Test Mortal Kombat 11 - jeux vidéo Xbox One

XBOX ONE GAMER
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Genre
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Statut
Disponible
Date de sortie
  23.04.2019
Nombre de joueurs
1
Prix de lancement
69,99 €

Parler de Mortal Kombat, c’est remonter à notre enfance, celle de trentenaires qui ont enchaîné les générations de consoles et les opus de la licence. Après un passage à vide, la série avait su revenir sur le devant de la scène avec un reboot sorti en 2011 sur la précédente génération. Mortal Kombat X, qui date de 2015, avait permis de lisser la belle courbe prise par les développeurs pour placer la licence dans le haut du panier, entraînant au passage les Injustice dans son sillage pour assurer l’alternance tous les deux ans. 2019, c’est logiquement le nouveau MK qui se présente à nous… Reste à voir ce que vaut vraiment ce Mortal Kombat 11…

Ca va saigner Johnny !



Visuellement, le premier constat est très positif. Les personnages ont profité d’une modélisation ultra soignée, certains visages sont clairement photoréalistes. Mieux, nous apprécions tout particulièrement le rendu des armures (les Cyber Lin Kuei, miam !). Ce dernier est particulièrement bien réussi, que ce soit au niveau du traitement de la lumière qui se reflète dedans ou des textures. Les vêtements ont également fait l’objet d’un certain soin. Les développeurs ne se sont pas arrêtés aux personnages puisqu’ils ont également intégré tout un tas d’effets réussis et convaincants. Si on veut vraiment chipoter un peu, on regrette juste l’effet un peu trop gloss de certains liquides (sang et bière en tête). Les environnements (une vingtaine d’arènes) ont eux aussi été très travaillés, que ce soit au niveau des détails modélisés ou encore des ambiances instaurées. Il n’y a pas à dire, visuellement, il n’y a pas grand-chose à lui reprocher, à moins de ne pas accrocher au style bien entendu. Techniquement, la bonne nouvelle, c’est que c’est également irréprochable. La gestion des frames est très précise et le titre tourne en 60 images par seconde sans ne jamais broncher, même avec une accumulation d’effets visuels. Autant dire qu’en 4K sur Xbox One X, ça reste un vrai régal. La partie sonore n’est pas en reste et le titre bénéficie une fois de plus d’une localisation en français. C’est un poil inférieur aux doublages anglais mais les doubleurs francophones n’ont pas à rougir de leur prestation. Seuls quelques petits décalages lors de la synchronisation labiale viennent mettre un petit grain de sable à la précision de l’exécution de l’ensemble.

Que vous connaissiez ou non la licence, nous ne pouvons que vous conseiller de vous intéresser à l’Apprentissage, un didacticiel vraiment bien foutu. Celui-ci est divisé en plusieurs parties et permet de réviser les bases, comme les déplacements et les coups basiques, d’apprendre à bien exécuter les fatalities mais aussi à approfondir les mécaniques du jeu en décortiquant ces dernières. Art de la stratégie, placements, combos, défense, études des animations et de la récupération, etc., tout est bien étudié pour en sortir avec une bonne expérience. N’espérez pas pour autant rivaliser avec l’I.A. en très difficile ou avec la plupart des bons joueurs en ligne, malgré le tutorial, il reste encore une bonne marge de progression. L’expérience, l’étude des listes de coups et les essais seront les meilleurs moyens pour apprendre, progresser et venir à maîtriser un tant soit peu les personnages. Ceci fait, vous pouvez toujours faire vos premières armes en attaquant le mode Histoire. Si on se demande où on va au début, le scénario reprenant après les événements de Mortal Kombat X en introduisant une Kronika qui veut changer le cours du passé grâce à un sablier divin, on arrive assez rapidement à se laisser entraîner. Le scénario ne vole pas toujours haut et on garde cet aspect série B, avec de l’humour, du kitch et des punchlines, le Johnny Cage du passé étant l’élément indispensable pour ajouter de la légèreté. Mais il n’est pas le seul à introduire de l’humour.

En plus de cela, l’histoire arrive également à présenter quelques passages qui sont dans l’émotion. Après 5H30, le temps d’en voir le bout, on en retient finalement un savant mélange qui fait passer un très bon moment. Aussi burlesques qu’elles puissent être parfois, les rencontres entre les personnages du passé et ceux du présent sont des fois touchantes, d’autres fois vraiment drôles. La mise en scène est de très bonne facture et les transitions pour mener aux combats sont extrêmement fluides et bien amenées. On a vraiment l’impression de faire partie de l’ensemble, avec des moments passifs devant les cinématiques et les moments actifs lorsqu’il s’agit de dérouiller l’adversaire. Il y a bien quelques éléments qui font tilt, sans vouloir spoiler, et la fin est un peu trop expéditive à notre goût, usant en prime de quelques facilités scénaristiques. Reste que le rendu global est satisfaisant. Pour prolonger le plaisir, il y a également les rencontres en local contre les amis ou même la possibilité d’organiser un tournoi. En ligne, on peut aussi créer ou rejoindre un salon, combattre contre des adversaires du monde entier, soit en mode détente, soit en partie classée, ou on peut se laisser prendre au jeu du mode Roi de la colline, un classique toujours aussi efficace. Le code réseau est bon, les joueurs qui Rage Quit sont punis avec des Quitalities et quelques paramètres viennent parfaire le tout.

Je me délecte de tes entrailles !



Nous y reviendrons plus tard mais les personnages peuvent profiter de modifications, via la customisation, qui altèrent le gameplay. Pour éviter tout abus, les matchs classés ne permettent de jouer qu’avec les deux variantes officielles (il y en avait trois par le passé) de chaque personnage. Pour le reste, une option Kompétitif permet de désactiver également lesdits bonus pour que tout le monde soit sur un même pied d’égalité. Le jeu solo n’est pas en reste également puisqu’on retrouve encore les tours à gravir, de la première demandant d’enchaîner 5 adversaires, à la dernière aux adversaires illimités, en passant par la tour composée de 25 personnages pour botter les fesses de tout le roster. L’occasion également de débloquer les épilogues des personnages. Les défis du dragon se joignent à la fête durant certaines rencontres pour tenter de glaner quelques récompenses en plus. Les Tours Vivantes du précédent laissent ici leur place aux Tours du Temps. Le principe reste similaire, à savoir relever des défis temporaires renouvelés dans le temps. On apprécie d’ailleurs que la récente mise à jour ait permis de rééquilibrer les défis, qui étaient (volontairement ?) abusés avant cela. On apprécie également de pouvoir affronter des boss surpuissants par équipe de trois, chacun se battant à son tour, bien évidemment, mais les deux autres peuvent aider en balançant quelques bonus, sans pouvoir abuser bien entendu.

Si cela ne suffit pas, outre les rencontres contre l’IA ou la possibilité de paramétrer un groupe d’IA (en réglant leur niveau de lutte, de zonage, de fuite, de kombos, etc.) pour affronter un autre groupe d’IA d’un autre joueur, il reste toujours la Krypte. Direction l’île de Shang Tsung pour contrôler son personnage en vue à la troisième personne avec une caméra qui n’est pas toujours adaptée (trop proche). On se retrouve alors à ouvrir des coffres pour récupérer divers bonus, dont des brutalities, des fatalities, des intros, des provocations, des éléments cosmétiques, des musiques, des pièces ou encore des concept arts. Quelques objets sont également à récupérer, comme le marteau de Shao Kahn pour briser des objets (rapportant des pièces), briser des éléments (murs, portes) fragilisés ou encore taper sur des gongs, sans parler de la corne brisée de Motaro (pour ouvrir une porte) ou la lance de Scorpion (récupérer des cœurs, activer certains interrupteurs). Ajoutez en plus une forge pour créer des éléments à partir de recettes à récupérer… En somme, vous allez y passer du temps à dépenser votre monnaie durement gagnée. Si le concept peut être sympa en soi, après tout, on est content de voir autant de contenu à débloquer et de pouvoir le faire à la sueur de notre front, on voit également une certaine limite qui tend vers la dérive… En effet, cette version de la Krypte ne fait que cacher un système de lootboxes qui va amener les moins patients (même après plus d’une trentaine d’heures de jeu, il reste encore à faire !) à passer par le shop pour acheter des Kristaux de Temps servant de raccourcis pour débloquer des éléments.

De même, Frost, personnage qui se débloque en terminant le mode Histoire, peut être débloqué plus tôt en passant à la caisse (5,99€). Il en va de même pour Shao Kahn, bonus de précommande, qui est à acheter sinon. Bien sûr, on n’achète pas directement les éléments et le système est fait de sorte à dire : rien de vous oblige à passer par le shop. Mais il faut reconnaître que pour ceux qui aiment la complétion, il faut un très gros investissement, en temps, pour tout débloquer (y a déjà plus d’une soixantaine de skins par persos, en plus des artefacts et de tout le reste). Au risque de passer pour les insatisfaits nés, c’est même un poil trop. On en vient donc à notre nouveauté majeure, la Kustomisation, qui reprend tout simplement le principe de celle d’Injustice 2. Dans les faits, on peut modifier tous les personnages en les habillant avec les divers costumes alternatifs et éléments débloqués… Mais on peut également modifier les capacités et façonner le perso à son image au niveau du gameplay (d’où les petites protections mises en place pour le jeu en ligne pour éviter les abus).

Un coup, un contre punitif, tout peut changer la donne



Il y a vraiment de quoi faire et on ne parle même pas des Konsommables à utiliser, notamment lors de l’ascension des tours, pour se donner quelques avantages ou modifier les règles du combat (missile drainant la vitalité de l’adversaire, projection d’un filet immobilisant, flammes provenant du sol, pluie d’acide, etc.) Les Konsommables s’activent facilement avec le stick droit. Le système a le mérite d’être complet et bien fichu. Niveau casting, les 25 personnages affichés sont satisfaisants, avec des styles bien travaillés et un certain équilibre trouvé. On garde toujours certaines préférences, notamment du côté des personnages emblématiques de la série mais il faut reconnaître que Kollector, Geras et Cetrion, les trois petits nouveaux, ne sont pas dénués d’intérêt. Bien entendu, un Season Pass, du nom de Kombat Pass, est déjà de la partie, permettant de s’assurer les six personnages à venir en DLC en échange de 39,99€. Une pratique commerciale habituelle peut-on dire… Par contre, si le casting est satisfaisant, nous notons quand même qu’il est un poil plus léger que celui de MKX ou encore celui d’Injustice 2… Un détail certes, mais un détail tout de même. Pour finir avec les pratiques étranges, on ne comprend pas trop pourquoi les développeurs avaient besoin d’intégrer pas moins de quatre monnaies différentes dans le jeu (pièces, Kristaux de temps, âmes et cœurs)… Cela complique la donne inutilement et on les soupçonne d’avoir fait cela pour pousser les moins patients vers le shop (pour acheter les cristaux de temps), encore une fois…

Enfin, il reste à évoquer un élément crucial de la licence et même un élément crucial de tout jeu… Le gameplay ! Les développeurs auraient pu se reposer sur leurs lauriers en reprenant simplement le gameplay de Mortal Kombat X, en ajoutant les petits nouveaux et en équilibrant l’ensemble avec les retours de la communauté. Que nenni ! Si certains éléments restent inchangés, il faut bien conserver l’ADN de la licence, il y a suffisamment de nouveautés pour justifier un nouvel opus. Pour commencer, le sprint a disparu, remplacé par un simple dash pour réduire ou agrandir la distance qui sépare le personnage de son adversaire. Une très bonne chose qui permet de garder une meilleure visibilité pour les déplacements. Les positionnements ont également été revus, demandant plus de précision, de même que les déclenchements des combos. Si on ressent toujours la raideur caractéristique de la licence dans les animations, il faut reconnaître que celle-ci a été atténuée. L’effet de la première impression est surtout dû au fait que les développeurs ont travaillé sur le gameplay de sorte à privilégier la technique et le timing au bourrinage. Chaque action a un temps d’exécution et entraîne un temps de récupération (rien de neuf sous le soleil, certes). On ne peut pas aller plus vite que la musique. On peut toujours annuler une attaque pour en placer une autre, mais tout doit se faire dans le bon timing, laissant donc des ouvertures à l’adversaire (encore une fois, allez voir le didacticiel). Les priorités sont plus claires et avec une bonne maîtrise, on peut réussir à enchaîner des attaques de folie, assurant dynamisme et spectacle à l’écran.

La jauge caractéristique de la licence a également été revue et divisée en deux parties, la première servant les actions offensives (coups spéciaux améliorés, EX…) et la deuxième pour les actions défensives (roulade par exemple). Si vous optez pour une action à la fois offensive et défensive, vous consommez une unité de chaque jauge. C’est plus technique que par le passé et ça oblige à veiller dessus. De même, il faut aussi se faire à la défense qui est associée à la gâchette basse de la manette et non à la direction opposée à l’action. Les coups X-Ray ont également été largement atténués, ceux-ci étant surtout présents lors des brutalities. En revanche, on garde toujours quelques interactions avec le décor, la projection ou encore les fameuses fatalities à placer dès lors qu’on remporte le match. Les développeurs ont rivalisé d’imagination pour nous proposer des fatalities toujours plus violentes et gores. Les ennemis sont mutilés, il y a même parfois de l’humour (oui, Johnny Cage en apprenti ventriloque), les boyaux ressortent, les membres sont coupés, déchiquetés, parfois c’est la peau qui est pelée… Bref, y en a vraiment pour tous les goûts même si les âmes sensibles feraient mieux de passer leur chemin. Autre nouveauté, et non des moindres, les développeurs ont intégré un système de Fatal Blow, encore ultra spectaculaires, gores et violentes, qui peuvent être déclenchées dès lors que la barre de vie passe sous les 30%. Si le mouvement est placé, on enlève nous-mêmes près d’un tiers de la barre de vie de l’adversaire. Autant dire que cela peut retourner la situation très rapidement. Ca peut être tout aussi jouissif pour celui qui la place, que frustrant pour celui qui se la prend. Pour éviter les abus, on ne peut l’utiliser qu’une fois par combat, ce qui limite son utilisation à un round sur deux, voire sur trois.

L’avis perso de Vincent // L’un des meilleurs MK…

Sortant ces derniers temps de Dragon Ball FighterZ et de Power Rangers : Battle for the Grid, je dois avouer que l’adaptation à Mortal Kombat 11 a été un peu rude, la raideur des animations m’ayant sauté aux yeux. Après avoir remis le 2 sur ma Megadrive, le reboot sur ma 360 et avoir retouché au X sur One, je me suis remis dans le bain. Je me suis fait une partie du tuto pour bien gérer les nouveautés du gameplay de ce nouvel opus et j’ai attaqué le mode Histoire. Ce n’est qu’après que j’ai continué le tuto et que j’ai attaqué les Tours et le multi en ligne, là où le niveau est bien corsé. Les heures se sont accumulées et je dois avouer que le plaisir était au rendez-vous. J’aime beaucoup ce MK11, et ce même si certains détails me chagrinent un peu. Toujours est-il qu’il est plus technique que d’habitude, qu’il est vraiment jouissif et même gratifiant à bien des moments. Je suis un gros client de l’aspect gore et c’est un régal visuel que de voir un titre aussi beau mettre aussi bien en scène les brutalities, les fatalities ou encore les fatal blows. En prime, malgré des réserves après le deuxième chapitre du mode histoire, j’ai fini par totalement y adhérer par la suite. Seule la fin est à mon sens un peu trop expéditive. En deux mots comme en mille : j’aime !


Point complet
Concrètement, Mortal Kombat 11 n’est pas parfait et on peut chipoter sur certains détails, comme la raideur des animations, plutôt atténuée mais encore présente, l’effet gloss des liquides, la fin de l’histoire qui use de ficelles scénaristiques un peu faciles pour se terminer de manière expéditive. On peut aussi pointer du doigt le système de Fatal Blow, qui risque d’en faire rager certains (ceux qui en seront victimes) mais qui a contrario ajoute une tension aux combats et permet justement, après un faux pas, de revenir dans l’action. Bref, tous ces points pointés du doigt sont vraiment de l’ordre du détail et sont plutôt acceptables. Le vrai souci de cet opus c’est l’intégration de quatre monnaies associée à une Krypte version MK11 qui ne cache qu’un système de lootboxes à base de coffres à ouvrir. Ajoutez à cela un shop qui essaie de tenter les plus impatients d’investir dans les Kristaux de temps pour débloquer du contenu plus rapidement, sans passer des dizaines d’heures sur le titre, et vous obtenez un élément qui risque de faire grincer bien des dents. Reste qu’on peut totalement s’en passer. Il y a beaucoup d’éléments à débloquer, c’est vrai, c’est long et les récompenses attribuées ne semblent qu’entretenir un système qui demande un gros investissement en temps… Mais on peut y arriver à la sueur de ses doigts et c’est déjà un bon point. Outre cela, il est bien difficile de critiquer ce MK11 qui s’annonce à nos yeux comme l’un des meilleurs, si ce n’est le meilleur, opus de la licence. Complet, bien foutu, beau, techniquement solide et plus technique que par le passé, ce MK11 arrive à s’imposer, et ce sans même parler des brutalities et des fatalities qui assurent le spectacle ! C’est violent, c’est gore, c’est inspiré, bref ce n’est pas à mettre entre toutes les mains !

On a adoré :
Beau comme un camion
Mode Histoire plaisant
Mise en scène de qualité
Didacticiel bien foutu
Gameplay plus technique
Le dash au lieu du sprint
Grosse marge de progression
Brutality, Fatal Blow et Fatality
Une vingtaine d’arènes
Violent, gore, spectaculaire !
Multijoueur complet
Code réseau stable
Customisation poussée
Découvrir la Krypte
Plein d’éléments à débloquer
Solide techniquement
Les Tours
25 persos bien travaillés…
On n'a pas aimé :
Un poil moins que dans MKX
Connexion obligatoire
Quatre monnaies différentes
Système de lootboxes à peine camouflé
Le shop avec les Kristaux de temps
Le Fatal Blow peut frustrer
Encore une certaine raideur
Fin du mode Histoire un peu expéditive


Consulter les commentaires Article publié le 10/05/2019 par Vincent P.



 
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