Test Kinect Star Wars - jeux vidéo Xbox One

XBOX ONE GAMER
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Kinect Star Wars



Développeur
Terminal Reality
Genre
Shoot
Statut
Disponible
Date de sortie
  13.04.2012
  03.04.2012
Nombre de joueurs
1 à 2
Online
- Contenus
Classification PEGI
Mémoire
2 Mo par sauvegarde
Résolutions gérées
720p, 1080i, 1080p
Prix de lancement
49,00 €

En 2010, le rêve de certains fans de la licence Star Wars est devenu une réalité lorsque Microsoft Studios a annoncé que Terminal Reality planchait sur un jeu dédié à l’univers jouable uniquement avec Kinect. L’idée de se prendre pour un Jedi dans son salon était des plus séduisantes. Deux ans plus tard (ou preque), Kinect Star Wars est de sortie. Reste alors à voir si la qualité est au rendez-vous et si le pouvoir de la force est capable d’attirer les amateurs de combats au sabre laser…

Le fossé entre fantasme et réalité




Que cela plaise ou non, nous avions été prévenus : Kinect Star Wars est une compilation regroupant cinq modes de jeu distincts clairement identifiables dès l’arrivée sur le menu. On note au passage que la compatibilité vocale est extrêmement efficace pour la navigation. Le mode le plus attendu par les fans, c’est assurément la Destinée de Jedi qui s’apparente à une aventure, dans laquelle on incarne un jeune Padawan. Après un tutoriel plus ou moins déguisé, qui permet d’apprécier une reconnaissance des plus correctes, on est amené à aider des Wookies en utilisant son sabre laser et le pouvoir de la Force. D’un côté, on est ravi de pouvoir incarner un Padawan, on se plait à agiter une main pour donner des coups de sabre laser, avec les bruitages qui vont bien, et à utiliser l’autre pour déplacer des objets ou envoyer une charge aux ennemis. On rajoute un coup de pied pour se défaire d’un ennemi un peu coriace avant de l’enchaîner, un système de saut pour le prendre à revers ou encore la possibilité de faire une avancée éclair pour se rapprocher en un instant d’un adversaire, et on obtient un système de jeu viable sur le papier. En prime, les passages sont assez variés puisque, en plus des phases de combat, nous avons quelques séquences à bord de véhicules et autres surprises agréables. Malheureusement, une fois que l’on est au cœur de l’action, la précision de la reconnaissance chute. Si on réalise les mouvements trop rapidement, Kinect s’y perd et le personnage fait tout et n’importe quoi.

On se retrouve alors à décomposer ses gestes pour un résultat qui s’avère finalement plus précis, mais aussi plus ennuyant et peut différent de lorsqu’on s’agite. En effet, que ce soit en mode normal ou avancé, les ennemis sont relativement amorphes pour se laisser découper sans peine. Il est bien possible d’agiter le sabre pour renvoyer leurs lasers ou encore d’esquiver en faisant un pas de côté, mais on se retrouve le plus souvent à sauter pour passer dans le dos de l’ennemi, à enchaîner quelques coups et à réitérer l’opération jusqu’à ce qu’il tombe. Quant à l’utilisation de la Force, elle s’avère assez imprécise et anodine dans la plupart des combats. Heureusement, certaines phases de jeu l’exploitent mieux. De surcroît, bien que cette aventure demande entre deux et trois heures pour être bouclée, on a ce sentiment de répétitivité qui nous envahit vite. Reste que l’on retrouve un enrobage efficace, avec le charme de la licence, des clins d’œil appréciables et que le tout s’avère finalement défoulant. En revanche, l’absence de difficulté (au pire il suffit juste de recommencer quelques secondes avant), la confusion lors de certaines phases et l’avancée semi-automatique sur rail (automatique normalement et manuelle lors des dashs et des sautes) pourraient bien rebuter bon nombre de joueurs. Et ce ne sont pas les chargements, fichtrement longs, qui vont changer la donne, surtout lorsque derrière la connexion au profil est perdue pour on ne sait quelle raison.

Ceci fait, la première chose qu’un fan de Star Wars a envie de faire, c’est affronter de valeureux guerriers en duel au sabre laser. Là encore, les joueurs devraient être divisés. D’un côté, on apprécie le petit côté stratégique associé au scoring (enchaîner des parades dans le bon timing pour gagner en temps d’attaque, etc.), d’un autre on regrette à peu près tout le reste. En effet, les combats sont divisés en deux phases, l’offensive et la défensive. La première demande grosso modo de taper dans tous les sens pour avoir un résultat tout aussi efficace qu’avec un minimum de réflexion. Quant à la deuxième, il faut bloquer, esquiver ou parer les coups de l’adversaire, qui sont ultra prévisibles. Ce mode duel vise clairement le grand public et cela se ressent sur les combats, bien moins intéressants que ce que l’on pouvait espérer. On ne retrouve pas vraiment les sensations que peuvent procurer ce genre d’affrontements. C’est bien dommage, surtout qu’il y a quelques combats à débloquer, notamment pour affronter le Compte Dooku ou Dark Vador. On en vient alors au troisième mode de jeu, qui est assurément le plus défoulant. Il s’agit du mode Carnage de Rancor. A la manière d’un Rampage, il faut incarner un Rancor pour semer le chaos en ville. Ecraser les gens, frapper les droïdes, détruire les bâtiments, manger les innocents, etc., voilà les actions qu’il faut singer. C’est clairement fun le temps d’une partie, que l’on cherche à tout détruire ou à remplir les objectifs dynamiques, mais on s’en lasse tout aussi vite. Seuls les plus jeunes prendront du plaisir à progresser un peu en débloquant les autres villes à détruire et les variantes du Rancor.

La folie, ça paie !




On note par ailleurs que la reconnaissance est très correcte dans ce mode de jeu, sauf pour les changements d’orientation lors des déplacements. En effet, nous avons noté pas mal de souci de reconnaissance lorsqu’on désire partir vers la gauche ou la droite. Le quatrième mode, et non des moindres, est la Course de Modules, dont on a un avant-goût dans le mode ‘scénarisé’. Outre les parties rapides, celui-ci permet de goûter au mode Destinée, qui fait office de mini carrière. Plutôt bien amené, avec un certain humour, celui-ci s’avère être vraiment appréciable. Il y a trois modes de difficulté, on peut régler l’assistance à la conduite et il y a cinq circuits à débloquer, en plus de quelques autres éléments pour améliorer son vaisseau. En course, avec les assistances, c’est un véritable jeu d’enfants d’arriver en tête du peloton. En revanche, lorsqu’on les enlève, cela devient un peu moins évident. Le contrôle du pod se fait avec les bras, que l’on rapproche plus ou moins de soi pour tourner. La reconnaissance est précise dans cette situation et le titre demande un minimum d’agilité pour parvenir à maîtriser son bolide. Une jauge de turbo bien pensée accompagne le tout. Les sensations de vitesse sont grisantes et on prend un réel plaisir à piloter.

Malgré tout, lorsqu’il faut utiliser une fonction qui utilise l’un des bras, Kinect s’emmêle les pinceaux. Cela a pour effet de faire dévier notre pod de sa direction, pouvant même aller s’exploser dans le décor. Or c’est ce genre d’imprécisions qui rendent parfois les courses frustrantes, surtout après deux tours à avoir péniblement tenu la pause. Reste que les retours en piste sont assez rapides et que la difficulté, tout de même assez basse, laisse une marge de manœuvre pour faire une erreur ou deux, quitte à aller jouer des coudes avec l’I.A. pour provoquer des contacts assez dynamiques. Enfin, le dernier mode de jeu est à la fois le plus inattendu et le plus réussi. Il s’agit tout simplement d’une adaptation de Dance Central dans l’univers Star Wars. On retrouve une quinzaine de titres, des détournements de chansons célèbres, qui réussissent à donner le sourire grâce à l’humour qui en ressort. Bien que totalement farfelu et plutôt permissif par rapport à son modèle, ce mode Battle de Danse Galactique réussit à nous faire bouger sur des pas reprenant le vocabulaire de la licence, le tout devant Jabba le Hut en compagnie d’autres personnages connus. La difficulté la plus élevée offre d’ailleurs son petit challenge et au final on s’amuse bien. Que les inconditionnels de la saga se l’ancrent dans la tête : ce mode qu’ils peuvent qualifier d’hérésie, est une pure folie assumée !

Et le pire, c’est que c’est incroyablement fun, notamment avec un ami, puisque tout le titre est jouable en solo ou à deux. Au niveau de l’enrobage, les fans absolus seront déçus des doublages, même si les doubleurs ont essayé de faire des efforts, alors qu’ils seront conquis par les thèmes musicaux tirés de l’univers SW. Au niveau technique, le frame rate arrive à tenir la distance, malgré un ou deux petits accrocs, et la synchronisation labiale est à revoir. Visuellement, le jeu souffle le chaud et le froid, avec des environnements travaillés, certains décors bâclés, des modélisations simplistes mais réussies, des ombres totalement ignobles ou encore des effets vraiment cheap. A côté de cela, l’univers de la licence apporte un charme indéniable, le jeu est assez coloré et la luminosité permet de mieux faire passer la pilule. On est loin des standards du genre, mais ça reste une réalisation très correcte, voire même bonne pour un jeu Kinect, et ce malgré des textures baveuses ou d’un autre âge, sans compter le pelage des Wookies qui nous a fait pleurer. Terminons tout de même en signalant que le boîtier du jeu renferme aussi un disque de démos et un code permettant de récupérer 160 MSP.

Point complet
Kinect Star Wars part avec de bonnes intentions en proposant cinq modes de jeu assez différents, dont un faisant office d’aventure principale. Capable de souffler aussi bien le chaud que le froid, et ce que ce soit au niveau de la réalisation ou du gameplay, il réussira sans doute à convaincre le public qu’il cible : le grand public peu exigeant. Malheureusement, le mode duel est une cruelle désillusion, le mode Destinée de Jedi se finit très rapidement, avec un système d’avancée sur rail peu agréable, et le mode Rancor séduira les plus jeunes tandis qu’il lassera tous les autres après une ou deux parties. Au final, les deux modes les plus réussis sont la course de pods (malgré des imprécisions pouvant amener une certaine frustration) et le très insolite Battle de Danse Galactique, certes permissif mais fort intéressant avec ses détournements. On en vient donc à un constat mitigé en se disant que le jeu divisera assurément les joueurs, mais aussi les fans. Certains crieront à l’hérésie, au sabotage, et d’autres profiteront simplement de ce titre décomplexé, très loin d’être parfait, mais clairement idéal dans le cadre de petites sessions de jeu en solo ou avec un ami.

On a adoré :
+ Le charme de l’univers
+ La partie danse au point…
+ Avec ses détournements
+ Mode Rancor défoulant
+ Du Star Wars avec Kinect
+ Les sensations lors des courses
+ Quelques éléments à débloquer
+ La variété du mode Destinée
+ Les musiques…
On n'a pas aimé :
- Moins les doublages
- La synchronisation labiale
- Certains éléments visuels
- Intérêt du Rancor à la longue
- Enormément d’imprécisions
- Mode duel sans réelle saveur
- Aventure très courte
- Quasi aucun challenge
- Chargements trop longs


Consulter les commentaires Article publié le 22/04/2012 par Vincent P.



 
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