Test La Terre du Milieu : L'Ombre de la Guerre - jeux vidéo Xbox One

XBOX ONE GAMER
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Statut
Disponible
Date de sortie
  10.10.2017
Nombre de joueurs
1
Classification PEGI
Prix de lancement
69,99 €

Il y a trois ans, nous découvrions La Terre Du Milieu : L’Ombre Du Mordor. Il nous contait l’histoire de Talion, un rodeur de la porte noire dont la famille a été sauvagement assassinée sous ses yeux, et celle de Celebrimbor, le créateur des anneaux de pouvoir. Le titre, alors multigen, se présentait comme un jeu d’action original avec son système de Nemesis, dans lequel les ennemis tués (ou à l’inverse qui nous tuaient) bousculaient toute la hiérarchie ennemie, amenant des situations différentes d’une partie à l’autre. Bien que non exempt de défauts, notamment du côté technique, le titre avait su se démarquer et proposer une expérience intéressante et sympathique à jouer. Aujourd’hui, Monolith Studio nous propose sa suite directe, La Terre Du Milieu : L’Ombre De La Guerre, dans laquelle nos deux acolytes n’auront qu’une idée en tête : en venir définitivement à bout du seigneur des ténèbres, le bien nommé Sauron. Les trois années séparant les deux titres ont-elles été bénéfiques ? Monolith a-t-il su y apporter assez de fraicheur ou est-ce une simple suite en mode copié/collé ?

Je suis Talion du Gondor, Nemesis est mon armée



Le jeu fait immédiatement suite au premier opus. Il commence avec une cinématique qui résume assez rapidement L’Ombre du Mordor. Nous voici aux commandes de Talion dans une mission tutoriel dans laquelle il est demandé d’aller libérer Celebrimbor des griffes d’Arachnée, celle-ci voulant s’emparer du nouvel anneau forgé par l’elfe. Nous voilà partis pour quatre actes au travers différentes régions connues de tous les fans de la licence du Seigneur des Anneaux. La dimension RPG offerte par le titre se veut plus vaste que pour le premier opus : Talion monte en niveau au fil de l’avancée de son aventure, ce qui a pour résultat de vous donner des points de compétence à dépenser dans les nouveaux arbres de talents incluant six branches (et deux à trois améliorations par compétence, activables une à la fois). Cet arbre de talents est vaste, il offre des choix et personnalisations plus aboutis que précédemment, en notant qu’il est entièrement déblocable (sous condition d’aller tâter le contenu optionnel et les divers défis). Vous looterez de l’équipement de diverses qualités (épée, dague, arc, cape, armure et anneau), améliorable via des défis et gemmes, ayant également comme effet de vous donner des skins différents. Ce degré de personnalisation est passé un cran au-dessus et devrait ravir les fans de RPG en tous genres. La base du gameplay reste proche du premier épisode, la recette se voulait plutôt efficace avec des combats dynamiques. Monolith a donc pris le parti de conserver cette approche et d’améliorer les à-côtés. Ce qui fait tout le charme du jeu, c’est bien entendu le Némésis System!

Ce système n’a rien à voir avec l’expérience présentée dans le premier opus. Il a été enrichi puissance mille pour apporter un intérêt réel au titre : point question de simplement chambouler les rangs hiérarchiques ennemis selon vos actions, meurtres ou propres morts… Il est clairement question de se construire sa propre armée, qui évoluera en même temps que Talion, selon vos batailles et vos stratèges de guerre, afin de conquérir la région et de tuer Sauron. En effet, tout au long de l’histoire, et ce dès l’acte 2, chaque région que vous découvrirez aura sa forteresse dirigée par un chef suprême, ayant de deux à cinq capitaines sous ses ordres et toute une multitude d’orcs ou autre uruks en dessous. Il y a tout une hiérarchie installée, des rivalités, des gardes du corps en place. Votre objectif final sera de prendre la forteresse et d’y placer votre commandement. Comment ? Cela ne dépendra que de vous. Grâce aux pouvoirs de Celebrimbor, vous pourrez « dominer » ces fameux partisans et les soumettre à votre pouvoir. Un choix vous sera alors donné à ce moment-là sur les prochaines actions que le soumis fera : se battre avec vous, battre en retraite, partir espionner le commandement en place, etc. Vous pouvez tout à fait choisir d’attaquer la forteresse de suite et d’y aller franco mais vous manquerez la partie stratégie du titre qui en fait son attrait : mettre en place dans l’ombre votre armée pour asséner le coup final lors de l’assaut du fort et mettre un de vos partisans en tant que chef suprême des lieux.

Vous pouvez tout à fait positionner vos partisans comme gardes du corps d’un des capitaines, qui aura la surprise lorsque vous l’attaquerez de voir ses sbires le trahir à la dernière minute (attention, les partisans sont fourbes et peuvent aussi vous trahir à tout moment, rien n’est jamais totalement acquis). Vous pouvez également envoyer un ou plusieurs partisans éliminer d’autres orcs, leur tendre une embuscade ou bien même aller espionner les chefs de guerre pour mieux les trahir ensuite. Plus vous élaguez les forces en place avant l’assaut final et plus celui-ci se fera « facilement ». Une fois la forteresse prise, celle-ci changera quelque peu d’aspect visuel selon le nouveau chef suprême : selon sa tribu, sa classe, le rendu de votre nouveau fort différera. Vos partisans ne seront pas en reste concernant leur montée en niveau : dès lors qu’ils réussissent une mission que vous leur avez donnée, qu’ils tuent un autre ennemi ou qu’ils réussissent les combats à mort des fosses de combat, leur niveau augmente. Il vous sera aussi possible de les faire évoluer via des parchemins disponibles dans les coffres que nous mentionnerons plus bas.

Autre nouveauté : il existe à présent différentes tribus et divers rangs (rareté) et classes qui donneront des partisans uniques ayant chacun ses forces et ses faiblesses. Selon sa rareté, le partisan disposera de plus de caractéristiques bonus et implicitement de moins de malus. Les autres points sont assez similaires au premier opus : un ennemi vous tuant monte en niveau et peut être dans la hiérarchie en place, une quête de Vendetta apparaitra, vous pourrez menacer de mort un ennemi pour bénéficier de bonus de fin de mission, capture de camp avancé, etc. La montée en niveau de vos partisans peut sembler anecdotique sur le coup, mais elle s’avérera assez importante dans la mesure des conquêtes, surtout pour l’acte 4 qui s’axe sur la partie conquête, dont la défense. A noter que vous ne pouvez dominer que des partisans de votre niveau ou moins. Vous pouvez alors humilier votre adversaire afin qu’il perde quelques niveaux… Mais attention, les orcs et uruks peuvent se montrer assez rancuniers !

Parcourir et dominer le Mordor

La partie conquête (attaque comme défense) prendra une part non négligeable dès l’acte 3. Plus Talion aura un niveau élevé et plus vous disposerez de « place » pour mener vos attaques et défenses de fortification. Il faudra placer vos partisans dans chacun des slots dispos et vous disposerez ici d’améliorations achetables pour booster vos capacités d’attaque ou de défense, ce qui aura pour effet de faire monter votre score de siège ou de défense. Plus vos partisans ont un niveau élevé, plus cela augmentera aussi ce score. Le niveau de vos partisans aura donc un impact direct ici et vous facilitera vos sièges ou au contraire vos défenses. La mort d’un partisan lors d’une conquête est bien entendu définitive, et une défaite en conquête dès l’acte 4 est synonyme de perte du fort, avec possibilité de voir vos partisans capturés par l’ennemi (ce qui donnera un nouveau type de quête, pour aller les libérer). Changement de recette ici, où nous passons d’un jeu avec deux régions disponibles à un semi open-world à cinq environnements (six, si on compte les deux variantes visuelles de Minas Ithil), qui nécessitera un temps de chargement lorsque vous changez de région. Vous découvrirez ici plusieurs régions vastes et diversifiées allant de la ville de Minas Ithil à la région enneigée de Seregost, en passant par la forêt de Nurnen ou des zones désolées et menaçantes comme Gorgoroth et Cirith Ungol.

Vous pourrez parcourir à votre gré ces régions à pied ou, selon vos compétences, à dos de Caragor, Graug ou même de Drake ! Qui dit monde ouvert, dit multitude de quêtes et missions. Entre les quêtes principales (cinq suite de quêtes : Gondor / Arachnée / Eltariel / Bruz / Carnan), les quêtes secondaires qui apparaissent par ci, par là (attaque de camp, chasse de Caragor ou Ghul), les rencontres inattendues avec un capitaine ennemi, les secrets à découvrir et à chercher via les Haedirs (les souvenirs d’Arachnée, les fragment d’Ithildil ou encore les artefacts Gondoriens), la construction de notre armée et la partie conquête ou bien même les modes « en ligne », le titre va vous proposer un contenu impressionnant en quantité. Cela va forcément induire une durée de vie des plus importantes pour arriver à compléter l’intégralité du contenu proposé sur les quatre actes du titre (pour nettoyer tout le contenu il faut compter une bonne grosse cinquantaine d’heures). Il en arrive donc que l’on se demande parfois quoi faire et dans quel ordre tellement il nous est proposé d’activités en jeu, ce qui peut légèrement nuire à l’immersion dans l’histoire. A vous de conclure ce qui est prioritaire ou non là-dedans. On pourrait voir une certaine redondance parmi quelques activités mais au final on a tellement de choses différentes à faire que l’on arrive largement à passer outre.

La difficulté se veut assez inégale sur l’intégralité du titre, aussi bien pour l’histoire que pour les défis de Celebrimbor. Pour ces derniers, vous obtiendrez le score max facilement sur certains défis du premier coup, quand pour d’autres atteindre le score mini demandera déjà un peu plus de doigté. Au niveau du titre en lui-même, par exemple, il y a un gros gap entre le niveau des capitaines ennemis en conquête à l’acte 4 et ceux de certains des derniers défis de Celebrimbor. Ce point est-il voulu ou est-il là pour encourager les joueurs à prendre un raccourci via un cash shop en jeu ? Il y a largement de quoi passer outre ce shop que nous évoquerons plus tard mais il pourra être tentant, à la manière des paquets FUT dans FIFA, de passer un petit coup la CB pour se donner un coup de pouce vite fait bien fait pour quelques joueurs. Lors de vos attaques de camps, il arrivera par ci par là que vous vous tapiez trois ou quatre généraux au lieu d’un seul suite à des embuscades ou à un meurtre de frères de sang par exemple. Ce phénomène, selon la puissance de votre personnage, pourra complexifier de façon artificielle certains moments du jeu sans trop comprendre pourquoi, surtout si les généraux ont plusieurs niveaux d’avance sur vous (ou selon leurs caractéristiques).

Technique, gameplay, online et Seigneur du Cash

Comme noté plus haut, la recette de base ne change pas. Ce deuxième épisode a donc hérité au passage des quelques défauts du premier opus, à commencer par le rendu visuel global. Autant le premier épisode était multigen, on pouvait à la limite comprendre que son rendu n’éclatait pas la rétine, autant ici le jeu est « current gen + pc uniquement » et sur une One standard, le jeu ne franchit pas de gap vis-à-vis de son ainé. Les textures globales ne sont pas forcément dignes de la gen actuelle et il arrive que les gros plans sur Talion ne lui fassent pas honneur non plus, avec un aliasing prononcé et un rendu terne sur la chevelure par exemple. Niveau fluidité, pas de souci constaté, le 30fps semble plutôt stable. Sur PC, le jeu étant Xbox Play Anywhere, le rendu en ultra s’en sort forcément mieux mais on a tout de même vu mieux. Heureusement que le jeu est accompagnée d’une DA de haute qualité et inspirée faisant honneur à l’œuvre de Tolkien. Les combats, bien que dynamiques et parfois spectaculaires, peuvent se montrer aussi brouillons que dans le premier épisode, la faute à une caméra pas toujours au point (on voit Talion de face et pas ses ennemis… du coup, on ne voit pas l’attaque arriver, ni l’emote pour esquiver) ou à une difficulté à cibler le bon adversaire au milieu d’une mêlée incluant une multitude d’ennemis.

Au niveau des bêtes féroces disponibles, le Caragor, l’Olog et le Graug ne posent pas de soucis de maniabilité. Concernant le Drake par contre il en est tout autre : son contrôle peut se montrer assez imprécis par moment et manquer un poil de fluidité dans son vol. Sans savoir pourquoi, le Drake ralentit et nous pourrions même croire qu’il se heurte à un dos d’âne aérien invisible pour le ralentir. C’est assez étrange comme phénomène. On pourra encore noter une synchronisation labiale totalement dans les choux à quelques reprises. L’univers de Tolkien sert ici de socle au titre, en reprenant l’histoire des fameux anneaux, les lieux connus mais à côté de cela le studio a pris pas mal de libertés en inventant la majorité de ce que le titre nous raconte. Cela pourrait froisser les puristes… Cela dit, les vendettas et conquêtes disposent d’un mode « en ligne ». Pour les vendettas, vous devrez venger un joueur en tuant son assassin. Pour cela vous quitterez « votre » région pour vous rendre dans celle du joueur : il faut comprendre par là que vous serez dans une copie exacte de la région dans laquelle lui se trouve, avec son avancée. Pour les conquêtes en ligne, vous assiégerez une copie conforme de la forteresse d’un autre joueur avec sa configuration de siège également.

Ce mode « en ligne » n’impacte en rien l’expérience solo des joueurs, hormis la prise d’expérience ou le loot : vos fortifications ne seront pas rasées, vos partisans ne meurent pas, etc. Fléau des jeux vidéo, les micro-transactions sont bien présentes ici. Vous disposerez de deux monnaies en jeu (trois en fait, les dépouilles de guerre aussi mais à moindre mesure celles-ci ne s’obtenant qu’en finissant des parties en ligne). Le Mirian, qui se ramasse en jeu ou en sacrifiant de l’équipement et des partisans, permet de payer vos améliorations d’équipement, vos améliorations de conquête ainsi que des coffres de loots ou partisans en version « standard ». Une autre monnaie, les pièces d’or, s’accumule très doucement en jeu et peut s’acquérir via de l’argent réel. Ces pièces d’or permettent d’acheter des coffres de loots et des partisans de qualité haute assurant du légendaire. Cela vous permet donc d’acquérir de bien meilleurs objets et partisans, ce qui peut donc favoriser les joueurs s’intéressant aux classements en ligne ou pour se donner un coup de pouce à l’acte 4 où les conquêtes d’enchainent.

L’avis perso d’Hervé : Aeons // Bonne suite malgré tout…

J’ai personnellement pris plaisir à écumer le titre dans son intégralité, pour arriver au 100% du mode « solo » malgré plusieurs défauts présents. Les bases du premier titre sont toujours efficaces, le nouveau système de Nemesis est juste excellent et la dimension stratégique du titre apporte un très gros plus. Son introduction par le duo Bruz/Ratbag a été fun, avec leur humour et leur personnalité. Ce duo ajoute une petite plus-value sympathique. Le contenu est présent en quantité et en qualité, donnant donc une durée de vie impressionnante. A aucune de mes sessions je me suis ennuyé, hormis sur la fin de l’acte 4. Il m’a été difficile de lâcher la manette chaque soir tellement je voulais encore aller en découdre avec l’ennemi. Le studio s’est permis pas mal de libertés avec l’univers de Tolkien, mais le lore connu et inventé pour le jeu cohabite plutôt bien. La DA globale est au top, elle est immersive et permet de gommer quelque peu les défauts du titre. Car oui, il n’est pas exempt de défauts, à commencer par le rendu de certaines textures et les soucis de caméra hérités du premier opus, tout comme la difficulté à cibler le bon adversaire dès lors que nous sommes en pleine mêlée.

On notera aussi l’arrivée du cash shop qui est assez présent en jeu. Certes, à aucun moment on ne se sent obligé de payer mais on s’aperçoit tout de même que celui-ci permet quelques raccourcis en jeu via les coffres « offerts » et même l’achat des coffres via la monnaie dispo en jeu se fait dans ce cash shop. Pour finir, l’acte 4 se montre plus que linéaire et répétitif à souhait. Il s’agira grosso modo d’enchainer une bonne grosse vingtaine de conquêtes en défense. Si vous perdez votre forteresse, il faudra la reprendre de suite pour valider l’étape (10 phases au total) donc cela représente un temps de jeu pas négligeable à faire en boucle la même chose, dommage. Le scénario reste de qualité, il y a quelques rebondissements que je n’ai clairement pas vu venir (la fin de l’acte 3 bordel et Talion en mode « je vais tout défoncer ») ont été un point positif également, les personnages secondaires ont un réel intérêt et ne sont pas là que pour la déco. Pour conclure rapidement, La Terre Du Milieu : L’Ombre De La Guerre proposera une expérience sympathique qui mérite d’être faite si pour vous le Lore, la DA et la partie stratégie peuvent gommer les couacs techniques.



Point complet
La Terre Du Milieu : L’Ombre De La Guerre s’avère être une suite de qualité. Même si certains défauts persistent, à commencer par une technique loin d’être optimale (sûrement pour mieux mettre en valeur la version One X…), une caméra capricieuse par moments ou un cash shop qui fait grincer des dents, il faut bien avouer que le plaisir que procure le jeu compense largement. La durée de vie est excellente, le système de Nemesis a été parfaitement revu et l’univers est toujours aussi bien respecté, bref, c’est un jeu que les fans auront plaisir à faire.

On a adoré :
Background, lore et DA
Le système Nemesis
La partie Conquête
Une vraie dimension RPG
Un contenu énorme…
Les modes « en ligne »
Le duo Bruz/Ratbag
Persos secondaires bien développés
Gameplay connu mais efficace…
On n'a pas aimé :
Combats parfois brouillons
Technique un peu limite
Caméra parfois capricieuse
Le cash shop, même si non essentiel
Parfois répétitif dans le contenu
L’acte 4 assez lourd


Consulter les commentaires Article publié le 26/10/2017 par Vincent P.


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