Test Kameo : Elements of Power - jeux vidéo Xbox One

XBOX GAMER
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Kameo : Elements of Power



Développeur
Rareware
Genre
Action Aventure
Statut
Disponible
Date de sortie
  02.12.2005
  22.11.2005
  02.02.2006
Nombre de joueurs
1 à 2
Online
- Contenus
- Classements
Classification PEGI
Résolutions gérées
720p
Son
5.1

Kameo : Elements of Power… ou comment un soft développé par les studios de Rareware, prévu au départ pour le Cube de Nintendo, se retrouve au final dans le line-up de la nouvelle console de Microsoft. Nul doute qu’il aura fallu du temps et beaucoup d’investissements pour aboutir à un projet tel que celui-ci. Mais le bébé est désormais là, prêt à enchanter les gamers sur un tout nouveau terrain et bien décidé à les plonger dans un monde merveilleux et très envoûtant…

Royaume en danger cherche sauveur




De préférence de sexe féminin, puisque comme vous le savez sans doute, le jeu met en avant le personnage de Kameo, une jeune et magnifique Princesse Elfique dotée de pouvoirs lui permettant de se transformer en diverses créatures : les esprits élémentaires. Elle et sa famille vivent paisiblement dans le royaume qu’ils gouvernent, au détriment des Trolls qui n’usent que de leur force physique pour se faire une place dans ce monde décidément bien trop intellectuel à leur goût. Calme et volupté vont alors faire place à haine et rancœur puisque Thorn, Troll à l’unité cérébrale légèrement plus développé que ses compères, va déclarer la guerre aux Elfes. Comme un malheur n’arrive jamais seul, Kalus, sœur de Kameo et bien trop jalouse de cette dernière, va prêter main forte au chef de guerre Troll et kidnapper sa famille ainsi que leurs pouvoirs. Kameo, unique rescapée, n’a d’autre choix que de partir à la poursuite de sa sœur avant que le chaos ne s’abatte sur ce qui était jusque là le paradis Elfique.

Il serait dommage de dévoiler davantage le scénario du titre tant il ne demande qu’à être découvert et apprécié au fur et à mesure de l’évolution de l’aventure. Kameo : Elements of Power repose donc sur une trame scénaristique que l’on pourrait qualifier de basique avec le simple et seul but de sauver les vôtres et votre royaume, mais la magie n’opérerait pas si la simplicité était le leitmotiv même de ce soft et vous apprendrez bien vite qu’il vous faudra un bon nombre de compagnons afin d’espérer venir à bout de vos coriaces ennemis. Par son histoire, Kameo se dévoile d’ores et déjà comme un jeu familial, très attachant et plein de bonnes valeurs.

Les dix petits compagnons




Tout comme Blanche Neige avait ses sept nains, Kameo possède ses dix créatures aux pouvoirs élémentaires. Ces dernières ayant été volé, il faut à tout prix que la Princesse les récupère avant d’arriver à un quelconque conflit contre les forces du mal. C’est donc sous ce schéma que la véritable aventure va commencer et se répétera tout au long du déroulement du jeu jusqu’aux derniers niveaux. Mais en quoi consistent réellement ces pouvoirs ? Parler de don de transformation serait plus judicieux. Vous avez en effet la faculté de vous transformer en différentes créatures, chacune répondant à un élément de vie. On note donc le feu, la pierre, la glace, l’eau etc. En tant qu’elfe, Kameo voit ses capacités de combat et de progressions vite limitées par son environnement, et doit alors faire appel à ces transformations. Chaque créature a donc un rôle bien précis selon que vous évoluez dans un niveau à tendance neigeuse ou plutôt marin. Là où ce concept de transformation précise à un endroit donné devient intéressant, c’est lorsque l’on s’aperçoit qu’il est indispensable de combiner plusieurs transformations afin d’arriver à ses fins. Le soft en devient moins linéaire et oblige le joueur à utiliser intelligemment les caractéristiques propres à ses créatures.

Moins linéaire donc, mais malheureusement pas moins répétitif. Le premier constat qui effleure l’esprit après quelques heures de jeu est sans conteste celui de la similitude des tâches à effectuer. Malgré des niveaux très diversifiés, aussi bien sur le plan graphique que dans l’aspect technique, on se surprend à la longue à perpétrer les mêmes gestes et types d’actions. Dire que Kameo : Elements of Power manque d’originalité serait lui porter préjudice, mais le soft a du mal a se créer une identité propre. Il puise dans de nombreuses ressources, s’inspirant de grands jeux, même de films, sans pour autant véritablement les plagier. Achat d’items dans des magasins, dialogues avec chaque personnage, évolution des capacités de vos créatures, des ingrédients qui ont fait, et continuent encore à faire ici, recette. Les développeurs ont tout de même su personnaliser leur jeu mais Kameo peine à faire oublier le sentiment de déjà-vu.

Kameo marche, vole et monte à cheval




La prise en main s’effectue aisément et ce sont les quatre boutons principaux de la manette qui servent à la transformation en telle ou telle créature, tandis que les gâchettes servent aux actions. Cette combinaison de touches, mise en place par les développeurs de Rareware est agréable même si au final, le panel de coup de chaque personnage se révèle assez limité. Une fois les actions en tête, on se rend compte que la diversité manque sur ce point. Reconnaissons tout de même l’efficacité de ce gameplay simple.

Les créatures sont la clé de l’aventure. Combiner leurs actions est indispensable pour progresser et le gameplay y trouve alors toute sa valeur. Chaque transformation de Kameo se fait de manière analogue mais une fois dans la peau d’une nouvelle créature, c’est un nouveau panel de coup et de possibilités qui viennent s’ajouter. Un grand plus pour la variété qui y trouve là comme un second souffle. On apprécie grandement ce point qui, de part son importance et sa place capitale dans le jeu, participe grandement à la réussite de ce dernier. La caméra se fait aussi capricieuse à quelques moments, forçant le joueur à remanier le stick droit pour arranger cela. Les phases d’actions, tout comme celles de plate-forme, n’en souffrent cependant pas.

Kameo se fini en assez peu de temps pour un titre d’action/aventure et ce ne sont pas les sept niveaux disponibles qui redonnent du fil à retorde : la difficulté est parfois mal dosée avec des moments de facilité extrême et d’autres qui demandent plus d’attention. Pas plus d’une quinzaine d’heures seront nécessaires aux moins pressés. Quand à ceux qui voudront prolonger à plusieurs le plaisir, ils effectueront les missions solos en coopératif afin de faire partager leur expérience avec un ami.

Une Princesse de toute beauté



Un cap a été franchi, et la Xbox 360 peut désormais se dévoiler sous ses plus belles coutures et proposer des softs qui l’exploitent à bon escient. L’étape du lancement et du line up est un moment toujours délicat aussi bien pour les développeurs qui attendent les premières réactions, que pour les joueurs dont l’impatience conduit trop souvent à l’insatisfaction. Mais une chose est certaine : Kameo Elements of Power fait partie de ces jeux dont la sortie se devait de coïncider avec celle de la console. Tout simplement sublime, on est d’abord subjugué par l’aspect si magnifiquement coloré du jeu et par ses textures finement réalisées. Les premiers regards ébahis se portent alors sur les effets de brouillard, de vent, de chaleur puis s’émerveillent devant les paysages d’une profondeur sans limite. Autant de petits détails qui réconfortent quant à l’ébauche de notre nouvelle expérience vidéo ludique. Le tout s’effectue évidemment dans une fluidité totale et ce, même avec un nombre incroyable d’éléments affichés simultanément à l’écran. Les zones sous-marines par exemple, procurent un plaisir immense à tel point que l’on se surprend à nager sur et en dessous l’eau juste dans le but d’admirer les sublimes reflets de surface. Le constat est le même quand il s’agit d’admirer l’effet de souffle crée par les ailes de Kameo sur des hautes herbes durant les niveaux en extérieur… Beaucoup d’autres sont à savourer tout au long de l’aventure. Mais quelques mauvaises surprises viennent gâcher le tout : quelques textures, qui n’ont rien à faire là, trouvent le moyen de se hisser parmi le reste du décor et en ressortent telle une petite tâche rouge sur chemise blanche.

Kameo rempli donc parfaitement son contrat dans ce domaine bien qu’il paraît évident que la Xbox 360 est capable de mieux (tout comme l’impression laissée par les premiers jeux Xbox en leur temps). Les personnages font preuve d’une finition remarquable qui leur permet d’afficher un bon nombre de facettes différentes et l’interprétation des sentiments les rend très attachants. Importante est donc cette sensation car elle attache le gamer à cet univers, que l’environnement graphique fait à la fois beau et pointilleux, mais aussi imposant et fragile. Toutefois, le fait est que la haute définition (tout comme ce sera le cas une grande partie des jeux Xbox 360) permet d’apprécier beaucoup plus ces sensations.

Néanmoins on remarque une inégalité dans la qualité des textures qui vient parfois salir le paysage et nous rappeler que l’on est en face d’un jeu vidéo. De plus, et cela concerne une impression plus générale, même si les premières heures sont vouées à des remarques dignes des plus belles onomatopées, les couleurs et autres effets en masse ressortent tel un tableau que l’on aurait trop surchargé de détails affriolants. Peut-être une sorte d’effet d’optique auxquels nos yeux se seront habitués d’ici quelques mois de jeux Next Gen. Toujours est-il que Kameo : Elements of Power s’apprécie réellement sur sa forme et offre une invitation des plus généreuses à l’aventure 360.

Une expérience incroyable




L’univers sonore du soft prouve également toute sa splendeur. Le doublage intégral en français est une merveille en son genre et propose des voix à faire pâlir le milieu du cinéma. Pour ce qui est des musiques, grandiose est le mot qui les qualifie comme il se doit. Puissantes, graves, sensibles, légères, amusantes ou encore effrayantes : toutes les musiques sont en parfaite harmonie avec le reste du soft qui ne demandait qu’un tel élément pour affirmer un peu plus une identité en recherche de sa propre voie.

De part ces éléments cités plus haut tels la beauté et la richesse des graphismes ainsi que l’efficacité du gameplay, et grâce à une bande sonore très réussie, Kameo : Elements of Power s’avère faire partie de ce type de jeux qui restent ancrés dans les mémoires. Particulièrement magique, le soft propose une aventure hors du commun qui envoûte et tient en haleine le joueur dès la première minute jusqu’aux dernières secondes. On oublie alors les petits défauts évoqués dans ce test pour s’en tenir au fait que le jeu offre un très bon aperçu de la nouvelle console de Microsoft. A tel point, qu'une fois fini, on pense déjà à un second opus...

Point complet
S’il y a bien un soft coup de cœur pour le line-up de la Xbox 360, il s’agit sans aucun doute de ce Kameo. Doté d’une esthétique pratiquement impeccable et d’un univers très réussi, captivant et enrichissant, Kameo : Elements of Power comblera les gamers sur bien des points. Beau, envoûtant mais malheureusement trop court, il conviendra parfaitement aux joueurs désirant s’aventurer tranquillement dans la nouvelle ère vidéo ludique tout en se trouvant sur un terrain non seulement sûr, mais surtout de qualité.

On a adoré :
+ Graphiquement superbe
+ Univers enchanteur
+ Gameplay efficace
On n'a pas aimé :
- Répétitivité
- Courte durée de vie


Consulter les commentaires Article publié le 26-11-05 par Jerem'



 
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