Test Kingdom Under Fire : Circle of Doom - jeux vidéo Xbox One

XBOX ONE GAMER
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Kingdom Under Fire : Circle of Doom



Développeur
Blueside
Genre
Action Jeu de rôle (RPG)
Statut
Disponible
Date de sortie
  01.02.2008
  08.01.2008
  13.12.2007
Nombre de joueurs
1 à 4
Online
- Contenus
- Jeu en ligne
- Classements
Classification PEGI
Thème
Fantastique Médiéval
Mémoire
65 ko
Résolutions gérées
720p, 1080i, 1080p
Son
5.1
Prix de lancement
50,00 €

Attendu depuis des lustres par une communauté de fans aux abois, Kingdom Under Fire : Circle of Doom débarque enfin sur Xbox 360 pour proposer un cocktail explosif de jeu de rôle et de hack and slash. Blueside a en effet décidé de faire l’impasse sur le côté stratégique du soft pour nous proposer un Dungeon RPG qui rappellera sans doute de bons souvenirs aux fans de Gauntlet. Mais ce changement radical d’orientation permettra-t-il à la série de prendre un nouveau souffle ? La réponse dans notre test complet !

L’enfer, c’est les autres




Comme nous venons de le dire ci-dessus, Circle of Doom abandonne les standards de la série pour s’orienter vers un nouveau style de jeu, à mi-chemin entre le RPG pur et dur et le hack & slash. Fini les longues campagnes en solitaire mettant en scène chacune des armées, fini aussi la stratégie, de même que les combats de masse, place à un Dungeon RPG dans la plus pure tradition du genre qui nous propose des combats dans des niveaux extrêmement linéaires. La première chose à se dire en abordant ce Circle of Doom, c’est qu’il ne s’agit pas d’une suite, même si le scénario prend place dans l’univers de KUF et que les héros sont les mêmes que dans les wargames de Phantagram. Non, Circle of Doom n’a strictement plus rien à voir avec les précédents épisodes en matière de gameplay. De même, les développeurs du jeu ont volontairement décidé de laisser de côté le scénario du soft pour se contenter de quelques très rares cinématiques qui permettent de renouer avec le début de l’aventure et les principaux héros de la série. Cette absence de scénario, qui n’est pourtant pas très gênante au premier abord pour les fans, constitue sans nul doute l’une des plus grosses déceptions de ce Circle of Doom qui ne parviendra sans doute pas, faute d’éléments scénaristiques, à tenir le commun des joueurs scotché au pad plus d’une dizaine d’heures. Pour les autres en revanche, l’univers du jeu demeure toujours aussi riche avec des décors fantastiques et variés, des personnages toujours aussi stylés et attachants et des ennemis au design unique.

Au début de l’aventure, le joueur devra donc choisir l’un des nombreux personnages qui lui sont proposés. Parmi ceux-ci, on retrouve la jeune et belle Céline, une combattante agile pratiquant la magie, mais aussi Regnier et Kendall qui représentent la force brute, sans oublier Duane, Curian et Leinhart. Vous l’aurez compris, Circle of Doom propose d’incarner différents personnages ayant leurs propres caractéristiques (force, énergie, armes, aptitudes, résistance,…), techniques de combat, qualités et défauts. Chacun devrait trouver son style en choisissant des magiciens, des combattants purs et durs, des archers, des tireurs, etc. Une fois le personnage sélectionné, l’aventure commencera alors par une cinématique, qui diffère selon ce dernier, nous présentant le contexte et l’univers de Circle of Doom. En revanche, l’aventure en elle-même sera identique puisque, contrairement aux précédents épisodes de la série, Circle of Doom nous propose de revivre les mêmes niveaux et d’affronter les mêmes ennemis, et ce quel que soit le personnage sélectionné. Fort heureusement, l’aventure solo est longue et difficile, raison pour laquelle nous ne lui tiendrons pas rigueur de cette absence de variété.

Classique, mais efficace




Au niveau des mécaniques de jeu, Circle of Doom s’apparente à un Gauntlet tactique, avec des héros qui peuvent évoluer au fil des combats (en grimpant de niveau), apprendre de nouveaux coups spéciaux (grâce aux quêtes annexes), augmenter leurs aptitudes (énergie, expérience), utiliser de nouvelles armes (selon leur niveau) et même vendre ou acheter des marchandises avec des idoles. Dans l’ensemble, Circle of Doom est un Dungeon RPG plutôt complet au niveau du contenu. Mais contrairement à un RPG pur et dur, le titre de Blueside se pare d’un gameplay clairement orienté sur l’action, avec des scènes de combat plutôt ardues se basant sur la jouabilité des précédents épisodes de la série. Concrètement, le joueur devra évoluer dans des décors extrêmement linéaires infestés d’ennemis ne proposant que très peu d’alternatives au niveau des choix de parcours. Le joueur, seul ou avec des amis, devra donc se frayer un chemin à grands coups de hache, en taillant et en tranchant le plus rapidement. Bien entendu, l’action ne se limite pas qu’à un simple martelage du bouton « frapper », mais à une agréable combinaison de tirs à distance, de coups puissants, moins puissants et de coups spéciaux. Avant d’attaquer un groupe d’ennemis il faudra donc lui décrocher un certain nombre de flèches pour l’affaiblir, après quoi le joueur foncera dans le tas à grands coups d’épée avant de sortir un ou deux coups spéciaux accompagnés d’une magie pour faire un maximum de dégâts. La suite ? Le plus souvent, il suffira d’achever la résistance… Ou de tenter désespérément de fuir pour éviter de se faire trop amocher par des ennemis trop puissants.

Car si Circle of Doom est facilement abordable au niveau de la jouabilité, il n’en demeure pas moins un titre pour les puristes, les amateurs purs et durs de Dungeon RPG qui ne se lasseront pas d’augmenter de niveau et de découvrir de nouveaux objets ou armes qui amélioreront leurs aptitudes. Comprenez par là que le petit rigolo qui s’amuse à éviter tous les affrontements pour terminer le jeu n’a strictement aucune chance tant la difficulté se corse vite, les ennemis passant du niveau 2 ou 3 à des niveaux 10 à 15 assez rapidement. Du coup, on tranche tout ce que l’on voit, on collecte un maximum d’objets et d’armes, on évite de prendre trop de risques en affrontant peu d’ennemis à la fois, et on économise les potions (très pratiques d’ailleurs, puisqu’il suffit d’appuyer sur un bouton pour les utiliser). Circle of Doom est un jeu ingrat à ce niveau, c’est un fait. Mais c’est également un hack & slash d’une richesse incroyable au niveau du contenu, qui propose une très grande variété d’armes, de sorts et d’objets à découvrir.

Malheureusement, si le jeu se révèle assez agréable à parcourir, bien que linéaire, il ne souffre pas moins de gros défauts, à commencer par les combats de boss, tout simplement catastrophiques en raison d’un système de caméra qui vient littéralement coller le joueur et qui l’empêche d’agir efficacement. Ensuite, il faut savoir que l’intelligence artificielle du jeu n’est pas très poussée. Certes, il s’agit d’un hack & slash, mais il y a des limites. Tirer sur un groupe d’ennemis à l’arbalète sans qu’ils ne s’en aperçoivent, ça a du bon, mais ça manque cruellement de réalisme. De même que les voir détaler à toute vitesse vers leur lieu de ralliement, alors qu’ils vous poursuivaient quelques minutes plus tôt, tout cela parce qu’ils ont dépassé une limite géographique qui leur assigne de retourner à leur place alors que vous continuez de les égorger gaiement, c’est, comment dire… Presque surréaliste. Dommage. Mais l’un dans l’autre, les joueurs passeront aisément sur cet inconvénient en coopératif étant donné qu’une fois en équipe, on prend nettement moins souvent la fuite qu’en solo…

Le cercle d’amis




Si Circle of Doom est déjà relativement agréable à parcourir en solo, il prend une toute autre dimension aussitôt qu’on prend la peine de tester son mode multijoueur. Celui-ci vous permettra en effet de tenter l’aventure à quatre simultanément, mais uniquement via le Xbox Live malheureusement. Bien entendu, la convivialité de ce mode et les nombreuses possibilités offriront aux joueurs une expérience de jeu nettement plus attrayante, avec des combats en équipe plus stratégiques qu’en solo, un partage de l’expérience et des objets trouvés et un système de combat qui n’est finalement pas sans rappeler l’excellent Gauntlet.

Enfin, pour ceux qui craignaient de faire face à un jeu lambda qui s’expédierait en une demi-douzaine d’heures, sachez que Circle of Doom est un titre qui propose une solide durée de vie, tant en solo qu’en coopération. Le soft de Blueside propose en effet de nombreux niveaux regorgeant d’ennemis à éliminer, mais aussi de nombreux vêtements et armes à trouver, sans oublier un système d’expérience enivrant qui vous permettra de débloquer petit à petit de nouvelles attaques grâce aux quêtes annexes. Si le joueur lambda ne passera sans doute pas plus de 10 heures sur un soft de ce genre, les amateurs du genre auront de quoi s’amuser pendant de nombreuses journées et plus encore s’ils ont accès à un compte Xbox Live Gold qui leur permettra de profiter pleinement de ce Dungeon RPG au design unique.

Une réalisation solide




Si le soft de Blueside souffre de sérieux défauts au niveau de sa jouabilité, il n’en demeure pas moins agréable à parcourir. Et fort heureusement pour lui, Circle of Doom dispose également d’une réalisation technique de premier choix, avec tout d’abord une bande originale tout simplement énorme, des bruitages de bon ton, des musiques d’une rare poésie et des voix originales sous-titrées qui collent parfaitement à l’univers du jeu. Les graphismes restent pour leur part dans la continuité des autres KUF, à ceci près que les orques sont moins nombreux, ceux-ci ayant été remplacés par des squelettes, ogres et autres créatures sorties tout droit de l’enfer. Visuellement, Circle of Doom a donc un charme fou avec des personnages au character design très travaillé, des décors splendides (mais malheureusement fermés) et des effets visuels plutôt réussis. Sans être une révolution technique, Circle of Doom dégage ce petit quelque chose qui manque à tant de jeu et qui répond au nom de charisme. Malheureusement, si l’esthétique et les modélisations sont de qualité, on regrettera quelques bugs d’affichage et quelques courtes saccades qui viennent entrecouper l’action lors des affrontements mettant en scène de trop nombreux combattants.

Point complet
Kingdom Under Fire : Circle of Doom n’est pas un mauvais jeu. Le soft de Blueside plaira même énormément aux amateurs de Dungeon RPG grâce à son système d’évolution des personnages et aux nombreux combats qui permettent d’augmenter le niveau du héros. Long, relativement beau et disposant d’une bande sonore de premier choix, Circle of Doom attirera avant tout l’attention des joueurs qui aiment parcourir une aventure en coopératif, grâce notamment à un mode multijoueur en ligne jouable jusqu’à quatre. Néanmoins, le soft souffre d’une trop grande linéarité et il contraste radicalement avec les précédents épisodes de la série. Plus proche de Gauntlet que des précédents KUF, ce Circle of Doom s’adresse donc aux personnes avisées qui passeront un très bon moment en compagnie d’un jeu malheureusement bâclé…

On a adoré :
+ Assez joli
+ Le character design
+ La coopération en ligne
+ La variété des décors
+ L’aspect RPG
+ La bande sonore
+ La durée de vie
On n'a pas aimé :
- Les combats de boss
- Le scénario
- L’intelligence artificielle
- Quelques bugs
- La linéarité
- Pas de split-screen


Consulter les commentaires Article publié le 13-01-08 par Etienne F.



 
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