Test MUD - FIM Motocross World Championship - jeux vidéo Xbox One

XBOX ONE GAMER
connect�, 41 331 membres  |  Se connecter  -  S'inscrire 
 
 

MUD - FIM Motocross World Championship



Editeur
Black Bean
Développeur
MileStone
Genre
Course Simulation
Statut
Disponible
Date de sortie
  28.04.2012
Nombre de joueurs
1
Thème
Moto

Le monde du motocross sur console a tendance à disparaître peu à peu. Depuis l'adieu fait à MX vs ATV, les fans du genre restent sur les crocs. Cependant, le studio Milestone (SBK, WRC, certains MotoGP...) a senti le filon et s'est donc décidé à sortir un jeu rien que pour vous, adeptes de la moto casse-cou et fougueuse. C'est ainsi que MUD - FIM Motocross World Championship a vu le jour. Un grand nom pour un nouveau venu… Mais reste à voir ce qu’il a dans le moteur et s’il est capable de satisfaire les quémandeurs.

« Roule ma poule »




Commençons tout de suite par la présentation graphique du titre, car la première chose qui marque en lançant le jeu, c'est son aspect visuel. Une explosion de couleurs pâteuses, le premier contact avec l’œil est très violent, voire agressif. Les terrains ne sont pas propres et ils donnent une très grosse impression de pâte à modeler usagée. Heureusement, les personnages et les motos ne sont dans l'ensemble pas trop mal modélisés et l'univers motocross est assez fidèlement retranscrit, avec les panneaux de sponsors entourant les circuits ou ornant les combinaisons de nos chers motards. Bien évidemment, la charmante demoiselle en tenue d'été caniculaire, qui tient une petite pancarte au-dessus de sa chevelure soyeuse, est présente. On n’est pas sur un ring, mais les motards aussi ont le droit de se rincer l’œil. Et on aperçoit même ci et là du public avide de dérapages dans la boue ou de chutes non prévues. En ce qui concerne la conduite, elle se veut essentiellement axée arcade. Les puristes seront plus que déboussolés, mais cela suffira amplement à ceux qui ne voient en ce jeu qu'un simple divertissement. En effet, les bécanes ne sont pas tout à fait fidèles à la réalité, on a plutôt affaire ici à des motos légères. Le frein sera plus que nécessaire dans les virages si on ne veut pas se retrouver au sol à se faire doubler bêtement. De plus, un système de Scrub est mis en place, technique connue afin de réduire le temps passé en l'air.

Ici, aucun rapport avec la réalité, la technique est utilisée sur presque tous les sauts car elle octroie une petite accélération à l'atterrissage, du mois si elle est correctement effectuée. Une impulsion notée « bien » récompensera un saut moyen et, pour les plus téméraires qui auront la bonne idée de redresser juste avant de toucher le sol, l'accélération notée « parfait » sera encore plus puissante. Attention toutefois à ne pas voir trop grand, car si la moto ne touche pas le sol sur les deux roues, ce sera la chute assurée. Tout est dans le timing. Il sera aussi possible de consommer des canettes d'Energy Drink qui donneront une légère impulsion durant la course. Elles ont néanmoins très peu d'utilité tant l'effort fourni est minime. La dernière façon de creuser un petit écart se fera dès le départ de la course, avec un « départ parfait » qui consiste à lâcher la touche de frein dès que les grilles s'abaissent. L'I.A. est très facile à battre et il est aisé de prendre la tête de la course en tout début de partie. Cependant elle reste très combative et même si le joueur est premier, elle n’est jamais bien loin derrière, guettant le moindre petit écart ou la plus minime des chutes pour repasser devant. En général, elle n’est pas à plus de 2 ou 3 secondes de vous quand vous êtes en tête. C'est donc au joueur de tout faire pour ne pas chuter ou tout simplement commettre un écart en faisant une sortie de piste à l'issue d'un saut trop gourmand.

Bloqué dans le passé




Le jeu reste très facile d'accès et la prise en main se fait quasiment instantanément. Pour appuyer le côté arcade du soft, les développeurs n'ont pas copié exactement les circuits connus, mais les ont adaptés, ajoutant ci et là des bosses, virages ou des zones bosselées. Et les riders ne sont pas tous représentés dans le jeu, étant donné que la sélection des concurrents s'arrête à la saison 2011. Les fidèles de la discipline seront plus que déçus, mais il reste vrai que le joueur néophyte n'y portera que peu, voire pas du tout d'attention. Concernant les modes de jeu, il en existe trois grandes classes, dont le mode officiel qui permet d'incarner les professionnels dans des épreuves de courses ou en championnat. On passe rapidement sur le multijoueur en ligne (pas d’écran splitté), assez stable mais simpliste au possible et malheureusement peu fréquenté pour s’attarder sur le mode World Tour. Il propose des personnages formant un quatuor plongé dans les clichés les plus aberrants, avec l'Allemand métaleux qui porte les chiffres 6-6-6 sur sa combi, ça ne s'invente pas, le Japonais ou la Japonaise (on ne sait pas trop avec cette mèche bleue) bad boy/girl de 15 ans, l'Afro-Américain habillé 70's et, pour finir en beauté, l'Italien complètement barré au regard hystérique et à la fine moustache. Bref, une belle équipe...

Le joueur aura la possibilité de les améliorer, grâce à un léger système de personnalisation qui consiste à développer l'endurance, l'instinct, l'agilité et la force de son rider. Chacun a au passage une spécialité. Par exemple, l'un sera meilleur en duel qu'en freestyle. Il existe d'ailleurs cinq types de courses, allant de la course par élimination, aux duels, en passant par l'épreuve de freestyle, de checkpoint en passant entre des portes de feu, ou encore la simple course. Au programme, 55 épreuves sont proposées, 71 cartes sont à débloquer et un peu moins d'une trentaine de figures aériennes sont à acquérir pour les concours. Enfin, le mode multijoueur, comme son nom l'indique, amène les joueurs du monde entier à s'affronter sur les pistes de leur choix. En ce qui concerne l'aspect sonore du titre, c'est très simple, les bruitages issus des moteurs mugissant dans la boue sont loin d’être exceptionnels, sans pour autant être consternants. Ajoutez à cela des musiques visant principalement l'adolescent partisan du rock qui gueule, du rock qui fait cracher les watts, et on obtient un rendu classique. Il reste dommage par contre de voir que chaque personnage n’a pas eu le droit à une tracklist spécifique… Après tout, quitte à jouer la carte des clichés, autant y aller à fond. Hélas, ici on a juste le droit à une tracklist universelle peu variée qui finit par devenir fade. Notons aussi que le jeu dispose d'un mode photo qui permet d'immortaliser les meilleurs moments. Utile ou pas, à vous de voir.

Point complet
Faute de concurrence sérieuse, Milestone aurait pu briller avec son MUD - FIM Motocross World Championship. Hélas, le studio de développement est passé à côté de sa copie, sans même prendre le temps d’assurer les bases. Du coup, on se retrouve avec un jeu bourré de défauts qui ne satisfera pas les fans du genre. Pourtant, tout n’est pas à jeter. Certes, il faut vraiment gratter la croûte et une vingtaine de couches supplémentaires, mais dans le fond, le jeu est addictif avec son aspect simpliste, pas prise de tête. Comme quoi, on a plus un certain potentiel totalement gâché qu’une sombre bouse.

On a adoré :
+ Facile à prendre en main
+ Mode photo pour les amateurs
+ Assez addictif
+ Facile, tout court…
On n'a pas aimé :
- Même trop facile
- Pas d’écran splitté
- Multi en ligne minimaliste
- Casting pas à jour
- Contenu un peu léger
- Les clichés tuent les clichés
- Personnalisation légère
- Graphiquement moche
- Courses peu variées
- Bande-son fade, peu variée


Consulter les commentaires Article publié le 28/01/2013 par Manuel-Ange A.



 
Xbox Gamer est un magazine online de jeux vidéo informant sur la console Xbox One et la Xbox 360 de Microsoft. Copyright XGN © 2002-2020