Test NBA 2K14 - jeux vidéo Xbox One

XBOX ONE GAMER
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NBA 2K14



Editeur
2K Sports
Développeur
Visual Concept
Genre
Simulation Sport
Statut
Disponible
Date de sortie
  22.11.2013
  22.11.2013
Nombre de joueurs
1
Classification PEGI
Thème
Basket-ball

Quand on parle de basket vidéoludique, il y a une licence qui survole totalement la catégorie, c’est celle des NBA 2K. Visual Concept a su améliorer sa formule d’année en année, jusqu’à totalement évincer la concurrence, qui a malgré tout vainement tenté sa chance sur la nouvelle génération de consoles… Mais il faut bien l’avouer, NBA 2K14 a lui aussi profité de sa version Xbox One pour éviter que quiconque puisse lui prendre sa place de maître incontesté des parquets. Les trailers étaient des plus alléchants, notamment en termes de graphismes, mais reste à voir si l’ensemble du jeu a vraiment été travaillé…

Eco-Motion, la vraie star du jeu




C’est le point le plus évident de cette nouvelle version, les visuels ont fait un véritable bond en avant. L’Eco-Motion fait des merveilles pour retranscrire les joueurs de la NBA. Grain de peau, tatouages, rides d’expression, mimiques, attitudes, pilosité, etc., tout est parfaitement modélisé, jusqu’à la sueur qui apparaît au fil des efforts. Les petits gars de Visual Concept offrent exactement ce que l’on attend sur cette nouvelle génération de consoles en termes de graphismes. Le parquet est également très soigné, les maillots sont réussis, le public ressemble à quelque chose, même si on peut vite voir les divers modèles réutilisés pour combler la salle (surtout quand on est sur le banc de touche en mode Ma Carrière). Les lumières dynamiques, les affichages et même les habillages (incrustation des vidéos, statistiques, etc.) sont réussis. Les développeurs ont poussé le vice jusqu’à mettre en place des interviews d’après match, que ce soit avec le coach ou avec certains joueurs, le tout profitant en plus des véritables voix des participants. On peut malgré tout mettre quelques bémols, comme de légers freezes parfois entre la fin d’un quart temps et le lancement d’une transition ou encore un léger aliasing que l’on perçoit sur un panneau publicitaire, sur les lignes de la raquette, sur celles du panier ou encore lors de certains affichages entre les quarts temps. Ce n’est rien de bien méchant et ça n’altère en rien l’énorme travail réalisé.

En revanche, on peut devenir plus pointilleux lorsqu’on sort du match… En effet, dans les modes scénarisés, les décors (avion, bureaux, vestiaires, voiture…) sont clairement un cran (voire plus) en dessous, avec parfois même l’intégration de textures à la limite du dégueulasse (la voiture de notre joueur en est le parfait exemple). Côté son, il n’y a pas grand-chose à redire. Les bruitages sont très réussis, l’ambiance est excellemment bien retranscrite et les commentateurs sont parfaits dans leur rôle. On est proche du sans faute… Mais proche seulement car on sent un manque de finition lorsque par exemple des voix sont totalement absentes d’une séquence, brisant fortement l’immersion. Il en va de même d’ailleurs avec les sous-titres (ce qui gênera surtout les non anglophones). Pour en mettre plein la vue avec cette nouvelle version, les menus ont été repensés pour être les plus épurés possibles. L’idée est louable mais la réalisation est totalement à revoir. Non seulement la navigation et la hiérarchisation ne sont pas du tout ergonomiques, mais en plus le tout se révèle extrêmement lourd à utiliser. Ce sentiment est d’ailleurs accentué dans le mode Mon MG sur lequel on reviendra plus tard. Du coup, il faut trifouiller les modes, appuyer sur un bouton pour accéder au menu en surimpression et essayer de mémoriser quels sont les éléments à disposition et où ils sont.

Serveurs en mousse et micropaiements




Ce n’est pas le seul problème qui viendra embêter les petits nouveaux. En effet, le gameplay de la licence regorge de subtilités. Si les habitués n’auront pas de mal à prendre en main cette nouvelle version, les néophytes devront d’abord passer par l’entraînement. Celui-ci est complet, plutôt bien fait pour assimiler les gestes de base et plusieurs subtilités du gameplay, mais il n’en reste pas moins tout sauf ludique. Bien entendu, après avoir assimilé les bases, il est temps de rentrer dans le vif du sujet. On s’intéresse alors aux modes de jeu et on peut constater que le mode dédié à LeBron, qui ne faisait pas l’unanimité, a disparu. Le Crew, la création d’une équipe, il y a quelques absents sur le banc. En revanche, le mode NBA Actu, qui permet de profiter des résultats de la veille en NBA, des classements et même d’une vidéo incrustée (certes assez petite), est de la partie. C’est un petit plus qui permet de rester informé des derniers résultats sans avoir recours à son navigateur Internet. C’est d’ailleurs de là que l’on peut lancer des parties rapides, et ce que ce soit en local ou en ligne (via un simple matchmaking en solo, en équipe ou avec des amis). On peut également profiter du NBA Blacktop pour des rencontres en 1vs1, 2vs2, etc. jusqu’à 5vs5, ou de championnats en ligne. En ce qui concerne le multijoueur connecté, les développeurs ont également implanté le Park, une aire de jeux avec des terrains où l’on peut se balader, regarder les rencontres ou prendre position aux abords d’un terrain pour participer à un match en 2vs2, 3vs3 ou 5vs5.

Très sympathique sur le papier, cette idée est malheureusement très mal concrétisée. Outre des chargements longs, on constate un très fort déséquilibre entre la défense et l’attaque, cette dernière étant très privilégiée. A cela, il faut ajouter de nombreux problèmes techniques, beaucoup étant liés aux serveurs, qui sont souvent susceptibles de gâcher tout plaisir que l’on peut éprouver, d’autant que le timing imposé par le gameplay peut vite être mis à mal par les connexions. Et on évite de parler de la création du joueur, relativement pauvre (quelques têtes prédéfinies, des options de pilosité, quelques tatouages et c’est à peu près tout), qui fait que l’on trouve bien des joueurs qui se ressemblent. Plus généralement, le plus gros défaut de ce NBA 2K14 est lié aux serveurs. Extrêmement capricieux, totalement à l’ouest durant les premières semaines de la sortie du jeu, les serveurs font encore des leurs environ un mois et demi après la sortie du jeu. On se retrouve parfois une journée sans pouvoir s’y connecter, la moindre déconnexion est synonyme de retour à l’accueil… Bref, même si des efforts ont été faits entre les débuts et aujourd’hui, il reste encore du travail. Le souci, c’est que tout ou presque est lié à ces serveurs (et donc à la nécessité d’être systématiquement connecté), même pour jouer en solo. Cela est dû à la gestion des VC (crédits virtuels) à débloquer au fil des rencontres.

Ces derniers sont sauvegardés sur les serveurs pour éviter des tentatives de triches de petits malins, et surtout pour que l’éditeur s’assure que les moins patients sortiront leur portefeuille pour acheter des points virtuels avec de l’argent réel… Du coup, si les serveurs sont indisponibles, on ne peut profiter pleinement de son jeu, ou du moins de ce dont on pourrait normalement profiter même sans connexion. Or, les soucis liés sont assez nombreux. On commence déjà avec un écran noir qui reste parfois longuement au démarrage du jeu, quand on ne se tape pas un retour non souhaité au menu de la Xbox pour une raison inconnue. Ensuite, le chargement des fichiers du jeu peut parfois être assez long, quand celui-ci ne plante pas, comme lors d’une incursion dans le Dressing. Vous l’aurez compris, malgré des efforts évidents sur bien des aspects, il reste beaucoup d’imperfections qui trahissent un développement terminé hâtivement pour coller à la sortie des nouvelles machines. En ce qui concerne les nouveautés, ou du moins les améliorations, Visual Concept a remplacé le mode Mon Joueur par un mode Ma Carrière scénarisé. Concrètement, on débute avec un rookie qui trouve rapidement un rival et qui fait son possible pour être drafté dans une bonne équipe. Une fois qu’une sélection l’a choisi, ce qui passe par quelques entretiens et un match où il faut montrer qu’on a du potentiel, on rejoint l’équipe en question sur le banc. C’est donc au fil des rencontres que l’on doit prouver qu’on est capable de devenir la star de l’équipe. Et pour cela, il faut jouer absolument toutes les rencontres en ne contrôlant que son personnage.

Scénariser pour mieux immerger ?




Sur le terrain, il faut veiller à son positionnement, faire preuve d’initiatives, aller au rebond (offensif et défensif), faire un maximum de passes décisives et marquer des points. Au fil de chaque match, on découvre même des objectifs dynamiques à remplir. Certains sont parfois très justes à faire, demandant un peu de chance. Durant nos longs débuts en tant que rookie, jusqu’à devenir le sixième homme de l’équipe, on découvre des consignes parfois aberrantes, comme un coach qui compte sur nous pour mener l’équipe à la victoire alors que celle-ci est clairement dominée, comme si le jeune rookie était déjà la star de l’équipe capable de marquer une vingtaine de points d’affilée comme les grands. D’autres incohérences surviennent, comme lorsqu’on perd un match de deux points en ayant marqué une trentaine de points, obtenu une prestation qualifiée d’excellente, une note d’équipe A et en ayant rempli tous les objectifs (les dynamiques du match et le défi des réseaux sociaux, parfois lancé via un Tweet montré sur une tablette apparaissant avant le match, avec d’autres Tweets sur l’équipe et sa prestation)… Dans ce cas de figure-là, l’entretien débouche sur un sacré savon, avec des remontrances sévères allant jusqu’à dire que l’on est totalement passé à-côté du match. Or cela engendre une frustration qui se renouvelle parfois/souvent.

En effet, on a beau jouer le mieux du monde et marquer suffisamment de points pour dominer l’adversaire, il suffit de sortir du terrain (remplacement) la moitié d’un quart temps pour constater lorsqu’on retourne sur le parquet que notre équipe est dominée d’une dizaine de points, voire parfois plus. C’est extrêmement frustrant, laissant clairement à penser que l’issue de certaines rencontres est prédéterminée. Malgré tout cela, ce mode Carrière est extrêmement immersif et bien amené. On perd un peu en rythme, mais on a clairement l’impression d’être à la place de notre avatar, notamment lorsqu’il faut faire des choix entre les rencontres, durant un match (après une charge sur un coéquipier par exemple), pour tenter de mieux s’intégrer dans l’équipe, tout en évitant de décevoir les fans. Il en va de même avec le manager général, avec lequel on discute régulièrement pour prendre la température, voir si on peut essayer de gratter quelques minutes de jeu supplémentaires au prochain match, etc. Il y a quelques redondances, comme une tirade sympathique faisant un clin d’œil au jeu vidéo lui-même, mais le tout reste vraiment bien travaillé. Du coup, on passe des heures dans ce mode, on se prend au jeu et on fait de son mieux pour soigner son image (lors des conférences de presse) et son jeu. C’est une vraie réussite, même si on regrette la présence de chargements longs. Le deuxième mode principal, c’est le mode Mon MG, sorte de mode Association revu et corrigé. Ainsi, on prend le rôle du manager général et on doit absolument tout gérer ou presque, avec la possibilité de jouer ou simuler les rencontres.

Recrutement du staff, décisions sur les infrastructures, discussions avec le propriétaire du club, avec les joueurs, gestion des blessures, etc., tout est là pour fournir des heures et des heures de jeu supplémentaires, d’autant que tout est très scénarisé pour apporter un aspect réaliste. Mais il y a un point qui pourrait bien en rebuter certains, la forte présence des VC. En effet, dans ce mode, toute action se monnaye (ce qui casse justement l’idée de réalisme pourtant apportée par la richesse de contenu). Les VC ne coulent pas forcément à flot et on sent, avec les montants appliqués, que les concepteurs font tout pour pousser justement les joueurs à utiliser les microtransactions pour se faciliter la vie. Il en va de même en mode Ma Carrière quand il s’agit d’améliorer les nombreuses stats de son joueur, lui acheter des vêtements, lui acheter des techniques, etc. Tout passe par les VC… Il en est également de même pour le mode Mon Equipe (le mode à base de cartes qui rappelle l’Ultimate Team de FIFA pour ceux qui s’intéressent au foot), très sympathique au demeurant même si le premier tirage des cartes est assez long. Néanmoins, on peut profiter de tournois ou encore du mode en route pour les play-offs. Là encore, il y a de quoi rajouter des heures de jeu au compteur. Pour en terminer avec le contenu, soulignons la présence de quelques équipes de l’Euroligue, comme dans la version Xbox 360. Là encore, les équipes européennes ne sont pas pleinement assumées puisqu’il n’y a pas de mode à part pour bien les mettre en valeur. Dommage.

Le roi du terrain, encore et toujours




Enfin, outre des graphismes dignes de la nouvelle génération (exception faite de quelques éléments donc), cette cuvée offre également un gameplay réajusté, et ce que l’on soit un partisan des commandes habituelles ou du pro-stick. La première amélioration provient principalement du moteur physique intégré. Ce dernier fait majoritairement des merveilles, gommant même l’effet glissé que l’on pouvait apercevoir. Ce dernier ne disparaît pas totalement, mais le résultat est bien plus réaliste. Il en va de même pour l’inertie et pour les appuis. Globalement, les nouvelles animations font du bien, les déplacements et les mouvements se rapprochent toujours plus de la réalité, même s’il y a deux ou trois loupés de temps en temps (un élément qui passe au travers d’un autre, un changement de main bizarre…). Cela rajoute également à l’aspect tactique, le ballon ne collant plus aux mains (comme sur 360 mais en encore mieux). D’ailleurs, l’accès rapide aux stratégies est clairement un gros plus et on est ravi de voir l’indication sur le shoot (par rapport au timing). On retrouve donc le même gameplay que sur 360, en version améliorée, notamment au niveau des interceptions, bien plus réalistes encore. On a gagné en précision sur pas mal d’éléments et le tout a été magnifié avec l’enrobage (réactions après un panier, joueurs du banc qui se lèvent, etc.). Le plaisir de jeu est là, c’est un régal.

Il y a bien quelques heurts, comme des coéquipiers assez passifs au rebond offensif ou lors d’une contre-attaque, mais globalement, on reste déjà à mille lieux de la concurrence. Il n’empêche tout de même que l’I.A. se révèle être parfois en dents de scie, avec quelques ratés non négligeables comme une passe archi facile ratée ou encore un équipier qui ne nous fait pas la passe alors qu’on est le mieux positionné pour coller un panier. Certaines réactions de l’I.A. alliée manquent parfois de lucidité ou/et de réactivité. Par contre, l’I.A. adverse se révèle être redoutable, surtout dans les niveaux de difficulté supérieurs. Au final, le tout reste tout de même au-dessus du panier, du moins en ce qui concerne une simulation sportive. Terminons avec un petit mot sur Kinect, accessoire obligatoire de notre chère Xbox One. Ce dernier, à l’image de la version Xbox 360, est intégré au jeu pour assurer la reconnaissance vocale durant les rencontres. Son utilisation est plutôt bonne et les indications données, pour demander une action en particulier, fluidifient les parties. Malgré tout, il y a là aussi des ratés, comme une quinte de toux prise pour une demande de alley-oop ou encore un bruit de fond considéré comme une injure entraînant une faute technique. Au final, quand on est seul et en bonne santé, son utilisation s’avère pratique. Dans les autres cas, mieux vaut passer par les options pour désactiver le contrôle vocal.

Point complet
Ce qu’il faut retenir de cette version de nouvelle génération, c’est que les développeurs ont fait un fantastique travail sur l’ambiance, sur la modélisation des stars, sur l’intégration de leurs mimiques, de leurs attitudes et sur le moteur physique. Tout ceci fait un bond en avant et permet d’obtenir un rendu comme on peut l’attendre sur nos nouvelles consoles. Il n’y a pas à dire, c’est beau et immersif. Quant au gameplay, même si tout n’est pas encore parfait, là aussi ça a été amélioré pour tenter d’offrir une simulation qui se rapproche toujours plus du réalisme. NBA 2K14 peut être une magnifique expérience vidéoludique procurant un réel plaisir. Malgré tout, il y a pas mal de ratés (soucis divers), il y a des modes qui ont disparu, il y a une grosse incitation aux micropaiements (notamment en mode Mon MG) et surtout il y a des serveurs en mousse (catastrophiques les premières semaines, toujours instables à l’heure actuelle), dont la connexion est quasi obligatoire pour profiter de l’ensemble de son jeu, même les parties jouables en solo. Au final, on a une simulation de basket qui écrase aisément la concurrence, mais on a surtout un jeu qui n’a pas été fini pour pouvoir sortir en même temps que la console. Certainement que l’édition 2K15 tutoiera la perfection, mais ce n’est pas le cas de celle-ci, et ce malgré un travail dantesque sur l’aspect visuel.

On a adoré :
+ La NBA comme à la télé
+ L’ambiance en plein match
+ L’enrobage en général
+ Bande-son de qualité
+ Les commentateurs au top
+ La qualité des modélisations
+ Une physique bien améliorée
+ Interceptions plus réalistes
+ Plus d’animations réalistes
+ L’indicateur de shoot
+ Les défis dynamiques
+ Un gameplay plutôt maîtrisé
+ I.A. adverse se défendant bien
+ Les tactiques dynamiques
+ Les choix (Carrière, MG)
+ La présence d’équipes euro
+ Mode Carrière immersif…
On n'a pas aimé :
- Et parfois frustrant
- Pas de mode pour les équipes euro
- Entraînement peu ludique
- Contenu en moins (mode LeBron)
- Les ratés de Kinect
- Les micropaiements
- Personnalisation de l'avatar limitée
- Serveurs à la ramasse…
- Chargements longs
- Le Park mais que sur le papier
- Menus peu ergonomiques
- Voix/sous-titres qui manquent
- Quelques ratés de l’I.A.
- Certaines textures (hors terrain)
- Pas de connexion/serveur, pas de jeu ou presque


Consulter les commentaires Article publié le 11/01/2014 par Vincent P.



 
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