Test Lara Croft and the Temple of Osiris - jeux vidéo Xbox One

XBOX ONE GAMER
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Lara Croft and the Temple of Osiris



Développeur
Crystal Dynamics
Genre
Action Aventure
Statut
Disponible
Date de sortie
  09.12.2014
Nombre de joueurs
1 à 4
Prix de lancement
19,99 €

Après un premier opus très réussi, à savoir le Lara Croft and the Guardian of Light sorti il y a plus de quatre ans, Lara Croft fait son retour sur le marché digital avec une suite directe toujours développée par Crystal Dynamics et éditée par Square Enix. Le titre est-il toujours aussi réussi, dispose-t-il des mêmes atouts que son aîné ? Le changement de support a-t-il été (encore plus) bénéfique à cette saga digitale en 3D isométrique, complémentaire aux jeux « principaux » Tomb Raider ?

Lara, tu te joindras à nous !




Si de prime abord, le titre tente de proposer une histoire ancrée dans un contexte historique « réaliste » façon Egypte ancienne, il s’avère que le contexte est assez farfelu. En effet, Lara et Carter, un autre explorateur bien connu des fans de la série, sont maudits par Seth lorsqu’ils touchent ensemble le sceptre d’Osiris. Horus, fils d’Osiris et Isis, sa femme, discute alors avec nos explorateurs, qui leur précisent qu’ils sont maudits et qu’ils doivent ainsi retrouver tous les fragments du sceptre d’Osiris, qui a été séparé en plusieurs morceaux par l’horrible Seth… Les quatre compères deviennent ainsi très rapidement des compagnons de route, tandis que les dieux égyptiens, venant du monde des morts, donc Horus et Isis, se joignent à nos simples « mortels »… Etonnant. S’en suit alors une première phase d’introduction qui présente les bases du titre. Le jeu se présente, comme son aîné, sous la forme d’un jeu d’action/aventure avec vue du dessus/sur le côté, composé principalement de donjons appelés « tombeaux », sans la possibilité de bouger la caméra (et c’est bien dommage d’ailleurs), et d’une grande map principale, servant de point d’accès à chacun des tombeaux accessibles. Dans certains cas, nous avons aussi droit à certains dialogues et combats musclés, notamment avec Seth (même si certains dialogues sont caricaturaux au possible et que le concept de fin du monde façon Seth est… farfelu !).

Vous êtes rapidement mis dans le bain et avez accès, dès le début, au tombeau d’Osiris. L’objectif est simple : vous devez arriver jusqu’à la fin du tombeau, en venant à bout des quelques énigmes et micro casse-tête, en grimpant et escaladant, évitant des flammes de l’enfer et des obstacles pas forcément sympathiques, permettant ainsi de débloquer chaque salle, afin de récupérer un morceau du corps d’Osiris dans la toute dernière. Chaque tombeau est différent dans sa construction et son architecture. Tous proposent des pièges et des « énigmes » différents, une progression différente (en vitesse, dans le noir, etc.). La solution est toujours plutôt facile à trouver, et c’est bien dommage, d’autant que si vous veniez à vous perdre ou à bloquer sur un passage, la petite Lara saura toujours vous… donner la bonne solution. Niveau arsenal, vous aurez à utiliser vos grenades, des boules à déplacer, voire des « chronobombes » qu’il faut retenir avec le spectre d’Osiris et faire exploser sur certains murs. En sus, vous pourrez utiliser le sceptre pour toucher plusieurs miroirs afin d’avancer, sans oublier le grappin ou la possibilité d’actionner des leviers et des interrupteurs spécifiques. Avec la disparition de la lance de Totec, notre compagnon de route de Lara Croft and the Guardian of Light, le spectre d’Osiris fait office de remplaçant. Il est cependant légèrement moins intéressant à utiliser car il n’est pas assez mis à profit lors de l’aventure.

Celui-ci est donc utilisable en continu, il suffit ensuite d’utiliser le joystick droit pour viser afin de faire mouche, contre les mobs ou sur des miroirs par exemple. Le level design de certains tombeaux est intéressant et l’ensemble est finalement assez varié, malgré la simplicité des niveaux. Dommage que tous ne bénéficient pas du même soin. On regrette bien sûr l’absence de Totec, qui proposait avec sa lance un outil idéal pour la progression de son personnage ou de son équipe. Chaque séquence post-tombeau, dans la map principale, est entrecoupée de cut-scenes et, dans certains cas, de combats de boss sympathiques, à l’ancienne, avec la jauge de vie qui va bien et le point faible à déterminer. Dommage que ces boss soient eux aussi relativement faciles à tuer et que globalement la difficulté du titre ne soit pas forcément au rendez-vous. La présence de packs de soin disséminés tout au long de chaque niveau n’aide pas à corser l’affaire, sans parler des casse-tête pas forcément complexes. L’intérêt principal de Lara Croft et le Temple d’Osiris est de proposer, comme son aîné, de jouer à quatre en « coopération », chaque joueur humain contrôlant un personnage au choix parmi Lara Croft et Carter (les explorateurs humains), qui disposent du grappin, et Isis ou Horus (les explorateurs dieux), qui disposent du Sceptre d’Osiris.

A plusieurs, c’est carrément meilleur




La recherche de partie est plutôt rapide et le code réseau est stable, que vous soyez en partie privée ou en matchmaking avec des inconnus. Une fois le choix des personnages fait, la partie peut démarrer. C’est là que l’on sent clairement un regain d’intérêt par rapport au solo, puisque l’ensemble est encore plus nerveux, plus fun, le travail d’équipe est essentiel et le level design des niveaux se révèle légèrement plus intéressant, quelques changements apparaissant dans les niveaux, dans la façon d’avancer. A la coopération se mélange aussi un aspect compétitif bienvenu avec le ramassage d’un maximum de trésors, permettant d’ouvrir des coffres au butin de plus en plus intéressant. Lorsque vous jouez seul, Lara Croft (vous n’avez pas le choix du personnage) dispose de tout l’arsenal à disposition, c’est-à-dire le sceptre d’Osiris, très utile dans certains cas, ainsi que tout un arsenal d’armes à débloquer au fur et à mesure sur la map, ce qui comprend des fusils de chasse, snipers, lance-roquettes, mitraillettes ou fusils d’assaut, lance-flammes, etc. Chaque personnage dispose aussi de compétences spécifiques, comme le grappin de Lara et Carter ou le bouclier d’Isis. A plusieurs, certaines des compétences et l’arsenal sont dispatchés en fonction du nombre de joueurs humains, Lara n’a donc plus le spectre comme en solo, mais son grappin uniquement, et c’est là que se coordonner est essentiel pour trouver la solution. Cela permet de rendre utile chaque joueur humain, qui pourra aider ses camarades à actionner les mécanismes et à avancer dans le niveau, toujours avec le principe de récupérer un maximum de joyaux, permettant d’ouvrir des coffres avec des anneaux rares par exemple.

Si vous ne vous entendez pas avec les autres, la partie peut rapidement devenir compliquée puisque le teamkill est activé, c’est-à-dire que les explosions font des dégâts à vos amis, tout comme les grenades (que l’on pose via Y et que l’on fait exploser avec la même touche). Attention donc à ne pas vous brouiller avec vos amis car la partie peut rapidement devenir complexe (mais pas moins fun pour autant !) et les morts peuvent s’enchaîner (elles n’ont cependant pas beaucoup de conséquences, sauf pour le score et le multiplicateur de points de chaque joueur). La map, disponible via le menu de pause (comme votre inventaire et les défis du tombeau), est peu précise et sert simplement à vous situer vaguement sur le monde. Vous verrez d’ailleurs très rapidement pourquoi cet opus s’appelle Le Temple d’Osiris. En résumé, et sans vous spoiler, le temple est disponible en plein milieu de la map. Il vous permettra à terme et dans certaines situations clés de modifier le temps sur la map principale, afin d’avoir accès à d’autres endroits non accessibles normalement, avec par exemple la pluie (la montée des eaux), la neige (certains passages se débloquent ensuite), le soleil entraînant la sécheresse, etc. A la fin du jeu, vous pourrez à loisir contrôler le temps afin d’accéder à des coins et recoins inexplorés, afin de récupérer l’ensemble des collectibles habituels (crânes rouges par exemple), ou secrets et surprises. Le moteur physique est cependant assez spécial, puisqu’il pourra vous arriver de foncer sur des « piques » et mourir instantanément, ou survivre sans problème en sautant sur certains.

Dieu contrôle le temps !




Dans le même ordre d’idées, il reste encore beaucoup de bugs à corriger. Dommage, parce que les qualités technique et artistique du titre sont correctes, même si l’ensemble n’est pas au niveau d’un jeu Xbox One ou « new gen » pour vulgariser. On a le droit à des effets plutôt réussis pour un jeu digital (mais pas forcément spectaculaires pour une Xbox One), tandis que le framerate reste stable, même à quatre en ligne avec des grenades et des explosions. La direction artistique est aussi réussie, tandis que le bestiaire reste assez varié, avec des ennemis communs, des crocodiles de différentes sortes, des scarabées, des gros kamikazes et des boss impressionnants. Si l’arsenal n’était pas suffisant, vous trouverez dans les niveaux des améliorations de munitions et de santé (même s'il est possible de finir la partie avec le sceptre et les grenades, et ce sans grande difficulté). Dans le même ordre d’idées, vous gagnez dans tous les niveaux des trésors qui vous permettent ensuite d’ouvrir des coffres, de plus en plus importants, avec certains demandant simplement 100 joyaux jusqu’à certains coffres Onyx très coûteux. Ces coffres vous permettent d’obtenir des éléments aléatoires, notamment des anneaux, que vous pouvez ensuite personnaliser afin d’obtenir des buffs d’effets spécifiques, comme un bonus de dégâts, de résistance, de munitions ou de santé, une amélioration de la cadence de tir, etc., parfois liés aux conditions météorologiques en vigueur (neige, nuit, soleil, pluie, etc.) lors des événements de l’histoire. Les buffs sont cependant inutiles puisque le titre est bien trop facile. Vous pouvez aussi équiper Lara de trois armes différentes (de base le Spectre est toujours à Lara si vous jouez seul), sélectionnables facilement via la croix directionnelle.

Nous n’oublierons pas non plus de citer les quelques Tombeaux Défis disponibles dans toute la map, qu’il vous faut traverser afin d’obtenir un énorme trésor ou une récompense, les défis combats, carrément dantesques à plusieurs (l’action est parfois confuse, les ennemis sont nombreux et résistants, les bombes pleuvent, les roquettes aussi), ou encore les défis de chaque tombeau, qui demandent aussi au(x) joueur(s) de récolter tous les crânes, tuer le boss ou finir le niveau dans un temps donné (mini speed-run), faire tomber dans le vide ou sur des piques plusieurs ennemis, faire le tombeau en no damage, etc. Ces défis vous donnent évidemment un meilleur score final lors du tombeau, à comparer avec le score de vos « amis », qui vous offre alors à son tour de meilleures récompenses. Le contenu final est donc plutôt intéressant avec l’histoire, les défis, la coopération, les améliorations et autres coffres et ce malgré la relative rapidité du jeu en ligne droite (si on suit simplement l’histoire), puisque nous avons mis environ 4h30 pour en venir à bout lors de notre premier run solo. Et ce ne sont sûrement pas les DLC proposés, à base de costumes ou autres skins inintéressants qui pourraient rehausser cette durée de vie légèrement faiblarde. Enfin, terminons par l’ambiance sonore, plutôt discrète, avec à l’inverse des voix crédibles et bien choisies (notamment Seth, malgré des dialogues parfois risibles) ou des dialogues agréables entre Lara et ses compagnons. Dommage que les musiques et bruitages du jeu restent plutôt transparents, même lors des combats de boss où les thèmes choisis ne vous resteront pas en tête.

Point complet
Après un succulent Lara Croft and the Guardian of Light sur old-gen, Crystal Dynamics réalise un nouvel opus réussi, proposé à un prix correct et fournissant une aventure intéressante. En plus, le contenu est riche, bien fichu. Bref, le jeu dispose de sérieux arguments dans le monde des jeux d’action/aventure, surtout en coopération où l’intérêt du titre est clairement bien plus important. On regrette bien sûr l’absence d’une vraie difficulté, l’absence de la lance de Totec, certaines énigmes trop faciles ou une ambition clairement moins importante sur cet opus, mais le reste est au niveau. La coopération est réellement l’atout majeur du titre, l’aspect compétitif de celle-ci ne fait qu’accroître son intérêt tandis que le code réseau est stable, sans parler des combats de boss à l’ancienne qui sont très bons malgré leur grande facilité.

On a adoré :
+ La coop jusqu’à 4, énorme
+ Complémentarité de la coop
+ Certains décors et niveaux
+ Certain(e)s énigmes/casse-tête
+ Les voix et doublages
+ Arsenal complet
+ Bestiaire intéressant
+ La direction artistique
+ Rapport qualité/prix/contenu
+ Les défis (replay value)
+ Les combats avec les boss
+ Matchmaking des parties
+ Code réseau stable
+ Le contrôle du temps
+ Ambiance sonore (voix)
+ Jouable à 4 en local
+ Level design de certains niveaux…
On n'a pas aimé :
- Level design d’autres niveaux
- Pas de contrôle sur la caméra
- Le pitch de départ farfelu
- Décors en dents de scie
- Trop facile
- L’effet de surprise en moins
- Certains dialogues caricaturaux
- Durée de vie courte (histoire)
- Techniquement en dessous de l’attendu
- DLC inutiles


Consulter les commentaires Article publié le 04/04/2015 par Patrick C.


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