Test Lightning Returns : Final Fantasy XIII - jeux vidéo Xbox One

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Lightning Returns : Final Fantasy XIII



Editeur
Square Enix
Développeur
Square Enix
Genre
Jeu de rôle (RPG)
Statut
Disponible
Date de sortie
  14.02.2014
  11.02.2014
  21.11.2013
Nombre de joueurs
1

Même si les derniers épisodes n’ont pas fait l’unanimité, en particulier auprès des joueurs de la première heure, il faut reconnaître que Final Fantasy reste une licence emblématique du jeu vidéo. Intitulé Lightning Returns : Final Fantasy XIII, ce nouvel opus clôt la trilogie initiée avec Final Fantasy XIII. Les joueurs peuvent donc y retrouver Lightning, qui sort de sa stase... Alors, final en beauté ou épisode de trop ?

Une course contre-la-montre




Dans les RPG, il est régulièrement question de sauver le monde. Lightning Returns coupe avec ces poncifs, puisque le monde est de toute façon condamné. La seule chose que Lightning puisse faire, c’est de sauver un maximum d’âmes afin de repousser un peu cette échéance. Cette trame explique la structure un peu particulière du jeu, entièrement basé sur le temps qui défile constamment et rapproche Lightning de la fin du monde. Le temps est donc la base du jeu, avec l’horloge qui tourne dans un coin de l’écran, et les jours qui défilent, donnant un certain sentiment d’oppression. Lighnting dispose de six jours avant la fin, mais si elle parvient à sauver suffisamment d’âmes, ce délai est légèrement prolongé. Ainsi, dans le meilleur des cas, l’aventure se termine le quatorzième jour. Autant le dire tout de suite, ce système pourra rebuter de nombreux joueurs, car le chrono qui tourne, même s’il s’agit d’un enjeu qui découle logiquement du scénario, fait peser un couperet au-dessus de la tête des joueurs qui peuvent vite se sentir frustrés par cette limite. En effet, pas le temps ici d’explorer les moindres recoins, de prendre son temps et d’errer dans les villages, il faut être rapide et efficace. L’autre côté un peu déconcertant est que la quête principale est en fait découpée en cinq quêtes qui peuvent se mener parallèlement, voire dans le désordre, au gré des voyages et des envies du joueur. Il est facile de se sentir perdu entre les quatre zones accessibles dès le début de l’histoire, et tout aussi facile de perdre une journée de jeu parce qu’on a raté l’heure du rendez-vous... D’autant plus que les indications sont souvent assez vagues, tant pour les quêtes principales que pour les secondaires.

En plus de ces quêtes principales, de très nombreuses quêtes secondaires sont disponibles auprès des nombreux personnages peuplant les contrées de Nova Chrysalia, ou sur le tableau des prières géré par Chocolina. En fonction de leur difficulté (une à trois étoiles), elles rapportent plus ou moins de Radiance, l’énergie qui permet de retarder l’échéance fatale, au joueur de choisir qui il veut aider. Inutile d’espérer finir le jeu sans en effectuer un certain nombre, tant pour les jours supplémentaires à grappiller, que pour les améliorations des statistiques, sous peine de se faire sérieusement botter les fesses par le premier boss venu... Ces activités sont assez variées et sont l’occasion de raconter de petites histoires. Il est donc très important de gérer le temps de façon optimale entre les différentes activités, en profitant des délais d’attente nécessaires au déclenchement de l’objectif suivant pour en accomplir d’autres en attendant. En effet, même si Lightning possède un pouvoir de Chronostase, son utilisation est limitée par le nombre de PE disponibles. De plus, tous les jours à 6H du matin, Lightning est téléportée sur l’Arche, sorte de zone hors du temps pour faire une sorte de bilan de la journée, abandonnant toute activité en cours sur Nova Chrysalia. Sur l’Arche, le temps s’arrête, et le joueur peut retenter les combats contre les boss afin d’améliorer son score.

Tant à faire en si peu de temps




Accomplir le plus de quêtes possible est donc essentiel, car contrairement aux RPG classiques, ce ne sont pas les combats qui font progresser les stats des personnages, mais la réussite des objectifs. Les combats servent donc seulement à récupérer des matériaux et regagner des Points d’Energie. Comme le reste du jeu, le système de combat est à part de ce qui se fait traditionnellement dans les RPG. Lightning peut équiper trois tenues (parmi un choix très conséquent), chacune ayant des caractéristiques/pouvoirs qui lui sont propres, et y assigner une arme, un bouclier, un accessoire et un ornement. Les changements de tenue se font instantanément en combat, par simple pression d’une touche. Quant aux compétences/pouvoirs, seuls quatre d’entre eux peuvent être assignés à une tenue, associés aux touches Y, A, B, X. Les actions restent classiques : attaques physiques, élémentales, magies d’altérations d’état/de soutien et la garde, à ne pas négliger pour mettre en choc instantanément l’ennemi si elle est réalisée au moment parfait (la concentration est donc de mise en permanence). Chaque tenue dispose d’une jauge ATB et chaque action coûte un certain nombre de segments ATB. Il n’y a donc pas de menu de combat, il suffit d’appuyer sur les touches correspondantes pour agir et d’alterner les styles en fonction de l’ATB disponible. Lightning peut se déplacer dans l’arène de combat. Les combats se déroulent toujours en arène, mais les ennemis apparaissent dans les environnements, avec un système d’avantage/pénalité sur les PV en fonction du premier contact.

Il faut absolument exploiter les points faibles des ennemis pour éviter les combats à rallonge, et régulièrement adapter ses styles et compétences en fonction des ennemis locaux. Ces combats tirent plus sur l’action que sur le RPG et ne plairont pas à tous, de plus ils exigent une bonne dose de stratégie. Il est bon de préciser que cette fois-ci, Lightning combat seule, hormis quelques alliés occasionnels. Une fois le système maîtrisé, cela reste assez pratique à utiliser, mais loin du RPG classique au tour par tour. A noter que le jeu intègre un système d’amélioration des compétences/magies et armes. Du côté des graphismes, les cinématiques sont toujours aussi réussies, en revanche, le reste est un peu plus inégal, de très beaux décors côtoient des textures très basiques par endroit. On note un clipping assez récurrent pour les PNJ, ainsi que quelques ralentissements occasionnels. Les développeurs ont pris soin de rendre l’environnement très vivant, il n’y a que quatre zones, chacune avec une identité très marquée, mais elles sont soignées et recèlent pas mal de détails à explorer. Les habitués de la série retrouveront avec plaisir certains personnages, créatures et même des thèmes musicaux des anciens volets. On regrette que les voix soient en anglais (ou en japonais, les joueurs ont le choix) car, si pendant les cinématiques il n’est pas gênant de lire les sous-titres, cette lecture devient nettement plus problématique en pleine action, Hope ne cessant de bavarder et de donner des renseignements.

Or vu le manque de temps, il est difficile de s’arrêter pour l’écouter, tout comme il est difficile de lire les traductions en se concentrant sur l’action. Du côté des détails esthétiques, l’écran de chargement est assez pénible pour les yeux (une sorte de tunnel psychédélique). En revanche, d’autres écrans de chargement apportent des anecdotes et renseignements sympathiques à lire. La difficulté du jeu réside dans l’optimisation du temps, il est quasi impossible d’accéder au quatorzième jour sans guide, lors de la première partie, il faut s’armer de patience et recommencer encore et encore le jeu afin d’exploiter au mieux le temps alloué à la Libératrice. En mode normal, les combats ont tendance à s’éterniser (même contre les monstres de base) et les PE étant plus difficiles à regagner (tout comme les PV) le recours à la chronostase doit se faire avec parcimonie, c’est pourquoi même pour les habitués des RPG, la première partie gagne nettement à être effectuée en mode facile… Cela évitera de passer son temps à marteler les touches d’attaque lors des combats. Une fois le temps écoulé, si les quêtes principales ne sont pas achevées, c’est le game over qui survient. Heureusement, il est possible de réessayer en conservant une grande partie de l’inventaire. Après avoir fini le jeu une première fois, le mode difficile est débloqué, permettant alors d’améliorer encore personnages, armes et accessoires.

Point complet
Difficile de cataloguer ce Lightning Returns, son système basé sur le temps ajoute un enjeu important, mais pourra frustrer fortement les joueurs aimant prendre le temps de savourer un jeu. Le contenu est au rendez-vous, avec des quêtes secondaires nombreuses et assez variées. Les combats tirent plus vers l’action que vers le RPG, avec des attaques assignées aux touches de la manette. La possibilité de mener toutes les quêtes principales en parallèle est intéressante mais ajoute un peu au sentiment de confusion devant tant de choses à faire en si peu de temps. En effet, quasiment tout est accessible depuis le début, ce qui donne une grande liberté au joueur, mais donne l’impression d’être un peu perdu. Cet étrange mélange action/RPG demande à être essayé pour voir si l’on y accroche, d’autant que le scénario est un peu alambiqué, et ce inutilement, et que certains personnages manquent toujours autant de charisme. Un OVNI à tester si le sentiment d’urgence permanent ne vous rebute pas...

On a adoré :
+ L’enjeu du temps
+ Univers soigné et vivant
+ Références aux anciens FF
+ Nombreux styles à personnaliser
+ Les combats assez stratégiques
+ Les musiques
+ Quêtes secondaires à foison
+ Système temporel bien conçu
+ Gros challenge !
+ Énorme liberté...
On n'a pas aimé :
- Sentiment d'être un peu perdu
- Frustration du temps qui passe
- Graphismes inégaux
- Combats longuets en normal
- Certains persos peu charismatiques
- Scénario inutilement confus


Consulter les commentaires Article publié le 26/05/2014 par Julie B.



 
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