Test Kingdoms of Amalur : Reckoning - jeux vidéo Xbox One

XBOX ONE GAMER
connecté, 41 231 membres  |  Se connecter  -  S'inscrire 
 
 

Les Royaumes d'Amalur : Reckoning



Développeur
38 Studios
Genre
Jeu de rôle (RPG)
Statut
Disponible
Date de sortie
  09.02.2012
  07.02.2012
Nombre de joueurs
1

Avec un casting de choix composé de pointures de la fantasy, telles que Ken Rolston (développeur pour Morrowind et Oblivion), Todd McFarlane (auteur-dessinateur de Spawn) et R.A. Salvatore (auteur des Royaumes Oubliés), Kingdoms of Amalur : Reckoning avait suscité la curiosité des amateurs d’action-RPG. Annoncé comme un jeu de rôle tourné vers l’action en monde ouvert dans un univers médiéval-fantastique, le programme était plus qu’alléchant. Inutile de dire que le titre de 38 Studios, Big Huge Games et Electronic Arts se devait d’être à la hauteur de ses promesses… Verdict ?

Tisser son Destin




Tout commence avec l’arrivée d’un cadavre au Puits des Ames, traîné par deux gnomes. Ce cadavre, c’est vous, puisque vous avez la chance d’être la première tentative de résurrection réussie depuis le début des expérimentations d’Hugues Lefomorien, un gnome. Mais, avant de lever le voile, au sens propre, sur ce corps, place à sa « création » : les options proposées sont relativement simples, mais permettent tout de même de créer un héros à son goût. Outre le traditionnel choix homme/femme et divers paramètres physiques, il est temps de choisir sa race (deux types d’humain, elfe sombre et elfe de lumière). Chacune octroie divers bonus dans les statistiques et compétences, auxquels il faut ajouter ceux obtenus lors du choix d’une divinité. Et c’est parti aux commandes du héros fraîchement ressuscité, rendu amnésique par son passage dans l’au-delà (il faut attendre bien plus tard dans le scénario pour enfin reconstituer son passé). Le joueur se trouve plongé dans un univers médiéval-fantastique aux couleurs chatoyantes, à travers des régions variées telles que des forêts luxuriantes, grottes sombres, tours ou souterrains, canyons... Le tout accompagné d’une bande-son de qualité, qui agrémente le périple au cœur des royaumes d’Amalur et contribue à l’immersion dans cette aventure épique. A noter que les doublages sont de qualité (avec certaines voix connues), malgré quelques soucis de synchronisation, d’effets et d’égalisation du son : certains PNJ hurlent alors que d’autres sont à peine audibles.

Vous aurez peut-être remarqué que lors de la création du personnage, il n’a pas été question de classe, et c’est là l’un des gros points forts du jeu puisqu’il est possible de répartir ses points de compétence librement entre les trois orientations (puissance, sorcellerie, finesse), ce qui permet de se créer un personnage sur-mesure, spécialisé, double, voire tri-classé pour ceux qui souhaitent toucher à tout. Revenu d’entre les morts, le héros échappe à la Toile du Destin, ce qui lui donne l’opportunité de retisser son Destin (moyennant finances), c’est à dire de récupérer l’intégralité des points de compétence gagnés jusque-là et de les redistribuer librement : option très sympathique permettant d’explorer plusieurs voies. Les trois arbres de compétences sont bien fournis, avec des techniques plus que bienvenues qui viennent enrichir considérablement le gameplay. En plus de ces techniques martiales, il est possible d’investir des points dans des compétences de « terrain », comme la persuasion, la furtivité, l’alchimie, l’armurerie, l’observation, le crochetage, la dissipation, l’artisanat de sage ou encore le marchandage, chacune facilitant certains aspects du jeu. C’est un autre point fort du soft qui propose plusieurs artisanats très variés et bien exploités. A partir des matériaux et ingrédients trouvés un peu partout, le joueur forge ses pièces d’équipement, expérimente et crée ses potions, ses gemmes à sertir dans ses équipements… Attention à ne pas négliger d’autres compétences utiles pour accéder aux coffres protégés par une serrure ou une malédiction, car malheur à ceux qui tenteraient une dissipation trop compliquée pour eux, toute tentative ratée se soldant par une cuisante malédiction.

La progression se fait dans un monde ouvert, une grande partie de la carte est accessible dès le début, avec pour seul obstacle la force des ennemis. Cependant, étant donné l’immensité de cette carte, les développeurs ont choisi de la diviser en vastes régions, reliées entre elles par d’étroits chemins. Pas de panique, chaque zone offre son lot de découvertes et d’exploration, à la recherche des différents trésors et passages secrets. Seuls les grottes et donjons ont un level-design un peu en deçà du reste, tendant vers le couloir. Pour se diriger dans cette immensité, la mini-carte indique l’objectif de la quête active, ainsi que tous ceux à proximité : fonction salutaire pour ceux qui détestent tourner pendant des heures à la recherche d’une bricole, mais qui peut être désactivée par les explorateurs préférant retourner chaque caillou pour arriver à leurs fins. Et pour faciliter la navigation, en raison de l’étendue des terres et de l’absence de monture, il existe le transfert rapide : la téléportation dans les lieux déjà découverts. Cette option s’avère indispensable, car les quêtes annexes ne se calquent pas sur la progression et imposent des déplacements supplémentaires, parfois lointains.

Mort, et alors ?




Passons maintenant au combat, autre point très réussi de ce titre. Selon la voie choisie, différentes techniques s’offrent au joueur : attaques directes, magie, élimination furtive... tout le monde y trouve son compte. Les combats se font en temps réel, avec une bonne fluidité, le changement d’arme ou de sort se fait dans la foulée et permet de varier ses enchaînements. Selon le style choisi, on peut manier de nombreuses armes : épée, espadon, arc, chakram, dague, bâton... Les différentes actions sont facilement accessibles : arme principale, secondaire, parade et esquive ont chacune leur touche, tandis que les potions et techniques plus poussées sont accessibles via les gâchettes, de façon très aisée. Sorts et combos sortent facilement et sont agréables à voir. En revanche, la caméra a parfois tendance à perdre le Nord. Chaque ennemi a sa propre stratégie et ses faiblesses, avec lesquelles il faut compter si l’on veut en venir à bout. Esquives et parades sont la clé de la victoire, d’autant plus que les ennemis se présentent souvent en groupe, avec une tendance à l’encerclement. On regrette juste une trop grande facilité en mode normal, et ce même sans faire trop de leveling ou de quêtes annexes. Les amateurs de challenge ont donc tout intérêt à démarrer l’aventure en difficile, un peu plus intéressant, car il est très frustrant de défaire un boss en un éclair grâce à son mode furie. Car, en plus des nombreuses techniques débloquées, le joueur peut compter sur sa jauge de destinée qui, une fois pleine, active un mode furie où les ennemis sont ralentis et la puissance de frappe décuplée. Cette phase se conclut par un finish-move bien violent, appuyé par un QTE permettant d’engranger un gros bonus d’XP. Quelques ennemis surdimensionnés ajoutent au côté épique du jeu, déjà bien présent.

Autre point positif à ajouter : la gestion de l’équipement… En effet, les armes et armures s’usent au fur et à mesure, imposant des passages réguliers (mais pas trop) à la forge, tout comme l’inventaire, à la capacité réduite (sans tomber dans l’excès), impose de visiter régulièrement les échoppes pour se délester du superflu. A noter la présence d’un bric-à-brac dans lequel on place les objets à vendre au fur et à mesure afin de les vendre d’un seul coup à la boutique : gros gain de temps qui évite l’épluchage fastidieux de l’inventaire face au marchand. Cette aspect réaliste ajoute à l’immersion et apporte un petit côté gestion à ne pas négliger car, vu la quantité colossale d’objets, ingrédients et pièces d’équipement disponibles, il est indispensable de s’organiser au mieux, en sachant que l’on peut déposer une partie de sa cargaison dans les coffres des refuges disséminés à travers le monde. Du côté du scénario, on se retrouve avec une histoire plutôt conventionnelle, pas toujours captivante, mais ce petit manque est compensé par la richesse des combats et de l’exploration de l’environnement, sans compter certains PNJ particulièrement intéressants, soulevant quelques interrogations. Les dialogues ne sont pas forcément tous intéressants et, malgré les nombreux sujets offerts par les PNJ, on se contente rapidement des questions directement en lien avec les quêtes. Le joueur peut également orienter la conversation dans la direction souhaitée, et même faire preuve de persuasion (selon ses compétences) pour rallier les PNJ à son opinion. Cependant, les conséquences des répliques sont souvent assez minimes, excepté lors de certaines quêtes où il faut choisir de quelle façon arriver à l’objectif, décidant par exemple de qui tuer, épargner ou convaincre.

Certaines actions influent sur le comportement des PNJ et peuvent priver ou au contraire dévoiler certaines quêtes annexes. Ainsi, commettre un vol ou un meurtre attire les foudres des habitants, qui se mettent à vous pourchasser ou à vous craindre, rendant impossible toute communication, jusqu’à ce que vous payiez votre crime par une amende ou un petit séjour en prison (avec perte d’XP à la clé), ou qu’ils oublient l’offense au bout d’un certain laps de temps. Si la quête principale demande environ 25h pour être bouclée, il faut compter avec la multitude de quêtes annexes proposées qui, au bas mot, triplent la durée de vie du soft, et s’enchaînent facilement : parti pour une dernière quête, on continue toujours et on se retrouve une heure après à enchaîner missions, massacres et exploration… Bref, c’est particulièrement prenant. Du côté technique, il n’y a que peu de défauts, avec des temps de chargement convenables étant donné l’étendue de la carte et une belle fluidité lors des combats. Les graphismes enchanteurs et colorés sont agréables à l’œil, malgré un effet de clipping assez prononcé pour les textures et parfois les personnages. On note quelques ralentissements minimes à l’entrée dans une nouvelle zone et occasionnellement lors des combats un peu trop animés, mais cela reste rare. Histoire de pinailler, on signale aussi la présence de quelques bugs de collisions, armes qui continuent à voltiger malgré la mort de leur propriétaire et quelques cas étranges de cadavres debout.

Point complet
Malgré un scénario un peu basique et un léger manque d’originalité, Kingdoms of Amalur : Reckoning est une réussite. Il reprend les classiques du genre, mais il le fait bien. Son gros atout, c’est la liberté d’évolution du personnage, que l’on peut faire progresser selon ses goûts, sans se cantonner à une classe. L’ajout de plusieurs artisanats, compétences et de nombreuses quêtes annexes lui offre une durée de vie colossale, entraînant le joueur dans l’exploration de ces vastes contrées aux graphismes enchanteurs. C'est toujours avec regret que l'on quitte les contrées d'Amalur, en pensant à tout ce qu'il y reste à faire. C’est sans aucun doute une valeur sûre du genre action-RPG pour les amateurs de fantasy !

On a adoré :
+ Les décors chatoyants
+ Le transfert rapide
+ Les artisanats
+ Gestion réaliste (inventaire)
+ Retisser son Destin
+ La liberté d’évolution
+ Compétences variées
+ Combats dynamiques
+ Interface bien conçue
+ Équipement très varié
+ Carte immense
+ Durée de vie colossale
+ Les nombreuses quêtes annexes...
On n'a pas aimé :
- Souvent classiques
- Le clipping prononcé
- Quelques ralentissements
- Égalisation du son moyenne
- La caméra parfois
- Scénario basique
- Manque d’originalité


Consulter les commentaires Article publié le 11/03/2012 par Julie B.



 
Xbox Gamer est un magazine online de jeux vidéo informant sur la console Xbox One et la Xbox 360 de Microsoft. Copyright XGN © 2002-2019