure à un certain niveau afin d’obtenir la médaille d’or – ces épreuves sont plus difficiles que les autres) et Poursuites (échapper à la police le plus rapidement possible). C’est assez faible niveau variété. Ceci dit, en gagnant ces épreuves, et selon les courses, vous débloquez des améliorations et/ou des modifications pour vos véhicules. Il convient de démarrer avec l’épreuve « facile » qui se gagne sans souci. Elle permet de débloquer le premier turbo basique. Une fois celui-ci obtenu, il est alors bien plus simple de réussir les courses moyennes et difficiles qui débloquent à leur tour des modifications pour les roues, la nitro, le châssis, la carrosserie et la transmission. Chaque épreuve remportée donne aussi de l’expérience qui permet de monter dans le classement. On obtient donc de 4 000 à 12 000 XP (appelés SP dans le jeu) en fonction de notre classement dans la course (1er à 3ème, sachant que les autres places n’apportent pas grand-chose), ainsi que les améliorations prévues à cet effet (la 1ère place permet de débloquer le turbo, la seconde, telle amélioration de châssis, etc.). Cette expérience sert uniquement à nous faire monter dans le classement, histoire de se mesurer à ses amis. Il n’est nullement question d’acheter quoi que ce soit avec.

Cela n’est pas nouveau, afin de rendre le jeu accessible à tout le monde, tout en maintenant un certain challenge pour les bons joueurs, les développeurs utilisent l’I.A. des concurrents pour tricher un peu. En effet, ils intègrent une I.A. adaptative qui va vous attendre si vous être trop lent, pour vous laisser une chance de gagner, ou qui va vous rattraper de manière improbable si vous prenez trop d’avance. Sans être gênant, ce système peut s’avérer frustrant lorsqu’on perd une course menée d’une main de maître, l’adversaire nous envoyant valser dans le décor vers la fin de la course… Alors que l’on va en gagner une autre malgré un nombre de crashs aussi élevé que le nombre de buts d’Ibrahimovic en Ligue 1. Au rayon des gros problèmes, on peut aussi citer les soucis de réglage des takedowns. Criterion nous avait habitués à du bon avec Burnout Paradise et les précédents jeux ou même avec le Hot Pursuit sorti en 2010. Cette année, il arrive que la moindre touchette fasse partir votre voiture dans le décor ou que vous fassiez un takedown sans vraiment le vouloir. A l’inverse, percuter l’arrière d’un adversaire à fond la caisse ne lui fera parfois pas grand-chose. Malgré tout, on apprécie que certaines courses soient disputées, même si dans l’ensemble le jeu est plutôt simple si l’on suit le schéma logique de faire la course permettant de débloquer le boost pour ensuite enchaîner les autres, y compris la police, plutôt performante et tenace sur cet opus.

Burnout Most Wanted




En parlant de celle-ci, il convient de parler rapidement du mode Poursuite. Lorsque vous roulerez en sens inverse ou ferez quelques infractions très notables du code de la route, les forces de l’ordre vous prendront en chasse. Il y a plusieurs niveaux de recherche, du premier où seulement 2 à 3 véhicules viendront vous chercher des problèmes, jusqu’au niveau 6 où une armada de véhicules, souvent lourds, viendront vous trouver. Pour s’en sortir, il suffit simplement d’échapper à leur champ d’action symbolisé par un cercle rouge. Le niveau de recherche baisse alors jusqu’à disparaître. Libre à vous de vous cacher, en risquant de vous faire prendre si vous n’avez pas le temps de démarrer, ou de continuer à rouler, au risque de rencontrer une nouvelle voiture de police. Une fois votre véhicule à l’arrêt, vous êtes arrêté. Sachez par ailleurs que les véhicules sont indestructibles, c’est un gros regret sachant qu’il aurait été clairement plus intéressant de devoir faire attention à l’état du sien. Ici, peu importe le nombre de crashs, le nombre de murs ou de voitures que vous prenez, votre bolide restera en mauvais état mais continuera à rouler. On regrette par ailleurs que se faire arrêter n’ait aucune incidence sur le jeu. C’est simplement écrit dans nos stats, sans véritable sanction. Pas de perte d’expérience, ni même d’amélioration momentanément retirée. L’envie d’échapper aux flics est donc assez faible, surtout en mode libre.

Ajoutons à cela une impression qui vous frappera directement en plein visage dès votre premier essai : malgré les qualités indéniables de cet opus Need For Speed, l’enrobage, le gameplay et la présence de certaines features font clairement plus penser à un Burnout qu’à un NFS. On ne parle pas seulement des takedowns, du monde ouvert à la Paradise ou du nom du développeur, on parle aussi du gameplay avec des véhicules plutôt lourds et une inertie importante qui nous donnent l’impression d’être devant le dernier Burnout. Tout se serait passé en douceur si le jeu s’était revendiqué comme tel, mais en s’intitulant Need for Speed Most Wanted (et en reprenant qui plus est le nom d’un NFS sorti en 2005), le jeu se perd parfois entre les deux sagas, entraînant une certaine perte d’identité. La conduite n’en reste pas moins agréable et on ressent évidemment les différences entre les véhicules très puissants, du type Lamborghini, et les véhicules lourds, voire les véhicules de tous les jours. Les pneus crevés sont bien rendus et il est très difficile de rouler lorsque les quatre sont crevés. La vitesse diminue forcément et il convient à ce moment-là de se diriger vers un garage afin de réparer instantanément son véhicule (et d’obtenir un gros bonus de boost, on repassera par contre pour le réalisme). Bien sûr, l’objectif principal du jeu est de recueillir un maximum d’expérience afin d’éliminer au fur et à mesure les 10 Most Wanted dans un « tête à tête » où finir premier est la seule solution.

A chaque échelon correspond ainsi un Most Wanted qu’il faudra vaincre en duel, avec l’intervention de nos amis de la police. Lorsque l’adversaire est battu, la voiture du Most Wanted (qui ne sont donc pas des personnes mais bien des véhicules, ne cherchez pas à savoir pourquoi) apparaîtra aléatoirement dans la map (bien souvent lorsque nous sommes en difficulté ou à faible vitesse) et il faudra donc lui asséner un takedown dans la tronche pour pouvoir récupérer son véhicule. Au terme des 10 Most Wanted, le joueur est élu meilleur Most Wanted. Autre point qui fait tâche : il faut environ neuf heures pour venir à bout de ceux-ci, le tout en faisant attention de finir chaque véhicule commencé, sachant qu’il est possible d’aller bien plus vite en faisant les courses les plus simples de chacun. Bien sûr, le mode solo est aussi composé de divers objectifs à réaliser dans ce monde ouvert, comme la découverte de tous les radars automatiques (en passant devant à toute berzingue, ils sont débloqués), en découvrant l’ensemble des véhicules ou encore les panneaux de sécurité, les grilles d’affiches sans oublier les points d’échange. Ce sont des objectifs secondaires bien insignifiants malgré tout qui ne tiendront pas longtemps le joueur qui souhaite faire de la course pure et dure. Car il faut bien l’avouer, avec seulement 41 véhicules (10 MW et 31 véhicules cachés dans la map) et 61 épreuves, le joueur ne restera pas plus d’une petite quinzaine d’heures en solo, et encore. Seule exception envisageable : l’acharné qui souhaitera atteindre les 100% et qui tentera donc de trouver l’ensemble des objectifs secondaires et de réaliser toutes les courses avec tous les véhicules, même s’il faudra pour cela se refaire plusieurs fois certaines courses.

Multi mélangé au solo, soupçon de Kinect




Vous avez maintenant une très grosse image du solo. Prenez les mêmes caractéristiques et on recommence avec le multijoueur. En effet, celui-ci est accessible directement en mode solo. Il s’agit donc de le sélectionner via le Easy Drive et de choisir si l’on souhaite rejoindre une partie rapide, créer sa propre partie ou jouer avec ses amis. Pour le premier choix, on rejoint ainsi une partie composée de plusieurs joueurs humains pour des épreuves variées et plutôt sympathiques, voire originales. C’est en règle générale une série de cinq épreuves : un ou plusieurs challenges, des courses, des courses en équipe et des tests de rapidité plutôt surprenants. Ces cinq missions sont entrecoupées par un laps de temps où vous devez rejoindre le lieu de la mission. A la fin du tout, le bilan est fait et l’intermission commence, vous faites donc ce que vous voulez pendant quelques minutes puis l’ordinateur choisit au hasard cinq nouvelles épreuves. Certaines d’entre elles sont tout à fait classiques, comme les courses où il s’agit d’être le plus rapide, et où placer un ou deux takedowns aide plutôt pas mal. D’autres sont plus originales, avec par exemples les challenges ou les tests de rapidité. Il fallait pour l’une d’entre elles passer le plus de fois dans un tube en métal dans une zone industrielle, en l’air, afin de marquer le plus de points possible. D’autres épreuves nécessitent de jouer en équipe et c’est là que jouer avec ses amis se révèle vraiment agréable, car on ne se tire pas dans les pattes. Une autre épreuve assez sympa consistait à atterrir le plus rapidement possible sur le toit d’un immeuble à l’aide du décor.

C’est assez original et plutôt fun, surtout que certains adversaires peuvent nous en déloger. Globalement, le mode multi est calqué sur le solo, tout est accessible via le Easy Drive, que ce soit le choix des véhicules (parfois imposé), les améliorations (parfois impossible car véhicule de base par exemple) et autres options. On peut ainsi très bien s’amuser avec les concurrents à coups de takedowns et ne suivre aucun point de rendez-vous (vous serez amené automatiquement à l’épreuve) ou suivre les règles et rejoindre les points de rendez-vous afin de démarrer la prochaine épreuve. Le tout fonctionne très bien et les serveurs d’EA sont des plus stables. Nous n’avons eu aucune déconnexion au cours de nos parties, seulement quelques lags de temps à autres, mais rien de vraiment gênant. Enfin, notez que ce mode multi, qui nécessite au passage un Pass Online, est très bien fichu puisque chacun des concurrents est doté d’une couleur très facilement repérable, que l’on soit seul ou en équipe, ce qui permet de se reconnaître assez facilement. Il est donc un bon moyen pour prolonger l’expérience de jeu de plusieurs heures, surtout que l’on découvre sans arrêt de nouvelles épreuves, comme le drift autour d’un monument qui ne fonctionne que lorsque l’on drifte à plusieurs ou le saut d’un parking au-dessus d’un autre immeuble. Il est aussi un bon moyen de récupérer beaucoup de SP pour ceux qui souhaiteraient se hisser dans le top 3 de leurs amis. On note au passage que le tout est plutôt bien fini, vu que nous n’avons pratiquement pas rencontré de bugs. Démarré il y a déjà quelques années, l’Autolog est une nouvelle fois de la partie.

Il permet de mettre à jour en temps réel vos scores et de les comparer avec ceux de vos amis. Exit donc les comparaisons avec le numéro un mondial, et tant mieux. Vous êtes comparé uniquement avec vos amis, du moins, ceux qui ont le jeu, et c’est un plaisir de se tirer la bourre et de voir que l’on est premier (ou pas) dans certaines épreuves ou même dans les simples records de vitesse des radars automatiques. Le tout est évidemment ajouté en temps réel, ce qui charge parfois le HUD, mais c’est loin d’être insurmontable. L’Autolog nous recommande par ailleurs très fréquemment des épreuves pour lesquels nous sommes battus. L’expérience globale est d’ailleurs mélangée entre les modes multijoueur et solo, et autant vous dire que la compétition avec les amis met de suite l’ambiance. Tenez, en parlant d’ambiance, la bande sonore du jeu est plutôt réussie. Que ce soit en termes de bruitages, plutôt bien rendus (freinage, impact, carrosserie qui se tord, police, voix des policiers en pleine recherche) ou les musiques, l’ensemble est de bonne facture, comme souvent avec Electronic Arts. Le son des moteurs est aussi très bon. On note simplement un klaxon complètement inutile sachant que les autres véhicules ne réagissent pas à celui-ci. Enfin, afin de rajouter la petite bande « Compatible avec le capteur Kinect » sur la boîte du jeu, les développeurs ont intégré le périphérique. Attention, celui-ci est utilisé à son strict minimum, à savoir comme un micro pour activer et naviguer dans le menu Easy Drive via les commandes vocales. Cela fonctionne plutôt bien, même s’il y a les soucis habituels dès que l’on augmente un peu trop le volume du téléviseur, mais ça reste très accessoire, pour ne pas dire inutile vu que l’on va plus vite en utilisant la croix directionnelle… Le micro-casque aurait tout aussi bien fait l’affaire.

Point complet
Need for Speed Most Wanted version 2012 est, il faut l’avouer, une petite déception. Plus proche d’un Burnout que d’un NFS, ce nouvel opus n’arrivera pas forcément à convaincre tout le monde. Ajoutons à cela des problèmes au niveau des takedowns et de l’I.A., sans oublier la durée de vie assez courte. Il y a beau avoir un multijoueur fort sympathique, il n’en reste pas moins que le solo manque un peu de contenu et de variété. Fort heureusement, le jeu reste agréable à faire, le plaisir étant là, les graphismes sont réussis, on a des licences et des véhicules de rêve, le Easy Run est très efficace et certaines idées sont des plus sympathiques. On pense notamment à l’intégration des radars automatiques. Enfin, le côté social est soigné pour pousser les joueurs à continuer à faire mieux que leurs amis, les parties en ligne sont stables et les épreuves offrent un peu d’originalité. Le tout donne un bon jeu, mais les développeurs auraient clairement pu faire mieux. Quant à l’intégration de Kinect, celle-ci reste bien trop accessoire pour être un facteur d’achat déterminant.

On a adoré :
+ Plutôt joli
+ Véhicules sous licence variés
+ Bonnes sensations
+ Easy Run intuitif
+ Les épreuves de Speed Run
+ L’Autolog
+ Multijoueur stable et accessible
+ Epreuves en ligne sympathiques
+ Certaines épreuves assez disputées
+ Les Most Wanted
+ La bande sonore
+ La police plutôt hargneuse
+ La reconnaissance vocale
+ Les radars de vitesse !
+ L’aspect customisation
+ Pas de scénario (pour certains)…
On n'a pas aimé :
- Pas de scénario (pour d’autres)
- Customisation un poil légère
- Véhicules indestructibles
- Kinect très accessoire
- Un côté Burnout trop présent
- Peu de véhicules et d’épreuves
- Assez court et facile en solo
- Pass Online, comme d’habitude
- L’IA adaptative
- Gestion des takedowns aléatoire
- Map un peu petite


Consulter les commentaires Article publié le 25/11/2012 par Patrick C.



 
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