Test Kerbal Space Program - jeux vidéo Xbox One

XBOX ONE GAMER
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Kerbal Space Program



Editeur
Squad
Développeur
Squad
Genre
Simulation
Statut
Disponible
Date de sortie
  15.07.2016
Nombre de joueurs
1
Classification PEGI
Prix de lancement
39,99 €

L’espace a toujours passionné les foules, depuis la nuit des temps l’homme cherche à s’évader de sa prison bleue, à s’élever. Les nombreux jeux vidéo se déroulant dans l’infini proposent, pour la plupart, des aventures ponctuées de combats, de survie mais rares sont ceux qui abordent l’exploration spatiale d’un point de vue plus réaliste, plus "terre à terre". C'est au studio Squad que nous devons Kerbal Space Program. La promesse du jeu est de nous faire découvrir tous les aspects de l'exploration spatiale avec la plus grande fidélité possible. Un projet pour le moins ambitieux… Promesse tenue ?

Allo Houston !



Tout d'abord, il ne s'agit pas d'envoyer en l'air des humains, peut-être pour le politiquement correct (et ne pas décimer la population terrienne à chaque envol raté) ou pour rajouter un côté humoristique au soft. Il est question des Kerbals, une race de petits bonhommes verdâtres aux yeux globuleux (une certaine ressemblance avec Gary Sinise ?). Avant de se lancer dans les divers modes proposés, un passage par le training est obligatoire. Permettant de découvrir le B.A.-BA de la conception, de l'assemblage et du pilotage d'une fusée. Même si les objectifs sont très progressifs, on regrette rapidement que le jeu ne soit qu'en Anglais. En effet, comprendre un jeu dans une autre langue est déjà assez difficile, si en plus il contient de nombreux termes techniques, ça complique encore la tâche. La navigation dans les divers menus est pénalisée par le contrôle à la manette. Difficile pour les programmeurs de tout rendre accessible avec quelques boutons uniquement. Les joueurs PC sont fortement avantagés de ce côté avec l'utilisation d'un clavier. Sur One, faire un assemblage/réglage précis de la fusée demande patience et dextérité, les nombreuses réglettes (pour la quantité de carburant par exemple) sont difficiles à maîtriser, l'assemblage est parfois fastidieux avec une vue capricieuse. On passe donc pas mal de temps sur les tutos à "dompter la bête" et à se familiariser avec le jeu.

De là à dire qu'on y passe des heures, il n'y a qu'un pas. À peu près toutes les situations possibles dans le mode carrière sont jouables dans l'entraînement. Du premier envol à la mise en orbite, puis l'exploration vers une lune, une autre planète et le docking spatial... Il ne faut pas hésiter à se "faire la main" longuement avant de se lancer vraiment dans l'aventure en carrière. Qu'en est-il du réalisme mis en avant ? Il faut avouer qu'il est particulièrement pointu et réussi. De nombreux concepts tels que la répartition de la masse en temps réel, les frottements, l'aérodynamisme selon les couches atmosphériques, la vitesse, la gravité seront les paramètres à maîtriser pour un bon envol, puis la gestion de l'apogée pour une mise en orbite, les directions prograde et rétrograde, le transfert de Hohmann et bien d'autres lois physiques seront de la partie. Fort heureusement, le jeu permet de configurer certaines aides qui rendront les vols plus accessibles et maîtrisables. Une fois bien assimilées, ces notions permettront de prendre "un pied d'enfer" aux amateurs d'astronautique et d'aéronautique qui s'enverront littéralement en l'air avec des fusées mais également des avions dans les diverses missions du mode carrière.

Destination : vers une planète inconnue !



Pour faire simple, le mode carrière donne la possibilité au joueur d'explorer un système solaire en entier avec son lot de planètes et de lunes. Mais avant cela il faudra récupérer des fonds en exécutant des missions dictées par les commanditaires Kerbaliens, recruter la bonne équipe de pilotes et scientifiques et réinvestir tout ça dans des engins de plus en plus évolués (conçus par le joueur lui-même). Chaque niveau de science franchi permettra de débloquer de (très nombreux) éléments de plus en plus performants pour les futures fusées. Les premières missions se déroulent évidemment sur la planète d'origine des Kerbals et permettent d'explorer les quelques "biomes" de la surface avec le peu de moyens mis à disposition. Puis vient le tour de la conquête spatiale, la vraie ! La mise en orbite autour de la planète, de la lune puis les premiers pas sur un astre (à pied ou en R.O.V) et enfin la conquête du système solaire, la création d'une base spatiale. Autant dire qu'avec toutes les planètes, tous les biomes, tous les engins à concevoir et à tester, le soft dispose d'une durée de vie quasi illimitée. Le mode "bac à sable" est tout simplement l'inverse du mode carrière. Tout est déjà débloqué et permet au joueur de se lancer directement dans la construction d'aéronefs évolués. Quant au mode science, il concentre les efforts du joueur vers la recherche et l'obtention des technologies sans avoir à se soucier de l'aspect financier et de la réputation du programme qui fluctue selon les réussites et les échecs.

Esthétiquement, Kerbal Space Program n'est malheureusement pas très graphique et se trouve assez pauvre de ce côté-là. Tout est assez désertique. On peut trouver une excuse en rétorquant que la majorité du jeu se passe dans l'espace ou dans le hangar d'assemblage mais c'est un point qu'il aurait été judicieux d'améliorer. Ne serait-ce que pour la planète mère. On peut également noter qu'il manque quelques animations par rapport à la version PC. Rien qui change fondamentalement le jeu mais la version One s'en trouve un peu plus "froide" et moins rigolote que sa frangine. Côté son, c'est vraiment discret. Là aussi, l'accent est mis sur le sérieux et sur le minimalisme. Qu'est-ce qu'on pourrait vraiment reprocher à Kerbal Space Program ? C'est un jeu sans être un jeu, avec ses concepts avancés et sa prise en main nécessitant de bonnes heures d'entraînement, on pourrait comparer KSP à un simulateur ludo-éducatif réservé aux amateurs. Le soft est tellement peu démonstratif et exigeant qu'il ne séduira pas les joueurs occasionnels ou les amateurs d'action immédiate. Son côté "bac à sable" laisse le joueur libre de faire ce qui lui plaît sans vraiment raconter d'histoire, la progression extrêmement lente en découragera plus d'un, sa difficulté aussi d'ailleurs. Et pourtant l'intérêt est bel et bien là, chaque nouvelle mission est un réel challenge à relever. Quel plaisir de pouvoir admirer sa création défier la gravité et s'envoler vers de nouveaux cieux !

L’avis perso de Bruce // La tête dans les étoiles…

Ma première réaction quand j'ai vu la sortie du jeu a été "une simulation de programme spatial ? On aura tout vu !". Et je regrette ces paroles car le jeu est vraiment à la hauteur pour le côté simulation. Par contre je m'attendais à quelque chose de plus "comique" à la vue des personnages mais il n'en est rien, au contraire le jeu est un peu austère et froid. Un grand regret aussi pour la seule langue disponible même si au final on s'en sort quand même. On sent par contre que ce soft n'est pas vraiment le genre à évoluer sur consoles, le prise en main requiert un peu de mémoire pour se souvenir de tous les contrôles. Vraiment une bonne surprise, un de mes coups de cœur de cette année. De plus le jeu est encore en constante évolution, il n'est pas impossible de voir débarquer des nouveautés un de ces jours.


Point complet
Kerbal Space Program est une des productions les plus originales du moment. Loin des standards habituels des jeux vidéo console… Passionnant ! Mais exigeant, le soft de Squad se destine avant tout aux joueurs qui ont la tête dans les étoiles.

On a adoré :
Réalisme poussé
La liberté
Durée de vie énorme
Progressif
Nombreuses options de difficulté
On n'a pas aimé :
En Anglais uniquement
Graphismes pauvres
Prise en main difficile et longue


Consulter les commentaires Article publié le 23/10/2016 par Bruce S.


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