Test Max : The Curse of Brotherhood - jeux vidéo Xbox One

XBOX ONE GAMER
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Max : The Curse of Brotherhood



Editeur
Pan Vision
Développeur
Press Play
Distributeur
Xbox Live Arcade
Genre
Plateformes Réflexion
Statut
Disponible
Date de sortie
  20.12.2013
Nombre de joueurs
1
Prix de lancement
14,00 €

En 2010, les développeurs danois de Press Play ont sorti un Max and the Magic Marker plutôt sympathique, qui permettait de découvrir un jeu de plateforme à la progression soumise quelque peu à l’imagination. En effet, le joueur devait utiliser un marqueur magique permettant de faire des dessins qui prenaient vie, jouant notamment avec les lois de la physique. En mars 2013, le studio a annoncé un nouvel opus nommé Max : The Curse of Brotherhood attendu sur Xbox 360. Au mois d’août, c’est la version Xbox One qui a été dévoilée et c’est d’ailleurs la première à avoir vu le jour. Reste à voir ce que vaut ce volet qui change quelque peu de l’orientation originale.

Tout est dans le gameplay




Max : The Curse of Brotherhood démarre sur une petite cinématique (qui rame énormément, comme toutes les autres) qui met directement dans l’ambiance. Couleurs chatoyantes, personnages ronds, les visuels sont mignons et on découvre Max qui, dérangé par son frère, souhaite le voir disparaître. Son vœu est malheureusement exaucé. Pris de remords, il n’hésite pas à se lancer à sa poursuite pour le sauver. Le scénario est on ne peut plus simpliste et à vrai dire il n’évolue quasiment pas. L’écriture est ultra sommaire et tient sur un timbre-poste. Malgré tout, on se plonge dans l’aventure et on découvre rapidement que l’on est en mesure d’utiliser un marqueur magique (l’explication est donnée, nous nous taisons pour ne pas gâcher la surprise). Celui-ci permet d’interagir avec certains éléments. La progression se fait en 2D, avec un jeu en 3D, ce que l’on qualifie communément de jeu en 2.5D. Avec son orientation plateforme, le titre de Press Play demande simplement d’aller de l’avant et d’utiliser le marqueur pour venir à bout de quelques puzzles. C’est là la grande force du jeu puisque, au fil de la progression, on découvre de nouveaux pouvoirs. On commence donc par ériger des monticules plus ou moins hauts, puis par créer des branches ou des lianes, avant de pouvoir générer des cours d’eau ou encore des boules de feu.

L’aspect malin, c’est qu’on vient petit à petit à combiner les pouvoirs, pour accrocher une liane à un monticule ou encore pour transférer le feu à utiliser avec le marqueur sur une branche que l’on peut déplacer. Les possibilités sont plutôt sympathiques et les développeurs ont fait en sorte que les mécaniques de jeu se renouvellent durant les cinq heures (pile) que durent l’aventure (les néophytes et autres amateurs peuvent rajouter une heure ou deux). Résultat, on ne s’ennuie jamais. En plus, deux objectifs annexes sont de la partie, le premier consistant à détruire des plantes terminées par un œil, et le deuxième à récupérer des morceaux d’un médaillon. Cela influe légèrement sur la durée de vie en fonction de l’habileté de chacun. Pour notre part, les cinq heures prennent en compte l’aventure, ratés compris, et la récolte de la plupart des éléments secondaires (il manquait une pièce du médaillon et une douzaine de plantes à arracher à la fin de l’aventure). Les amateurs de Succès seront les plus concernés et ils seront ravis de pouvoir refaire les niveaux en sélectionnant le chapitre (sur sept) et le sous-chapitre directement à partir du menu (avec des ronds vides ou pleins pour indiquer si tout a été trouvé ou non). Ceci dit, revenons au gameplay. Celui-ci mise avant tout sur des phases de plateformes.

Il n’y a rien de difficile en cela, mais les sauts étant relativement imprécis (défaut déjà présent dans Max and the Magic Marker), cela peut causer quelques ratés, notamment lorsque le joueur est confronté à un passage demandant de faire preuve d’un bon sens du timing. Pour le reste, la difficulté relève de la capacité à résoudre les énigmes et à orienter les créations (gâchette plus stick droit) avec le marqueur magique. Si le premier jeu avec Max de Press Play laissait libre cours à son imagination, Max : The Curse of Brotherhood bride totalement celle-ci. En effet, cette fois-ci, le marqueur ne peut être utilisé qu’à des endroits très précis que le joueur ne peut pas manquer vu les aides visuelles incorporées. Les couleurs permettent même de savoir quel élément sera utilisé, en sachant que cela se fait automatiquement. Le joueur doit simplement faire apparaître le marqueur avec la gâchette et bouger le stick sur le point prévu à cet effet pour créer l’élément nécessaire. Il peut ensuite cliquer dessus avec le marqueur pour le détacher (branches et lianes – un deuxième pointage ou une création sur le même point supprime l’élément détaché) ou le supprimer (eau et terre).

Un jeu 360 sur One…




Cela reste donc très scripté, entraînant deux conséquences. La première, c’est que l’aventure est vraiment facile pour un habitué, faisant juste appel à un poil de réflexion pour certains passages et à un peu d’habileté. La seconde, c’est que la progression est bien maîtrisée et que les amateurs finissent forcément par trouver une solution s’ils viennent à être bloqués. Pour certains passages demandant d’agir dans un certain laps de temps, la progression se fait par l’échec, ce qui peut être dû à un élément moins visible ou à un léger manque de précision avec l’utilisation du marqueur. Néanmoins, les checkpoints étant tous très rapprochés, on recommence simplement au début du passage en cours. Dans tous les cas, le gameplay reste bien pensé, bien utilisé et surtout bien combiné, d’autant que le chapitre six apporte un autre élément qui renouvelle encore la mécanique, même avec tous les pouvoirs acquis. Globalement, il est plaisant de jouer avec la physique, même si parfois certains scientifiques pourraient se retourner dans leur tombe. Visuellement, les cinématiques sont vraiment très jolies, mais elles rament, ce qui est simplement inconcevable sur une nouvelle console pour un tel jeu. En revanche, en pleine partie, le tout s’avère globalement fluide, même si quelques chutes de frame-rate se font sentir, notamment lorsqu’on débloque un succès ou que la console enregistre un extrait du jeu de manière automatique.

Les graphismes sont quant à eux très proches de ce que l’on voit sur la précédente génération et on sent bien que le titre était avant tout développé sur Xbox 360. Les textures sont assez sommaires et rien ne respire la new-gen, pas même les effets visuels, sympathiques au demeurant (notamment la gestion de la luminosité). En revanche, il faut reconnaître que c’est plutôt propre et que le tout reste agréable à l’œil grâce à l’univers enfantin (bien que le jeu ne soit pas vraiment pour les plus jeunes), aux couleurs saturées et aux environnements, vraiment très appréciables, en plus d’être variés. On regrette tout de même la présence de plusieurs bugs, à commencer pour notre part par un freeze du jeu, une liane coincée dans un élément du décor qui nous a obligés à recharger le chekpoint, des écrans de chargement avec une partie sombre empêchant de voir le numéro du chapitre en cours, ou encore une mort instantanée lors du boss de fin suivie d’une nouvelle mort instantanée lors de la réapparition… La troisième fois a heureusement été la bonne, mais cela reste frustrant et ça le sera assurément pour les chasseurs de Succès. Pour terminer sur une note plus positive, soulignons que la musique n’est pas inoubliable mais elle participe bien à l’ambiance qui, combinée au gameplay en perpétuel renouvellement, nous garde scotché à la manette.

Point complet
Max : The Curse of Brotherhood se présente au final comme une bonne petite surprise que l’on parcourt en cinq heures (un peu plus pour un néophyte, un amateur ou celui visant le 100%) sans s’ennuyer. Rien que pour cela, ça vaut le coup de lâcher 14,99 euros pour ce jeu de plateforme en 2.5D avec une touche de réflexion. On ne regrette pas l’achat, mais on peut regretter que les développeurs n’aient pas pris/eu le temps de mieux peaufiner leur bébé. En effet, les cinématiques, aussi jolies soient-elles, rament sacrément et divers bugs, qui bloquent parfois la progression, sont à signaler. En plus, les imprécisions liées aux sauts, déjà pointées du doigt dans le premier jeu avec Max (bien que le précédent et le nouveau soient finalement assez éloignés en termes de concept), sont toujours de la partie. Au final, on y joue pour son gameplay, on s’amuse à créer des éléments, même si le processus de création est très scripté, on joue avec la physique et on progresse, découvrant toujours de nouvelles mécaniques de jeu, jusqu’à la fin sans trop de prises de tête. Les habitués garderont quelques réserves après l’avoir fini, alors que les moins exigeants conserveront le souvenir d’une sympathique aventure, sans forcément bien plus.

On a adoré :
+ Gameplay malin
+ Mécaniques de jeu renouvelées
+ Rapport prix/durée de vie
+ On ne s’ennuie pas
+ Décors variés appréciables
+ Univers super mignon
+ Visuellement propre
+ Cinématiques jolies…
On n'a pas aimé :
- Qui rament !
- Graphismes pas très new-gen
- Des imprécisions
- Pas mal de petits bugs
- Scénario ultra minimaliste
- Assez facile et plutôt scripté


Consulter les commentaires Article publié le 29/01/2014 par Vincent P.



 
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