Test NBA 2K18 - jeux vidéo Xbox One

XBOX ONE GAMER
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Editeur
2K Sports
Développeur
Visual Concept
Statut
Disponible
Date de sortie
  15.09.2017
Nombre de joueurs
1
Classification PEGI
Prix de lancement
69,99 €

C’est reparti pour une saison de NBA, 2K revient comme chaque année nous présenter sa simulation de basket tant attendue par des millions de fans. La Xbox One va chauffer… Cependant, cette année, EA propose enfin un concurrent sérieux, chose que la firme de Novato n’avait plus l’habitude d’affronter tant sa domination dans son domaine de prédilection semble être un sommet inatteignable. Reste donc à voir si les développeurs se sont endormis sur leurs lauriers ou s’ils ont suffisamment travaillé pour que le roi puisse garder son trône, sur lequel il est depuis des années…

Citius, Altius, Fortius



Visual Concept, dans le basket, c’est une longue histoire d’amour qui dure depuis plus de dix ans. La beauté de celle-ci est toujours à son summum, se renforçant d’année en année. Ses liens palpables avec la discipline se sont bonifiés avec le temps, on les ressent à chaque match dès que le ballon orange commence à rebondir. Cette année, nous n’avons que peu de refonte au niveau du gameplay. Certes, usuellement, ils s’octroient le droit de modifier certaines commandes pour nous obliger à réapprendre à jouer. En cette rentrée de septembre, nous nous attarderons surtout sur le joueur, avec un tout nouveau système d’animation entièrement remanié. Qu’on se le dise, NBA 2K peut se targuer d’être la meilleure simulation de sport connue et la plus réaliste existante. Pourtant, les développeurs poussent leur professionnalisme en réussissant à dépasser l’absolu. Concrètement, les joueurs bougent mieux, ils vont plus vite, ils se tordent dans tous les sens, le rendu est encore plus réaliste, on a l’impression d’avoir le basketteur de la télé devant soi. Les passes s’enchaînent de manière réaliste, avec une mention particulière au système d’appel qui se déclenche via une touche, et on a plaisir à rentrer dans le cercle. Bref, ce NBA 2K18 retranscrit à merveille l’univers si particulier du basket.

Cependant, la perfection n’étant pas de ce monde, il subsiste encore quelques tares, à commencer par l’I.A. Par exemple, on peste quand on voit le meneur de jeu qui arrive à l’entrée de la raquette, qui prend sa pause et qui nous regarde droit dans les yeux… Et ce quand ce ne sont pas nos coéquipiers qui ont tendance à défendre assez mal si on ne prend pas leur contrôle… quand ils ne laissent pas le porteur du ballon prendre sa chance à 3 points, entièrement seul. Autre souci, les fautes sur les contres sont trop fréquentes. Côté gameplay toujours, on note que le système de shoot a encore été revu, restant toujours aussi difficile à appréhender. Pour vous dire, avec la jauge verte (parfaite), c’est le point assure alors qu’avec 99% de cette jauge ça ne rentre quasiment pas. On se surprend alors à préférer utiliser la demi-jauge pour espérer que ça rentre de manière très aléatoire, ce qui est toujours mieux qu’avec la jauge complète. En revanche, l’I.A. a une adresse insolente et peut rapidement enchaîner les points en fonction des scripts. Du coup, il faudra jongler avec les sliders. Les techniques à appliquer en jeu ont gagné en clarté, les rebonds restent dans la lignée de l’amélioration apportée dans l’opus précédent et le système de steal reste aussi aléatoire que par le passé. Reste que ces éléments fortement pointés du doigt ne sont que des grains de sable dans cet océan de perfection.

The place to be



Après cette introduction en fanfare, accueillons DJ, notre avatar du mode Carrière, et la nouveauté tant annoncée : le quartier ! La recherche de l’innovation est une bonne chose et l’idée de départ est vraiment motivante. Après tout, qui ne rêverait pas d’un GTA façon basket ? Derrière l’idée, il reste un goût d’amertume tant ce HUB géant, mélangeant l’histoire de notre perso et les connexions avec les autres joueurs, laisse un sentiment d’inachevé. Plus exactement, l’idée est gangrénée par une quasi obligation de payer pour avancer0 Pour que notre héros devienne une star de la NBA, il va devoir cravacher dur, très dur, ou payer pour avoir des capacités dignes de ce nom pour obtenir gloire et prospérité. Pour avancer et atteindre le fameux Level 99, il va falloir gagner des points. Ils peuvent s’obtenir au mérite mais on ne reçoit que peu de points à chaque match et ce ne sont pas ceux engrangés lors des séances à la salle de musculation (peu amusantes et approximatives au passage) ou lors des entraînements qui vont aider.

Du coup, certains pourraient vite céder aux sirènes des micropaiements pour avancer de manière convenable… Même l’excellente application à récupérer sur nos portables ne suffit pas à récupérer suffisamment de crédits gratuitement… Pourquoi on parle de quasi obligation ? Simplement parce que dans ce HUB, pas mal de choses ne s’obtiennent qu’à un certain niveau, comme la possibilité d’utiliser le vélo ou celui d’acheter des habits. En plus, en dehors de notre appartement, qui est à côté du centre d’entraînement, on a surtout accès à la salle de fitness, au coiffeur, au tatoueur, au kiosque et aux boutiques Foot Locker et NBA. Bref, ça manque de points plus attrayants encore. Reste alors à jouer à NBA 2K18 dans son appart virtuel ou faire des parties contre les membres du net, mais ça reste un peu léger. En résumé, l’idée est bonne, la base est là mais il faut la développer et rectifier la courbe de progression pour que le résultat soit à la hauteur du reste.

Le studio avait annoncé avoir retravaillé certains aspects visuels, à commencer par les jeux de lumière. Le résultat ne saut pas vraiment aux yeux, surtout si on a essayé l’illustre adversaire. Le jeu n’est pas moche, loin de là, mais la claque de la première fois sur One n’est plus là. Néanmoins, on ne peut pas blâmer les développeurs puisqu’il y a beaucoup d’éléments animés à l’écran… Oui, mais on garde quand même un léger goût d’amertume quand on voit la modélisation de la tête de la gamine qui chante l’hymne ou celle de certains joueurs moins connus ou de coach. Ah, Larry Bird, un conseil, ne joue pas au titre… En revanche, les joueurs stars sont modélisés à la perfection. Les contours du terrain sont également assez sommaires, comme si les développeurs avaient dû faire des concessions visuelles pour assurer l’animation. De même, la tête de notre avatar n’est pas vraiment des plus sympathiques… Il y a encore du travail à apporter à ce niveau.

L’AAAAAAmour du risque



Mesdames, messieurs, cette année, les développeurs ne se sont pas contentés d’une ou deux prises de risque… Ils en ont fait trois, à commencer par l’intégration d’un scénario au mode General Manager. Comme d’habitude, ce mode où l’on doit tout gérer est encore plus complet, mettant une claque monumentale à tous les autres jeux de sport. Néanmoins, même si on ne sait plus où donner de la tête tant il s’agit d’un jeu dans le jeu, ce mode souffre de l’impossibilité d’influer directement sur le g-league, de l’absence de la ligue universitaire ou encore d’un scénario qui est finalement un ratage complet. L’idée était bien louable mais non seulement c’est moche, mais en plus c’est soporifique et sans intérêt tant les incohérences se multiplient. On peut comprendre le fait de vouloir déménager la franchise à Seattle, même si c’est stupide, car le mec aime cette ville. Après, il veut faire venir un joueur pré-retraite comme Vince Carter, pensant qu’il serait indispensable ou même de vendre avant de récupérer Derrick Rose par exemple… Même si l’opération semble impossible, à cause du problème du cap du salaire par exemple, l’ordi à le faire par miracle. On a l’impression de n’avoir aucune influence et on ne fait finalement que répondre à l’avalanche des scènes de réunion muettes…

Heureusement que ça ne dure qu’une année et que la suite redevient normale. Ajoutez à cela la possibilité de faire une saison sur 80 ans et vous allez juste comprendre qu’il faut modifier tout ça. La dernière prise de risque, c’est l’absence de toutes les équipes européennes, 2K n’ayant pas souhaité reconduire les partenariats pour les coupes européennes. C’est dommage même si franchement, ça reste un manque négligeable vu qu’il n’y avait pas de mode de jeu à part entière pour en profiter. Du coup, on dit aussi adieu aux commentateurs espagnols qui étaient des plus sympathiques… Pour compenser cela, les développeurs ont quand même proposé un truc juste monstrueux : ils ont intégré toutes les équipes all-stars de tous les temps de chaque franchise pour savoir laquelle sera la meilleure des meilleures… James jouant avec Marc Price, Harden avec Ollajuwon, Big Shaq avec Chamberlain, bref que du beau monde ! Bien entendu, on pouvait s’attendre à l’absence de Charles Barkley, pour des soucis de droits, tandis que celle de Mose Malone est un peu plus surprenante.

L’avis perso de Fabrice // Le roi est là malgré tout…

Parce que NBA 2K arrive toujours à s’imposer comme le meilleur jeu de sport à ce jour, j’ai pas mal insisté sur les petits détails pour chipoter. Techniquement, il faudra quand même une bonne mise à jour, surtout que le jeu de EA rode désormais et qu’il pourrait bien récupérer sur le long termes certains frustrés qui voudraient un peu de renouveau sans être poussés à dépenser de l’argent pour progresser. Malgré tout, c’est toujours aussi plaisant de tester le meilleur jeu de basket qui existe actuellement, à tel point qu’il a réussi à me faire abandonner mon édition précédente. Alors que je ne m’y attendais pas forcément, il a réussi à me conquérir grâce à toutes ses qualités qui éclipsent bien vite les divers défauts relevés.


Point complet
Visual Concept, c’est une vision bicéphale du basket. D’un côté, il y a le perfectionnisme absolu sur le terrain, dans la façon de présenter le jeu, de faire vivre la NBA du côté vidéoludique. Les développeurs savent retranscrire le basket comme on l’aime. D’un autre côté, ils ajoutent plusieurs idées mais le font de manière approximative. Du coup, l’écart entre les deux côtés est flagrant, les nouveautés faisant un peu taches par rapport au reste qui est quasi superbement travaillé. Cette année, on retient surtout la présence trop prononcée des microtransactions pour progresser. Dommage car malgré tout, NBA 2K18 reste assurément la meilleure simulation de sport à ce jour.

On a adoré :
Ca sent bon la NBA
Animation, ambiance, un sans faute
De plus en plus réaliste
Bande-son fabuleuse
Toutes les équipes NBA all-stars
Online efficace
Mode franchise qui surclasse tout
Le Quartier, une future bonne idée…
On n'a pas aimé :
Mais vide et sans intérêt en l’état
Le scénario du General Manager
Ca sent le pay to progress
Jauge de shoot mal gérée
I.A. punitive
Quelques manques, donc les équipes européennes


Consulter les commentaires Article publié le 07/10/2017 par Vincent P.


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