Test Les Sims 4 - jeux vidéo Xbox One

XBOX ONE GAMER
connecté, 41 195 membres  |  Se connecter  -  S'inscrire 
 
 



Nombre de joueurs
1

Au milieu des deux désastreux lancements que sont Need For Speed Payback et Star Wars : Battlefront II pour EA, une autre grosse franchise de l’éditeur est arrivée discrètement sur notre Xbox. Trois ans après son lancement sur PC, Les Sims 4, la simulation de vie incontournable, est enfin jouable depuis le confort de votre canapé. Alors, pour oublier les tracas du quotidien, quoi de mieux que de vivre la vie d’un autre ?

Et dieu créa l’homme à son image



Les Sims 4 sur Xbox One est un portage direct du jeu PC, offrant l’expérience complète de manière quasi inchangée, cheat codes inclus (« rosebud », ça vous parle ?). Ce n‘était pas vraiment le cas avec les précédentes éditions des Sims sur console, qui misaient sur une progression plus scénarisée et perdaient au passage de nombreuses options. Le gameplay est donc authentique et robuste, affiné par des années d’expérience sur PC, mais le passage à la manette le rend aussi bien plus compliqué à prendre en main. Pour ceux qui auraient besoin d’un rappel, même si la majeure partie d’entre vous a probablement déjà supervisé la vie de plusieurs générations de sims dans les années 2000, le jeu est ce qui se rapproche le plus d’une maison de poupée virtuelle. Bâtissez la maison de vos rêves, installez-y un sims, toute une famille ou encore un groupe de colloc, et participez activement à leur vie quotidienne, observant leurs relations, leurs évolutions, leurs joies et leurs peines. Vous commencez donc par la création de votre premier sims, via un éditeur très complet vous permettant de personnaliser le moindre aspect physique de façon très poussée, sa personnalité, ainsi que la garde-robe qu’il revêtira en fonction des situations. Que vous souhaitiez le faire à votre image ou complètement loufoque, l’éditeur vous permet de nombreuses fantaisies. Bien que la sélection de vêtements soit un peu limitée, à moins d’acheter les extensions, vous n’aurez aucun mal à trouver chaussure à votre pied. Le choix des traits de personnalité et de l’aspiration a été étendu et vous permet à la fois de déterminer les envies sur le long terme de votre sims, mais aussi ce qui lui est indispensable au quotidien.

Vous sélectionnez d’abord une aspiration, l’objectif à long terme dans la vie de votre sims. Devenir peintre, bodybuilder, richissime ou même avoir une famille de vampires, les aspirations sont variées. Vous aurez aussi le choix entre trois traits de personnalité principaux, ainsi qu’un trait bonus associé à l’ambition personnelle de votre sims. Vous pourrez par exemple créer un geek solitaire qui a besoin de passer du temps seul devant son ordinateur et qui cherche à devenir un expert en informatique, ou un extraverti qui a toujours besoin de sortir, de passer du temps avec les autres et qui rêve de devenir un maître de la création de cocktails… Une fois votre petite famille terminée, il est temps de vous installer dans l’un des trois quartiers que propose le jeu. Si les plus feignants choisiront un emplacement clé en main, les autres s’orienteront vers un terrain vide pour construire leur habitat de toutes pièces, via un éditeur complet qui propose de très nombreuses options de personnalisation. Se prendre pour un architecte et gérer les moindres petits détails pour garantir que votre création sera à votre image est toujours un aspect très satisfaisant dans les Sims. Bien entendu, vous ne pourrez pas réaliser toutes vos envies dès le début, adieu donc les plus beaux meubles, les écrans géants et les maisons sur trois étages. Votre premier logement risque bien de ressembler davantage à un logement étudiant meublé chez Ikea qu’à un manoir Victorien… Pour vivre dans l’opulence et avoir la maison qui fera l’envie du voisinage, il va falloir travailler !

En fonction de vos aspirations et intérêts, vous aurez accès à différents jobs, dans lesquels vous pourrez évoluer en remplissant différentes conditions et en développant certaines compétences, grimpant ainsi l’échelle hiérarchique et la grille salariale par la même occasion. Malgré l’aspect Métro-Boulot-Dodo, ce sont ces divers petits objectifs qui permettent de vous donner un sentiment d’évolution, chaque action réalisée par votre avatar étant liée à une barre de progression qui au fil des niveaux lui permettra de réaliser davantage de choses. La famille et les relations sociales sont bien entendu des aspects primordiaux, et votre jeune sims célibataire pourra rencontrer et s’éprendre d’amour pour un ou une autre sims (le jeu étant très libéral dans son approche de l’amour, vous pouvez donc draguer n’importe qui, la Mort étant d’ailleurs un personnage avec lequel il est possible de flirter), avec lequel il pourra s’installer, se marier et bien entendu avoir des enfants. Il faudra les élever depuis leur plus jeune âge, en commençant par leur apprendre à parler, puis à les aider à faire leurs devoirs, voire même à supporter leur phase gothique d’adolescents en pleine puberté. A la mort de votre sims original, l’aventure continue avec les autres membres de la famille, ce qui permet virtuellement de suivre la même lignée à l’infini. Le jeu prenant place dans différents petits quartiers, vos options de loisirs sont assez réduites, notamment dans les quartiers les plus résidentiels. Il vous faudra donc souvent voyager d’un quartier à l’autre si vous souhaitez accéder à de nouveaux lieux de sortie. Ce voyage s’accompagne d’un long temps de chargement, on regrette clairement le large environnement ouvert que proposait les Sims 3. Au final, l’univers perd un peu le côté « petite ville » et limite un peu ses options, certains points d’intérêts majeurs n’existant plus, comme les supermarchés par exemple.

L’enfer du micromanagement

Le jeu est donc une véritable simulation de vie et, pour vous aider à appréhender la large palette d’options à manager et de menus à parcourir, il vous propose de très nombreux tutoriels, qui viendront vous aider à chaque nouvelle étape importante. S’ils sont appréciables, ils sont néanmoins beaucoup trop nombreux, le titre vous invitant parfois à lancer plusieurs tutoriels quasiment simultanément. Ils apportent aussi parfois leur lot de confusions, certains pouvant être navigués librement à l’aide d’un bouton « suivant » quand d’autres vous forceront à fouiller dans les menus pour déclencher la suite des informations. Avec pour seul objectif de s’occuper de la vie quotidienne de vos sims et du micromanagement de leurs moindres désirs, le gameplay n’est en théorie pas franchement compliqué à appréhender, si vous parvenez à apprivoiser l’interface et à dompter les contrôles à la manette ! Si on apprécie le portage direct PC, puisqu’il a conservé l’ensemble des options présentes dans le jeu et l’optimisation suivant de trois ans de vie sur la plateforme, on regrette que l’interface soit si compliquée à utiliser à la manette.

En effet, la navigation n’est clairement pas intuitive, que ce soit pour naviguer d’un menu à un autre ou pour réaliser des actions en jeu. Le soft lui-même est conscient de ce défaut et il vous le rappelle en permanence, en vous indiquant à l’écran le bouton à utiliser pour ouvrir le menu vous détaillant l’ensemble des commandes, qui changent en fonction du mode de jeu dans lequel vous êtes (Mode Vie, Mode Construction…) ! Le marécage de menus n’est pas le seul aspect compliqué à prendre en main. Par exemple, la création affinée du personnage ou du logement est rendue très difficile par un curseur hyper sensible devenant vite incontrôlable, qui d’une seconde à l’autre décide de s’emballer et d’accélérer pour parcourir tout l’écran en une fraction de seconde. Il vous posera aussi problème en mode Vie quand il s’agira de naviguer dans votre environnement pour désigner des tâches à vos sims. L’expérience n’est donc clairement pas optimale, elle aura du mal à devenir parfaitement naturelle et risque d’entacher le plaisir, voire de venir à bout de la patience de nombreux joueurs. A noter aussi que les textes à l’écran sont très petits et risquent d’être parfois illisibles pour ceux qui seraient trop éloignés de leur écran.

Contenu téléchargeable

Les extensions de contenu ont toujours été une partie intégrante de l’univers des Sims. A l’époque vendues sous la forme d’un CD d’extension, c’est aujourd’hui en tout digital que l’on retrouve le contenu à ajouter au jeu de base. EA, en bon expert du DLC et de la monétisation de ses jeux, propose déjà 6 extensions ! Le jeu étant vendu à sa sortie au prix raisonnable de 40€, il vous faudra néanmoins dépenser 80€ de plus si vous souhaitez avoir accès à l’ensemble des extensions déjà existantes, et encore c’est si vous profitez de l’offre en bundle offrant trois extensions à prix réduit. Parmi elles, « Vie Citadine » vous coûtera 40€ (le prix du jeu de base !) pour vous permettre d’accéder à une nouvelle zone urbaine, à de nouveaux lieux de loisirs et aux appartements, « Vampires » ajoute un côté surnaturel avec une nouvelle zone et des sims vampires, et enfin, quatre extensions cosmétiques viennent ajouter de nouveaux objets : vintages, de luxe, pour faire la fête ou pour meubler votre terrasse… Du contenu qui aurait pu être intégré au jeu de base pour garantir une expérience plus riche et plus variée d’emblée, d’autant que rien ne justifie son absence, mis à part l’amour d’EA pour ses consommateurs « vaches à lait ». Pour rappel, acheter le jeu et l’ensemble de ses extensions sur PC vous coûtera aujourd’hui plus de 300€, c’est le même chemin que prend cette édition Xbox One à peine lancée. Les plus grands fans feront donc le tri parmi les extensions qu’ils jugent indispensables, les autres passeront leur tour et laisseront de côté une bonne partie de ce que le soft pourrait offrir, dommage.
Article rédigé par Arnaud/moshi


Point complet
Les Sims 4 sur Xbox One nous offre une expérience unique sur la plateforme et, à l’heure actuelle, aucun autre jeu ne peut venir s’y comparer. Complète et sans concession, cette version est fidèle à la version PC, pour le plus grand plaisir des fans et de tous ceux qui n’y avaient pas accès jusque-là. Malheureusement, la joie de retrouver tout cet univers et de gérer au quotidien la vie de nos Sims est clairement entachée par une prise en main difficile, inadaptée à la plateforme. Les menus et la navigation sont compliqués, le pointeur carrément incontrôlable et la vague de tutoriels risque bien de vous noyer… Néanmoins, pour ceux qui préfèrent jouer sur leur console plutôt que sur un PC, avec un peu de patience et de persévérance, vous retrouverez tout ce qui nous fait aimer les Sims, avec une création poussée des personnages et des lieux de vie, ainsi que de très nombreuses options pour orienter la vie de vos avatars. De quoi vous occuper de longues heures, voire quelques années si vous cédez à l’appel des extensions proposées.

On a adoré :
Simulation de vie, un genre unique sur Xbox One
Expérience aussi complète que sur PC
Création (famille / environnement) poussée et efficace
Gérer les moindres détails de la vie de vos sims…
Ou les laisser vivre, à chacun sa recette
On n'a pas aimé :
Prise en main et menus inadaptés à la manette
Tutoriels à outrance
Plusieurs centaines d’€ à dépenser pour accéder aux extensions, dont certaines vendues dès la sortie


Consulter les commentaires Article publié le 03/01/2018 par Vincent P.


PUBLICITE
DERNIERES NEWS
LES FORUMS BOUGENT

 
Xbox Gamer est un magazine online de jeux vidéo informant sur la console Xbox One et la Xbox 360 de Microsoft. Copyright XGN © 2002-2018