Test Micro Machines World Series - jeux vidéo Xbox One

XBOX ONE GAMER
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Micro Machines World Series



Editeur
Codemasters
Développeur
Codemasters
Genre
Course
Statut
Disponible
Date de sortie
  30.06.2017
Nombre de joueurs
1 à 12
Classification PEGI
Prix de lancement
29,99 €

1991, les joueurs NES découvrent un tout nouveau jeu de course signé Codemasters : Micro Machines. Le concept est simple, on contrôle un véhicule miniature en vue du dessus et on fait la course sur des circuits issus de notre quotidien, comme une table de cuisine avec des bouts de gaufres et des taches de gras… Quelques portages et de nouvelles itérations ont suivi. A notre niveau, nous retenons surtout un certain Micro Machines V3 (ou MM 64 Turbo pour son adaptation N64) qui a fait les beaux jours de la première PlayStation. Ca, c’était en 1997. Il y a bien eu un Micro Machines V4 en 2006 mais la série a fait une longue pause par la suite. Elle n’est revenue qu’en 2015 sur les supports mobiles. Il a donc fallu attendre cette année pour découvrir un nouvel opus qui fleure bon la nostalgie sur nos consoles. Reste à voir si ce Micro Machines World Series signe le retour flamboyant de la série ou s’il ne joue que sur la nostalgie pour gratter des euros à des joueurs qui retomberaient bien en enfance…

Le concept, le gameplay mais pas le contenu…



Micro Machines, ces deux mots résonnent tellement dans notre tête, rappelant d’excellents souvenirs de notre enfance. Autant dire que l’envie de découvrir ce World Series était là. On lance la partie et on tombe sur un menu très sommaire. Outre un accès à des événements spéciaux qui sont à découvrir à des dates définies, sympathiques mais loin d’être inoubliables, on a surtout le choix entre la Partie Rapide (en ligne) ou l’Escarmouche (en local), sans parler des Parties Classées (après le niveau 10) qui se déroulent exactement comme les Parties Rapides avec simplement en plus un système de divisions. Au fil des parties, en fonction de sa position, on gagne des points. On monte en niveaux et, à la fin de la saison, on peut gagner des titres (à afficher dans la bio de son profil) et quelques boîtes à butin pour débloquer certains éléments cosmétiques ou avoir des pièces pour débloquer lesdits éléments cosmétiques. Il y a bien un classement avec les amis et un autre au niveau mondial mais il n’y a rien qui maintienne réellement l’intérêt, à part son envie d’écraser les autres dans les leaderboards. Bref, on en revient donc aux Parties Rapides ou Parties pour le fun. Trois possibilités s’offrent alors à nous… Les courses à douze joueurs, avec la possibilité d’utiliser des bonus Nerf pour écraser les concurrents avec un marteau, leur lâcher une bombe dessus par l’arrière ou pour leur tirer dessus avec un missile Nerf (les premiers projectiles ralentissent le concurrent, plusieurs peuvent le détruire)... et c’est tout !

Ensuite, on a les combats à 6 vs 6. En ligne, concrètement, cela s’apparente à du capture du drapeau avec la possibilité d’utiliser l’une des quatre capacités du véhicule, dont une spéciale. Chacun a ses propres armes, du fusil à la mitraillette, en passant par le lance-flammes notamment ou la charge bélier. C’est un peu plus tactique si les coéquipiers jouent le jeu et ça reste assez sympa, surtout sur une carte comme celle des hippos gloutons. Enfin, reste le mode Elimination (à six) qui se joue en plusieurs manches. Concrètement, à chaque manche, il faut aller le plus loin possible en s’assurant que ses adversaires sortent d’une façon ou d’une autre de l’écran, celui-ci zoomant petit à petit sur le véhicule en tête. Ce qui est sympa, c’est qu’à chaque manche on gagne un bonus ou un malus qui nous fait avancer sur la route des points. Le premier à franchir la ligne d’arrivée de cette « route des points » remporte la partie. C’est vraiment très sympa et c’est assurément le mode le plus pimenté. Malheureusement, bien des limites se font vite sentir. Que ce soit dans un mode ou dans un autre, le matchmaking fait son job pour trouver une partie en 30 à 90 secondes et, un chargement longuet plus tard, on fait sa partie. Fin, on voit le tableau du classement et on n’a d’autre choix que de revenir au menu du jeu. Pas de recommencer, pas de possibilité d’enchaîner les parties d’affilée, pas de possibilité de choisir une carte ou un mode, rien. Il en va de même en parties classées au passage…

Autre souci, on se retrouve souvent dans les parties à n’affronter qu’un ou deux autres joueurs humains, les autres véhicules étant alors contrôlés par l’I.A (et à force on sature très vite des bots). L’illusion est parfaite si on n’y prête pas attention mais l’I.A. est très aléatoire, certains bots faisant n’importe quoi et d’autres étant affreusement précis, quand on n’a pas l’impression qu’ils s’acharnent sur nous (surtout en mode combat/capture de drapeau). Pire, les parties sont loin d’être stables. Quand on ne se fait pas éjecter avec un retour à l’écran titre, on souffre d’un rollback parfois insupportable. Le classement est alors vite chamboulé et surtout mis à mal. Résultat des courses, on ne traîne pas trop en mode en ligne et celui-ci a tendance à être moins fréquenté qu’aux débuts du jeu… Ce qui est fortement embêtant pour un jeu tourné vers le multijoueur puisque, comme vous avez pu le deviner, il n’y a pas de mode solo à proprement parler. Pas de carrière, de championnat ou tout autre mode qui mériterait de s’y pencher pendant des heures pour débloquer des éléments par exemple… Ici, les dix circuits de course et les quinze arènes de combat sont directement accessibles, tout comme les douze véhicules. Seules les pièces récoltées et les boîtes à butins à débloquer en montant de niveau grâce aux parties en ligne permettent de débloquer des éléments cosmétiques, une soixantaine par véhicules répartis entre l’apparence (des skins), des phrases, du chambrage et les gravures de pierres tombales.

Heu, c’est tout ?



Le contenu reste donc assez limité et le système rappelle plus celui d’un free-to-play que celui d’un jeu vendu une trentaine d’euros… Du coup il reste quoi ? Il reste le mode Escarmouche qui permet de jouer seul avec l’I.A. ou avec un, deux ou trois potes. Là encore, nous avons les trois mêmes choix qu’en ligne. Attention toutefois, le mode course n’est jouable qu’en solo contre l’I.A., ce qui limite fortement son intérêt. Certes, on peut choisir le circuit mais on fait très rapidement le tour des dix disponibles. Reste alors, avec des amis (ou seul), à se lancer dans le mode combat. Pour le coup, ce n’est plus un capture du drapeau comme en ligne, mais une simple arène, minuscule, qui est le lieu d’affrontements extrêmement brouillons. On arrive à s’amuser un peu mais très concrètement, on n’y passe pas plus d’une vingtaine de minutes, le temps de faire quelques combats et de tester les capacités des différents véhicules. Là encore, c’est le mode Elimination qui vient sauver la donne. En local, il est encore plus fun qu’en ligne. Les parties s’enchaînent bien et au final on y passe un certain temps, juste ce qu’il faut pour un bon début de soirée, le temps de se lasser des courses. Dommage qu’un bug assez fréquent vienne pourrir les parties… En effet, souvent, un joueur sort de la map et, au lieu de voir son véhicule exploser, il continue à courir en dehors de la map. Ca fout le bordel dans la gestion de la caméra et dans la course aux points.

Dommage, car ce mode de jeu est vraiment fun, surtout qu’en local on a le droit à un petit plus, la possibilité, pour les joueurs déjà éliminés, d’utiliser des frappes aériennes pour essayer d’exploser les joueurs encore en lice. Quelques options sont également de la partie en Escarmouche pour, selon le mode, régler la limite de temps, rajouter des IA ou non, utiliser ou non les fameuses frappes aériennes ou les bonus Nerf, etc. Et les options des options, appelées tripatouillages, ajoutent une couche supplémentaire pour ajuster les capacités, les bonus de santé, la gestion du temps des réapparitions, etc. Pour le coup, en fin de partie, on peut quand même faire suivant et enchaîner un nouveau match, mais uniquement dans le mode sélectionné au début. Impossible de se créer une liste par exemple pour alterner les modes de jeu avec des paramètres définis au préalable. Au final, le contenu s’avère très maigrelet puisque, en environ une heure de temps, on a déjà l’impression d’avoir fait le tour du jeu. En dix heures, autant vous dire qu’on sature assez vite, usé par les bugs et soucis de netcode rencontrés. Hélas, ce ne sont pas les habillages des véhicules, certes appréciables pour certains (comme la version abîmée ou les références à certaines licences bien connues), qui rattrapent le tout. Néanmoins, ce Micro Machines échappe à la catastrophe, il arrive même à marquer de bons points, et pas uniquement avec son mode Elimination bien foutu. Si le système très particulier de la vue du dessus avec la caméra fixe intriguera les plus jeunes, il ravivera la flamme des connaisseurs.

La nostalgie revient tout de suite mais surtout la prise en main est bonne, plus souple qu’à l’époque. Les développeurs ont respecté le gameplay de la série, il faut toujours un poil de gymnastique pour ceux qui ont du mal entre gauche et droite mais les bolides se conduisent bien. C’est arcade, la physique est parfois étrange (la gestion des collisions fait parfois rager) mais le fun est là, ça accélère, ça glisse, ça freine. Les environnements sont toujours aussi inspirés, même si certains paraissent plus timides que d’autres. En tout cas, on profite de plusieurs interactions, comme un grille pain pour nous lancer d’une table à une autre, les fameuses traces de confiture, miel, lait ou autres substances qui nous ralentissent ou nous font déraper, des boules de billard qui s’échappent, etc. Bref, le plaisir d’antan, ça n’a pas de prix comme diraient les moins jeunes. Dommage encore une fois que le contenu soit si famélique et qu’il n’y ait que trois bonus Nerf pour se défaire des adversaires en course ou en élimination. Reste la bonne idée des capacités pour différencier les véhicules, avec du classique certes, mais c’est assez efficace. En revanche, niveau visuel, si la direction artistique sera appréciée des amateurs de la licence, il faut bien avouer que visuellement il y a bien mieux. Le titre aurait pu tourner sur Xbox 360. Comprenez qu’il n’est pas à la hauteur de la One, transpirant un certain aspect petit budget. Il en va de même pour la bande sonore, les musiques étant rapidement mises en sourdine, tandis que les bruitages collent sans pour autant rester dans les mémoires.

L’avis perso de Vincent // La nostalgie ne suffit pas…

Quand je vois la qualité de Micro Machines V3, que j’ai ressorti pour l’occasion, je ne peux être que déçu par cet opus World Series très orienté multijoueur, avec un contenu famélique, un netcode à retravailler et surtout un local qui souffre également de bugs. Très peu de véhicules, très peu de circuits, pas de course à plusieurs en local, rien à débloquer de vraiment intéressant (les éléments cosmétiques façon free-to-play peuvent être sympa mais ça ne motive pas vraiment à passer du temps à jouer contre des bots tant il est difficile de trouver des humains en ligne, du moins plus de deux par partie)… Le constat fait mal. Heureusement que les développeurs ont assuré le gameplay, qui m’a plu même s’il risque de faire bondir les plus jeunes, et que le mode Elimination est super fun avec des potes, surtout en local avec les attaques aériennes. Je me suis amusé mais sincèrement, après une dizaine d’heures de jeu, je me suis dit : « bon ok, en fait en une heure on en fait le tour ». C’est bien ça le problème, le contenu est famélique et le prix (30€), doux d’apparence, est en fait bien trop élevé pour l’ensemble, surtout qu’on pourrait jurer que le modèle utilisé est un free-to-play. Dommage, ça manque de budget et ça noircit fortement le tableau alors qu’il y a bien des aspects sympathiques. A sortir pour une soirée avec des potes de temps en temps mais sans plus… Pour le coup je regrette que les développeurs n’aient pas opté pour un portage/remake du V3…


Point complet
Micro Machines World Series c’est un potentiel qui a été gâché. C’est un gameplay d’époque que les moins jeunes sauront apprécier, c’est un mode Elimination qui est vraiment fun, encore plus en local, c’est une multitude d’interactions qui font plaisir, c’est un moment de nostalgie… Mais c’est une déception. Contenu famélique, prix trop élevé pour ce que c’est, bugs gênants, problèmes de netcode, ça fait mal, surtout pour un jeu orienté multijoueur. Au final, on en fait très vite le tour et même si on arrive à éprouver du plaisir pour quelques parties de temps en temps, notamment en local, on ne peut que garder en tête les nombreux points noirs qui gâchent l’expérience de jeu. Avec du budget et la volonté de faire au moins aussi bien que le V3, les développeurs auraient pu nous sortir une bonne pépite… En l’état, il y a trop de manques, pas assez de travail et la nostalgie ne suffit pas à se mettre des œillères pour simplement profiter du moment…

On a adoré :
La nostalgie…
Avec un gameplay agréable
Le mode Elimination…
Encore plus fun à 4 en local
Les environnements interactifs
Capture de drapeau sympa en ligne
On n'a pas aimé :
Trop cher pour ce que c’est
Trop accès sur le multi…
Avec un netcode à revoir
Contenu famélique
Pas de carrière/championnat
Plusieurs bugs, parfois gênants
Pas de course en local à plusieurs
Les combats en local, brouillons
Que des éléments cosmétiques à débloquer
Des visuels « petit budget »
On en fait très vite le tour


Consulter les commentaires Article publié le 25/07/2017 par Vincent P.


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