Test Mayan Death Robots - jeux vidéo Xbox One

XBOX ONE GAMER
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Mayan Death Robots



Développeur
Sileni Studio
Genre
Stratégie
Statut
Disponible
Date de sortie
  19.05.2017
Nombre de joueurs
1 à 2
Classification PEGI
Prix de lancement
6,99 €

Pour passer de bonnes soirées avec des amis, il y a plusieurs possibilités. L’une d’elles, c’est de mettre un bon Worms et de profiter avec un, deux ou trois potes des joies de se mettre sur la tronche en usant d’armes loufoques. Mayan Death Robots, le titre qui nous intéresse ce jour, est un jeu tactique fortement inspiré de la licence de la Team 17. Bien entendu, celui-ci offre quelques variantes. Pour le meilleur ou le pire ?

Copier, modifier mais ne pas égaler…



Un avis complet ayant été rendu la veille de la sortie de Mayan Death Robots, nous insisterons dans cette critique sur les points essentiels, les intéressés pouvant trouver tous les détails dans l’avis en question. Ceci dit, le titre de Sileni Studios offre une interface plutôt sobre qui ne présente que peu d’options. On oublie rapidement le paramétrage des combats IA vs IA et les quelques réglages sonores pour se concentrer sur le bon point, le choix de la difficulté. Rien d’innovant en soi, la difficulté pouvant être choisie en fonction de son niveau, avec une I.A. redoutable en Expert, mais le petit plus vient de l’option pour avoir une IA qui s’adapte en fonction du niveau du joueur. Cela évite de s’arracher les cheveux, tout en s’assurant un minimum de challenge. Une fois n’est pas coutume, nous allons aborder l’aspect multijoueur avant le solo. En effet, c’est bien sur cet aspect que le jeu déçoit. Côté local, on peut jouer à deux, et ce que ce soit pour un match rapide (règles normales, on choisit la map, les persos et c’est parti) ou un match aléatoire (avec un scénario choisi aléatoirement dans ceux proposés dans la campagne). Heureusement, on peut toujours parcourir la campagne solo à deux en local, histoire de découvrir l’ensemble des scénarios et de tout débloquer avec un ami, même si on joue contre lui.

Malgré cela, ça manque un peu de possibilités, comme un générateur de maps pour renouveler l’intérêt, surtout qu’on fait rapidement le tour des douze maps proposées (dont 4 à débloquer). Cela manque également de réglages, d’options pour que les parties puissent être fun et pour maintenir l’intérêt sur le long terme. Sans cela, le soft se cantonne à quelques parties plaisantes de temps en temps, alors qu’il aurait pu être un indispensable de soirées, comme les Worms. Mais le souci, c’est surtout que le multijoueur en ligne, en plus de ne proposer que les parties rapides ou aléatoires, est plombé par un netcode qui n’est pas au point. Déjà que le multi en ligne n’est pas des plus peuplés, ça devient difficile de vouloir y retourner encore et encore. Reste alors le mode solo, plutôt agréable avec sa trentaine de missions scénarisées. Comprenez par là qu’il y a des facteurs qui influencent le cours de la partie, que ce soit des ovnis qui sèment la pagaille sur la carte, des espagnols qui attaquent de toute part, de la neige accompagnée de bonhommes de neige énervés, etc. Les situations se renouvellent suffisamment pour qu’on ait plaisir à les découvrir. Ce qui est dommage par contre, c’est qu’il y a huit cartes débloquées dès le début et que les quatre dernières, pour arriver à un total de douze donc, ne se débloquent que dans le dernier tiers de la campagne. Il aurait été bon de revoir le système pour l’étaler un peu mieux sur le temps.

De bonnes idées…



Bon point en revanche, les cartes sont plutôt agréables, assez inspirées et détaillées. On en fait vite le tour malgré tout. Petite parenthèse au passage pour signaler que les sprites, à l’image des maps, sont plutôt soignés. Visuellement, le jeu est agréable pour le genre, avec son univers Maya poussé. Il fait moins cartoon que les Worms et quelques petits détails mériteraient d’être peaufinés mais dans l’ensemble le travail est satisfaisant. Les musiques et bruitages, bien que collant à l’ensemble, sont vite répétitifs. Pour en revenir à la campagne, qui permet également de débloquer quatre dieux mayas (il y en a dix jouables en tout), il est bon de noter qu’on fait rapidement l’impasse sur le scénario, malgré un humour qui peut faire mouche, et qu’on enchaîne les missions sans trop regarder l’habillage de l’émission télévisée. Régulièrement, on peut tout de même choisir entre deux scénarios, histoire d’anticiper légèrement à quoi on va se frotter. Si l’ensemble de la campagne se fait en versus contre l’IA (ou un ami en multi local), il est bon de noter que certains passages sont collaboratifs, notamment lorsqu’un ancien dieu maya se réveille pour tout détruire dans le niveau. Le tout dernier niveau est d’ailleurs entièrement collaboratif. Il est même plutôt long, voire légèrement ennuyant à la longue… Pour l’ensemble de la campagne, comptez environ sept heures (plutôt honnête pour un titre à 6,99€), ce qui comprend quelques niveaux à retenter.

Ceci dit, venons-en au cœur du jeu, le gameplay. Contrairement à la licence dont il s’inspire, Mayan Death Robots ne demande pas de détruire directement l’adversaire, mais bien un noyau, sorte de coffre avec 100 points de vie (500 sur un niveau spécifique). Pour y parvenir, le joueur peut utiliser quatre fonctions à sa disposition : deux armes (fusées, grenades, lances, torpilles qui creusent et autres joyeusetés plus loufoques), un saut (on ne peut pas déplacer son personnage autrement) et un système de construction lorsqu’on a des blocs en réserve (on gagne un bloc à chaque tour, jusqu’à cinq, et on les perd tous en mourant). Bien entendu, si le noyau tombe dans le bas de la map ou dans l’eau, il est détruit. L’idée est plutôt bonne, surtout qu’on peut tuer son adversaire pour gagner un tour de plus, le temps qu’il ressuscite. Cela ajoute un petit côté stratégique supplémentaire qui n’est pas désagréable. Pour le reste, le gameplay est plutôt simple, les armes servent à détruire une portion du terrain, à infliger des dégâts au noyau ou à l’adversaire et à tuer les mayas adverses pour augmenter son rayon d’action. Plus il augmente, plus nos armes font des dégâts. Même si chaque dieu maya a ses propres armes, il est dommage de voir qu’il faut à chaque fois se contenter des deux imposées. Certes, quelques armes spéciales viennent pimenter la partie de temps en temps mais ça reste léger.

Le saut permet de gagner en hauteur pour trouver un meilleur point de vue ou de se déplacer à défaut de pouvoir bouger notre personnage avec les sticks. Attention à ne pas aller dans la moitié de l’adversaire, sans quoi ses mayas nous attaquent (et inversement). Quant aux blocs, ils permettent d’obstruer le tir de l’adversaire ou de protéger son noyau. La différence majeure avec la concurrence, c’est qu’ici les deux joueurs sont en action durant un même tour. Concrètement, en même temps, les deux adversaires choisissent l’action à appliquer. Une fois le temps imparti écoulé, un deuxième chrono s’enclenche pour permettre à chacun d’ajuster les trajectoires ou de placer les blocs, en sachant que l’adversaire voit toujours les actions/trajectoires de l’autre. Dommage d’ailleurs que le vent ne soit pas pris en compte lors des tirs, alors que la gravité est plutôt bien intégrée. Certains n’apprécieront pas le système mais il faut reconnaître qu’il ajoute ce petit côté guerre psychologique demandant d’anticiper et de ne pas trop se précipiter durant un tour. C’est plus tactique mais c’est aussi moins fun.

L’avis perso de Vincent // Pour quelques moments sympas !

J’ai plutôt apprécié le titre à petites doses, surtout en solo et en multi local. Les scénarios apportent un vrai plus, masquant un tant soit peu la redondance des maps, surtout qu’on n’en a que 8 pendant un bon moment, les quatre dernières étant à débloquer dans le dernier tiers de la campagne. Le boss de fin m’a bien saoulé d’ailleurs… Néanmoins, même s’il ne détrône pas Worms, loin de là, le titre a réussi à me faire passer quelques agréables moments. Dommage que les développeurs aient manqué d’ambition sur certains points, ce qui limite fortement l’intérêt sur le long terme. Reste que pour 6,99 euros, ça permet de passer un bon moment de temps en temps, du moins si on accroche au gameplay assez particulier.


Point complet
Mayan Death Robots propose quelques bonnes idées qui auraient pu lui permettre de rivaliser avec la concurrence. Les scénarios, la mise en scène des anciens dieux mayas, le système du noyau à détruire (un classique d’autres genres), les armes spéciales, l’intervention des éléments contextuels, bref, il y a du travail, d’autant que l’ensemble est assez agréable à l’œil. Le jeu est même appréciable pour quelques parties de temps en temps, et ce aussi bien en solo qu’en multi local. Reste que l’intérêt sur le long terme est fortement entaché par de gros manques (pas assez d’armes, pas assez de possibilités, peu d’options, pas de générateur de carte, pas assez de modes différents…), d’autant que ça manque de fun et que c’est vite répétitif. Dommage, avec plus d’ambitions et de moyens, il y avait de quoi faire un très bon titre. En l’état, il ne reste qu’un « petit » jeu appréciable pour une partie de temps en temps, sans forcément plus.

On a adoré :
Campagne agréable…
Et jouable à 2 en local
Un prix doux
Les scénarios
Les armes spéciales
L’intervention des dieux anciens
Quelques subtilités
La gestion du rayon d’action
Assez tactique
L’IA adaptative
Les blocs de construction
Sympa pour quelques parties…
On n'a pas aimé :
Vite répétitif
Boss de fin lassant
Voir les actions de l’autre
Musiques et bruitages oubliables
Ca manque de fun
Multijoueur minimaliste
Ne pas déplacer le perso à sa guise
Netcode à améliorer
Manque d’options/possibilités
2 armes imposées par dieu


Consulter les commentaires Article publié le 01/06/2017 par Vincent P.



 
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